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Titre et contenu

Titre:

Lettre à M. de Chabanon, pour servir de réponse à celle qu'il a écrite sur les propriétés musicales de la langue Françoise. Par M. le C. de S. A.

Titre d'après la table:

Lettre à M. de Chabanon sur la musique,

Premiers mots: A mon retour d'un voyage très-long, j'ai été frappé, Monsieur, de la Lettre que vous avez [...] Domaines: Philologie, connaissance des langues, Belles-lettres, théâtre, Musique, danseMots clefs: Langue, Musique, Chant, Sons, Son, Oreille, Genre, Sons mixtes, Force, Homme, Verbe, Paroles, Ordre, Goût, Dignité, Voyelle, Mixte, Élision, Raison, Caractère, Jean-Jacques RousseauDestinataire ou dédicataire: Michel Paul Guy de Chabanon Concerne une oeuvre: Lettre sur la musique françoise. Par J. J. Rousseau

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire

Auteur et provenance du texte

Est rédigé par: M. le C. de S. A. (Philippe-Louis-Maximilien-Ernest-Marie-Ghislain de Sainte-Aldegonde) Genre de l'auteur: Homme

Remarque

Pour l'attribution de ce texte au comte de Sainte-Aldegonde, voir son édition dans Jean-Jacques Rousseau, Correspondance complète, Ralph A. Leigh (éd.), Genève, Institut et Musée Voltaire ; Oxford, Voltaire Foundation, 1972-1998, no A640, et le no 7030.

Résumé (IA)

La lettre traite des propriétés musicales de la langue française en réponse à M. de Chabanon. L'auteur reconnaît la diversité des styles des écrivains tout en soulignant l'unité de la langue, comparant cette dynamique à celle entre compositeurs et musique. Trois opinions sur la musicalité du français sont examinées : la première restreint cette musicalité au style de Lully, la deuxième affirme que la langue convient au chant moderne mais manque de dignité pour l'opéra, et la troisième, jugée pertinente, n'est pas détaillée. L'auteur aborde également les critiques de Jean-Jacques Rousseau, qui souligne la présence de sons mixtes et indistincts dans la langue française, un ordre trop didactique des constructions, et un défaut de prosodie marquée. Les sons mixtes sont jugés contraires à la musique en raison de leur nature confuse et monotone, bien qu'ils puissent exprimer des idées comme l'indécision ou la mort. L'auteur défend l'inversion grammaticale en français, soulignant son mérite musical et son rôle dans le développement de la phrase musicale. Il conteste l'idée que l'oreille puisse définir les règles linguistiques, affirmant que les langues anciennes avaient une prosodie bien définie. L'auteur conclut en admirant les connaissances de son interlocuteur et annonce un futur ouvrage sur l'indépendance de la musique par rapport aux paroles.

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Copie numérique :
1775, 01, vol. 1-2, 02-03