Titre et contenu
Titre: Assemblée publique de l'Académie des Sciences & Belles-Lettres de Dijon, [titre d'après la table]Premiers mots: L'Académie des Sciences & Belles Lettres de Dijon, adjugea le 23. du mois [...] Domaines: Système et histoire des connaissances humaines, Théologie, religion, Médecine, chirurgie, pharmacie, Philosophie, Métiers, arts mécaniques, HistoireMots clefs: Académie des sciences et belles-lettres de Dijon, Sciences, Moeurs, Fièvre, Esprit, Prévention, Arts, Jean-Jacques Rousseau, Lettres, Savants, Science, Hommes, Épurer les moeurs, Faveur, Maladie, Vices, Monsieur l'Abbé de Repas, Corps, Cerveau, Monsieur l'Abbé TalbertConcerne une oeuvre: Discours qui a remporté le prix a l'academie de Dijon. En l'année 1750. Sur cette question proposée par la même académie : Si le rétablissement des sciences & des arts a contribué à épurer les moeurs. Par un citoyen de GenèveForme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire
Auteur et provenance du texte
Résumé
Le 23 août 1750, l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Dijon a décerné le Prix de Morale à Jean-Jacques Rousseau. Lors de la cérémonie, l'abbé de Repas a ouvert la séance en critiquant les préventions des savants, qu'il a comparées à des 'maladies de l'esprit'. Il a identifié quatre types de 'fièvres de l'esprit' : une fièvre personnelle, une fièvre épidémique, une fièvre chaude causant des querelles, et une fièvre continue et incurable, illustrant ces points avec des exemples de savants influencés par leurs préjugés. Rousseau a abordé la question de l'impact des arts et des sciences sur les mœurs. Il a soutenu que, bien que les arts et les sciences puissent épurer les mœurs, ils n'y sont pas parvenus et ont même contribué à leur corruption. Il a cité des exemples historiques tels que l'Égypte, la Grèce, Rome, Constantinople et la Chine. Rousseau a également critiqué les écrivains obscurs et les lettrés oisifs, accusant les arts d'entraîner le luxe et la chute des valeurs morales. L'Académie a reconnu que les découvertes scientifiques ont apporté de grands avantages, mais a noté que le rétablissement des arts et des sciences n'a pas épuré les mœurs. Du Chastelat a appuyé la position de Rousseau, affirmant que la corruption des mœurs s'est généralisée depuis le rétablissement des sciences. L'abbé Talbert a présenté une dissertation en faveur des sciences, mais l'Académie a jugé sa démonstration insuffisante, soulignant que les sciences ont souvent produit plus de mal que de bien. Le texte conclut en réfléchissant sur la persistance des vices malgré les avancées des lettres et des sciences, soulignant que la perversité ou la rectitude du cœur déterminent les mœurs.
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