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1
p. 194
De VERSAILLES, le 17 Juillet.
Début :
Le 27 du mois dernier, le Roi tint le Sceau. Le 30, le sieur Boyer, [...]
Mots clefs :
Roi, Médecin ordinaire du roi, Honneur, Princesse, Sceau, Comte, Ambassadeur, Empereur, Audience, Charge
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texteReconnaissance textuelle : De VERSAILLES, le 17 Juillet.
DeVERSAILLES , le 17 Juillet.
E 27 du mois dernier , le Roi tint le Sceau.
Le 30 le fieur Boyer , Médecin ordinaire de
Sa Majefté , Doyen de la Faculté de Médecine ,
Chevalier & Secrétaire de l'Ordre de S. Michel ,
eut l'honneur de préfenter au Roi la mé faille,qui
doit être offerte à Sa Majeſté , à chaque tenue
du Chapitre de cet Ordre , conformément à la
fondation faite, par le fieur Perrotin de Barmond,
Chevalier du m me Ordre.
Le 3 de ce mois , la Princeffe Triwulfi, Dame
d'honneur de feue Madame Infante , eut l'hon.
neur de prendre congé de Leurs Majeftés, pour
Le rendre incellamment à Parme.
Le 11 de ce mois , le Roi tint le Sceau.
Le même jour , le Comte de Starhenberg,Am
baffadeur de l'Empereur & de l'Impératrice Reine
de Hongrie & de Bohême, eut une Audience particuliere
de Sa Majesté , à laquelle il fut conduit
par le fieur de la Live , Introducteur des Ambaſfadeurs.
la
Le 14 , le Roi difpofa de la Charge de Grand-
Aumônier de France , qui étoit vacante par
mort du Cardinal de Tavannes , en faveur de
l'Archevêque de Narbonne.
E 27 du mois dernier , le Roi tint le Sceau.
Le 30 le fieur Boyer , Médecin ordinaire de
Sa Majefté , Doyen de la Faculté de Médecine ,
Chevalier & Secrétaire de l'Ordre de S. Michel ,
eut l'honneur de préfenter au Roi la mé faille,qui
doit être offerte à Sa Majeſté , à chaque tenue
du Chapitre de cet Ordre , conformément à la
fondation faite, par le fieur Perrotin de Barmond,
Chevalier du m me Ordre.
Le 3 de ce mois , la Princeffe Triwulfi, Dame
d'honneur de feue Madame Infante , eut l'hon.
neur de prendre congé de Leurs Majeftés, pour
Le rendre incellamment à Parme.
Le 11 de ce mois , le Roi tint le Sceau.
Le même jour , le Comte de Starhenberg,Am
baffadeur de l'Empereur & de l'Impératrice Reine
de Hongrie & de Bohême, eut une Audience particuliere
de Sa Majesté , à laquelle il fut conduit
par le fieur de la Live , Introducteur des Ambaſfadeurs.
la
Le 14 , le Roi difpofa de la Charge de Grand-
Aumônier de France , qui étoit vacante par
mort du Cardinal de Tavannes , en faveur de
l'Archevêque de Narbonne.
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Résumé : De VERSAILLES, le 17 Juillet.
Du 27 juin au 14 juillet, plusieurs événements marquants eurent lieu à la cour. Le 27 juin, le roi prit possession du Sceau. Le 30 juin, le médecin Boyer, Médecin ordinaire du roi et Doyen de la Faculté de Médecine, remit au roi la médaille traditionnelle du Chapitre de l'Ordre de Saint-Michel. Le 3 juillet, la Princesse Trivulzi, Dame d'honneur de la défunte Madame Infante, quitta les souverains pour se rendre à Parme. Le 11 juillet, le roi reprit le Sceau et reçut le Comte de Starhenberg, Ambassadeur de l'Empereur et de l'Impératrice Reine de Hongrie et de Bohême, accompagné par l'Introducteur des Ambassadeurs. Le 14 juillet, le roi nomma l'Archevêque de Narbonne au poste de Grand-Aumônier de France, vacant depuis la mort du Cardinal de Tavannes.
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2
p. 195
De l'Armée commandée par le Maréchal de Broglie, le 4 Juillet.
Début :
Le 30 du mois dernier, on a appris que le Commandant du château de Marbourg, [...]
Mots clefs :
Commandant, Comte, Maréchal, Camp, Garnison, Prisonnier
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texteReconnaissance textuelle : De l'Armée commandée par le Maréchal de Broglie, le 4 Juillet.
.De l'Armée commandée par le Maréchal de Broglie,
le 4 Juillet.
Le 30 du mois dernier , on a appris que le
Commandant du château de Marbourg , qui avoit
refufé de le rendre aux différentes fonimations
que lui avoit faites le Comte de Chabot , Maréchal
de Camp , s'étoit rendu à la fixiéme bombe,qu'on
avoit jettée fur la Ville & le château ; la garnifon
, confiftant en trois cens quatre-vingt dix - fept
hommes , a été faite prifonniere de guerre.
le 4 Juillet.
Le 30 du mois dernier , on a appris que le
Commandant du château de Marbourg , qui avoit
refufé de le rendre aux différentes fonimations
que lui avoit faites le Comte de Chabot , Maréchal
de Camp , s'étoit rendu à la fixiéme bombe,qu'on
avoit jettée fur la Ville & le château ; la garnifon
, confiftant en trois cens quatre-vingt dix - fept
hommes , a été faite prifonniere de guerre.
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3
p. 195-200
Du Camp de Nider-Ense près de Corbach, le 11 Juillet.
Début :
Le Maréchal de Broglie, ayant eu l'avis, que le Comte de S. Germain [...]
Mots clefs :
Maréchal de Broglie, Comte, Marche, Ennemis, Équipages, Armée, Lieutenants, Escarmouche, Baron, Marquis, Prince de Condé, Forces armées, Infanterie, Alliés, Régiments, Mouvements des troupes, Attaque, Brigades, Escarmouche, Colonel, Canons, Artillerie, Prince héréditaire
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texteReconnaissance textuelle : Du Camp de Nider-Ense près de Corbach, le 11 Juillet.
Du Camp de Nider-Enfeprès de Corbach, le 1 1 Juillet.
Le Maréchal de Broglie , ayant eu l'avis , que
le Comte de S. Germain devoit arriver le 9 de ce
mois à Corbach , ne perdit pas un inftant, pour
fe mettre en état d'exécuter la marche qu'il avoit
projetté de faire , pour prévenir les ennemis au
point de Corbach ,& effectuer la jonction avec lui .
Dès le même jour,il renvoya fes gros équipages.
Le 8,à deux heures du matin , l'Armée partit de fon
Camp de Neuftadt , & arriva après une marche
de près de fept lieues à Frankenberg , ſur le haut
Eder. Les corps féparés , aux ordres du Comte de
Rooth & du Marquis de Poyanne , Lieutenans-
Géneraux , s'avancèrent le même jour de Frankenberg
& de Holfdorff jufqu'a Sachfenberg , & le
Baron de Clauſen , Brigadier , qui étoit à Franken .
berg avec un détachement de deux mille quatre
cens hommes , eut ordre de s'avancer , juſqu'à
Radern fur le chemin de Corbach . La réſerve
commandée par le Comte de Luface , fit l'arrieregarde
de l'Ara.ée,en partant du Camp de Neufradt,
& alla camper le même jour à Raunhenberg.
Le Comte de Stainville , Lieutenant - Général ,
ayant fous les ordres le Comte de Lillebonne , le
Prince de Robecq , & le Baron du Blaifel . Maréchaux
de Camp , fut chargé de couvrir la droite.
I ij
796 MERCURE
DE FRANCE:
•
de la marche de l'Armée , & d'en faire l'arriere
garde. Il n'y eut que quelques efcarmouchesentre
les troupes légères.
Le 9 de grand matin , le Baron de Claufen
eut ordre de fe porter , ayec fon détachement , du
côté de Saxenhafen , afin d'avoir des nouvelles
de la marche des ennemis . On apprit , quelque
tems après qu'ils avoient quitté, le 8 , dans l'aprèsmidi
, le Camp de Ziegenhayn , & qu'ils fe dirigeoient
fur l'Eder ; auflitôt les différentes colonnes
de l'Armée , qui , en attendant que l'on eût des
nouvelles de la direction des ennemis , s'étoient
avancées jufques fur cette riviere près de Frankenberg
, eurent ordre de la paffer . Les corps ,
aux ordres du Comte de Rooth & du Marquis de
Poyane , marcherent fur Imminghaufen
, ou
l'Armée devoit aller camper , & la réſerve du
Comte de Luface eut ordre de fe porter à Frankenberg
Le Maréchal de Broglie devança les troupes &
fe pofta , avec le Prince le Condé , fur Corbach
Il reçut en chemin , des nouvelles du Baron de
Claufen ,qui l'affuroit que les ennemis avoient, en
tre Saxenhaufen & Corbach, deux camps dont on
ne pouvoir découvrir la force , à caufe des bois
qui en cachoient une partie. Le Maréchal de Broglie
eut bientôt joint le Baron de Claufen , il re
connut lui -même les Ennemis , & une hauteur
très - avantageule , qu'ils occupoient en force . Le
détachement du Baron de Claufen n'étoit pas
affez confidérable , pour entreprendre de les chal
fer ; & la nuit arriva , avant que l'on pût avoir
les troupes néceffaires pour les attaquer. Le détachement
du Baron de Claufen reſta , près de
Corbach. Le to , de grand matin , le Maréchal
de Broglie fit avancer deux Brigades d'Infanterie,
les Carabiniers & plufieurs Corps de troupes
1
AOUST. 1760 . 197
légères. On vit que les Ennemis étoient plus en
force,que la veille , fur les hauteurs dont ils étoient
maîtres , & qu'ils y amenoient du canon . Il y
eut une efcarmouche très- vive, entre nos Huffards
& les troupes légères des Alliés .
Ce fut dans ce moment , que le Comte de
S. Germain arriva , feulement avec deux Brigades
d'Infanterie de fa réferve , & le Régiment de
troupes légères des Volontaires de Flandre , commandé
par le Chevalier de Jaucourt. Le refte
ainfi que fon artillerie , n'avoit pû le fuivre , à
caule de la difficulté des chemins , & de la lon
gueur des marches forcées qu'il avoit faites.
Le Maréchal de Broglie fit occuper un Bois ,'
vis -à - vis celui où étoient les Ennemis , par les
Volontaires de Flandre . Il les fit foutenir , par les
deux Brigades de la Tour-du- Pin , & de la Couronne.
( Cette derniere formée de ce Régiment &
de celui d'Aumont, aux ordres du Comte de Montbarrey
, Brigadier , & du Duc de Mazarin , Colonel
) que le Comte de Saint Germain avoit
amenées avec lui . Les Brigades de Royal Suédois
& de Caftellas, qui arriverent peu de temps après ,
furent placées derriere le même bois , & on y
amena du canon . Les Volontaires de Flandre ,
furent attaqués vivement. Comme ils étoient foutenus
, par les deux Brigades d'Infanterie , ils réterent
pendant quelque temps ; mais la fupériorité
du nombre , leur fit céder une partie du
Bois aux ennemis .
Les quatre Briga les d'Infanterie, que le Maréchal
de Broglie avoit fait avancer , arrivoient , &
elles étoient fuivies de quatre brigades de Cavalerie
, & de vingt- quatre piéces de canon . A peine
celles de Navarre & du Roi , comman lées par
le Comte de Guerchy , étoient - elles arrivées à la
Juftice de Corbach , que deux colonnes des enne
I iij
198. MERCURE DE FRANCE.
mis déboucherent. Mais le Maréchal de Broglie
ayant reconnu le peu de profondeur de ces colonnes
, le détermina à envoyer ordre à toutes les
troupes de le venir joindre. Il manda en même
temps au Comte de S. Germain , de faire attaquer
le bois ,avec les deux brigades qu'il avoit ; celle de
Caftellas , formée de ce Régiment & de ceux de
Diesbach & d'Eptinguen, aux ordres du fieur Dies
bach, Brigadier, & du Sr d'Eptinguen Colonel ; &
celle de Royal Suédois formée de ce Régiment &
de celui de Royal de Deux- Ponts , & commandée
par le Baron de Claufen , Brigadier , & par le
Comte de Spar , Colonel. Cette derniere fut placée
fur une hauteur qui prenoit à revers l'endroit
du bois par où les ennemis arrivoient, & qui découvroient
la plaine. Le Maréchal de Broglie
plaça fes vingt - quatre piéces de canon , fur le'
haut du bois , pour battre l'artillerie que les ennemis
avoient a la pointe droire , & dont nous
étions incommodés .
Le Comte de S. Germain attaqua le bois, avec
fes trois autres Brigades , qui étoient aux ordres
du Marquis de Voyer , Lieutenant-Général , du
Marquis de Roquepine , & du fieur de la Mor
lière , Maréchaux de Camp , du Marquis de la
Tour - du - Pin & du Comte de Montbarrey
Brigadiers.
Le Comte de Guerchy marcha fur la droite,avec
celles de Navarre & du Roi ; celles d'Auvergne
& d'Orléans furent placées en réſerve , à l'entrée
du bois.
La Brigade de Navarre, formée par ce Régi-'
ment & par celui de la Marche Prince , & commandée
par le Comte de Waldner , Maréchal de
Camp , le Comte du Chatelet , Brigadier , & le
Marquis de Chamborand , Colonel , ſe poſta vers
la batterie des Ennemis ; & celle du Roi , com→
AOUST. 1760. 199
mandée par le fieur de Meyronnet , Brigadier ,
entra dans le bois, entre Navarre & les Brigades
du Comte de S. Germain . Le feu fut alors trèsvif
, & les Ennemis furent entierement chaffés
du bois. La Brigade de Navarre, qui, à la faveur
d'un fond, s'étoit poftée jufqu'à cinquante pas de
la batterie , s'en étant apperçue , l'attaqua avec
beaucoup de vivacité ; elle s'en empara & chaffa
les troupes qui la gardoient . Il y eut dans cet endroit,
un affez grand nombre d'Ennemis , qui fu
rent tués à coups de bayonnette.
Les Ennemis fortirent du bois en très - grand
défordre ; mais ils furent reçus par leur Cavalerie,
qui étoit en bataille derriere ce bois , & qui
empêcha notre Infanterie de les fuivre.
Alors les troupes, qui étoient à leur gauche fur
la hauteur de la Tour , s'ébranlerent , cominę
pour venir attaquer la Brigade de Navarre. Le
Maréchal de Broglie , la fit joindre par celles
d'Auvergne & d'Orléans ; & il fit marcher fur
leur flanc droit, quatre ou cinq cens chevaux de
troupes légères, qui étoient à la Juftice de Cor
bach , aux ordres du Comte de Chabot , Maréchal
de Camp, & du fisur de Vio menil , Colonel,
dix efcadrons aux ordres & il les fit foutenir par
du Prince Camille de Lorraine , Lieutenant- Gé
néral. Ce mouvement détermina les Ennemis à
fe retirer. Nos troupes légères joignirent un Régiment
de Dragons Anglois qn furent tous tués
cu faits prifonniers ; le refte entra dans un bois ,
qui fut tourné par nos troupes légères , fouteues
des Dragons de Beaufremont. Ces troupes
harcelerem , un Corps affez gros d'Infanterie, qui
fe retroit en fort bon ordre , & elles s'emparérent
, fous leur feu , d'une pièce de canon , dans
le moment même qu'elle venoit de tirer fur eux .
Comme une grande partie de l'Armée des en-
1 iv
200 MERCURE
DE FRANCE.
nemis étoit fur la hauteur , if fur impoffible de les
fuivre plus loin , d'autant que notre Armée n'étoit
pas encore arrivée. La tête de cette Armée ne fut
à la hauteur de Corbach , qu'à fix heures du foir.
Le Maréchal de Broglie fait les plus grands éloges
de toutes les troupes , qui ont combattu ; de
leur courage , & de l'ordre qu'elles ont obfervé ,
quoique combattant dans les bois . L'action a du-
Té quatre heures dans toute la force. Elle avoit
kté précédée , par de vives eſcarmouches , & par
un feu de canon prèſque continuel , depuis fept
Keures du matin jufqu'à près de quatre après- mi
di , que l'action a fini .
Notre perte est très- peu confidérable , en égard
au feu prodigieux , que les ennemis ont fait. Elle
ne fe monte pas à plus de fix à fept cens hommes ,
* taés ou bleflés ; le Comtede Waldner , Maréchal
de Camp, & le fieur d'Eptinguen , Colonel, font
tes feuls Officiers fapérieurs qui ayent été bleffés 3
on ignore ce que les ennemis ont
perdu ; mais
nous avons cinq ou fix cens de leurs bleflés , qu'ils
unt laifles fur le champ de bataille , ou que l'on a
trouvés dans les villages voisins.
Nous avons préfentement au Parc , douze pić
res de canon , & quatre obufiers qu'on a pris aux
le Ennemis. Notre artillerie , commandée par
Chevalier Pelletier , Lieutenant Général ,
très-bien fervie , & a fait beaucoup d'effet.
a été
Après l'action , l'Armée a campé furle terrein ,
où elle s'eft paffée ; celle des Ennemis a paffé la
nuit au Bivouac , fur les hauteurs de Saxenhaufen ,
& ce matin, ils y ont établi un Camp , qu'on affure
être celui de leur Armée entiere .
On vient d'apprendre que le Prince héréditaire
de Brunſwick , a été bleffé d'un coup de feu dans
les reins .
Le Maréchal de Broglie , ayant eu l'avis , que
le Comte de S. Germain devoit arriver le 9 de ce
mois à Corbach , ne perdit pas un inftant, pour
fe mettre en état d'exécuter la marche qu'il avoit
projetté de faire , pour prévenir les ennemis au
point de Corbach ,& effectuer la jonction avec lui .
Dès le même jour,il renvoya fes gros équipages.
Le 8,à deux heures du matin , l'Armée partit de fon
Camp de Neuftadt , & arriva après une marche
de près de fept lieues à Frankenberg , ſur le haut
Eder. Les corps féparés , aux ordres du Comte de
Rooth & du Marquis de Poyanne , Lieutenans-
Géneraux , s'avancèrent le même jour de Frankenberg
& de Holfdorff jufqu'a Sachfenberg , & le
Baron de Clauſen , Brigadier , qui étoit à Franken .
berg avec un détachement de deux mille quatre
cens hommes , eut ordre de s'avancer , juſqu'à
Radern fur le chemin de Corbach . La réſerve
commandée par le Comte de Luface , fit l'arrieregarde
de l'Ara.ée,en partant du Camp de Neufradt,
& alla camper le même jour à Raunhenberg.
Le Comte de Stainville , Lieutenant - Général ,
ayant fous les ordres le Comte de Lillebonne , le
Prince de Robecq , & le Baron du Blaifel . Maréchaux
de Camp , fut chargé de couvrir la droite.
I ij
796 MERCURE
DE FRANCE:
•
de la marche de l'Armée , & d'en faire l'arriere
garde. Il n'y eut que quelques efcarmouchesentre
les troupes légères.
Le 9 de grand matin , le Baron de Claufen
eut ordre de fe porter , ayec fon détachement , du
côté de Saxenhafen , afin d'avoir des nouvelles
de la marche des ennemis . On apprit , quelque
tems après qu'ils avoient quitté, le 8 , dans l'aprèsmidi
, le Camp de Ziegenhayn , & qu'ils fe dirigeoient
fur l'Eder ; auflitôt les différentes colonnes
de l'Armée , qui , en attendant que l'on eût des
nouvelles de la direction des ennemis , s'étoient
avancées jufques fur cette riviere près de Frankenberg
, eurent ordre de la paffer . Les corps ,
aux ordres du Comte de Rooth & du Marquis de
Poyane , marcherent fur Imminghaufen
, ou
l'Armée devoit aller camper , & la réſerve du
Comte de Luface eut ordre de fe porter à Frankenberg
Le Maréchal de Broglie devança les troupes &
fe pofta , avec le Prince le Condé , fur Corbach
Il reçut en chemin , des nouvelles du Baron de
Claufen ,qui l'affuroit que les ennemis avoient, en
tre Saxenhaufen & Corbach, deux camps dont on
ne pouvoir découvrir la force , à caufe des bois
qui en cachoient une partie. Le Maréchal de Broglie
eut bientôt joint le Baron de Claufen , il re
connut lui -même les Ennemis , & une hauteur
très - avantageule , qu'ils occupoient en force . Le
détachement du Baron de Claufen n'étoit pas
affez confidérable , pour entreprendre de les chal
fer ; & la nuit arriva , avant que l'on pût avoir
les troupes néceffaires pour les attaquer. Le détachement
du Baron de Claufen reſta , près de
Corbach. Le to , de grand matin , le Maréchal
de Broglie fit avancer deux Brigades d'Infanterie,
les Carabiniers & plufieurs Corps de troupes
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AOUST. 1760 . 197
légères. On vit que les Ennemis étoient plus en
force,que la veille , fur les hauteurs dont ils étoient
maîtres , & qu'ils y amenoient du canon . Il y
eut une efcarmouche très- vive, entre nos Huffards
& les troupes légères des Alliés .
Ce fut dans ce moment , que le Comte de
S. Germain arriva , feulement avec deux Brigades
d'Infanterie de fa réferve , & le Régiment de
troupes légères des Volontaires de Flandre , commandé
par le Chevalier de Jaucourt. Le refte
ainfi que fon artillerie , n'avoit pû le fuivre , à
caule de la difficulté des chemins , & de la lon
gueur des marches forcées qu'il avoit faites.
Le Maréchal de Broglie fit occuper un Bois ,'
vis -à - vis celui où étoient les Ennemis , par les
Volontaires de Flandre . Il les fit foutenir , par les
deux Brigades de la Tour-du- Pin , & de la Couronne.
( Cette derniere formée de ce Régiment &
de celui d'Aumont, aux ordres du Comte de Montbarrey
, Brigadier , & du Duc de Mazarin , Colonel
) que le Comte de Saint Germain avoit
amenées avec lui . Les Brigades de Royal Suédois
& de Caftellas, qui arriverent peu de temps après ,
furent placées derriere le même bois , & on y
amena du canon . Les Volontaires de Flandre ,
furent attaqués vivement. Comme ils étoient foutenus
, par les deux Brigades d'Infanterie , ils réterent
pendant quelque temps ; mais la fupériorité
du nombre , leur fit céder une partie du
Bois aux ennemis .
Les quatre Briga les d'Infanterie, que le Maréchal
de Broglie avoit fait avancer , arrivoient , &
elles étoient fuivies de quatre brigades de Cavalerie
, & de vingt- quatre piéces de canon . A peine
celles de Navarre & du Roi , comman lées par
le Comte de Guerchy , étoient - elles arrivées à la
Juftice de Corbach , que deux colonnes des enne
I iij
198. MERCURE DE FRANCE.
mis déboucherent. Mais le Maréchal de Broglie
ayant reconnu le peu de profondeur de ces colonnes
, le détermina à envoyer ordre à toutes les
troupes de le venir joindre. Il manda en même
temps au Comte de S. Germain , de faire attaquer
le bois ,avec les deux brigades qu'il avoit ; celle de
Caftellas , formée de ce Régiment & de ceux de
Diesbach & d'Eptinguen, aux ordres du fieur Dies
bach, Brigadier, & du Sr d'Eptinguen Colonel ; &
celle de Royal Suédois formée de ce Régiment &
de celui de Royal de Deux- Ponts , & commandée
par le Baron de Claufen , Brigadier , & par le
Comte de Spar , Colonel. Cette derniere fut placée
fur une hauteur qui prenoit à revers l'endroit
du bois par où les ennemis arrivoient, & qui découvroient
la plaine. Le Maréchal de Broglie
plaça fes vingt - quatre piéces de canon , fur le'
haut du bois , pour battre l'artillerie que les ennemis
avoient a la pointe droire , & dont nous
étions incommodés .
Le Comte de S. Germain attaqua le bois, avec
fes trois autres Brigades , qui étoient aux ordres
du Marquis de Voyer , Lieutenant-Général , du
Marquis de Roquepine , & du fieur de la Mor
lière , Maréchaux de Camp , du Marquis de la
Tour - du - Pin & du Comte de Montbarrey
Brigadiers.
Le Comte de Guerchy marcha fur la droite,avec
celles de Navarre & du Roi ; celles d'Auvergne
& d'Orléans furent placées en réſerve , à l'entrée
du bois.
La Brigade de Navarre, formée par ce Régi-'
ment & par celui de la Marche Prince , & commandée
par le Comte de Waldner , Maréchal de
Camp , le Comte du Chatelet , Brigadier , & le
Marquis de Chamborand , Colonel , ſe poſta vers
la batterie des Ennemis ; & celle du Roi , com→
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mandée par le fieur de Meyronnet , Brigadier ,
entra dans le bois, entre Navarre & les Brigades
du Comte de S. Germain . Le feu fut alors trèsvif
, & les Ennemis furent entierement chaffés
du bois. La Brigade de Navarre, qui, à la faveur
d'un fond, s'étoit poftée jufqu'à cinquante pas de
la batterie , s'en étant apperçue , l'attaqua avec
beaucoup de vivacité ; elle s'en empara & chaffa
les troupes qui la gardoient . Il y eut dans cet endroit,
un affez grand nombre d'Ennemis , qui fu
rent tués à coups de bayonnette.
Les Ennemis fortirent du bois en très - grand
défordre ; mais ils furent reçus par leur Cavalerie,
qui étoit en bataille derriere ce bois , & qui
empêcha notre Infanterie de les fuivre.
Alors les troupes, qui étoient à leur gauche fur
la hauteur de la Tour , s'ébranlerent , cominę
pour venir attaquer la Brigade de Navarre. Le
Maréchal de Broglie , la fit joindre par celles
d'Auvergne & d'Orléans ; & il fit marcher fur
leur flanc droit, quatre ou cinq cens chevaux de
troupes légères, qui étoient à la Juftice de Cor
bach , aux ordres du Comte de Chabot , Maréchal
de Camp, & du fisur de Vio menil , Colonel,
dix efcadrons aux ordres & il les fit foutenir par
du Prince Camille de Lorraine , Lieutenant- Gé
néral. Ce mouvement détermina les Ennemis à
fe retirer. Nos troupes légères joignirent un Régiment
de Dragons Anglois qn furent tous tués
cu faits prifonniers ; le refte entra dans un bois ,
qui fut tourné par nos troupes légères , fouteues
des Dragons de Beaufremont. Ces troupes
harcelerem , un Corps affez gros d'Infanterie, qui
fe retroit en fort bon ordre , & elles s'emparérent
, fous leur feu , d'une pièce de canon , dans
le moment même qu'elle venoit de tirer fur eux .
Comme une grande partie de l'Armée des en-
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200 MERCURE
DE FRANCE.
nemis étoit fur la hauteur , if fur impoffible de les
fuivre plus loin , d'autant que notre Armée n'étoit
pas encore arrivée. La tête de cette Armée ne fut
à la hauteur de Corbach , qu'à fix heures du foir.
Le Maréchal de Broglie fait les plus grands éloges
de toutes les troupes , qui ont combattu ; de
leur courage , & de l'ordre qu'elles ont obfervé ,
quoique combattant dans les bois . L'action a du-
Té quatre heures dans toute la force. Elle avoit
kté précédée , par de vives eſcarmouches , & par
un feu de canon prèſque continuel , depuis fept
Keures du matin jufqu'à près de quatre après- mi
di , que l'action a fini .
Notre perte est très- peu confidérable , en égard
au feu prodigieux , que les ennemis ont fait. Elle
ne fe monte pas à plus de fix à fept cens hommes ,
* taés ou bleflés ; le Comtede Waldner , Maréchal
de Camp, & le fieur d'Eptinguen , Colonel, font
tes feuls Officiers fapérieurs qui ayent été bleffés 3
on ignore ce que les ennemis ont
perdu ; mais
nous avons cinq ou fix cens de leurs bleflés , qu'ils
unt laifles fur le champ de bataille , ou que l'on a
trouvés dans les villages voisins.
Nous avons préfentement au Parc , douze pić
res de canon , & quatre obufiers qu'on a pris aux
le Ennemis. Notre artillerie , commandée par
Chevalier Pelletier , Lieutenant Général ,
très-bien fervie , & a fait beaucoup d'effet.
a été
Après l'action , l'Armée a campé furle terrein ,
où elle s'eft paffée ; celle des Ennemis a paffé la
nuit au Bivouac , fur les hauteurs de Saxenhaufen ,
& ce matin, ils y ont établi un Camp , qu'on affure
être celui de leur Armée entiere .
On vient d'apprendre que le Prince héréditaire
de Brunſwick , a été bleffé d'un coup de feu dans
les reins .
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Résumé : Du Camp de Nider-Ense près de Corbach, le 11 Juillet.
Du 1er au 10 juillet, le Maréchal de Broglie mène une série d'opérations militaires en vue de prévenir les ennemis et de rejoindre le Comte de Saint-Germain à Corbach. Le 8 juillet, l'armée quitte Neustadt pour Frankenberg, tandis que divers détachements avancent vers Sachsenberg et Radern. La réserve, sous le Comte de Luface, assure l'arrière-garde. Le 9 juillet, le Baron de Clausen est envoyé à Saxenhaufen pour obtenir des informations sur les mouvements ennemis, qui se dirigent vers l'Eder. Les colonnes françaises traversent la rivière et se dirigent vers Imminghaufen. Le Maréchal de Broglie, accompagné du Prince de Condé, se poste à Corbach et reconnaît les forces ennemies sur une hauteur avantageuse. Le 10 juillet, une escarmouche oppose les hussards français aux troupes légères ennemies. Le Comte de Saint-Germain arrive avec des renforts d'infanterie, mais son artillerie est en retard. Le Maréchal de Broglie organise la défense, plaçant les Volontaires de Flandre dans un bois face aux ennemis, soutenus par les brigades de la Tour-du-Pin et de la Couronne. Les brigades de Royal Suédois et de Castellas arrivent en soutien. Les Volontaires de Flandre sont attaqués et doivent céder une partie du bois, mais des renforts français permettent de lancer une contre-attaque. Les brigades de Navarre et du Roi, commandées par le Comte de Guerchy, avancent et capturent une batterie ennemie. Les ennemis sont chassés du bois et se retirent en désordre. L'action dure quatre heures, marquée par des escarmouches intenses et un feu de canon. Les pertes françaises sont légères, avec six à sept cents hommes tués ou blessés. Les ennemis laissent cinq à six cents blessés sur le champ de bataille, ainsi que douze pièces de canon et quatre obusiers capturés. Après l'action, l'armée française campe sur le terrain conquis, tandis que l'armée ennemie se replie sur les hauteurs de Saxenhaufen. On apprend que le Prince héréditaire de Brunswick a été blessé.
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4
p. 201-202
De PARIS, le 19 Juillet.
Début :
L'Assemblée générale du Clergé ayant fini ses Séances, les Prélats & autres [...]
Mots clefs :
Séances, Clergé, Audience du roi, Archevêque, Insectes, Académie des sciences, Défaite anglaise, Écosse, Tirage, Loterie de l'école royale militaire
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texteReconnaissance textuelle : De PARIS, le 19 Juillet.
De PARIS , le 19 Juillet.
L'affemblée générale du Clergé ayant fini fes
Séances , les Prélats & autres députés qui la compofoient
, fe rendirent à Verſailles le 13 de ce
mois . Ils eurent audience du Roi avec les honneurs
qu'on rend au Clergé,quand il eft en Corps,
& avec les mêmes cérémonies , qui furent obfervées
, lorfque les mêmes députés rendirent leurs
refpects à Sa Majeſté , le s du mois de Mars
dernier. L'Archevêque de Narbonne , Préfident
de l'Affemblée , étoit à la tête des députés , &
l'Evêque du Puy porta la parole.
Le Limoufin eft défolé , par des infectes qui
mangent & gâtent les grains dans les greniers,
& furtout le bled. Le fieur Bertin , Contrôleur
Général des Finances , touché d'un accident , dont
la vigilance de l'Intendant de Limoges ne lui a
laillé ignorer aucuns détails , a écrit à l'Acadé
nie des Sciences , pour l'inviter a ' chercher les
moyens de détruire ces infectes. L'Académie a
nommé les fieurs Duhamel & Tillet , connus par
leurs ouvrages fur l'Agriculture , pour le tranfporter
fur les lieux , & pour y donner tous les fecours
, que leurs lumieres pourront leur fuggérer.
On apprend , par la voie d'Angleterre , qu'après
la défaite du Brigadier Général Murray , l'armée
Françoife avoit auffitôt mis le fiége devant Québec.
Mais l'arrivée des vaiffeaux du Lord Colville & du
Capitaine Swanton , avec un fecours confidérable
qu'ils amenoient d'Halifax , l'ont obligée de renoncer
à fon entrepriſe . Elle a levé le fiége le 17
de Mai , & s'eft retirée en bon ordre , & lans être
enramée. Quelques canons, dont la plupart étoient
les mêmes que ceux qu'elle avoit pris , à la faite de
l'action du 26 du mois précédent , ont été abandonnés.
Cette armée a repris la premiere pofition
Iv
202, MERCURE DE FRANCE.
à Montréal , & dans les environs . Le Général
Hamherst ne compte pas pouvoir recommencer les
opérations , avant la fin de Juillet.
Le tirage de la Loterie de l'Ecole Royale Mili
taire , s'eit fait en la maniere accoutumée , dans
l'Hôtel de Ville de Paris , le 8 de ce mois . Les
numéros qui font fortis de la Roue de fortune ,
font 68 , 41 , 58 , 56 , 11. Le prochain tirage fe
fera le 7 du mois d'Août.
L'affemblée générale du Clergé ayant fini fes
Séances , les Prélats & autres députés qui la compofoient
, fe rendirent à Verſailles le 13 de ce
mois . Ils eurent audience du Roi avec les honneurs
qu'on rend au Clergé,quand il eft en Corps,
& avec les mêmes cérémonies , qui furent obfervées
, lorfque les mêmes députés rendirent leurs
refpects à Sa Majeſté , le s du mois de Mars
dernier. L'Archevêque de Narbonne , Préfident
de l'Affemblée , étoit à la tête des députés , &
l'Evêque du Puy porta la parole.
Le Limoufin eft défolé , par des infectes qui
mangent & gâtent les grains dans les greniers,
& furtout le bled. Le fieur Bertin , Contrôleur
Général des Finances , touché d'un accident , dont
la vigilance de l'Intendant de Limoges ne lui a
laillé ignorer aucuns détails , a écrit à l'Acadé
nie des Sciences , pour l'inviter a ' chercher les
moyens de détruire ces infectes. L'Académie a
nommé les fieurs Duhamel & Tillet , connus par
leurs ouvrages fur l'Agriculture , pour le tranfporter
fur les lieux , & pour y donner tous les fecours
, que leurs lumieres pourront leur fuggérer.
On apprend , par la voie d'Angleterre , qu'après
la défaite du Brigadier Général Murray , l'armée
Françoife avoit auffitôt mis le fiége devant Québec.
Mais l'arrivée des vaiffeaux du Lord Colville & du
Capitaine Swanton , avec un fecours confidérable
qu'ils amenoient d'Halifax , l'ont obligée de renoncer
à fon entrepriſe . Elle a levé le fiége le 17
de Mai , & s'eft retirée en bon ordre , & lans être
enramée. Quelques canons, dont la plupart étoient
les mêmes que ceux qu'elle avoit pris , à la faite de
l'action du 26 du mois précédent , ont été abandonnés.
Cette armée a repris la premiere pofition
Iv
202, MERCURE DE FRANCE.
à Montréal , & dans les environs . Le Général
Hamherst ne compte pas pouvoir recommencer les
opérations , avant la fin de Juillet.
Le tirage de la Loterie de l'Ecole Royale Mili
taire , s'eit fait en la maniere accoutumée , dans
l'Hôtel de Ville de Paris , le 8 de ce mois . Les
numéros qui font fortis de la Roue de fortune ,
font 68 , 41 , 58 , 56 , 11. Le prochain tirage fe
fera le 7 du mois d'Août.
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Résumé : De PARIS, le 19 Juillet.
Le 19 juillet, les prélats et députés du Clergé se rendirent à Versailles après leur assemblée générale. Ils furent reçus par le roi, l'archevêque de Narbonne menant la délégation et l'évêque du Puy prenant la parole. Dans le Limousin, des insectes ravageaient les grains dans les greniers, notamment le blé. Le contrôleur général des Finances, Bertin, alerté par l'intendant de Limoges, invita l'Académie des Sciences à trouver des solutions. Les savants Duhamel et Tillet furent désignés pour se rendre sur place. En Amérique du Nord, après la défaite du brigadier général Murray, l'armée française avait mis le siège devant Québec. Cependant, l'arrivée de renforts britanniques força les Français à lever le siège le 17 mai et à se retirer en bon ordre. L'armée française reprit position à Montréal et ses environs. Le général Hamerst ne prévoyait pas de reprendre les opérations avant la fin juillet. Par ailleurs, le tirage de la loterie de l'École Royale Militaire eut lieu le 8 juillet à Paris, avec les numéros gagnants 68, 41, 58, 56 et 11. Le prochain tirage est prévu pour le 7 août.
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5
p. 202-203
MORTS.
Début :
Marie-Jeanne d'Hautefort, épouse de Pierre Arnaud, Vicomte d'Aubusson de la [...]
Mots clefs :
Épouse, Princesse, Décès, Fille, Dame, Maréchal, Monseigneur, Maison du Gueselin, Messire, Brigadier des armées du roi
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texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
Marie - Jeanne d'Hautefort , épouſe de Pierre
Arnand , Vicomte d'Aubuſſon de la Feuillade ,
niourut à Perigueux , le 21 du mois dernier , dans
la vingt-feptime année de fon âge.
Anne- Marie - Maurice de Montmorency - Luxembourg
, Princelle de Robecq , eft morte le 4
de ce mois en cette ville , âgée de trente- un ans,
Elle étoit fille de Charles- François - Frédéric de
Montmorency - Luxembourg , Pair & Maréchalde
France , Capitaine d'une Compagnie des Gar
des du Corps , Chevalier des Ordres du Roi , &
Gouverneur de la Province de Normandie , &
de Dame Marie- Sophie - Emilie - Honorate Colbert
de Seignelay. Elle avoit époufé , le 26 Février
1745 , Anne Louis- Alexandre de Montmorency
, Prince de Robecq , Grand d'Espagne de
la premiere clafle , & Maréchal des Camps & Armées
du Roi.
Marguerite Bofc , Dame du Palais de la feue
Reine d'Elpagne, Louife- Elifabeth d'Orléans,veuve
de Bertrand- Célar , Marquis du Guefclin , Chef
du nom , & ancien Mettre- de- Camp de Cavalerie,
AOUST. 1760. 203
premier Gentilhomme de la Chambre de feu
Monfeigneur le Duc d'Orléans , eſt décédée à Paris
le 15 Juillet 1760 ; ágće de 52 ans pallés Elle
étoit fille de Jean Baptifte Bole , Procureur- Général
de la Cour des Aydes , Chancelier Garde des
Sceaux de l'Ordre de S. Lazare , & de Françoife
le Gendre , & petite -fille de Claude Bolc , Seigneur
d'Ivry fur Seine , Prevôt des Marchands , Confeiller
d'État,& Procureur Général de la Cour des Aydes :
elle n'a laillé qu'une fille unique , qui eft Françoife
Marie du Guefclin , mariée à Louis- Joachim
Paris -Potier de Gefvres , Marquis de Gefvres ,
qui eft en furvivance de M. le Duc de Tremes
fon père , Gouverneur du Gouvernement de l'Ifle
de France , Gouverneur particulier des Villes &
Châteaux de Soiffons , Laon , & Pont- au- Demer,
Gouverneur & Capitaine de la Maison Royale
& Capitainerie de Monceau , Lieutenant , pour
Sa Majefté du Bailliage de Rouen , & pays de
Caux .
La Maiſon du Guefclin eft affez connue pour
n'entrer ici dans aucun détail à fon fujer. V.
Hiftoire Généalogique du Père Sim plicien.
Meffire Benigne Bouhier, Brigadier des Armées
du Roi , mourut à Dijon le 9 Juin dernier , âgé
de 72 ans. Il étoit frere de M. Jean Bouhier , Préfident
à Mortier au Parlement de Dijon , & de
l'Académie Françoiſe ( mort en 1746 ) & de M.
Claude Bouhier , fecond Evêque de Dijon mort
en 1755.) Illaille pour fils unique , . Benigne
Bouhier , Marquis de Lanthenay,Préfident à Mor
zier au Parlement de Dijon.
Marie - Jeanne d'Hautefort , épouſe de Pierre
Arnand , Vicomte d'Aubuſſon de la Feuillade ,
niourut à Perigueux , le 21 du mois dernier , dans
la vingt-feptime année de fon âge.
Anne- Marie - Maurice de Montmorency - Luxembourg
, Princelle de Robecq , eft morte le 4
de ce mois en cette ville , âgée de trente- un ans,
Elle étoit fille de Charles- François - Frédéric de
Montmorency - Luxembourg , Pair & Maréchalde
France , Capitaine d'une Compagnie des Gar
des du Corps , Chevalier des Ordres du Roi , &
Gouverneur de la Province de Normandie , &
de Dame Marie- Sophie - Emilie - Honorate Colbert
de Seignelay. Elle avoit époufé , le 26 Février
1745 , Anne Louis- Alexandre de Montmorency
, Prince de Robecq , Grand d'Espagne de
la premiere clafle , & Maréchal des Camps & Armées
du Roi.
Marguerite Bofc , Dame du Palais de la feue
Reine d'Elpagne, Louife- Elifabeth d'Orléans,veuve
de Bertrand- Célar , Marquis du Guefclin , Chef
du nom , & ancien Mettre- de- Camp de Cavalerie,
AOUST. 1760. 203
premier Gentilhomme de la Chambre de feu
Monfeigneur le Duc d'Orléans , eſt décédée à Paris
le 15 Juillet 1760 ; ágće de 52 ans pallés Elle
étoit fille de Jean Baptifte Bole , Procureur- Général
de la Cour des Aydes , Chancelier Garde des
Sceaux de l'Ordre de S. Lazare , & de Françoife
le Gendre , & petite -fille de Claude Bolc , Seigneur
d'Ivry fur Seine , Prevôt des Marchands , Confeiller
d'État,& Procureur Général de la Cour des Aydes :
elle n'a laillé qu'une fille unique , qui eft Françoife
Marie du Guefclin , mariée à Louis- Joachim
Paris -Potier de Gefvres , Marquis de Gefvres ,
qui eft en furvivance de M. le Duc de Tremes
fon père , Gouverneur du Gouvernement de l'Ifle
de France , Gouverneur particulier des Villes &
Châteaux de Soiffons , Laon , & Pont- au- Demer,
Gouverneur & Capitaine de la Maison Royale
& Capitainerie de Monceau , Lieutenant , pour
Sa Majefté du Bailliage de Rouen , & pays de
Caux .
La Maiſon du Guefclin eft affez connue pour
n'entrer ici dans aucun détail à fon fujer. V.
Hiftoire Généalogique du Père Sim plicien.
Meffire Benigne Bouhier, Brigadier des Armées
du Roi , mourut à Dijon le 9 Juin dernier , âgé
de 72 ans. Il étoit frere de M. Jean Bouhier , Préfident
à Mortier au Parlement de Dijon , & de
l'Académie Françoiſe ( mort en 1746 ) & de M.
Claude Bouhier , fecond Evêque de Dijon mort
en 1755.) Illaille pour fils unique , . Benigne
Bouhier , Marquis de Lanthenay,Préfident à Mor
zier au Parlement de Dijon.
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Résumé : MORTS.
Le texte relate les décès de plusieurs personnalités. Marie-Jeanne d'Hautefort, épouse de Pierre Arnand, Vicomte d'Aubusson de la Feuillade, est décédée à Périgueux à l'âge de vingt-sept ans. Anne-Marie-Maurice de Montmorency-Luxembourg, Princesse de Robecq, est morte à trente-et-un ans. Elle était la fille de Charles-François-Frédéric de Montmorency-Luxembourg et de Marie-Sophie-Émilie-Honorine Colbert de Seignelay, et avait épousé Anne-Louis-Alexandre de Montmorency, Prince de Robecq. Marguerite Bosc, Dame du Palais de la feue Reine d'Espagne Louise-Élisabeth d'Orléans, veuve de Bertrand-Célar, Marquis du Gœffclin, est décédée à Paris à cinquante-deux ans. Elle était la fille de Jean-Baptiste Bole et de Françoise Le Gendre, et la petite-fille de Claude Bole. Elle a laissé une fille unique, Françoise-Marie du Gœffclin, mariée à Louis-Joachim Paris-Potier de Gesvres. Bénigne Bouhier, Brigadier des Armées du Roi, est mort à Dijon à soixante-douze ans. Il était le frère de Jean Bouhier, Président à Mortier au Parlement de Dijon, et de Claude Bouhier, second Évêque de Dijon. Il laisse pour fils unique Bénigne Bouhier, Marquis de Lanthenay, Président à Mortier au Parlement de Dijon.
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