Provenance du texte (18)
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Détail
Liste
Résultats : 18 texte(s)
1
p. 1825-1826
EXTRAIT d'une Lettre écrite de Meaux, le 10. Juillet 1731. au sujet d'un Loup enragé.
Début :
Il est arrivé aux environs de Meaux, une Scene si Tragique, et une action [...]
Mots clefs :
Cantons, Loup enragé, Meaux, Pêcheur
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre écrite de Meaux, le 10. Juillet 1731. au sujet d'un Loup enragé.
EXTRAIT d'une Lettre écrite de Meaux ,
le 10. Juillet 1731. au sujet d'un Loup
enragé.
I
$
L est arrivé aux environs de Meaux
une Scene si Tragique , et une action
si heroïque de la part d'un pauvre Pêcheur
, que je crois , Monsieur , que vous
ne serés pas fâché de l'inserer dans vôtre
Journal. Le 25. Juin dernier , un Loup
enragé sortant des Bois de Changi , se
jetta sur Marie Posé , femme d'Etienne
Lucas , et lui mangea une partie du bras ,
ensuite il attaqua Marie Couvrechef , de
la Paroisse d'Isle , femme d'un nommé
Colinet , lui emporta les Joües et lui
perça le gosier , Marie Gaillet de la Pároisse
d'Armentiere , femme de Charles
Turisieu , fut morduë à la main droite ,
eut le pouce emporté , et Fautre main
percée. Ce Loup passa ensuite la Riviere
de Marne , et aborda prés le Moulin de
S. Jean les deux Jumeaux. Jacques La-
1 v voisier
1626 MERCURE DE FRANCE
voisier , Pêcheur , de la Paroisse de Villers,
en voulant attacher son Batteau , en fur
saisi par
le poignet , cet homme vigoureux
qui avoit déja appris les ravages de
ce cruel Animal , et se croyant perdu
sans ressource , prit la résolution de faire
perir le Loup , et de sauver ses compatriotes
: Tayant pris par le train de derriere ,
il le terrassa , et lui mit le genqüil sur le
col ; le Loup à force de se débattre s'étant
dégagé , le blessa ; mais le Pêcheur le prit
par une orcille , le terrassa pour la secon
de fois , et le tint si serré sous lui , qu'on
cut le temps de venir à son secours. II
dit alors à un homme qui étoit armé.
d'une hache de lui casser hardiment la
tête , et qu'il ne quitteroit le Loup qu'a¬
prés qu'il seroit bien assuré de sa mort,,
ce qui fut bientôt exécuté. Ce pauvre
malheureux, a le corps entierement percé
des dents de ce furieux Animal . Trois
Curés de ces Cantons ont attesté les . Faits
que je viens de vous narrer veritables ,
et l'indigence de ces pauvres gens blessés
, qui sont par là hors d'état de gagner
leurs vies et tout- à - fait dignes de la compassion
du Public.
le 10. Juillet 1731. au sujet d'un Loup
enragé.
I
$
L est arrivé aux environs de Meaux
une Scene si Tragique , et une action
si heroïque de la part d'un pauvre Pêcheur
, que je crois , Monsieur , que vous
ne serés pas fâché de l'inserer dans vôtre
Journal. Le 25. Juin dernier , un Loup
enragé sortant des Bois de Changi , se
jetta sur Marie Posé , femme d'Etienne
Lucas , et lui mangea une partie du bras ,
ensuite il attaqua Marie Couvrechef , de
la Paroisse d'Isle , femme d'un nommé
Colinet , lui emporta les Joües et lui
perça le gosier , Marie Gaillet de la Pároisse
d'Armentiere , femme de Charles
Turisieu , fut morduë à la main droite ,
eut le pouce emporté , et Fautre main
percée. Ce Loup passa ensuite la Riviere
de Marne , et aborda prés le Moulin de
S. Jean les deux Jumeaux. Jacques La-
1 v voisier
1626 MERCURE DE FRANCE
voisier , Pêcheur , de la Paroisse de Villers,
en voulant attacher son Batteau , en fur
saisi par
le poignet , cet homme vigoureux
qui avoit déja appris les ravages de
ce cruel Animal , et se croyant perdu
sans ressource , prit la résolution de faire
perir le Loup , et de sauver ses compatriotes
: Tayant pris par le train de derriere ,
il le terrassa , et lui mit le genqüil sur le
col ; le Loup à force de se débattre s'étant
dégagé , le blessa ; mais le Pêcheur le prit
par une orcille , le terrassa pour la secon
de fois , et le tint si serré sous lui , qu'on
cut le temps de venir à son secours. II
dit alors à un homme qui étoit armé.
d'une hache de lui casser hardiment la
tête , et qu'il ne quitteroit le Loup qu'a¬
prés qu'il seroit bien assuré de sa mort,,
ce qui fut bientôt exécuté. Ce pauvre
malheureux, a le corps entierement percé
des dents de ce furieux Animal . Trois
Curés de ces Cantons ont attesté les . Faits
que je viens de vous narrer veritables ,
et l'indigence de ces pauvres gens blessés
, qui sont par là hors d'état de gagner
leurs vies et tout- à - fait dignes de la compassion
du Public.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre écrite de Meaux, le 10. Juillet 1731. au sujet d'un Loup enragé.
Le 25 juin 1731, un loup enragé provenant des bois de Changi attaqua plusieurs personnes près de Meaux. Marie Posé, femme d'Etienne Lucas, perdit une partie de son bras. Marie Couvrechef, femme de Colinet, eut les joues arrachées et le gosier percé. Marie Gaillet, femme de Charles Turisieu, fut mordue à la main droite, perdant son pouce et ayant l'autre main percée. Le loup traversa ensuite la rivière Marne et attaqua Jacques Lavoisier, un pêcheur de la paroisse de Villers. Conscient des ravages causés par le loup, Lavoisier décida de le neutraliser. Après avoir été mordu, il parvint à terrasser le loup à deux reprises et demanda à un homme armé d'une hache de lui fracasser le crâne. Lavoisier fut gravement blessé, mais ses actions permirent de sauver d'autres personnes. Trois curés attestèrent la véracité des faits et l'indigence des victimes, désormais incapables de subvenir à leurs besoins.
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2
p. 1576-1577
AUTRE.
Début :
O Vous, ma tres-chere Patrie, [...]
Mots clefs :
Meaux
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
Vous , ma tres -chere Patrie ,
Soit qu'on vous place en France ou bien en
Brie ,
Je fais en votre honneur , Logogryphe nouveau
,
Iris le veut , eh bien , tirons de mon cerveau
Des Vers tels quels ; item , il faut lui plaire,
Cinq lettres font mon tout , et voici le mystere.
Deux , trois , quatre , je suis Elément dange-
Un
JUILLET. 1733 :
1577
Un , trois , et quatre , et cinq , un Plurier contraire
A ce qu'on nomme bien ; un , quatré , avec le
deux ,
J'engraisse la jeune Volaille ,
Trois , quatre , deux , le Grand ainsi que la Ca
naille ,
Par moi le soir et le matin ,
Commence une priere utile ;
Trois , un et deux , je suis chose subtile ,
Sans qui l'homme et la brutte auroient même
destin :
Trois , quatre , cinq , je suis d'une légume vile ,
Le Plurier ; quoi plus ? Iris je suis about ,
Trois , cinq et deux , le ciel sur moi tourne ;
c'est tout.
E. M. J. D. L. Solitaire des bords
de la Marne.
Vous , ma tres -chere Patrie ,
Soit qu'on vous place en France ou bien en
Brie ,
Je fais en votre honneur , Logogryphe nouveau
,
Iris le veut , eh bien , tirons de mon cerveau
Des Vers tels quels ; item , il faut lui plaire,
Cinq lettres font mon tout , et voici le mystere.
Deux , trois , quatre , je suis Elément dange-
Un
JUILLET. 1733 :
1577
Un , trois , et quatre , et cinq , un Plurier contraire
A ce qu'on nomme bien ; un , quatré , avec le
deux ,
J'engraisse la jeune Volaille ,
Trois , quatre , deux , le Grand ainsi que la Ca
naille ,
Par moi le soir et le matin ,
Commence une priere utile ;
Trois , un et deux , je suis chose subtile ,
Sans qui l'homme et la brutte auroient même
destin :
Trois , quatre , cinq , je suis d'une légume vile ,
Le Plurier ; quoi plus ? Iris je suis about ,
Trois , cinq et deux , le ciel sur moi tourne ;
c'est tout.
E. M. J. D. L. Solitaire des bords
de la Marne.
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3
p. 1579-1581
AUTRE.
Début :
En bref me dénommer est chose difficile, [...]
Mots clefs :
Épingle
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
N bref me dénommer est chose difficile ,
Il faut plus d'un discours pour me définir
bien ;
En deux mots cependant ; par tout je suis utile ,
Presque par tout aussi je trouve accès facile ,
Et je ne suis , dit- on , qu'un peu plus que lc
rien ;
Mais voyons si ce rien produira quelque chose ;
Pour me découvrir mieux , usons un peu de
glose.
Mon nom est composé de sept lettres en tout ,
Quatre consonnes , trois voyelles ;
Combines-les de bout en bout ,
Et vous y trouverez maintes choses nouvelles,
Une terre qu'entoure l'eau ;
Des Naïades la plus aimable ;
Un Fleuve qui porte Vaisseau ,
Un Arbre dont on fait Batteau ,
Une Cité riche , agréable ,
Qui prise en autre sens , sert au jeune Ecolier ;
Pour l'instruire d'un art utile au Nautonnier ;
Ce que dans le mois d'Aoust le Laboureur enserre
;
Saint Prophete , autrefois enlevé de la terre ,
Sans qu'on sçache depuis ce qu'il est devenu ;
Personnage grotesque , à la Foire connu ?
Un
150 MERCURE DE FRANCE
.
Un composé de points , réel , imaginaire ,
Droit , courbé , comme on le veut
faire , ·
Que vantent tour à tour le Peintre, le Masson ,
Le Mathématicien , le Pêcheur de Poisson ;
Le Matelot enfin , mais avec différence ;
Chacun , selon son sens , son art , et sa science
Puis un je ne sçais quoi . plus blanc que le
Satin ;
Ce qui dans ce temps - cy , souvent pique. la
main ;
Piéce dont on ne peut se passer en ménage ,
Autre dans la Cuisine , en tout temps en usage :
Pour signifier ; Peau , terme du vieux François,
Que n'aguere au Mercure employa la Malerais.
Plus , différens tourmens et du corps et de
l'ame ,
Ôyséàu que le Flamand nomme Jacquette-
Dame.
Poule qui par le bec , à ce que l'on dit , pond,
De maints Tonneaux vuidez , fange qui reste
au fond ;
Avantage au trictrae qu'avec soin l'on conserve ;
Ce qui fait quelquefois aller avec réserve ;
L'Ennemi de la liberté ;
Hommage de fidelité ;
En fait d'Etoffe , ou Drap , mesure fort connue
Amas , Monceau , Graine menuë ;
Enfin que sçais-je encor que je n'aye point dit ?
Le
JUILLET. 1733. 1581
Le bon air , tout ensemble , et défaut d'un
habit ;
Le mobile , et le Dieu de l'humaine industrie ,
Sur les bords de la Loire une Ville jolie ;
Un article , un et deux Pronoms ;
Mais c'en est assez , terminons ;
Devines-tu , Lecteur , .. Qu'est- ce donc qui
t'arrête ? ..
Ah ! sur un rien , dis tu , c'est par trop s'entêter;
Tu te rends ... Rêve encor. . . Gratte bien fort
ta tête ,
Et quant à tes Cheveux , ne crains de les gâter ;
Car si tu viens about de faire ta conquête ,
Je te donne aussi -tôt de quoi les rajuster.
H ... de Menux , en Brie.
N bref me dénommer est chose difficile ,
Il faut plus d'un discours pour me définir
bien ;
En deux mots cependant ; par tout je suis utile ,
Presque par tout aussi je trouve accès facile ,
Et je ne suis , dit- on , qu'un peu plus que lc
rien ;
Mais voyons si ce rien produira quelque chose ;
Pour me découvrir mieux , usons un peu de
glose.
Mon nom est composé de sept lettres en tout ,
Quatre consonnes , trois voyelles ;
Combines-les de bout en bout ,
Et vous y trouverez maintes choses nouvelles,
Une terre qu'entoure l'eau ;
Des Naïades la plus aimable ;
Un Fleuve qui porte Vaisseau ,
Un Arbre dont on fait Batteau ,
Une Cité riche , agréable ,
Qui prise en autre sens , sert au jeune Ecolier ;
Pour l'instruire d'un art utile au Nautonnier ;
Ce que dans le mois d'Aoust le Laboureur enserre
;
Saint Prophete , autrefois enlevé de la terre ,
Sans qu'on sçache depuis ce qu'il est devenu ;
Personnage grotesque , à la Foire connu ?
Un
150 MERCURE DE FRANCE
.
Un composé de points , réel , imaginaire ,
Droit , courbé , comme on le veut
faire , ·
Que vantent tour à tour le Peintre, le Masson ,
Le Mathématicien , le Pêcheur de Poisson ;
Le Matelot enfin , mais avec différence ;
Chacun , selon son sens , son art , et sa science
Puis un je ne sçais quoi . plus blanc que le
Satin ;
Ce qui dans ce temps - cy , souvent pique. la
main ;
Piéce dont on ne peut se passer en ménage ,
Autre dans la Cuisine , en tout temps en usage :
Pour signifier ; Peau , terme du vieux François,
Que n'aguere au Mercure employa la Malerais.
Plus , différens tourmens et du corps et de
l'ame ,
Ôyséàu que le Flamand nomme Jacquette-
Dame.
Poule qui par le bec , à ce que l'on dit , pond,
De maints Tonneaux vuidez , fange qui reste
au fond ;
Avantage au trictrae qu'avec soin l'on conserve ;
Ce qui fait quelquefois aller avec réserve ;
L'Ennemi de la liberté ;
Hommage de fidelité ;
En fait d'Etoffe , ou Drap , mesure fort connue
Amas , Monceau , Graine menuë ;
Enfin que sçais-je encor que je n'aye point dit ?
Le
JUILLET. 1733. 1581
Le bon air , tout ensemble , et défaut d'un
habit ;
Le mobile , et le Dieu de l'humaine industrie ,
Sur les bords de la Loire une Ville jolie ;
Un article , un et deux Pronoms ;
Mais c'en est assez , terminons ;
Devines-tu , Lecteur , .. Qu'est- ce donc qui
t'arrête ? ..
Ah ! sur un rien , dis tu , c'est par trop s'entêter;
Tu te rends ... Rêve encor. . . Gratte bien fort
ta tête ,
Et quant à tes Cheveux , ne crains de les gâter ;
Car si tu viens about de faire ta conquête ,
Je te donne aussi -tôt de quoi les rajuster.
H ... de Menux , en Brie.
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4
p. 2410-2411
A MADAME ... en lui envoyant un Logogryphe qu'elle avoit demandé pour Boüquet, au jour de sa Fête.
Début :
Je l'ai promis, PHILIS, et je vous tiens parole ; [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A MADAME ... en lui envoyant un Logogryphe qu'elle avoit demandé pour Boüquet, au jour de sa Fête.
A MADAME ... en lui envoyant un
Logogryphe qu'elle avoit demandé pour
Bouquet , au jour de sa Fête .
JE
> E l'ai promis , PHILIS et je vous tiens
parole ;*
Voici donc le Bouquet que vous me demandez ,
Un Logogriphe , amas de mainte faribole ,
Voyez si c'est en vain que vous me commandez.
De fleurs et de festons , couronnant votre
tête ,
Cent autres en ce jour avec empressement
Sur le ton gracieux , vous feront compliment;
Et sçauront mieux que moi celebrer votre fête ;
Ees honneurs vous sont dûs ; j'approuve qui les
rend ;
Du silence je fais ma vertu favorite ,
Et sans sçavoir loüer , j'admire le mérite.
( Non pas qu'indifférent , ou de caustique humeur
,
Je ne puisse jamais faire parler mon coeur.
Loin
NOVEMBRE. 1733. 2411
Zoin de moi pour toujours une telle manic.
Ainsi , laissant la flaterie ;
Je vante en vous , Philis , avecque vérité ,
Entre mille talens , cette douce harmonie ,
Que répandent par tout dans la société
Votre esprit , vos discours , dans lesquels le so
lide ,
Apeine laisse voir un agréable vuide ,
Ainsi je puis en or sans aucuns complimens ,
Produire vos vertus , loüer cette sagesse ,
Q'accompagnent mille agrémens ;
Ou bien cette délicatesse •
Cette franchise et cette politesse ,
Qui vous attirent tous les coeurs .
Mais que prétends- je icy ? .... Quelles folles
ardeurs ? ...
Je me tais et reviens à notre Logogriphe ,
Pour vous plaire , Philis , au monent je l'atife ;
Heureux , à votre gout de pouvoir réussir ,
C'est-là mon unique désir.
Logogryphe qu'elle avoit demandé pour
Bouquet , au jour de sa Fête .
JE
> E l'ai promis , PHILIS et je vous tiens
parole ;*
Voici donc le Bouquet que vous me demandez ,
Un Logogriphe , amas de mainte faribole ,
Voyez si c'est en vain que vous me commandez.
De fleurs et de festons , couronnant votre
tête ,
Cent autres en ce jour avec empressement
Sur le ton gracieux , vous feront compliment;
Et sçauront mieux que moi celebrer votre fête ;
Ees honneurs vous sont dûs ; j'approuve qui les
rend ;
Du silence je fais ma vertu favorite ,
Et sans sçavoir loüer , j'admire le mérite.
( Non pas qu'indifférent , ou de caustique humeur
,
Je ne puisse jamais faire parler mon coeur.
Loin
NOVEMBRE. 1733. 2411
Zoin de moi pour toujours une telle manic.
Ainsi , laissant la flaterie ;
Je vante en vous , Philis , avecque vérité ,
Entre mille talens , cette douce harmonie ,
Que répandent par tout dans la société
Votre esprit , vos discours , dans lesquels le so
lide ,
Apeine laisse voir un agréable vuide ,
Ainsi je puis en or sans aucuns complimens ,
Produire vos vertus , loüer cette sagesse ,
Q'accompagnent mille agrémens ;
Ou bien cette délicatesse •
Cette franchise et cette politesse ,
Qui vous attirent tous les coeurs .
Mais que prétends- je icy ? .... Quelles folles
ardeurs ? ...
Je me tais et reviens à notre Logogriphe ,
Pour vous plaire , Philis , au monent je l'atife ;
Heureux , à votre gout de pouvoir réussir ,
C'est-là mon unique désir.
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Résumé : A MADAME ... en lui envoyant un Logogryphe qu'elle avoit demandé pour Boüquet, au jour de sa Fête.
Le texte est un poème adressé à une dame nommée Philis pour son jour de fête. L'auteur y affirme tenir sa promesse de lui envoyer un logogriphe, une devinette poétique, en guise de bouquet. Il reconnaît que d'autres sauront mieux célébrer sa fête et exprimer des compliments. L'auteur se distingue par son silence et son admiration sincère pour les mérites de Philis, sans chercher à flatter. Il vante son esprit, ses discours harmonieux, sa sagesse, sa délicatesse, sa franchise et sa politesse, qualités qui lui attirent l'affection de tous. Après une digression sur ses sentiments, il revient au logogriphe, exprimant son désir de lui plaire et de réussir selon ses goûts.
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5
p. 2411-2415
LOGOGRYPHE.
Début :
J'ai place dans les Cieux, j'habite sur la terre, [...]
Mots clefs :
Marguerite
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texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPHE.
'Ai place dans les Cieux , j'habite sur laterre ,
Mais dans ces deux endroits , grand Dieu , que
je differe ?
Au ciel , où l'oeil ne me voit pas ;
On m'y porte des voeux et l'on m'y rend hommage
D vj Vir
2412 MERCURE DE FRANCE
Visible et commune icy bas ,
On mefoule aux pieds , on m'outrage,
Déja cette ambiguité .
Te rebute , Lecteur , et peut être te choque ;
Mais je veux te tirer de ta perpléxité ;
Ne t'y trompe donc pas , ce n'est qu'un équive
que ,
Enfin , qui que je sois , en mon nom je contiens
Autant de Lettres que d'années
Furent autrefois employées ,
Pour prendre les Murs des Troyens ;
Cecy posé , s'arrange aussi-tôt mon sistême ,
Lecteur , écoute et fais ton Thême.
D'abord en choisissant sept Lettres de mon
tout ,
Qui se trouvent sans art , mises l'une après
l'autre ,
Je donne à l'Astronome un gîte de son goût ,
Pour y marmotter seul sa docte Patenêtre .
Des sept , ôtez le Chef, vous avez sur le champ
Un caractere aimable , ennemi du mensonge :
Puis les sept Lettres reprenant ,
Et selon le besoin , coupant , rognant , trane ›
chant ,
Primò , Voicy venir à nous, sans qu'on y songs,
Palati , patata , tant à pied , qu'à Cheval ,
La garde d'une grande Ville ,
Qui sert à nous rendre tranquille ,
Jour et nuit , en tout temps , contre qui nous
geut mal
NOVEMBRE . 1733 2413
Suit en la même compagnie ,
Un endroit aux fripons , et funeste et fatal,
Où plus d'un dans la gêne a terminé sa vie ,
Qu'en six Lettres je peux appeller Boucherie.
Courage , ami Lecteur , et ne t'effraie en rien
Dans ces six Lettres , cherche bien ,
Tu dois y voir tout d'une bande ,
Un homme plein de Vin , une Ville Normande
Un passage public , un rapide ruisseau ,
Un lieu propre à songer,proche voisin de l'eau
Le songe même , un corps transparent , Dia
phân ,
Un Insecte qui naît dans la pauvre Cabane
Du Païsan , ainsi qu'aux plus riches Palais ;
Préliminaire de la paix ,
Qui toujours n'en est pas une marque certaine
Enfin Us et Coutume humaine.
Aux six Lettres encor , rejoins pour un
ment ,
Le Chef qu'elles avoient , plus haut aupara
vant, Į
Combine , et tu verras un Monstre de Libie ,
4 Qui dans un autre sens est un Fleuve d'Asie.
Un lieu d'azile et de repos ,
Souvent utile à l'homme, ainsi qu'aux animaux;
Oyseau bon à manger dans le temps de ven
dange ,
Autre sorte d'Oyseau qui chemine en Phalange.
Hola
2414 MERCURE DE FRANCE
Hola.... de peur d'ennui... cependant prends
mon tout,
Combine- le de bout en bout ;
Tu rencontres sans peine un Vase propre
boire ,
Ce qui nous même droit au Temple de Mémoire
,
Chose dont à cette heure on parle en tout Paris
Ce qui d'un Livre accroît le prix ;
Un bonnet qu'entre tous , un seul homme peut
mettre ,
Autre que peu de Chefs ont pouvoir de porter ,
Un grand corps , qu'à propos il faut sçavoir
commettre ,
Un Element fougueux , difficile à dompter
Une Echelle , avec quoi l'on apprend à chanter.
Lecteur , ne perd point patience ,
Je veux un peu t'aider et chercher avec toy . . .
Que de combinaisons ! ... Quelle matiere in
mense !
Quel nombre de mots s'offre à moi !
Icy je vois d'abord un témoin de la foy,
Ses peines , son tourment , la cruelle malice
Du barbare Boureau , qui le traîne "au supplice
Le Chef-d'oeuvre de l'Eternel ;
Un petit bâton par lequel ,
Il opera jadis , mainte chose admirable ,
Pour dompter un Monstre intraitable.
Là , c'est un mois qui divertit ,
C'est un Instrument agréable ,
UNG
NOVEMBRE 1733. 241
Une Plante porte appetit ,
Des Insectes le plus petit;
Femme à notre malheur , qui fut trop babil
larde ,
Fillette qui se croit en droit d'être gaillarde ;
Flux et Reflux de Mer , ensemble Poisson frais ;
Assemblage de Chiens , conduits par des Valets,
Mille choses encor ; .... mais bornons la ma◄
tiere ;
Lecteur , voilà trop de mystere .
Ecoute , .. pour te mettre un peu hors d'em
- barras ,
Je veux te dire icy quelque chose tout bas.
-Te souviens- tu de la Batracomiomachie
It des nobles Héros de ce Poëme en Vers ,
Dont le grand Homere en saillie
Jadis régala l'Univers è
Prend l'un de ces Héros , ou fameux person♣
nages ,
Nous le connoissons tous , les fous comme les
sages ;
Joins- y pour t'amuser , deux mots et rien de
plus ,
Sçavoir l'arbre chéri de la belle Venus ;
Certain frimat d'Hyver qui saisit et qui piques
Tu dois avec cela deviner aisément[ ;
Lecteur , car ces trois mots qu'assez blen je t'explique
,
A quelque chose près , te donnent sur le champ,
Le Logogriphe assurément.
H*** De Meaux, en Brie,
Du 16 Septembrę 173.3-
'Ai place dans les Cieux , j'habite sur laterre ,
Mais dans ces deux endroits , grand Dieu , que
je differe ?
Au ciel , où l'oeil ne me voit pas ;
On m'y porte des voeux et l'on m'y rend hommage
D vj Vir
2412 MERCURE DE FRANCE
Visible et commune icy bas ,
On mefoule aux pieds , on m'outrage,
Déja cette ambiguité .
Te rebute , Lecteur , et peut être te choque ;
Mais je veux te tirer de ta perpléxité ;
Ne t'y trompe donc pas , ce n'est qu'un équive
que ,
Enfin , qui que je sois , en mon nom je contiens
Autant de Lettres que d'années
Furent autrefois employées ,
Pour prendre les Murs des Troyens ;
Cecy posé , s'arrange aussi-tôt mon sistême ,
Lecteur , écoute et fais ton Thême.
D'abord en choisissant sept Lettres de mon
tout ,
Qui se trouvent sans art , mises l'une après
l'autre ,
Je donne à l'Astronome un gîte de son goût ,
Pour y marmotter seul sa docte Patenêtre .
Des sept , ôtez le Chef, vous avez sur le champ
Un caractere aimable , ennemi du mensonge :
Puis les sept Lettres reprenant ,
Et selon le besoin , coupant , rognant , trane ›
chant ,
Primò , Voicy venir à nous, sans qu'on y songs,
Palati , patata , tant à pied , qu'à Cheval ,
La garde d'une grande Ville ,
Qui sert à nous rendre tranquille ,
Jour et nuit , en tout temps , contre qui nous
geut mal
NOVEMBRE . 1733 2413
Suit en la même compagnie ,
Un endroit aux fripons , et funeste et fatal,
Où plus d'un dans la gêne a terminé sa vie ,
Qu'en six Lettres je peux appeller Boucherie.
Courage , ami Lecteur , et ne t'effraie en rien
Dans ces six Lettres , cherche bien ,
Tu dois y voir tout d'une bande ,
Un homme plein de Vin , une Ville Normande
Un passage public , un rapide ruisseau ,
Un lieu propre à songer,proche voisin de l'eau
Le songe même , un corps transparent , Dia
phân ,
Un Insecte qui naît dans la pauvre Cabane
Du Païsan , ainsi qu'aux plus riches Palais ;
Préliminaire de la paix ,
Qui toujours n'en est pas une marque certaine
Enfin Us et Coutume humaine.
Aux six Lettres encor , rejoins pour un
ment ,
Le Chef qu'elles avoient , plus haut aupara
vant, Į
Combine , et tu verras un Monstre de Libie ,
4 Qui dans un autre sens est un Fleuve d'Asie.
Un lieu d'azile et de repos ,
Souvent utile à l'homme, ainsi qu'aux animaux;
Oyseau bon à manger dans le temps de ven
dange ,
Autre sorte d'Oyseau qui chemine en Phalange.
Hola
2414 MERCURE DE FRANCE
Hola.... de peur d'ennui... cependant prends
mon tout,
Combine- le de bout en bout ;
Tu rencontres sans peine un Vase propre
boire ,
Ce qui nous même droit au Temple de Mémoire
,
Chose dont à cette heure on parle en tout Paris
Ce qui d'un Livre accroît le prix ;
Un bonnet qu'entre tous , un seul homme peut
mettre ,
Autre que peu de Chefs ont pouvoir de porter ,
Un grand corps , qu'à propos il faut sçavoir
commettre ,
Un Element fougueux , difficile à dompter
Une Echelle , avec quoi l'on apprend à chanter.
Lecteur , ne perd point patience ,
Je veux un peu t'aider et chercher avec toy . . .
Que de combinaisons ! ... Quelle matiere in
mense !
Quel nombre de mots s'offre à moi !
Icy je vois d'abord un témoin de la foy,
Ses peines , son tourment , la cruelle malice
Du barbare Boureau , qui le traîne "au supplice
Le Chef-d'oeuvre de l'Eternel ;
Un petit bâton par lequel ,
Il opera jadis , mainte chose admirable ,
Pour dompter un Monstre intraitable.
Là , c'est un mois qui divertit ,
C'est un Instrument agréable ,
UNG
NOVEMBRE 1733. 241
Une Plante porte appetit ,
Des Insectes le plus petit;
Femme à notre malheur , qui fut trop babil
larde ,
Fillette qui se croit en droit d'être gaillarde ;
Flux et Reflux de Mer , ensemble Poisson frais ;
Assemblage de Chiens , conduits par des Valets,
Mille choses encor ; .... mais bornons la ma◄
tiere ;
Lecteur , voilà trop de mystere .
Ecoute , .. pour te mettre un peu hors d'em
- barras ,
Je veux te dire icy quelque chose tout bas.
-Te souviens- tu de la Batracomiomachie
It des nobles Héros de ce Poëme en Vers ,
Dont le grand Homere en saillie
Jadis régala l'Univers è
Prend l'un de ces Héros , ou fameux person♣
nages ,
Nous le connoissons tous , les fous comme les
sages ;
Joins- y pour t'amuser , deux mots et rien de
plus ,
Sçavoir l'arbre chéri de la belle Venus ;
Certain frimat d'Hyver qui saisit et qui piques
Tu dois avec cela deviner aisément[ ;
Lecteur , car ces trois mots qu'assez blen je t'explique
,
A quelque chose près , te donnent sur le champ,
Le Logogriphe assurément.
H*** De Meaux, en Brie,
Du 16 Septembrę 173.3-
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6
p. 921-922
« Six membres font mon tout, et c'est un fruit aimable ; [...] »
Début :
Six membres font mon tout, et c'est un fruit aimable ; [...]
Mots clefs :
Fraise
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Six membres font mon tout, et c'est un fruit aimable ; [...] »
Six membres font mon tout , et c'est un fruig
aimable ;
Otés-en le dernier, on me trouve agréable ,
Au tems où le Soleil fait sentir ses rayons:
Sans rien changer , ôtés tête et col aux maisons,
Je sers à séparer la chambre et la chambrette :
Que l'on m'ajoute , alors , mon dernier pied ,
Je suis le sentiment qui fait rire Lisette ;
En cet état tranchés les deux derniers , je puis
Exprimer la douleur , le chagrin , les ennuis :
Prenés
922 MERCURE DE FRANCE
ôtés de ma figure
Prenés mon tout ,
Le membre trois , je suis piece d'Architecture :
Remettés-le , mais , pour raison ,
Tranchés un pied avec ma tête ,
Alors je deviens un poisson ,
Qui fait une assez laide bête :
Que vous dirai- je encore , en moi vous trou
verrés
Pour peu qu'à me chercher votre tête saplique
,
Un terme de dédain ; trois notes de musique ,
Pour me connoître en voilà bien assez.
E. M.J.D.L , Solitaire des bords de la
Marne.
aimable ;
Otés-en le dernier, on me trouve agréable ,
Au tems où le Soleil fait sentir ses rayons:
Sans rien changer , ôtés tête et col aux maisons,
Je sers à séparer la chambre et la chambrette :
Que l'on m'ajoute , alors , mon dernier pied ,
Je suis le sentiment qui fait rire Lisette ;
En cet état tranchés les deux derniers , je puis
Exprimer la douleur , le chagrin , les ennuis :
Prenés
922 MERCURE DE FRANCE
ôtés de ma figure
Prenés mon tout ,
Le membre trois , je suis piece d'Architecture :
Remettés-le , mais , pour raison ,
Tranchés un pied avec ma tête ,
Alors je deviens un poisson ,
Qui fait une assez laide bête :
Que vous dirai- je encore , en moi vous trou
verrés
Pour peu qu'à me chercher votre tête saplique
,
Un terme de dédain ; trois notes de musique ,
Pour me connoître en voilà bien assez.
E. M.J.D.L , Solitaire des bords de la
Marne.
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9
p. 2843
LOGOGRYPHUS.
Début :
Si septem gradiar pedibus, sum doctor, et ecce [...]
Mots clefs :
Medicus
11
p. 280
ENIGME.
Début :
Un Pere a plus d'enfans que dix autres familles ; [...]
Mots clefs :
Damier
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGME.
N Pere a plus d'enfans dix autres Fa
milles ;
que
Dès l'abord il offre à vos yeux
Plus de soixante de ses Filles ,
Et ce nombre prodigieux
En deux moitiés justement se partage ,
L'une est en habit blanc , et l'autre en habit noír
Sur elles bien souvent on peut encore voir
Vingt- quatre autres enfans en pareil équipage ?
Aller , venir , y faire maint voyage.
Les uns ont assés de bonheur
Pour arriver sans perte et sans malheu
Au but qui fait leur esperance ;
Mais la plupart par imprudence
Perit au milieu du chemin , ´
Et de leurs ennemis augmente le butin.
Par E. M. J. D. L. de Meaux:
N Pere a plus d'enfans dix autres Fa
milles ;
que
Dès l'abord il offre à vos yeux
Plus de soixante de ses Filles ,
Et ce nombre prodigieux
En deux moitiés justement se partage ,
L'une est en habit blanc , et l'autre en habit noír
Sur elles bien souvent on peut encore voir
Vingt- quatre autres enfans en pareil équipage ?
Aller , venir , y faire maint voyage.
Les uns ont assés de bonheur
Pour arriver sans perte et sans malheu
Au but qui fait leur esperance ;
Mais la plupart par imprudence
Perit au milieu du chemin , ´
Et de leurs ennemis augmente le butin.
Par E. M. J. D. L. de Meaux:
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13
p. 1352-1353
LOGOGRYPHE A Mad. R....
Début :
Le Logogryphe a le don de vous plaire, [...]
Mots clefs :
Loire
15
p. 1350-1351
LOGOGRYPHE.
Début :
Quoique fruit d'un simple Arbrisseau, [...]
Mots clefs :
Framboise
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texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPHE.
Quoique fruit d'un fimple Arbriſſeau ;
Je vaux cependant quelque chofe ;
Cas
JUI N.
1739. 9351
Car dans plus de fept pieds , fans force de cerveau
,
L'on trouve Rome , Rime , Rofe ,
Un Pere de l'Eglife , un grand Légiflateur ,
Un modele de patience ,
Ce qui , quand on a froid , procure la chaleur ;
Une Province de la France .
Un des fils de Junon. Parfum de forte odeur.
Une Vertu Théologale.
Un Arbre toujours verd. L'oposé de la nuit.
Ce qui du Monde entier fauva la Capitale.
Ce qui fouvent répété , nuit.
Lecteur , il ne faut plus rien dire ;
Je crois vous être trop connu.
Dans Fraife cependant on trouve encore Sire.
Ah ! qu'ai-je dit ? tout eft perdu.
J. B. A. Benoît de Meaux ,
Quoique fruit d'un fimple Arbriſſeau ;
Je vaux cependant quelque chofe ;
Cas
JUI N.
1739. 9351
Car dans plus de fept pieds , fans force de cerveau
,
L'on trouve Rome , Rime , Rofe ,
Un Pere de l'Eglife , un grand Légiflateur ,
Un modele de patience ,
Ce qui , quand on a froid , procure la chaleur ;
Une Province de la France .
Un des fils de Junon. Parfum de forte odeur.
Une Vertu Théologale.
Un Arbre toujours verd. L'oposé de la nuit.
Ce qui du Monde entier fauva la Capitale.
Ce qui fouvent répété , nuit.
Lecteur , il ne faut plus rien dire ;
Je crois vous être trop connu.
Dans Fraife cependant on trouve encore Sire.
Ah ! qu'ai-je dit ? tout eft perdu.
J. B. A. Benoît de Meaux ,
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16
p. 28-33
CANTATE Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par M. Cretois, de la Ville de Meaux. A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
Début :
DIGNE Fils d'un Monarque Auguste & Généreux, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Prince, Bouts de l'univers, Ciel, Louis, Déesse, Bonheur, Paix, Heureux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CANTATE Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par M. Cretois, de la Ville de Meaux. A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
CANTATE
Sur la naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne, par M. Cretois, de la Ville
de Meaux.
A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
DIGNE Fils d'un Monarque Auguste &
Généreux,
Grand Prince, pardonnez mon essor téméraire;
Daignez. un moment vous distraire:
Je chante le présent que vous ont fait les Dicux
Anotre tendrs amour si cher, si précieux.
Si mes accens peuvent vous plairo
De l'Univers entier je suis le plus heureux,
La France.
LOUIS avoit vaincu ses superbes rivaux;
Il avoit enchaîné la discorde ennemie.
Je jouissois des douceurs du repos;
Mais ma tranquilité sembloit mal affermie,
si le Ciel n'accordoit à mes empressemens
Un Prince qui, par sa naissance
Du Trône de mes Rois soutenant l'espérance
En assurât les fondemens.
JANVIER.
1752.
29
Peuples unissez-vous; aux transports d'allengressa
Joignez les plus charmans concerts;
Un Prince vous est né: Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers
Chœur
Unissons-nous; aux transports d'allégresse
Joignons les plus charmans concerts.
Un Prince nous est né. Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers,
La Renommée.
FRANCS, tu dois compter sur l'ardeur de mon zele.
Par cette importante nouvelle
Je vais remplit l'attente des Mortels.
Pour ton bonheur tout l'Univers soupire,
LOUIS chérit la Paix, protège ses Autels;
Sur les cœurs par ses soins il étend ton Empire-
Tu n'as plus d'envieux, tu n'as plus d'ennemis,
Ses vertus te les ont soumis.
Chæeur.
Vnissons-nous; aux transports d'allégresse
Joignons les plus charmans concerts.
Biij
jitized by Goog
30 MERCURE DEFRANCE.
Un Prince nous est né. Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers.
La France.
Tous les Peuples divers prendront part à ma joye.
L'Europe sur ses mauxa vu couler mes pleurs;
Le Laurier sur le front à la douleut en proie,
J'ai, l'olive à la main, dissipé ses malheurs.
Elle eut à combattre un Alcide;
Mais en tombant à ses genoux,
Elle connut qu'un Roi que la Justice guide
A le cœeur exemt de courroux.
Tous les Peuples divers prendront part à ma joye.
L'Europe sur ses maux a vu couler mes pleurs;
Le Laurier sur le front, à la douleur en proie,
J'ai, l'olive à la main, dissipé ses malheurs.
Vn Etranger.
Son repos tient à ta puissanco ;.
Elle est sensible à ton bonheur.
Partout tu maintiens la balance;
Aux Loix tu donnes la vigueur.
Tes Rois contens de leur partage
Ne sont point jaloux de nos droits;
JANVIER. 1752.
Sils font redouter leur courage,
Notre bien naît de leurs exploits.
Depuis la rive Orientale
Jusqu'aux lieux où finit le jour,
FRANCI, ca gloire est sans égale;
Tu sçais captiver notre amout.
Choeur d'Etrangers.
/es Rois contens de leur partage
Ne sont point jaloux de nos droits;
S'ils font redouter leur courage,
Notre bien naît de leurs exploits.
La France.
Illustre rejetton, ah! puissiez- vous connaître
La tendresse, pour vous, dont mon cœur est
épris
Des Augustes Epoux dont les Dieux vous font
naître
Vous aurez les vertus, les dons que je chéris,
Sur vos jours mon espoir se sonde;
Prince, pour faire des heureux
Le Ciel vous accorde à mes vœux;
Vivez pour le bonheur du Monde.
Que de votre tige féconde
Ilnaisse des Héros dignes de leurs Aieux;
Biiij
31
32 MERCURE DEFRANCE
Qu'un jour témoins de votre gloire,
Ils s'ouvrent un chemin au Temple de Mémoire;
Et que dans l'Empire des Lys
Refleurisse à jamais le Régne de LOUIS.
Illustre Rejetton, ab! puissiez- vous connoltre
La tendresse, pour vous, dont mon cour est
épris;
Des Augustes Epoux dont les Dieux vous font
naître,
Vous aurez les vertus, les dons que je chéris.
Chœeur.
Sur vos jours notre espoir se fonde,
Prince, pour faire des heureux,
Le Ciel vous accorde à nos vœux;
Vivez pour le bonheur du Monde.
Le Dieu tutelaire de la France.
YRANCI, godtez les doux fruits de la Paix;
Les plaisirs & les jeux ne finiront jamais;
Vous en jouirez d'âge en âge;
Les Immortels de leurs bienfaits
Vous donnent aujourd'hui le plus précieux gage.
Sur l'avenit mes yeux se sont ouverts;
Qelle gloire t'attend, Déesse fortunée :
ed by Goog
*-
JANVIER. 1752.
Aux Enfans de LOUIS que de Trônes offerts:
Je vois sa nombreuse Lignée,
Par d'equitables Loix, de cent Climats divera
Régler l'heureuse destinée.
Mortels, ne faites plus qu'un Peuple désormais;
C'est aux Bourbons à gouverner la Terre,
ke Ciel entre leurs mains a remis son Tonnerre:
Il les a faits les Héros de la Guerre
Et les Arbitres de la Paix.
Chœur.
Ne faisons plus qu'un Peuple désormais,
C'est aux Bourbons à gouverner la Terre;
Re Ciel entre leurs mains a remis son Tonnerre;
Il les a faits les Héros de la Guerre,
Et les Arbitres de la Paix.
Sur la naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne, par M. Cretois, de la Ville
de Meaux.
A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
DIGNE Fils d'un Monarque Auguste &
Généreux,
Grand Prince, pardonnez mon essor téméraire;
Daignez. un moment vous distraire:
Je chante le présent que vous ont fait les Dicux
Anotre tendrs amour si cher, si précieux.
Si mes accens peuvent vous plairo
De l'Univers entier je suis le plus heureux,
La France.
LOUIS avoit vaincu ses superbes rivaux;
Il avoit enchaîné la discorde ennemie.
Je jouissois des douceurs du repos;
Mais ma tranquilité sembloit mal affermie,
si le Ciel n'accordoit à mes empressemens
Un Prince qui, par sa naissance
Du Trône de mes Rois soutenant l'espérance
En assurât les fondemens.
JANVIER.
1752.
29
Peuples unissez-vous; aux transports d'allengressa
Joignez les plus charmans concerts;
Un Prince vous est né: Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers
Chœur
Unissons-nous; aux transports d'allégresse
Joignons les plus charmans concerts.
Un Prince nous est né. Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers,
La Renommée.
FRANCS, tu dois compter sur l'ardeur de mon zele.
Par cette importante nouvelle
Je vais remplit l'attente des Mortels.
Pour ton bonheur tout l'Univers soupire,
LOUIS chérit la Paix, protège ses Autels;
Sur les cœurs par ses soins il étend ton Empire-
Tu n'as plus d'envieux, tu n'as plus d'ennemis,
Ses vertus te les ont soumis.
Chæeur.
Vnissons-nous; aux transports d'allégresse
Joignons les plus charmans concerts.
Biij
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30 MERCURE DEFRANCE.
Un Prince nous est né. Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers.
La France.
Tous les Peuples divers prendront part à ma joye.
L'Europe sur ses mauxa vu couler mes pleurs;
Le Laurier sur le front à la douleut en proie,
J'ai, l'olive à la main, dissipé ses malheurs.
Elle eut à combattre un Alcide;
Mais en tombant à ses genoux,
Elle connut qu'un Roi que la Justice guide
A le cœeur exemt de courroux.
Tous les Peuples divers prendront part à ma joye.
L'Europe sur ses maux a vu couler mes pleurs;
Le Laurier sur le front, à la douleur en proie,
J'ai, l'olive à la main, dissipé ses malheurs.
Vn Etranger.
Son repos tient à ta puissanco ;.
Elle est sensible à ton bonheur.
Partout tu maintiens la balance;
Aux Loix tu donnes la vigueur.
Tes Rois contens de leur partage
Ne sont point jaloux de nos droits;
JANVIER. 1752.
Sils font redouter leur courage,
Notre bien naît de leurs exploits.
Depuis la rive Orientale
Jusqu'aux lieux où finit le jour,
FRANCI, ca gloire est sans égale;
Tu sçais captiver notre amout.
Choeur d'Etrangers.
/es Rois contens de leur partage
Ne sont point jaloux de nos droits;
S'ils font redouter leur courage,
Notre bien naît de leurs exploits.
La France.
Illustre rejetton, ah! puissiez- vous connaître
La tendresse, pour vous, dont mon cœur est
épris
Des Augustes Epoux dont les Dieux vous font
naître
Vous aurez les vertus, les dons que je chéris,
Sur vos jours mon espoir se sonde;
Prince, pour faire des heureux
Le Ciel vous accorde à mes vœux;
Vivez pour le bonheur du Monde.
Que de votre tige féconde
Ilnaisse des Héros dignes de leurs Aieux;
Biiij
31
32 MERCURE DEFRANCE
Qu'un jour témoins de votre gloire,
Ils s'ouvrent un chemin au Temple de Mémoire;
Et que dans l'Empire des Lys
Refleurisse à jamais le Régne de LOUIS.
Illustre Rejetton, ab! puissiez- vous connoltre
La tendresse, pour vous, dont mon cour est
épris;
Des Augustes Epoux dont les Dieux vous font
naître,
Vous aurez les vertus, les dons que je chéris.
Chœeur.
Sur vos jours notre espoir se fonde,
Prince, pour faire des heureux,
Le Ciel vous accorde à nos vœux;
Vivez pour le bonheur du Monde.
Le Dieu tutelaire de la France.
YRANCI, godtez les doux fruits de la Paix;
Les plaisirs & les jeux ne finiront jamais;
Vous en jouirez d'âge en âge;
Les Immortels de leurs bienfaits
Vous donnent aujourd'hui le plus précieux gage.
Sur l'avenit mes yeux se sont ouverts;
Qelle gloire t'attend, Déesse fortunée :
ed by Goog
*-
JANVIER. 1752.
Aux Enfans de LOUIS que de Trônes offerts:
Je vois sa nombreuse Lignée,
Par d'equitables Loix, de cent Climats divera
Régler l'heureuse destinée.
Mortels, ne faites plus qu'un Peuple désormais;
C'est aux Bourbons à gouverner la Terre,
ke Ciel entre leurs mains a remis son Tonnerre:
Il les a faits les Héros de la Guerre
Et les Arbitres de la Paix.
Chœur.
Ne faisons plus qu'un Peuple désormais,
C'est aux Bourbons à gouverner la Terre;
Re Ciel entre leurs mains a remis son Tonnerre;
Il les a faits les Héros de la Guerre,
Et les Arbitres de la Paix.
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17
p. 92
LOGOGRYPHE.
Début :
Lecteur, sans m'échauffer la bile, [...]
Mots clefs :
Brosse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGO GRYPHE.
LECTEUR , fans
m'échauffer la bile ;
A plus d'un je me rends utile.
Raifonnons & parlons en bref:
Si vous faites fauter mon chef ,
L'on voit une méchante bête
Depuis les pieds jufqu'à la tête.
Courage , ôtez , coupez mon nom ,
On trouvera , fans fiction ,
Un des ornemens de fculpture
Qui règne dans l'architecture.
Ne fuivant perfonne des yeux ,
Mon , vol s'élance au haut des cieux
Etant fur ma tige montée ,
Du fexe entier je fuis fêtée .
Soit en hiver , foit en été ,
Je couvre mon humanité.
Un mot de moins à ma ftructure
Feroit tort à notre nature.
Je recherche l'austérité
Et détefte la volupté.
Devinez donc mon existence ;
Tu me tiens , du moins... je le penfe.
A Meaux , ce 8 août 1767.
D. D. L.
LECTEUR , fans
m'échauffer la bile ;
A plus d'un je me rends utile.
Raifonnons & parlons en bref:
Si vous faites fauter mon chef ,
L'on voit une méchante bête
Depuis les pieds jufqu'à la tête.
Courage , ôtez , coupez mon nom ,
On trouvera , fans fiction ,
Un des ornemens de fculpture
Qui règne dans l'architecture.
Ne fuivant perfonne des yeux ,
Mon , vol s'élance au haut des cieux
Etant fur ma tige montée ,
Du fexe entier je fuis fêtée .
Soit en hiver , foit en été ,
Je couvre mon humanité.
Un mot de moins à ma ftructure
Feroit tort à notre nature.
Je recherche l'austérité
Et détefte la volupté.
Devinez donc mon existence ;
Tu me tiens , du moins... je le penfe.
A Meaux , ce 8 août 1767.
D. D. L.
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Pas de résultat.