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A MONSEIGNEUR LE DUC DE MONTAUSIER, PAIR DE FRANCE, &c. Gouverneur de Monseigneur le DAUPHIN.
Début :
MONSEIGNEUR, Quoy que le Mercure Galant semble estre devenu le [...]
Mots clefs :
Livre, Article, Dauphin, Éducation, Sentiments politiques, Art de régner, Armes
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texteReconnaissance textuelle : A MONSEIGNEUR LE DUC DE MONTAUSIER, PAIR DE FRANCE, &c. Gouverneur de Monseigneur le DAUPHIN.
A MONSEIGNEUR
LE DUC
DE
MONTAVSIER,
PAIR DE FRANCE, &c.
Gouverneur de Monfeigneur LE DAUPHIN.
ME ONSEIGNEUR ,
Quoyque le Mercure Galantſemble eſtre devenule Livre de tout le monde,
celuy que je prens la liberté de vous offrir eft tellement à vous , que j'ay crû que vous ne defaprouveriez pas que je luyfiſſe porter votre Illustre Nom. Ce qu'il contient deplus relevé regarde l'E- ducationde MonseigneurleDAUPHIN
2
aij
EPISTRE.
C'est l'Article le plus étendu , parce qu'il est impoſſible de renfermer en peu de paroles le prétieux Sujet de tant de veilles & de tant de foins ; Etquel au..
tre que Vous , MONSEIGNEUR, a
autant de part que vous en avezàcette merveilleuse Education qui nous fait admirer dans ce jeune Prince toutes les
qualitez qui le pouvoient rendre digne d'étre Fils de LOUIS LE GRAND ?
C'est Vous qui luy inspirez les Vertus
qui font particulieres aux Perſonnes de SonRing. C'est Vousqui lefaites entrer dans les Sentimens Politiques qui dơi vent eftre la principale Einde des Son- verains ; Et le Roy luydonnant lesve- ritables Regles dugrandArt de regner,
parles Memoiresqu'il prendſoin de luy dreffer de sa vie, C'eſt Vous qui luy ren- dezces secoursſenſibles , &luy appre- nez à meriter parluy-méme les avan- tagesqui luy fontdeſtinez parsa Naif Sance. L'honneurque vous avez reçen
par le choix que cet incomparable Mo- narque afait de Vous pour vous confier ce qu'apres Luy la France a de plus cher &deplus Auguste aestéfait par
EPISTRE.
d'autres Rois en differens Siecles aux
plus confiderables de l'Etat ; mais ces Rois qui les ont choiſts n'estoient point LOUIS XIV. &comme ils n'avoient
pas cette vive source de lumieres dont il
est éclairé dans tout-ce qu'ilfait, ils ont pû donner à lafaveur, ce que l'expe rience nousfait vairque vous vous estes
attirépar leplusfolide merite. Cette
gloire,MONSEIGNEUR,eftfi écla
tante &fiparticuliere pour Kous , que quoy que toute votre viefoit une ma- tiere inépuisable d'Eloges; Dire que le
Royvous a fait Gouverneur de Mon.
Seigneurle DAUPHIN, &que lesbautes Idéesque vous luy avezfaitprendre decequ'il est né,l'ontrendu ce que nons
Levoyons,c'est dire plus que les Panegyriques les plus achevez,nepourroient faire concevoir des plus Grands Hommes. C'est auffi àcettefeule lanange que je m'arreste ,&quelque liberté que je prenne devouspreſentercette Partiedu Mercure,je me trouve en méme temps contraint d'avoüer que le Mercure, ne doit point estre pour Vous. Il est lenpar tout,&on l'estime parce qu'en faisant
a iij
EPISTRE.
connoîtreles merveilles que produittous lesjours la France ,ilya pen de Pais Etrangers oùil ne donneſujet de l'ad- mirer ; Mais , MONSEIGNEUR,
quand ildira que vous estes d'une des plusnobles &plus anciennes Maiſons du Royaume , que vous avez l'Esprit auſſi grand que la naiſſance,que vôtre Courage les égale l'un &l'autre, &que malgré l'attachement que vous avez toûjours en pour lesBelles Lettres, vous n'avezlaiſſé échaper aucune occaſionde vousfignalerparles Armes ,que dira- t-il quinefoit connudanstous les lieux oùsabonnefortune luy afait trouver de V'accés ? L'Italie ne vous a-t- elle pas veu aux Siegesde Roſignan &de Cafal donnerdés vôtrejeuneâgedes marques
decette Valeur dont la Lorraine a de
puis esté témoin, &que l'Alsacen'apu s'empécher en suite d'admirer, quand
vous trouvantfous lefeu DucdeVuei- mar àl'attaque de la Ville&Forteresse de Brisac,vous yfiſtes tout cequ'onpeut attendre d'un Homme à qui les grandes Occafions inspirent la plus impatiente urdeur defediftinguer ? Io neparleny
EPISTRE.
C
des autres Sieges, ny d'une infinitéde Rencontresqui ont toutes fervyàfaire éclater vôtre Courage. Ielaiſſe laBa- tailledeCerné,dans laquelle vous prites devôtremain trois Etendars de CavaLerie. Avec quelle gloire n'avez- vous pas chalcombatu deCampendeAllemagne l' Arméeque ,feulcomman Maré-EELDE
doit feu Monfieur le Mareſchal Lyc Guebriant ? La Haute & Baffle Al /893 *
dont le Royvous avoit confié le Com mandement, n'oublieront jamais l'intre- pidité avec laquelle vous avez tenute fie aux Ennemis,dont enfin vous nepû- teséviterd'étrefait Prisonnier deguer re,apres vous étre exposépar tout oùle plus preſſant péril vous appelloit. Voilà de grandes Actions , MONSEIGNEUR! Nos Histoires qui en fe rontpleinesvous répondent de l'Immor- valitéque vous avezsi bien meritée ,
mesfoibles expreſſions ne pouvant rien pour vêtre gloire, je ne découvre plus dans ceque je me hazarde à vous offrir,
qu'un ambitieux motifd'amour propre,
qui mefait souhaiter que tout le monde fçache la gracequevous me faites de
EPISTR E.
m'honorer de vôtre protection , &d'a gréerqueje me diſe avec le zele le plus respectueux ,
MONSEIGNEUR,
Voltre tres-humble & tres- obeif
fantServiteur,D
LE DUC
DE
MONTAVSIER,
PAIR DE FRANCE, &c.
Gouverneur de Monfeigneur LE DAUPHIN.
ME ONSEIGNEUR ,
Quoyque le Mercure Galantſemble eſtre devenule Livre de tout le monde,
celuy que je prens la liberté de vous offrir eft tellement à vous , que j'ay crû que vous ne defaprouveriez pas que je luyfiſſe porter votre Illustre Nom. Ce qu'il contient deplus relevé regarde l'E- ducationde MonseigneurleDAUPHIN
2
aij
EPISTRE.
C'est l'Article le plus étendu , parce qu'il est impoſſible de renfermer en peu de paroles le prétieux Sujet de tant de veilles & de tant de foins ; Etquel au..
tre que Vous , MONSEIGNEUR, a
autant de part que vous en avezàcette merveilleuse Education qui nous fait admirer dans ce jeune Prince toutes les
qualitez qui le pouvoient rendre digne d'étre Fils de LOUIS LE GRAND ?
C'est Vous qui luy inspirez les Vertus
qui font particulieres aux Perſonnes de SonRing. C'est Vousqui lefaites entrer dans les Sentimens Politiques qui dơi vent eftre la principale Einde des Son- verains ; Et le Roy luydonnant lesve- ritables Regles dugrandArt de regner,
parles Memoiresqu'il prendſoin de luy dreffer de sa vie, C'eſt Vous qui luy ren- dezces secoursſenſibles , &luy appre- nez à meriter parluy-méme les avan- tagesqui luy fontdeſtinez parsa Naif Sance. L'honneurque vous avez reçen
par le choix que cet incomparable Mo- narque afait de Vous pour vous confier ce qu'apres Luy la France a de plus cher &deplus Auguste aestéfait par
EPISTRE.
d'autres Rois en differens Siecles aux
plus confiderables de l'Etat ; mais ces Rois qui les ont choiſts n'estoient point LOUIS XIV. &comme ils n'avoient
pas cette vive source de lumieres dont il
est éclairé dans tout-ce qu'ilfait, ils ont pû donner à lafaveur, ce que l'expe rience nousfait vairque vous vous estes
attirépar leplusfolide merite. Cette
gloire,MONSEIGNEUR,eftfi écla
tante &fiparticuliere pour Kous , que quoy que toute votre viefoit une ma- tiere inépuisable d'Eloges; Dire que le
Royvous a fait Gouverneur de Mon.
Seigneurle DAUPHIN, &que lesbautes Idéesque vous luy avezfaitprendre decequ'il est né,l'ontrendu ce que nons
Levoyons,c'est dire plus que les Panegyriques les plus achevez,nepourroient faire concevoir des plus Grands Hommes. C'est auffi àcettefeule lanange que je m'arreste ,&quelque liberté que je prenne devouspreſentercette Partiedu Mercure,je me trouve en méme temps contraint d'avoüer que le Mercure, ne doit point estre pour Vous. Il est lenpar tout,&on l'estime parce qu'en faisant
a iij
EPISTRE.
connoîtreles merveilles que produittous lesjours la France ,ilya pen de Pais Etrangers oùil ne donneſujet de l'ad- mirer ; Mais , MONSEIGNEUR,
quand ildira que vous estes d'une des plusnobles &plus anciennes Maiſons du Royaume , que vous avez l'Esprit auſſi grand que la naiſſance,que vôtre Courage les égale l'un &l'autre, &que malgré l'attachement que vous avez toûjours en pour lesBelles Lettres, vous n'avezlaiſſé échaper aucune occaſionde vousfignalerparles Armes ,que dira- t-il quinefoit connudanstous les lieux oùsabonnefortune luy afait trouver de V'accés ? L'Italie ne vous a-t- elle pas veu aux Siegesde Roſignan &de Cafal donnerdés vôtrejeuneâgedes marques
decette Valeur dont la Lorraine a de
puis esté témoin, &que l'Alsacen'apu s'empécher en suite d'admirer, quand
vous trouvantfous lefeu DucdeVuei- mar àl'attaque de la Ville&Forteresse de Brisac,vous yfiſtes tout cequ'onpeut attendre d'un Homme à qui les grandes Occafions inspirent la plus impatiente urdeur defediftinguer ? Io neparleny
EPISTRE.
C
des autres Sieges, ny d'une infinitéde Rencontresqui ont toutes fervyàfaire éclater vôtre Courage. Ielaiſſe laBa- tailledeCerné,dans laquelle vous prites devôtremain trois Etendars de CavaLerie. Avec quelle gloire n'avez- vous pas chalcombatu deCampendeAllemagne l' Arméeque ,feulcomman Maré-EELDE
doit feu Monfieur le Mareſchal Lyc Guebriant ? La Haute & Baffle Al /893 *
dont le Royvous avoit confié le Com mandement, n'oublieront jamais l'intre- pidité avec laquelle vous avez tenute fie aux Ennemis,dont enfin vous nepû- teséviterd'étrefait Prisonnier deguer re,apres vous étre exposépar tout oùle plus preſſant péril vous appelloit. Voilà de grandes Actions , MONSEIGNEUR! Nos Histoires qui en fe rontpleinesvous répondent de l'Immor- valitéque vous avezsi bien meritée ,
mesfoibles expreſſions ne pouvant rien pour vêtre gloire, je ne découvre plus dans ceque je me hazarde à vous offrir,
qu'un ambitieux motifd'amour propre,
qui mefait souhaiter que tout le monde fçache la gracequevous me faites de
EPISTR E.
m'honorer de vôtre protection , &d'a gréerqueje me diſe avec le zele le plus respectueux ,
MONSEIGNEUR,
Voltre tres-humble & tres- obeif
fantServiteur,D
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Résumé : A MONSEIGNEUR LE DUC DE MONTAUSIER, PAIR DE FRANCE, &c. Gouverneur de Monseigneur le DAUPHIN.
L'épître est adressée à Monseigneur le Duc de Montausier, Gouverneur du Dauphin. L'auteur souligne que le Mercure Galant, bien que public, est dédié au Duc en raison de son rôle crucial dans l'éducation du Dauphin. Le Duc est loué pour ses qualités et ses mérites, notamment pour inspirer au Dauphin les vertus nécessaires à sa future royauté. Il transmet également les règles de gouvernement à travers les mémoires du roi Louis XIV. Le Duc est également reconnu pour son courage et ses exploits militaires. Il a participé aux sièges de Rosignan, Casal, et Brisac, ainsi qu'à la bataille de Cérisols, où il a capturé trois étendards de cavalerie. Son commandement en Alsace est également mentionné. Malgré sa capture lors d'une bataille, son courage et son dévouement sont soulignés. L'épître se conclut par l'expression de la gratitude de l'auteur pour la protection et l'honneur que lui accorde le Duc.
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2
p. 30-38
EPITRE. De Madame des Houlieres à M. le Duc de Montausier.
Début :
Le Dieu couronné de pavots [...]
Mots clefs :
Gloire, Apollon, Philisbourg, Louis, Valeur
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texteReconnaissance textuelle : EPITRE. De Madame des Houlieres à M. le Duc de Montausier.
EPITRE.
De Madame des Houlieres à
M. le Ducde Montaufur.
E Dieu couronné de pavots
Apeinece matin m'avoit abandonnée,
Qu'Apollon à mes yeux encor à demi clos
S'eft fait voir de lauriers la tefte environnée,
Luy que j'avois prié,depuis prés d'une
année',
De ne plus troubler mon repos.
Vien chanter , m'a- t-il dit , vien , il
faut te réfoudre,
A célébrer encor de glorieux Exploits.
31 LOUIS à fon Dauphin vient de pref
ter fa foudre ;
Et ce jeune Heros , dont tout fuivra
les Loix ,
A pour fon coup d'Effay mis Philisbourg en poudre.
Quel plus noble Employ
pour ta voixà
Apollon , à ces mots , m'a préfenté fa
Lyre , (fons.
Dont j'ay déja tiré tant d'agréables
Je l'ay prife ; & malgré les mauxdont
jefoupire ,
Pleine du beau feu qu'il
m'inſpire , Je vais recommencer d'héroïques
chanfons.
IlluAre Montaufier , daigne les faire
entendre.
Au Vainqueur , à qui je les doy.
Sur elles tu fçauras répandre Uncharme , à qui fon coeur fe laiffera
furprendre :
b iv
32
Sers mon zele, & dis-
**
lny pour moy :
La Saifon , la Nature , & l'Art unis
enfemble
On fait pour Philisbourg des efforts
inoüis.
Tu les as furmontez ; par toy l'Empire
tremble ;
Tu reffembleras à LOUIS ,
Grand Prince , s'il fe peut que quelqu'un luy reffemble.
哈哈
Je m'étois attendue à tout ce que tu fais. (racles,
Le Dieu des Vers , dans fes OQuoy qu'on ait dit
jamais.
› ne ment
Lors qu'un Fils vint remplir tes plus
tendres fouhaits,
Apollon par ma bouche annonça les
miracles
Que tu ferois , lors que la paix
A ta fiére valeur ne mettroit plus
d'obstacles.
-33
Tu n'as que trop tenu ce qu'il avoit
promis.
Exposé nuit & jour au feu des Ennemis
On t'a yeû méprifer , en jeune teme- raire ,
Mille & mille volantes morts ,
Et l'on diroit à te voir faire
Que tu crois , qu'en naiffant on ait
plonge ton corps,
Comme celuy d'Achille , au fond des
eaux fatales ,
Qui voyent fur leurs fombres
bords ,
Des Rois & des Bergers les fortunes
égales.
Qu'on vient de découvrir de vertus.
dans ton cœur
Et que tu fais du temps un glorieux
partage!
Que ce partage cauſe &de joye &de
peur !
Reut, onregarder ſans frayeur
34
Les differens perils où ta valeur t'engage ?
Peut-on , fans t'adorer , te voir donnertes foins ,
Tantoft à pourvoir aux befoins
Des Guerriers que la gloire a couverts
de bleſſures ,
Et tantoft à tracer de fidelles peintures
Des grandes actions dont tes yeux
asl
font témoins ?
<
Le Soleil , infortuné Pere
D'un Fils indocile , imprudent ,
Depuis que Philisbourg a fenti ta colere ,
(dent,
Moins lumineux , & moins arD'un cours precipité paffe à l'autre
hemifphere ; (ploy;
11 remplit à regret fon glorieux emTu renouvelles fa trifteffe ,
Lors qu'il te voit conduire avec tant
de fageffe
Les deffeins dont Louis s'eft réposé
fur toy.
35
De quel oil penfes tu que l'Europe
regarde
Ce que tu viens d'executet ?
Tant d'Eftats , qu'en deux mois ton
bras vient d'ajoûter
Aux Eftats que le Ciel te garde,
Luyfont voir tout ce qu'on hazarde
Et tout ce qu'on s'apprête encore de
regrets
Quand on irrite un Roy , de qui rien
ne retarde
Ni les deffeins, ni les progrés.
Quelque loin que ta gloire aujour d'hui foit allée , f
Elle fait le plaifir du plus fage des Rois ,
Quand il voit ta prudence à ta valeur
mcflée ,
Affeurer le bonheur de l'Empire Fran
çois.
Plus feur de fon deftin que ne fut autrefois
b vj
36
Le tonnant Rival de Pelée , 10
Il ne craint point qu'un Fils, efface fes
exploits.
Arrêté une courfe fi belle ,
Aux douceurs du repos la faifon te
rappelle ,
Mars fuit les Aquilons & cherche les
Zephirs ,
Vien fécher les beaux yeux d'une augufte Princelle
Vien remplir fes plus doux defirs:: Ton ardeur pour la gloire allarme fa
tendreffe :
L'inquietude &la trifteffe
En ton abfence ont pris la place des
plaifirs.
Tu jouis , Montaufier , du doux
fruit de tes peines ,
Ton jeune Achille eft triomphant
De l'orgueil des Aigles Romaines ;
Vainement contre lui l'Empire. Le.
défend.
37
Philisbourg , Frankendal , Manhein,
Treves , Mayence ,
Que leurs Dieux n'ont pû garantir ,
Font bien voir,de quel fang le Ciel l'a
fait fortir ,
Et quelle habile main cultiva dés l'enfance ,
Lavaleur du Heros qui vient d'affu
jettir
Et du Necre & du Rhin l'orgueilleu
le puiffance..
Sur nos facrez Autels , on voit fumerl'encens ,.
Pourune fi grande victoire ;
Tout retentit icy du doux bruit de fa
gloire ::
Mais rien n'eft comparable aux tranf
ports que je fens.
Oui , l'amitié , l'eftime , & la recon
noiffance
Que depuis long- temps je te
doy,
38
Me font bien mieux fentir qu'au refte
de la France ,
Unfuccés dont l'éclat réjaillit jufqu'à
toy
De Madame des Houlieres à
M. le Ducde Montaufur.
E Dieu couronné de pavots
Apeinece matin m'avoit abandonnée,
Qu'Apollon à mes yeux encor à demi clos
S'eft fait voir de lauriers la tefte environnée,
Luy que j'avois prié,depuis prés d'une
année',
De ne plus troubler mon repos.
Vien chanter , m'a- t-il dit , vien , il
faut te réfoudre,
A célébrer encor de glorieux Exploits.
31 LOUIS à fon Dauphin vient de pref
ter fa foudre ;
Et ce jeune Heros , dont tout fuivra
les Loix ,
A pour fon coup d'Effay mis Philisbourg en poudre.
Quel plus noble Employ
pour ta voixà
Apollon , à ces mots , m'a préfenté fa
Lyre , (fons.
Dont j'ay déja tiré tant d'agréables
Je l'ay prife ; & malgré les mauxdont
jefoupire ,
Pleine du beau feu qu'il
m'inſpire , Je vais recommencer d'héroïques
chanfons.
IlluAre Montaufier , daigne les faire
entendre.
Au Vainqueur , à qui je les doy.
Sur elles tu fçauras répandre Uncharme , à qui fon coeur fe laiffera
furprendre :
b iv
32
Sers mon zele, & dis-
**
lny pour moy :
La Saifon , la Nature , & l'Art unis
enfemble
On fait pour Philisbourg des efforts
inoüis.
Tu les as furmontez ; par toy l'Empire
tremble ;
Tu reffembleras à LOUIS ,
Grand Prince , s'il fe peut que quelqu'un luy reffemble.
哈哈
Je m'étois attendue à tout ce que tu fais. (racles,
Le Dieu des Vers , dans fes OQuoy qu'on ait dit
jamais.
› ne ment
Lors qu'un Fils vint remplir tes plus
tendres fouhaits,
Apollon par ma bouche annonça les
miracles
Que tu ferois , lors que la paix
A ta fiére valeur ne mettroit plus
d'obstacles.
-33
Tu n'as que trop tenu ce qu'il avoit
promis.
Exposé nuit & jour au feu des Ennemis
On t'a yeû méprifer , en jeune teme- raire ,
Mille & mille volantes morts ,
Et l'on diroit à te voir faire
Que tu crois , qu'en naiffant on ait
plonge ton corps,
Comme celuy d'Achille , au fond des
eaux fatales ,
Qui voyent fur leurs fombres
bords ,
Des Rois & des Bergers les fortunes
égales.
Qu'on vient de découvrir de vertus.
dans ton cœur
Et que tu fais du temps un glorieux
partage!
Que ce partage cauſe &de joye &de
peur !
Reut, onregarder ſans frayeur
34
Les differens perils où ta valeur t'engage ?
Peut-on , fans t'adorer , te voir donnertes foins ,
Tantoft à pourvoir aux befoins
Des Guerriers que la gloire a couverts
de bleſſures ,
Et tantoft à tracer de fidelles peintures
Des grandes actions dont tes yeux
asl
font témoins ?
<
Le Soleil , infortuné Pere
D'un Fils indocile , imprudent ,
Depuis que Philisbourg a fenti ta colere ,
(dent,
Moins lumineux , & moins arD'un cours precipité paffe à l'autre
hemifphere ; (ploy;
11 remplit à regret fon glorieux emTu renouvelles fa trifteffe ,
Lors qu'il te voit conduire avec tant
de fageffe
Les deffeins dont Louis s'eft réposé
fur toy.
35
De quel oil penfes tu que l'Europe
regarde
Ce que tu viens d'executet ?
Tant d'Eftats , qu'en deux mois ton
bras vient d'ajoûter
Aux Eftats que le Ciel te garde,
Luyfont voir tout ce qu'on hazarde
Et tout ce qu'on s'apprête encore de
regrets
Quand on irrite un Roy , de qui rien
ne retarde
Ni les deffeins, ni les progrés.
Quelque loin que ta gloire aujour d'hui foit allée , f
Elle fait le plaifir du plus fage des Rois ,
Quand il voit ta prudence à ta valeur
mcflée ,
Affeurer le bonheur de l'Empire Fran
çois.
Plus feur de fon deftin que ne fut autrefois
b vj
36
Le tonnant Rival de Pelée , 10
Il ne craint point qu'un Fils, efface fes
exploits.
Arrêté une courfe fi belle ,
Aux douceurs du repos la faifon te
rappelle ,
Mars fuit les Aquilons & cherche les
Zephirs ,
Vien fécher les beaux yeux d'une augufte Princelle
Vien remplir fes plus doux defirs:: Ton ardeur pour la gloire allarme fa
tendreffe :
L'inquietude &la trifteffe
En ton abfence ont pris la place des
plaifirs.
Tu jouis , Montaufier , du doux
fruit de tes peines ,
Ton jeune Achille eft triomphant
De l'orgueil des Aigles Romaines ;
Vainement contre lui l'Empire. Le.
défend.
37
Philisbourg , Frankendal , Manhein,
Treves , Mayence ,
Que leurs Dieux n'ont pû garantir ,
Font bien voir,de quel fang le Ciel l'a
fait fortir ,
Et quelle habile main cultiva dés l'enfance ,
Lavaleur du Heros qui vient d'affu
jettir
Et du Necre & du Rhin l'orgueilleu
le puiffance..
Sur nos facrez Autels , on voit fumerl'encens ,.
Pourune fi grande victoire ;
Tout retentit icy du doux bruit de fa
gloire ::
Mais rien n'eft comparable aux tranf
ports que je fens.
Oui , l'amitié , l'eftime , & la recon
noiffance
Que depuis long- temps je te
doy,
38
Me font bien mieux fentir qu'au refte
de la France ,
Unfuccés dont l'éclat réjaillit jufqu'à
toy
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Résumé : EPITRE. De Madame des Houlieres à M. le Duc de Montausier.
L'épître de Madame des Houlières à Monsieur le Duc de Montaufier célèbre les exploits militaires du duc, en particulier la prise de Philisbourg. Madame des Houlières décrit une vision où Apollon lui apparaît pour lui demander de chanter les glorieux exploits du duc. Elle exprime son admiration pour le jeune héros dont les lois seront suivies par tous. Le duc est comparé à Louis XIV, et ses actions sont décrites comme surhumaines, rappelant celles d'Achille. Madame des Houlières loue également la bravoure et la sagesse du duc, soulignant qu'il a su conquérir de nombreux États en peu de temps. Elle mentionne les villes conquises, telles que Philisbourg, Frankendal, Mayence et Trèves, et exprime sa joie et son admiration pour ses victoires. Elle conclut en affirmant que son amitié et son estime pour le duc sont profondes et partagées par toute la France.
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3
p. 126-139
PARAPHRASE ALLEGORIQUE Aux Victoires de Monseigneur le Dauphin. Du PSEAUME LXXI.
Début :
Je ne doute pas qu'aprés vous estre fait un si grand / Donne, Seigneur, au Fils du plus grand de nos Rois, [...]
Mots clefs :
Roi, Rois, Efforts, Héros, Lois, Peuples, Valeur, Gloire, Dauphin, Sang
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texteReconnaissance textuelle : PARAPHRASE ALLEGORIQUE Aux Victoires de Monseigneur le Dauphin. Du PSEAUME LXXI.
Je ne doute point qu'après
vous estre fait un
si
grand
plaisir des diversOuvrages
que je vous ayenvoyez sur
les Conquestes de Monseigneur
le Dauphin, vous ne
soyez extrêmement sâtisfaite
de celuy que vous allez lire.
Il estdeMr l'Abbé de Viani,
Prieur de l'Eglise de S. Jean
d'Aix, qui l'a adîefleà Mf:,
e Duc de Montausier.Cest
£.'a ParaphraseAllégorique
£Tun P/eaume que David
):zzomposa pour souhaiter à
Ton Fils Salomon) les vertus
rpqui luy estoient necessaires
pour bien regner. Vous y
werrez un juste rapport à tout
ixe qui est connu de lapiet,é
àôc des vertus admirables de
nostre Auguste Monarque.
C'est une matière jnépuifable
J
& qui renouvelle de
I( jour en jour.
PARAPHRASE
ALLEGORIQUE 1
Aux Victoires de Monfcïgneui
le Dauphin.
oDu PsEAUJvIE LXXI. - Onne,Seig&èar, AtéXiù.dté.
plusgrâtîdde nos Rois
1 Vamour ferme &- confiant de tes di^
vines Loix ; ,
Fais quesans s*écartet de la droite
lufiiee, -'
¡fa Pauvre ilfoittoujours fivcrible
& propice)
Et que ses lugemens des Peuples
¡zdgreZ,
Contre l'opprcjjlon les rendent assiren.
kVdiS que ceux qu'unhAut Rang at-.
tache àsaPersonne,
Soutenant a l'envy le poids de la
Couronne )
\Hin ftffint respecter £Augufie Majessé
) [leurVietéy
x'Sien mainspar leur Valeur que par
\*Et que les Magifirats qui dans leur
Rangsuprème
,
\Ont lesacrêdêpojt des droits du Dia*
dême,
\¥ou/fcZ de ton esprit,remplisde
leurdevoir
,
!3En fiachent menager le fouveraw
pouvoir? .-
7Wousverrons dans ces lieux la rAleu",
laPuiss.-.nce
,
Tfaire reg.icrU P:'; ,
la Vertu, VA- bondd
,
fiN&usverrons uj; '(.!i/u' Roy
,
leplus
grand desù Guera^/-s>
De la main definFils recevoir der-
Lauriers,
Etsentir le tranifport de cette doltce--
gloire
£)ne donne , aux leunes Coeurs lapremiert
Viffoire.
Nous verrons ce Vainqueur par fis
premiers exploits,
Biglerdes opprimeZ les légitimés
droits;
Etpar les beaux efforts desa valeur *
guerriere
Rétablir dansfies biens une Augufie
Héritiere.
Cesien vain, Thilisbourg
, que
ceint de toutes parts5 - far des Marais profonds) pardefermes
Rempartsy
Tu mépriflis les coups delàfiere
Tempefie : [ quefie3
De cejeune Héros tu fieras la Con,..
VSi deton Difevfenr le nomsifort
vanté3
-j?,r uniraplus célébré à lapofierrté>
'Q'avoir pu quelques jours arreflet
fin audace>
£^fte d*avoirsurmonté les efforts de
la rhrdce.
Martheinsuivra ta chcllle, &fin
JîerFalAtin
fuyant de ses Eflats le rigoureux
Jifin,
yprés avoir canfé cette cruelle
guerre,
Sentira le premier les éclats du Tonnerre.
Malgréses Bastions & ses fiperbes
Forts,
13frankendal tombera fins les nob, les
efforts
M'un Heros qui suivant sa course
glorieuse
>
Mangerafousses Loix & le Rhin di-
, laMeuse.
En vain,fer Hollandois de fii
grandeurjaloux,
Tu te crois dans tes eaux à couvert
de.fiscoups ;
On aJeu tedomptermalgrétes fortes
Digues,
Et trancherpar le Fer tes Traitez&
tes Ligues , Et te donnant ia Loy dans us propresEtats9
Te rendre le mépris de tous les Potentats..
Jïuinsidelie à fin Sang, à fin
Pere perfide>
Ton ingratProtecteurm:dite un Parricide
4
Jïuefier de ces Vaijjcaux
,
plein de
va/les projets, [ Sujets;
Il arme contre un Roy fis rebelles
*arfespremierssucc,éss*accoAutu,m0'a- n- t
aa crime, ( gitime,
gytfil traite en fippofél'heritier le.
St de la calomnieemprllntaitt le
pinceau, Quil attaque sans honte un Enfant
au Berceau,
\e Cielpour le punirformera des
orages5
Et le Prince anime par tant d'hen.
reuxpréfiges*
ïcrafcra ce Monstre ennemy de la Foy,
57surfinTroneAugufie affermira,
ce Roy.
Rome deceshautsfaits heureusement
sûrprise,
Voyant dans ce Héroslesoutien de
l'Eglifi,
De tous nos démèter, oubliant le
malheur, (Valeur.
De mon Roy
>
defin Fils bénira la
- Cefialors que LOFIS AU dejjk*
de l'Envie,
Prolongeant par fin Fils la gloire
deJaVie,
formera par fis foins des Frinces
genereNx,
Et si verra revivre encor dans siJs
Neveux,
Dont la posterité dessiécles reverée"
Aura du Firmament£éternelle
durée.;
Ettoujoursplus féconde en Héros
immortels,
Expofem fin Sang en faveur des
Autels ;
Et par elle bientost, les Sultans de
Bifance
Malgré , tous leurs efforts, & leur
vaste JNiffince,
rerront far les rayons de ce Soleil
naissant,
Çpbjcurcir a jamais leur funejïe
Croissant.
Ce DAFPHIN que la France&
que le Monde adn ire,
"SDes Fleuves & des Mers hornera
son Empire,
hJEt ses jalonx craignant la force de
son bras, [ pas.
Udifèront,par refpecl la trace deses
Les Flotes de Siam à travers les
orages
t porteront leurs Tresorssur nos heureux
Rivages,
i Et Us Barbares Rois des Peuples
basanez,,
Seront à sesgenoux humblement
profiernez
Le Pirated'Alger cent foisplus
redoutable
Au timideMarchand qu'un écûeil
efrojat-iei
Sous les débrisfumonsdeses MufSte
embrasez,,
Se reverra purty des maux q"
caufcT^.
Des méchants ilflra /'impitoyable
luge,
Des pauvres opprimez, ilfera h\
refuge,
Contre leurs ennemis il fera lettmrî
apuy ; [ lu
Etleur étatabjeEtferagrand devante
L'Indien parfin Orviendra le\
reconnoijlre,
Et les Peuples diversvoulantFavoirtw
pour Maifire
Par de riches Tributsobligeront
leurs Rois
De venirpromptement se foumetire
a ses Loix.
Sous un Regnesifiint, si remply
de lufiiee,
.!."a Vermfousfispiedspra tremblerleVice.
"Nas monts ou ne croisoient que
d'aridesbuissons,
Produiront sans travail de fertiles
moiffins,
\=-t ceux dont Dieu bénit le chasle
Mariage, [partage.
à(De Vertueux Ensansauront le doux
^>ui repeuplant nos Camps des plus
braves soldats
, ^Deviendront lejoûticn desesvases
Etats.
Apres tant de bcn-hcuricevrince
incomparable
Mura dans l'Vnivers une gloire
d/trable.
rTiés Ennernisfrilpe- de sa vivt
splendeur,
tenteront vainement d'affaiblir sa
grandeur,
Ori te verra briller d'une lè,2
lumiere,
Tant que fAstre dit jour fournirai
sa carriere.
Grand Dieu, de qui les Rois 0;;1\\
toute leurgrandeur,
jtjïnqunu Monde entier t'adore-v
avec ardeur GonfervedansLOV,IS ton plusw
p.zrJait ouvrage ;
Conflrve en son DArPHI NV
sa rejfemblantc image;
ParEux ton sacré Nom des Mor—\
tels refpcffê
,
Regnera dans son lufire di dansvt , sa Maio/fé.
liluftr* MOKTAFSIER , dcmÀf\
l'ame genereuse
A toâjous protégé la rerlll mal»'
heureuse s
2Toy qui receu du Ciel la Candeur,
la Bonté)
Et du mondenaissant l'antique
Probli'té;
uanddes Cygnes fameux
,
qui , charment tes oreilles ,
De ton jeune Heros annoncent les
merveilles
„ Daigne encore écouter ce quauxbords
du Jourdain
Pn Saint Roy prononça par un
esprit Divin,
Et ne refufl pas de presenter (lM;
PRINCE,
Ce tribut qui luy vient du fond
d'une Province.
vous estre fait un
si
grand
plaisir des diversOuvrages
que je vous ayenvoyez sur
les Conquestes de Monseigneur
le Dauphin, vous ne
soyez extrêmement sâtisfaite
de celuy que vous allez lire.
Il estdeMr l'Abbé de Viani,
Prieur de l'Eglise de S. Jean
d'Aix, qui l'a adîefleà Mf:,
e Duc de Montausier.Cest
£.'a ParaphraseAllégorique
£Tun P/eaume que David
):zzomposa pour souhaiter à
Ton Fils Salomon) les vertus
rpqui luy estoient necessaires
pour bien regner. Vous y
werrez un juste rapport à tout
ixe qui est connu de lapiet,é
àôc des vertus admirables de
nostre Auguste Monarque.
C'est une matière jnépuifable
J
& qui renouvelle de
I( jour en jour.
PARAPHRASE
ALLEGORIQUE 1
Aux Victoires de Monfcïgneui
le Dauphin.
oDu PsEAUJvIE LXXI. - Onne,Seig&èar, AtéXiù.dté.
plusgrâtîdde nos Rois
1 Vamour ferme &- confiant de tes di^
vines Loix ; ,
Fais quesans s*écartet de la droite
lufiiee, -'
¡fa Pauvre ilfoittoujours fivcrible
& propice)
Et que ses lugemens des Peuples
¡zdgreZ,
Contre l'opprcjjlon les rendent assiren.
kVdiS que ceux qu'unhAut Rang at-.
tache àsaPersonne,
Soutenant a l'envy le poids de la
Couronne )
\Hin ftffint respecter £Augufie Majessé
) [leurVietéy
x'Sien mainspar leur Valeur que par
\*Et que les Magifirats qui dans leur
Rangsuprème
,
\Ont lesacrêdêpojt des droits du Dia*
dême,
\¥ou/fcZ de ton esprit,remplisde
leurdevoir
,
!3En fiachent menager le fouveraw
pouvoir? .-
7Wousverrons dans ces lieux la rAleu",
laPuiss.-.nce
,
Tfaire reg.icrU P:'; ,
la Vertu, VA- bondd
,
fiN&usverrons uj; '(.!i/u' Roy
,
leplus
grand desù Guera^/-s>
De la main definFils recevoir der-
Lauriers,
Etsentir le tranifport de cette doltce--
gloire
£)ne donne , aux leunes Coeurs lapremiert
Viffoire.
Nous verrons ce Vainqueur par fis
premiers exploits,
Biglerdes opprimeZ les légitimés
droits;
Etpar les beaux efforts desa valeur *
guerriere
Rétablir dansfies biens une Augufie
Héritiere.
Cesien vain, Thilisbourg
, que
ceint de toutes parts5 - far des Marais profonds) pardefermes
Rempartsy
Tu mépriflis les coups delàfiere
Tempefie : [ quefie3
De cejeune Héros tu fieras la Con,..
VSi deton Difevfenr le nomsifort
vanté3
-j?,r uniraplus célébré à lapofierrté>
'Q'avoir pu quelques jours arreflet
fin audace>
£^fte d*avoirsurmonté les efforts de
la rhrdce.
Martheinsuivra ta chcllle, &fin
JîerFalAtin
fuyant de ses Eflats le rigoureux
Jifin,
yprés avoir canfé cette cruelle
guerre,
Sentira le premier les éclats du Tonnerre.
Malgréses Bastions & ses fiperbes
Forts,
13frankendal tombera fins les nob, les
efforts
M'un Heros qui suivant sa course
glorieuse
>
Mangerafousses Loix & le Rhin di-
, laMeuse.
En vain,fer Hollandois de fii
grandeurjaloux,
Tu te crois dans tes eaux à couvert
de.fiscoups ;
On aJeu tedomptermalgrétes fortes
Digues,
Et trancherpar le Fer tes Traitez&
tes Ligues , Et te donnant ia Loy dans us propresEtats9
Te rendre le mépris de tous les Potentats..
Jïuinsidelie à fin Sang, à fin
Pere perfide>
Ton ingratProtecteurm:dite un Parricide
4
Jïuefier de ces Vaijjcaux
,
plein de
va/les projets, [ Sujets;
Il arme contre un Roy fis rebelles
*arfespremierssucc,éss*accoAutu,m0'a- n- t
aa crime, ( gitime,
gytfil traite en fippofél'heritier le.
St de la calomnieemprllntaitt le
pinceau, Quil attaque sans honte un Enfant
au Berceau,
\e Cielpour le punirformera des
orages5
Et le Prince anime par tant d'hen.
reuxpréfiges*
ïcrafcra ce Monstre ennemy de la Foy,
57surfinTroneAugufie affermira,
ce Roy.
Rome deceshautsfaits heureusement
sûrprise,
Voyant dans ce Héroslesoutien de
l'Eglifi,
De tous nos démèter, oubliant le
malheur, (Valeur.
De mon Roy
>
defin Fils bénira la
- Cefialors que LOFIS AU dejjk*
de l'Envie,
Prolongeant par fin Fils la gloire
deJaVie,
formera par fis foins des Frinces
genereNx,
Et si verra revivre encor dans siJs
Neveux,
Dont la posterité dessiécles reverée"
Aura du Firmament£éternelle
durée.;
Ettoujoursplus féconde en Héros
immortels,
Expofem fin Sang en faveur des
Autels ;
Et par elle bientost, les Sultans de
Bifance
Malgré , tous leurs efforts, & leur
vaste JNiffince,
rerront far les rayons de ce Soleil
naissant,
Çpbjcurcir a jamais leur funejïe
Croissant.
Ce DAFPHIN que la France&
que le Monde adn ire,
"SDes Fleuves & des Mers hornera
son Empire,
hJEt ses jalonx craignant la force de
son bras, [ pas.
Udifèront,par refpecl la trace deses
Les Flotes de Siam à travers les
orages
t porteront leurs Tresorssur nos heureux
Rivages,
i Et Us Barbares Rois des Peuples
basanez,,
Seront à sesgenoux humblement
profiernez
Le Pirated'Alger cent foisplus
redoutable
Au timideMarchand qu'un écûeil
efrojat-iei
Sous les débrisfumonsdeses MufSte
embrasez,,
Se reverra purty des maux q"
caufcT^.
Des méchants ilflra /'impitoyable
luge,
Des pauvres opprimez, ilfera h\
refuge,
Contre leurs ennemis il fera lettmrî
apuy ; [ lu
Etleur étatabjeEtferagrand devante
L'Indien parfin Orviendra le\
reconnoijlre,
Et les Peuples diversvoulantFavoirtw
pour Maifire
Par de riches Tributsobligeront
leurs Rois
De venirpromptement se foumetire
a ses Loix.
Sous un Regnesifiint, si remply
de lufiiee,
.!."a Vermfousfispiedspra tremblerleVice.
"Nas monts ou ne croisoient que
d'aridesbuissons,
Produiront sans travail de fertiles
moiffins,
\=-t ceux dont Dieu bénit le chasle
Mariage, [partage.
à(De Vertueux Ensansauront le doux
^>ui repeuplant nos Camps des plus
braves soldats
, ^Deviendront lejoûticn desesvases
Etats.
Apres tant de bcn-hcuricevrince
incomparable
Mura dans l'Vnivers une gloire
d/trable.
rTiés Ennernisfrilpe- de sa vivt
splendeur,
tenteront vainement d'affaiblir sa
grandeur,
Ori te verra briller d'une lè,2
lumiere,
Tant que fAstre dit jour fournirai
sa carriere.
Grand Dieu, de qui les Rois 0;;1\\
toute leurgrandeur,
jtjïnqunu Monde entier t'adore-v
avec ardeur GonfervedansLOV,IS ton plusw
p.zrJait ouvrage ;
Conflrve en son DArPHI NV
sa rejfemblantc image;
ParEux ton sacré Nom des Mor—\
tels refpcffê
,
Regnera dans son lufire di dansvt , sa Maio/fé.
liluftr* MOKTAFSIER , dcmÀf\
l'ame genereuse
A toâjous protégé la rerlll mal»'
heureuse s
2Toy qui receu du Ciel la Candeur,
la Bonté)
Et du mondenaissant l'antique
Probli'té;
uanddes Cygnes fameux
,
qui , charment tes oreilles ,
De ton jeune Heros annoncent les
merveilles
„ Daigne encore écouter ce quauxbords
du Jourdain
Pn Saint Roy prononça par un
esprit Divin,
Et ne refufl pas de presenter (lM;
PRINCE,
Ce tribut qui luy vient du fond
d'une Province.
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