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1
p. 179-184
DU NORD
Début :
Le 15 de ce mois, le Chevalier Douglas, Ministre du Roi de France, [...]
Mots clefs :
Saint-Petersbourg, Prières pour le Roi de France, Copenhague, Inoculation de la petite vérole sur des enfants, Varsovie, Réponse au Mémoire raisonné de la Cour de Berlin, Roi de Prusse, Cour de Berlin, Mémoire, Roi
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texteReconnaissance textuelle : DU NORD
DU NORD
DE PETERSBOURG , le 26 Février.
Le 15 de ce mois , le Chevalier Douglas , Miniftre
du Roi de France , fit chanter le Te Deum
dans l'Eglife des Miffionnaires Catholiques Romains
, en action de graces de la confervation des
jours de Sa Majefté Très- Chrétienne. La Mufique
de l'Impératrice exécuta le Motet . Prefque tous les
Miniftres Etrangers & les Seigneurs y affifterent.
Le Chevalier Douglas donna le même jour une
fête des plus brillantes dans l'Hôtel loué pour le
Marquis de l'Hopital , qui vient réfider ici en qualité
d'Ambaffadeur de France. Cette Cour a partagé
la joie que le rétabliffement de la fanté du
Roi Très-Chrétien a caufée aux François établis
en cette Ville. Plufieurs Seigneurs Ruffiens ont
fait éclater leurs fentimens à cet égard , par de
fplendides repas & par des bals magnifiques.
DE COPENHAGUE , le 12 Mars.
Afin que le peuple puiffe profiter des avantages
de l'infertion de la petite vérole, le Gouvernement
a établi dans la mailon de Bonftræd , fix lits pour
pauvres enfans que leurs parens voudront les
faire inoculer.
H vj
180 MERCURE DE FRANCE.
Une tempête a jetté derniérement fur la côte de
Wefterhever dans l'Eiderftad , un poiffon dont on
ne connoît pas l'efpece , & qui a so pieds de longueur.
DE WARSOVIE , le 22 Février.
Dans l'écrit intitulé , Les preuves évidentes : réponse
au Mémoire raisonné de la Cour de Berlin ,
on compare la conduite du Roi à celle de Sa Majefté
Pruffienne. Au fujet de l'enlevement de plufieurs
papiers du Cabinet de Drefde , on fait les
obfervations fuivantes . « Il falloit , avant toutes
» chofes , que la Cour de Berlin fongeât à pallier
l'infraction qu'elle méditoit contre le droit
» des Gens. Pour cet effet , elle commença par
» débiter que le hazard avoit fait tomber les co-
» pies de diverfes pieces entre les mains du Roi de
» Pruffe , & que ces copies donnoient de juftes
» foupçons contre la Cour de Saxe. On parla de
» négociations fecrettes ; & fous le pretexte des
» inquiétudes qu'elles caufoient , on allégua la
» néceffité de s'emparer des actes originaux , de
crainte , difoit - on que le Miniftere Saxon ne
pût nier leur exiftence. Mais fi ces prétendues
copies font parvenues au Roi de Pruffe
» avant fon invafion en Saxe , comment ce Prince
» a-t'il déclaré formellement à la face de l'Euro-
» pe , qu'il n'avoit rien à la charge du Roi ? En
» même temps , fi Sa Majesté Pruffienne a eu
» quelques foupçons , n'étoit- il pas dans l'ordre
» de s'éclaircir s'ils étoient fondés ? Un Prince ,
» qui exalte fi fort fon amour pour le genre hune
devoit -il pas attendre qu'il n'y eût
» plus d'espérance à la réconciliation , avant que
» de fe permettre des hoftilités , qui entraînent la
» ruine de tant de milliers de Sujets innocens ?
» main
AVRIL 1757 1S1
» Le Roi de Pruffe a reconnu lui - même la juſtice
» de cette loi , en faisant demander trois fois à
» l'Impératrice Reine de Hongrie & de Bohême
» les intentions de cette Princeffe , quoiqu'il pré-
» tendît que les motifs de fon mécontentement
» contre Elle étoient fuffifans pour lui déclarer la
» guerre....... Les raifonnemens de la Cour de
> Berlin , ajoute-t'on , ne font pas plus confé-
» quens que les procédés . Qu'on examine toutes
» les pieces , qu'elle produit comme des témoins
>> non équivoques des dangereux projets de la
» Cour de Saxe , on trouvera qu'elles prouvent
>> feulement que
les Cours de Vienne & de Lon-
» dres ont follicité le Roi d'accéder au Traité de
» Petersbourg. Certainement cette acceffion au-
>> roit été auffi exempre de blâme , que le Traité
» même. Mais de plus , quoique l'Impératrice
» Reine de Ho grie , & le Roi de la Grande- Bretagne
aient pouffé très - vivement certe affaire
» depuis la premiere propofition qui en fut faite
» il y a dix ans , cette négociation n'est jamais
» parvenue à fa conclufion . Reconnoît-on à cela,
» cela ce defir ardent , que l'Auteur du mémoire
» raisonné , en faifant mention de la premiere
» inftruction donnée au Miniftre du Roi à Peters-
>> bourg , impure à la Cour de Saxe pour l'accef-
>> fion ? Etoit - ce à rechercher avidement l'occa-
» fion favorable de remettre fur le rapis le traité
» de partage projetté pour la ruine totale du Roi
» de Proffe , ainsi que S. M. Praffienne en accufe
» cette Cour dans le Mémoire préfenté le 4 Oc-
» tobre à Rat bonne de la part de ce Prince ? ..
» Que deviendroient les liens les plus facrés de la
» Société Quelle fûreté refteroit - il aux Nations
» pour u repos , fi pour juftifier l'attentat d'une
» invaſion hoſtile , entrepriſe contre un Voisin au
182 MERCURE DE FRANCE.
» fein de la paix , & fans avertiffement, il ne falloir
J
que le rendre fufpect de mauvaiſe volonté , &
» donner de fimples fuppofitions pour des preu-
» ves ? ... Les Miniftres de S. M. Polonoife , eft-
» il dit dans un autre endroit de cette réponſe
» ont le malheur d'être des objets marqués de difgrace
aux yeux de S. M. Pruffienne , & de fe
voir traités par fon ordre avec les expreffions les
» plus dures , & d'une maniere dont il eft difficile
de trouver des exemples. Quoique pénétrés de
» douleur d'avoir déplu à un fi grand Monarque ,
» ils ont cependant cette confolation , que faire
» éclater fa haine contre les Miniftres d'un Souve
>> rain , dont on fe déclare l'ennemi , c'eft ren-
» dre un témoignage authentique à la vigilance &
» à la fidélité de ces mêmes Miniftres pour le fer-
» vice de leur Maître. »
Ce Mémoire eſt ſuivi de quarante- quatre pieces
Juftificatives. Une des plus remarquables eft une
Lettre écrite de Strupen par le Roi au Roi de
Pruffe le 12 du mois de Septembre dernier. Elle eſt
conçue en ces termes.
"
« Monfieur mon Frere . Le Comte de Bellegarde
m'ayant rendu hier au foir , à fon retour
» la réponſe par laquelle Votre Majefté me donne
» encore à connoître , qu'il lui faut des précau-
» tions fuffifantes pour le libre cours de l'Elbe
» pendant la guerre qui s'allume entre Elle &
I'Impératrice Reine , & pour que mes troupes
» n'entreprennent rien contre Votre Majefté pen-
» dant cette même guerre , qui puiffe arrêter la
» Marche de fes troupes , je m'empreffe d'y faire
une autre réponſe , pour lever s'il eft poffi-
» ble , l'obftacle des défiances que Votre Majeſté
» femble avoir. Prêt à accorder l'un , & à promettre
l'autre , je fouhaiterois que Votre Ma-
>
AVRIL. 1757 . 183
30
» jefté voulût fe confier à ma parole royale ,
qu'aucun Miniftre n'a jamais tenté ni n'oferoit
» tenter de me faire violer. Cependant , fi Votre
» Majefté croit devoir infifter fur des fûretés en-
» core plus réelles , quoique ma parole pourroit
» fuffire , j'offre à Votre Majefté , pour lui affu-
» rer le libre cours de l'Elbe , qu'Elle tienne ,
>> pendant tout le temps de la guerre , des Garni-
»fons à Wittemberg & à Torgau , & je confenti-
>> rai même qu'Elle en mette une à Pyrna. Quant
» à la fûreté par rapport à l'armée , je ne vois
» d'autre expédient , que de lui donner des ôta-
» ges. Ces offres , à ce que j'efpere , fatisferont
» entiérement Votre Majefté , & la convaincront
» de la pureté de mes fentimens .
» Les conditions que j'ai à lui demander en
» échange , font , que Votre Majefté faffe éva-
» cuer tout le refte de mes Etats. Qu'Elle remette
» toutes les chofes dans la fituation où elles
» étoient avant l'entrée de fes troupes en Saxe ,
» & qu'Elle facilite & affure également le retour
>> des miennes dans leurs quartiers , avec les pré-
» cautions requiſes en pareille circonftance , aux
Places près que j'accorde , ainfi qu'il eft dit ci-
>> deffus , aux troupes de Votre Majeſté , lef-
» quelles y vivront pour leur argent , & ne s'y
» mêleront point du Gouvernement Civil . Pour
» abréger le détail de ces arrangemens , il dépen-
» dra de Votre Majefté de nommer quelqu'un
» comme je ferai de ma part , pour en convenir
» enſemble jufqu'à notre ratification . Votre Majefté
voit , combien je prends fur moi par les
> offres que je lui fais . Il me feroit impoffible de
» rien faire davantage , & j'aimerois mieux at-
» tendre toutes les extrêmités , que de manquer
» à ce que je dois à moi -même , à mes états & à
184 MERCURE DE FRANCE.
» mon armée. Remerciant au refte Votre Majeſté
» de tout ce qu'elle me dit d'obligeant pour moi &
» pour toute ma Famille Royale , je la prie d'être
» perfuadée des fentimens pleins de confidération
» d'eftime , avec lefquels je fuis , & c. »
DE PETERSBOURG , le 26 Février.
Le 15 de ce mois , le Chevalier Douglas , Miniftre
du Roi de France , fit chanter le Te Deum
dans l'Eglife des Miffionnaires Catholiques Romains
, en action de graces de la confervation des
jours de Sa Majefté Très- Chrétienne. La Mufique
de l'Impératrice exécuta le Motet . Prefque tous les
Miniftres Etrangers & les Seigneurs y affifterent.
Le Chevalier Douglas donna le même jour une
fête des plus brillantes dans l'Hôtel loué pour le
Marquis de l'Hopital , qui vient réfider ici en qualité
d'Ambaffadeur de France. Cette Cour a partagé
la joie que le rétabliffement de la fanté du
Roi Très-Chrétien a caufée aux François établis
en cette Ville. Plufieurs Seigneurs Ruffiens ont
fait éclater leurs fentimens à cet égard , par de
fplendides repas & par des bals magnifiques.
DE COPENHAGUE , le 12 Mars.
Afin que le peuple puiffe profiter des avantages
de l'infertion de la petite vérole, le Gouvernement
a établi dans la mailon de Bonftræd , fix lits pour
pauvres enfans que leurs parens voudront les
faire inoculer.
H vj
180 MERCURE DE FRANCE.
Une tempête a jetté derniérement fur la côte de
Wefterhever dans l'Eiderftad , un poiffon dont on
ne connoît pas l'efpece , & qui a so pieds de longueur.
DE WARSOVIE , le 22 Février.
Dans l'écrit intitulé , Les preuves évidentes : réponse
au Mémoire raisonné de la Cour de Berlin ,
on compare la conduite du Roi à celle de Sa Majefté
Pruffienne. Au fujet de l'enlevement de plufieurs
papiers du Cabinet de Drefde , on fait les
obfervations fuivantes . « Il falloit , avant toutes
» chofes , que la Cour de Berlin fongeât à pallier
l'infraction qu'elle méditoit contre le droit
» des Gens. Pour cet effet , elle commença par
» débiter que le hazard avoit fait tomber les co-
» pies de diverfes pieces entre les mains du Roi de
» Pruffe , & que ces copies donnoient de juftes
» foupçons contre la Cour de Saxe. On parla de
» négociations fecrettes ; & fous le pretexte des
» inquiétudes qu'elles caufoient , on allégua la
» néceffité de s'emparer des actes originaux , de
crainte , difoit - on que le Miniftere Saxon ne
pût nier leur exiftence. Mais fi ces prétendues
copies font parvenues au Roi de Pruffe
» avant fon invafion en Saxe , comment ce Prince
» a-t'il déclaré formellement à la face de l'Euro-
» pe , qu'il n'avoit rien à la charge du Roi ? En
» même temps , fi Sa Majesté Pruffienne a eu
» quelques foupçons , n'étoit- il pas dans l'ordre
» de s'éclaircir s'ils étoient fondés ? Un Prince ,
» qui exalte fi fort fon amour pour le genre hune
devoit -il pas attendre qu'il n'y eût
» plus d'espérance à la réconciliation , avant que
» de fe permettre des hoftilités , qui entraînent la
» ruine de tant de milliers de Sujets innocens ?
» main
AVRIL 1757 1S1
» Le Roi de Pruffe a reconnu lui - même la juſtice
» de cette loi , en faisant demander trois fois à
» l'Impératrice Reine de Hongrie & de Bohême
» les intentions de cette Princeffe , quoiqu'il pré-
» tendît que les motifs de fon mécontentement
» contre Elle étoient fuffifans pour lui déclarer la
» guerre....... Les raifonnemens de la Cour de
> Berlin , ajoute-t'on , ne font pas plus confé-
» quens que les procédés . Qu'on examine toutes
» les pieces , qu'elle produit comme des témoins
>> non équivoques des dangereux projets de la
» Cour de Saxe , on trouvera qu'elles prouvent
>> feulement que
les Cours de Vienne & de Lon-
» dres ont follicité le Roi d'accéder au Traité de
» Petersbourg. Certainement cette acceffion au-
>> roit été auffi exempre de blâme , que le Traité
» même. Mais de plus , quoique l'Impératrice
» Reine de Ho grie , & le Roi de la Grande- Bretagne
aient pouffé très - vivement certe affaire
» depuis la premiere propofition qui en fut faite
» il y a dix ans , cette négociation n'est jamais
» parvenue à fa conclufion . Reconnoît-on à cela,
» cela ce defir ardent , que l'Auteur du mémoire
» raisonné , en faifant mention de la premiere
» inftruction donnée au Miniftre du Roi à Peters-
>> bourg , impure à la Cour de Saxe pour l'accef-
>> fion ? Etoit - ce à rechercher avidement l'occa-
» fion favorable de remettre fur le rapis le traité
» de partage projetté pour la ruine totale du Roi
» de Proffe , ainsi que S. M. Praffienne en accufe
» cette Cour dans le Mémoire préfenté le 4 Oc-
» tobre à Rat bonne de la part de ce Prince ? ..
» Que deviendroient les liens les plus facrés de la
» Société Quelle fûreté refteroit - il aux Nations
» pour u repos , fi pour juftifier l'attentat d'une
» invaſion hoſtile , entrepriſe contre un Voisin au
182 MERCURE DE FRANCE.
» fein de la paix , & fans avertiffement, il ne falloir
J
que le rendre fufpect de mauvaiſe volonté , &
» donner de fimples fuppofitions pour des preu-
» ves ? ... Les Miniftres de S. M. Polonoife , eft-
» il dit dans un autre endroit de cette réponſe
» ont le malheur d'être des objets marqués de difgrace
aux yeux de S. M. Pruffienne , & de fe
voir traités par fon ordre avec les expreffions les
» plus dures , & d'une maniere dont il eft difficile
de trouver des exemples. Quoique pénétrés de
» douleur d'avoir déplu à un fi grand Monarque ,
» ils ont cependant cette confolation , que faire
» éclater fa haine contre les Miniftres d'un Souve
>> rain , dont on fe déclare l'ennemi , c'eft ren-
» dre un témoignage authentique à la vigilance &
» à la fidélité de ces mêmes Miniftres pour le fer-
» vice de leur Maître. »
Ce Mémoire eſt ſuivi de quarante- quatre pieces
Juftificatives. Une des plus remarquables eft une
Lettre écrite de Strupen par le Roi au Roi de
Pruffe le 12 du mois de Septembre dernier. Elle eſt
conçue en ces termes.
"
« Monfieur mon Frere . Le Comte de Bellegarde
m'ayant rendu hier au foir , à fon retour
» la réponſe par laquelle Votre Majefté me donne
» encore à connoître , qu'il lui faut des précau-
» tions fuffifantes pour le libre cours de l'Elbe
» pendant la guerre qui s'allume entre Elle &
I'Impératrice Reine , & pour que mes troupes
» n'entreprennent rien contre Votre Majefté pen-
» dant cette même guerre , qui puiffe arrêter la
» Marche de fes troupes , je m'empreffe d'y faire
une autre réponſe , pour lever s'il eft poffi-
» ble , l'obftacle des défiances que Votre Majeſté
» femble avoir. Prêt à accorder l'un , & à promettre
l'autre , je fouhaiterois que Votre Ma-
>
AVRIL. 1757 . 183
30
» jefté voulût fe confier à ma parole royale ,
qu'aucun Miniftre n'a jamais tenté ni n'oferoit
» tenter de me faire violer. Cependant , fi Votre
» Majefté croit devoir infifter fur des fûretés en-
» core plus réelles , quoique ma parole pourroit
» fuffire , j'offre à Votre Majefté , pour lui affu-
» rer le libre cours de l'Elbe , qu'Elle tienne ,
>> pendant tout le temps de la guerre , des Garni-
»fons à Wittemberg & à Torgau , & je confenti-
>> rai même qu'Elle en mette une à Pyrna. Quant
» à la fûreté par rapport à l'armée , je ne vois
» d'autre expédient , que de lui donner des ôta-
» ges. Ces offres , à ce que j'efpere , fatisferont
» entiérement Votre Majefté , & la convaincront
» de la pureté de mes fentimens .
» Les conditions que j'ai à lui demander en
» échange , font , que Votre Majefté faffe éva-
» cuer tout le refte de mes Etats. Qu'Elle remette
» toutes les chofes dans la fituation où elles
» étoient avant l'entrée de fes troupes en Saxe ,
» & qu'Elle facilite & affure également le retour
>> des miennes dans leurs quartiers , avec les pré-
» cautions requiſes en pareille circonftance , aux
Places près que j'accorde , ainfi qu'il eft dit ci-
>> deffus , aux troupes de Votre Majeſté , lef-
» quelles y vivront pour leur argent , & ne s'y
» mêleront point du Gouvernement Civil . Pour
» abréger le détail de ces arrangemens , il dépen-
» dra de Votre Majefté de nommer quelqu'un
» comme je ferai de ma part , pour en convenir
» enſemble jufqu'à notre ratification . Votre Majefté
voit , combien je prends fur moi par les
> offres que je lui fais . Il me feroit impoffible de
» rien faire davantage , & j'aimerois mieux at-
» tendre toutes les extrêmités , que de manquer
» à ce que je dois à moi -même , à mes états & à
184 MERCURE DE FRANCE.
» mon armée. Remerciant au refte Votre Majeſté
» de tout ce qu'elle me dit d'obligeant pour moi &
» pour toute ma Famille Royale , je la prie d'être
» perfuadée des fentimens pleins de confidération
» d'eftime , avec lefquels je fuis , & c. »
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Résumé : DU NORD
Le 15 février, le Chevalier Douglas, ministre du Roi de France, a organisé un Te Deum dans l'église des Missionnaires Catholiques Romains à Saint-Pétersbourg pour célébrer la récupération de la santé du Roi de France. La musique de l'Impératrice a interprété un motet, et presque tous les ministres étrangers et les seigneurs y ont assisté. Le même jour, Douglas a donné une fête somptueuse dans l'hôtel loué pour le Marquis de l'Hôpital, nouvel ambassadeur de France. La cour russe a partagé la joie des Français établis en ville, et plusieurs seigneurs russes ont exprimé leurs sentiments par des repas somptueux et des bals magnifiques. À Copenhague, le gouvernement a établi des lits pour les enfants pauvres dans la maison de Bonftræd afin qu'ils puissent être inoculés contre la petite vérole. Une tempête a jeté sur la côte de Westerhever un poisson inconnu de six pieds de longueur. À Varsovie, un écrit intitulé 'Les preuves évidentes' compare la conduite du Roi de Pologne à celle du Roi de Prusse concernant l'enlèvement de documents du Cabinet de Dresde. Le texte critique la Prusse pour avoir justifié son invasion en Saxe par des soupçons non fondés et des copies de documents. Il souligne l'injustice de déclarer la guerre sans preuve solide et sans tentative de réconciliation. Le Roi de Prusse a reconnu la nécessité de clarifier ses soupçons avant d'agir. Le mémoire est suivi de quarante-quatre pièces justificatives, dont une lettre du Roi de Pologne au Roi de Prusse datée du 12 septembre. Cette lettre propose des garanties pour assurer la libre navigation de l'Elbe et la sécurité des troupes pendant la guerre. Le Roi de Pologne offre également de retirer ses troupes des territoires prussiens en échange de la restitution de ses États et de la sécurité de ses armées.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 146
De CONSTANTINOPLE, le 1 Août 1764.
Début :
On est informé que le Prince Radziwill est arrivé en Moldavie [...]
Mots clefs :
Prince Radziwill, Moldavie, Soldats, Cour de Berlin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De CONSTANTINOPLE, le 1 Août 1764.
De CONSTANTINOPLE , le 1 Août 1764,
On eft informé que le Prince Radziwill eft
arrivé en Moldavie avec une Suite de douze cens
hommes. La Porte lui a accordé fureté & protec
tion pour fes effets & pour les gens , & il fe propofe
, dit-on , de fe rendre avec peu de gens de la
Suite , à la Cour de Berlin .
On eft informé que le Prince Radziwill eft
arrivé en Moldavie avec une Suite de douze cens
hommes. La Porte lui a accordé fureté & protec
tion pour fes effets & pour les gens , & il fe propofe
, dit-on , de fe rendre avec peu de gens de la
Suite , à la Cour de Berlin .
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3
p. 198-201
De VIENNE, le 15 Août.
Début :
Les perquisitions que M. le Chancelier, Prince de Kaunitz Riethberg, a fait faire pour retrouver la [...]
Mots clefs :
Vienne, Cour de Berlin, Déclaration, Bavière, Mémoire, Autriche, Peste, Joseph Nikolaus De Vins
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De VIENNE, le 15 Août.
De VIENNE , le 15 Août.
LES perquifitions que M. le Chancelier , Prince
de Kaunitz Riethberg , a fait faire pour retrouver la
malle du Courier ordinaire de Conftantinople , du
17 Juillet , n'ont produit encore aucun effet ; on croit
que les brigands qui ont commis ce crime font partie
des troupes Afiatiques , qui font en marche pour
Choczim , & qui le font rendus auffi coupables du
meurtre de leur propre Bacha. On dit qu'il fe trouve
parmi ces fcélérats , un grand nombre de Moldaves ,
qui ont commis pareillement beaucoup de dégats ,
depuis Bender , jufques fur les frontières de la Tranfilvanie.
On redouble d'activité & de précautions fur toutes
nos frontières , pour faire fubir la plus rigoureuſe
quarantaine à tout ce qui vient de la Turquie. Les
lettres de Triefte nous ont donné des allarmes , qui
rendent ces précautions indifpenfables ; s'il faut les
en croire , la pefte fait toujours de grands ravages
dans Conftantinople ; elle s'eft auffi manifeftée dans
quelques diftricts de la Natolie & de la Romélie , &
prefque tous les bâtimens Vénitiens & Ragufiens qui
fe trouvent dans le Levant , en font infectés .
Les prières extraordinaires pour le ſuccès de nos
armes devant être continuées , une fois par mois ,
pendant la guerre , elles ont eu lieu , le 9 de ce mois ,
dans la Cathédrale de Saint-Etienne ; elles fe feront
fucceffivement le 6 Septembre , le 4 Octobre , le 8
Novembre & le 6 Décembre.
L'entrée du Prince Henri en Bohême a fait ici
beaucoup de fenfation ; on a voulu faire un crime au
Général Major de Vins de l'échec qu'il a effuyé près
de Gabel , où il avoit été envoyé avec un détachement
pour s'oppoſer , autant qu'il étoit poffible , aux
( 199 )
progrès ultérieurs des Pruffiens & des Saxons. Cet
Officier dont le zèle & les talens militaires font connus
, s'eft pleinement juſtifié. On dit aujourd'hui
que la perte qu'il a effuyée doit être attribuée d'un
côté à un Major qui avoit été détaché en avant , &
qui avoit été fait prifonnier de guerre ; & de l'autre
à la trahifon des payfans. L'Empereur voulant examiner
cette affaire à fond , a voulu ravoir ce Major, &
a offert en échange un Colonel des Gardes Saxonnes ;
mais les Pruffiens ont refufé d'y confentir. On eſt
inftruit qu'un bataillon de Gaifrugg , un de Caprara ,
un de Kinski & un de Croates , ainfi que deux divifions
de Chevaux- Légers , qui occupoient un bois fur
la route que tenoit la première colonne ennemie , ont
beaucoup fouffert après s'être long-tems & bien défendus.
On avoit d'abord évalué notre perte à plus
de 2000 hommes ; mais il a paru qu'elle ne montoit
qu'à 1000 ou 1200 , parmi lesquels fe trouvent plufieurs
Officiers de l'Etat - Major ; en attendant le mémoire
que la Cour annonce depuis quelque tenis
elle a fait publier l'article fuivant dans la Gazette
d'aujourd'hui.
Il a été fait mention dans ces feuilles , tant du
manifefte que la Cour de Berlin a fait publier au
commencement de Juillet dernier , lors de la nouvelle
invafion en Bohéme , fous le titre d'Expofé des
Motifs , qui ont engagé S. M. Pruffienne à s'opposer
au démembrement de la Bavière , que de la Déclaration
du même Monarque aux hauts Co-Etats du
Saint-Empire , datée du 3 Juillet. Tous ceux qui
ont lu , avec quelqu'attention , certains Ouvrages
d'Auteurs particuliers , qui font fucceffivement fortis
des preffes de cette ville , fur-tout celui qui a pour
titre Réflexions impartiales fur plufieurs Queftions
, concernant la fucceffion des États du défunt
Electeur Maximilien- Jofeph ; & un autre intitulé
: Réponse aux Confidérations concernant la
fucceffion de Bavière , qui ont paru à Berlin , ver-
:
I 4
( 200 )
ront aifément que les principes établis dans l'Exposé
des Motifs & dans la Déclaration aux Co-Etats
font apocryphes ; que les conféquences que l'on a
voulu en tirer font fauffes ; & que les principaux argumens
ont déja été réfutés par les Ouvrages mentionnés
, puifque l'effentiel de l'Expofé & de la
Déclaration ne confifte qu'en pures répétitions de ce
qu'on lit dans les Confidérations . Cependant il va paroître
de la part de la Cour Impériale & Royale une
réfutation détaillée du Manifefte de Berlin & de la
Déclaration qui y est analogue.
» La Cour de Berlin' a encore donné au public un
Mémoire , daté du 14 Juillet dernier , pour fervir
de fuite , tant à l'Expofé , qu'à la Déclaration .
C'est à ce Mémoire que l'on à trouvé à propos de
joindre , comme une foi-difante Pièce Juftificative ,
un Acte du Duc Albert d'Autriche , par lequel il re--
nonce à toute prétention fur la Baffe- Bavière , fait
à Ratisbonne le jour de Saint- André 1429. On prétend
en avoir reçu à Berlin une copie authentique ,
qui doit avoir été vidimée dès l'an 1569 , par un Confeiller
Bavarois & Notaire - public , & l'on ajoute :
que l'original de cette Chartre décifive fe trouvera
fans doute dans les archives de Bavière , s'il n'a
pas été perdu dans les tems malheureux de la Bavière
«. Cette prétendue renonciation doit achever
d'anéantir toutes les prétentions de l'augufte maifon
d'Autriche. Mais , quoiqu'on puiffe fans héfiter s'en
remettre fimplement au jugement de tout homme
expert , verfé dans l'art Diplomatique , & s'affurer
qu'il la reconnoîtra au premier coup d'oeil pour un acte
contrefait , la fauffeté en fera démontrée au premier
jour par les preuves les plus convaincantes. Le public
aura lui-même obſervé , que la Cour de Berlin renverfe
elle-même , par cette prétendue Chartre , les
principes qu'elle avoit établis auparavant , pour met
tre en conteftation les droits de la maifon d'Autriche
fur la Balfe Bavière ; favoir , que l'inveftiture accor(
201 )
dée au Duc Albert avoit été nulle ou du moins
caffée dans la fuite par une Sentence de l'Empereur
Sigifmond; & que d'ailleurs les Agnats du Duc
Albert n'avoient eu aucune part à cette prétention.
Il eft auffi remarquable que la Cour de Berlin n'a
produit cette pièce qu'après avoir pris les armes ,
quoiqu'on cût déja dit publiquement , depuis plus de
trois mois , qu'elle ne pouvoit être que fuppofée «.
LES perquifitions que M. le Chancelier , Prince
de Kaunitz Riethberg , a fait faire pour retrouver la
malle du Courier ordinaire de Conftantinople , du
17 Juillet , n'ont produit encore aucun effet ; on croit
que les brigands qui ont commis ce crime font partie
des troupes Afiatiques , qui font en marche pour
Choczim , & qui le font rendus auffi coupables du
meurtre de leur propre Bacha. On dit qu'il fe trouve
parmi ces fcélérats , un grand nombre de Moldaves ,
qui ont commis pareillement beaucoup de dégats ,
depuis Bender , jufques fur les frontières de la Tranfilvanie.
On redouble d'activité & de précautions fur toutes
nos frontières , pour faire fubir la plus rigoureuſe
quarantaine à tout ce qui vient de la Turquie. Les
lettres de Triefte nous ont donné des allarmes , qui
rendent ces précautions indifpenfables ; s'il faut les
en croire , la pefte fait toujours de grands ravages
dans Conftantinople ; elle s'eft auffi manifeftée dans
quelques diftricts de la Natolie & de la Romélie , &
prefque tous les bâtimens Vénitiens & Ragufiens qui
fe trouvent dans le Levant , en font infectés .
Les prières extraordinaires pour le ſuccès de nos
armes devant être continuées , une fois par mois ,
pendant la guerre , elles ont eu lieu , le 9 de ce mois ,
dans la Cathédrale de Saint-Etienne ; elles fe feront
fucceffivement le 6 Septembre , le 4 Octobre , le 8
Novembre & le 6 Décembre.
L'entrée du Prince Henri en Bohême a fait ici
beaucoup de fenfation ; on a voulu faire un crime au
Général Major de Vins de l'échec qu'il a effuyé près
de Gabel , où il avoit été envoyé avec un détachement
pour s'oppoſer , autant qu'il étoit poffible , aux
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progrès ultérieurs des Pruffiens & des Saxons. Cet
Officier dont le zèle & les talens militaires font connus
, s'eft pleinement juſtifié. On dit aujourd'hui
que la perte qu'il a effuyée doit être attribuée d'un
côté à un Major qui avoit été détaché en avant , &
qui avoit été fait prifonnier de guerre ; & de l'autre
à la trahifon des payfans. L'Empereur voulant examiner
cette affaire à fond , a voulu ravoir ce Major, &
a offert en échange un Colonel des Gardes Saxonnes ;
mais les Pruffiens ont refufé d'y confentir. On eſt
inftruit qu'un bataillon de Gaifrugg , un de Caprara ,
un de Kinski & un de Croates , ainfi que deux divifions
de Chevaux- Légers , qui occupoient un bois fur
la route que tenoit la première colonne ennemie , ont
beaucoup fouffert après s'être long-tems & bien défendus.
On avoit d'abord évalué notre perte à plus
de 2000 hommes ; mais il a paru qu'elle ne montoit
qu'à 1000 ou 1200 , parmi lesquels fe trouvent plufieurs
Officiers de l'Etat - Major ; en attendant le mémoire
que la Cour annonce depuis quelque tenis
elle a fait publier l'article fuivant dans la Gazette
d'aujourd'hui.
Il a été fait mention dans ces feuilles , tant du
manifefte que la Cour de Berlin a fait publier au
commencement de Juillet dernier , lors de la nouvelle
invafion en Bohéme , fous le titre d'Expofé des
Motifs , qui ont engagé S. M. Pruffienne à s'opposer
au démembrement de la Bavière , que de la Déclaration
du même Monarque aux hauts Co-Etats du
Saint-Empire , datée du 3 Juillet. Tous ceux qui
ont lu , avec quelqu'attention , certains Ouvrages
d'Auteurs particuliers , qui font fucceffivement fortis
des preffes de cette ville , fur-tout celui qui a pour
titre Réflexions impartiales fur plufieurs Queftions
, concernant la fucceffion des États du défunt
Electeur Maximilien- Jofeph ; & un autre intitulé
: Réponse aux Confidérations concernant la
fucceffion de Bavière , qui ont paru à Berlin , ver-
:
I 4
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ront aifément que les principes établis dans l'Exposé
des Motifs & dans la Déclaration aux Co-Etats
font apocryphes ; que les conféquences que l'on a
voulu en tirer font fauffes ; & que les principaux argumens
ont déja été réfutés par les Ouvrages mentionnés
, puifque l'effentiel de l'Expofé & de la
Déclaration ne confifte qu'en pures répétitions de ce
qu'on lit dans les Confidérations . Cependant il va paroître
de la part de la Cour Impériale & Royale une
réfutation détaillée du Manifefte de Berlin & de la
Déclaration qui y est analogue.
» La Cour de Berlin' a encore donné au public un
Mémoire , daté du 14 Juillet dernier , pour fervir
de fuite , tant à l'Expofé , qu'à la Déclaration .
C'est à ce Mémoire que l'on à trouvé à propos de
joindre , comme une foi-difante Pièce Juftificative ,
un Acte du Duc Albert d'Autriche , par lequel il re--
nonce à toute prétention fur la Baffe- Bavière , fait
à Ratisbonne le jour de Saint- André 1429. On prétend
en avoir reçu à Berlin une copie authentique ,
qui doit avoir été vidimée dès l'an 1569 , par un Confeiller
Bavarois & Notaire - public , & l'on ajoute :
que l'original de cette Chartre décifive fe trouvera
fans doute dans les archives de Bavière , s'il n'a
pas été perdu dans les tems malheureux de la Bavière
«. Cette prétendue renonciation doit achever
d'anéantir toutes les prétentions de l'augufte maifon
d'Autriche. Mais , quoiqu'on puiffe fans héfiter s'en
remettre fimplement au jugement de tout homme
expert , verfé dans l'art Diplomatique , & s'affurer
qu'il la reconnoîtra au premier coup d'oeil pour un acte
contrefait , la fauffeté en fera démontrée au premier
jour par les preuves les plus convaincantes. Le public
aura lui-même obſervé , que la Cour de Berlin renverfe
elle-même , par cette prétendue Chartre , les
principes qu'elle avoit établis auparavant , pour met
tre en conteftation les droits de la maifon d'Autriche
fur la Balfe Bavière ; favoir , que l'inveftiture accor(
201 )
dée au Duc Albert avoit été nulle ou du moins
caffée dans la fuite par une Sentence de l'Empereur
Sigifmond; & que d'ailleurs les Agnats du Duc
Albert n'avoient eu aucune part à cette prétention.
Il eft auffi remarquable que la Cour de Berlin n'a
produit cette pièce qu'après avoir pris les armes ,
quoiqu'on cût déja dit publiquement , depuis plus de
trois mois , qu'elle ne pouvoit être que fuppofée «.
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Résumé : De VIENNE, le 15 Août.
Le 15 août à Vienne, les efforts pour localiser la malle du courrier de Constantinople du 17 juillet ont échoué. Des troupes asiatiques en route vers Choczim et des Moldaves sont suspectées d'être impliquées. En raison de la peste à Constantinople et dans certaines régions de l'Anatolie et de la Romélie, des mesures de quarantaine strictes sont renforcées aux frontières, affectant également des navires vénitiens et ragusiens. Des prières extraordinaires pour le succès des armées sont organisées mensuellement, la dernière ayant eu lieu le 9 août à la cathédrale Saint-Étienne. L'arrivée du Prince Henri en Bohême a suscité diverses émotions. Le Général Major de Vins, après une défaite près de Gabel contre les Prussiens et Saxons, s'est justifié en accusant un major capturé et la trahison des paysans. Les pertes militaires sont réévaluées à environ 1000 ou 1200 hommes, incluant plusieurs officiers d'état-major. L'empereur a tenté sans succès d'échanger un colonel saxon contre le major prisonnier. La Cour impériale prépare une réfutation du manifeste et de la déclaration de Berlin concernant la succession en Bavière. Berlin a publié un mémoire incluant un acte du Duc Albert d'Autriche, renonçant à ses prétentions sur la Basse-Bavière, daté de 1429. Cet acte est jugé contrefait et contradictoire avec les principes établis par Berlin. Le texte mentionne que certains acteurs n'ont pas été associés à cette prétention et que Berlin a présenté cette pièce après avoir pris les armes, bien qu'il ait été affirmé publiquement depuis plus de trois mois que cette pièce ne pouvait être que supposée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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