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1
p. 782
DANNEMARCK.
Début :
La Colomne qui avoit été élevé prés de Frederickstadt, à [...]
Mots clefs :
Charles XII, Inscriptions, Couronne de Suède
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texteReconnaissance textuelle : DANNEMARCK.
DANNEM A R˚C K.
derickstadt , à l'occasion de la mort du Roi de
Suede Charles XII. doit être incessamment abbatuë
et les Inscriptions ôtées par ordre du Roi ,
qui a résolu de vivre en bonne intelligence avec
la Couronne de Suede.
derickstadt , à l'occasion de la mort du Roi de
Suede Charles XII. doit être incessamment abbatuë
et les Inscriptions ôtées par ordre du Roi ,
qui a résolu de vivre en bonne intelligence avec
la Couronne de Suede.
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2
p. 337-340
Histoire de Charles XII. 2e édition, [titre d'après la table]
Début :
HISTOIRE DE CHARLES XII. seconde Edition, in 8. avec des [...]
Mots clefs :
Charles XII, Errata, Fautes
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texteReconnaissance textuelle : Histoire de Charles XII. 2e édition, [titre d'après la table]
HISTOIRE DE CHARLES XII. seconde
Edition , in 8. avec des changemens dans
les faits et dans le stile. La Compagnie
des Libraires, d'Amsterdam en fait une
troisiéme qui doit être à present en vente.
L'Auteur a sur tout corrigé dans ces
Editions les fautes où il étoit tombé touchant M. le Fort , Genévois , qu'il avoit
pris pour un François réfugié ; la fille du
Czar Anne Petrowna , appellée dans la
premiere Edition , niece du Czar et quelques autres erreurs de ce genre. On a
debité avec la premiere et la seconde Edition un Errata singulier qui ne contenoit
que les fautes avouées par l'Auteur. Voici
un autre Errata qui pourra être plus
utile.
Tome I. Page 2. ligne 11. et il y gele dès le
mois d'Octobre , lisez , et la gelée recommence
dès le mois d'Octobre. Page 4. ligne derniere
laissoit
338 MERCURE DE FRANCE
laissoit aux Habitans la liberté de donner plus
de Citoyens à l'Etat par la pluralité des femmes.
Lisez , permettant la pluralité des femmes , laissoit
aux Habitans la liberté de donner plusieurs Sujets
à l'Etat. Page 17. ligne 5. les exercices violents
où il se plaisoit , lisez , les exercices violens ausquels il se plaisoit . Page 20. ligne pénultiéme,
des cris que le Roy n'entendoit point , lisez , des
cris inutiles. Page 44. le hazard voulut que le
fils d'un François refugié à Genéve nommé le
Fort , vint chercher , &c. lisez , son naturel heureux lui fit d'abord aimer les Etrangers avant de
sçavoir qu'ils pourroient lui être utiles. Un Genevois nommé le Fort , d'une ancienne famille
de Genève et fils d'un Marchand Droguiste , étoit
venu à Moscou pour les interêts de son commerce , il fut connu du Czar encore jeune ; il
s'insinua dans sa familiarité ; il l'entretenoit souvent en Langue Allemande, il lui parloit des
avantages , &c. Page 45. ligne 2. de Moscovie ,
lisez , de la Moscovie. Page 148. ligne 7. ils l'as- surerent , lisez ils lui promirent. Page 175. ligne
1. dans ces conjonctures Stanislas Lecsinski , fils
du Grand-Trésorier de la Couronne , mort depuis peu , fut député , lisez , le jeune Stanislas
Lecsinski, étoit alors député. Page 195. et autres
par tout où vous trouverez la premiere et la seconde
ligne , lisez, le premier le second rang. Page 233.
ligne premiere , Meyerfeld , lisez , Maderfeld. Page
269. ligne 16. mais la concession de ces Privileges que leur assuroit la forune du Roy de Suede,
Teur fut ravie , lisez , mais beaucoup de ces concessions que leur assuroit la fortune du Roy de
Suede , leur furent ravies. Page 305.ligne 1. et
cependant s'avança , lisez , et cependant il s'avança . Page 337. ligne 6. homme d'un mérite singu
lier, lisex , homme d'un mérire rare.
FEVRIER. 1732. 339
Tome II. Page 8, mettez en note au bas de la
page , on m'a assuré depuis que le pere de la Czarine étoit un fossoyeur. Page 30. ligne derniere ,
Mahomet , lisez , Achmet II . Page 81. ligne 2.
l'Intendant de ce Pays , lisez , un Ministre Luterien.Page114. ligne 18. dans aucune Cour Chrétienne , lisez , dans les Cours Chrétiennes. Page
177. ligne 4. couvrit sa tête , lisez , lui couvrit la
tête. Page 189. ligne pénultiéme et derniere , un
Officier des Troupes de Suede nommé le Baron
d'Arvidson , lisez , le Baron d'Arvidson , Officier
des Troupes de Suede. Page 196. et 197. ligne
derniere et premiere , un petit Château nommé
Demirtash, lisez , le petit Château de Demirtash.
Page 211. ligne 13. ni Tureane qui l'avoit executé, ajoûtez , ni ceux qui l'imiterent depuis avec
plus d'excès. Page 235.ligne 16. parler au General Duker , Gouverneur de la Place dans le moment , lisez , parler dans le moment au General
Duker , Gouverneur de la Place. Page 250. ligne
19.de tous les côtez, lisez, sur la Mer et sur Terre.
Page 258. ligne 14. est une petite Isle nommée
Usedom, lisez , la petite Isle d'Usedom. Page
182. ligne 4. dès le lendemain il aborda à Isted
en Scanie , lisez , dès le lendemain Stralsund se
rendit; la Garnison fut faite prisonniere de guerre
et Charles aborda à Isted en Scanie. Page 313.
ligne 6 avoit été , lisez , étoit allé. Page 316. ligne
12. il demanda la niece du Czar , lisez il demanda
la Princesse Anne Petrona , fille du Czar. Page
344 ligne 9. après sa mort , ajoutez , immédiatement après sa mort on leva le Siege de Frideriks Hall. Les Suedois plus accablez que flattez
de la gloire de leur Prince, ne songerent qu'à faire
la Paix avec leurs ennemis et à réprimer chez eux
la puissance , &c. Page 361. ligne 13. aux Anglois
340 MERCURE DE FRANCE
glois de Cromvel , lisez , aux Fanatiques de Cromvel.
En note au bas de la page 144. vous mettrez,
Tout ce récit est rapporté par M. Fabrice , dans ses
Lettres.
Edition , in 8. avec des changemens dans
les faits et dans le stile. La Compagnie
des Libraires, d'Amsterdam en fait une
troisiéme qui doit être à present en vente.
L'Auteur a sur tout corrigé dans ces
Editions les fautes où il étoit tombé touchant M. le Fort , Genévois , qu'il avoit
pris pour un François réfugié ; la fille du
Czar Anne Petrowna , appellée dans la
premiere Edition , niece du Czar et quelques autres erreurs de ce genre. On a
debité avec la premiere et la seconde Edition un Errata singulier qui ne contenoit
que les fautes avouées par l'Auteur. Voici
un autre Errata qui pourra être plus
utile.
Tome I. Page 2. ligne 11. et il y gele dès le
mois d'Octobre , lisez , et la gelée recommence
dès le mois d'Octobre. Page 4. ligne derniere
laissoit
338 MERCURE DE FRANCE
laissoit aux Habitans la liberté de donner plus
de Citoyens à l'Etat par la pluralité des femmes.
Lisez , permettant la pluralité des femmes , laissoit
aux Habitans la liberté de donner plusieurs Sujets
à l'Etat. Page 17. ligne 5. les exercices violents
où il se plaisoit , lisez , les exercices violens ausquels il se plaisoit . Page 20. ligne pénultiéme,
des cris que le Roy n'entendoit point , lisez , des
cris inutiles. Page 44. le hazard voulut que le
fils d'un François refugié à Genéve nommé le
Fort , vint chercher , &c. lisez , son naturel heureux lui fit d'abord aimer les Etrangers avant de
sçavoir qu'ils pourroient lui être utiles. Un Genevois nommé le Fort , d'une ancienne famille
de Genève et fils d'un Marchand Droguiste , étoit
venu à Moscou pour les interêts de son commerce , il fut connu du Czar encore jeune ; il
s'insinua dans sa familiarité ; il l'entretenoit souvent en Langue Allemande, il lui parloit des
avantages , &c. Page 45. ligne 2. de Moscovie ,
lisez , de la Moscovie. Page 148. ligne 7. ils l'as- surerent , lisez ils lui promirent. Page 175. ligne
1. dans ces conjonctures Stanislas Lecsinski , fils
du Grand-Trésorier de la Couronne , mort depuis peu , fut député , lisez , le jeune Stanislas
Lecsinski, étoit alors député. Page 195. et autres
par tout où vous trouverez la premiere et la seconde
ligne , lisez, le premier le second rang. Page 233.
ligne premiere , Meyerfeld , lisez , Maderfeld. Page
269. ligne 16. mais la concession de ces Privileges que leur assuroit la forune du Roy de Suede,
Teur fut ravie , lisez , mais beaucoup de ces concessions que leur assuroit la fortune du Roy de
Suede , leur furent ravies. Page 305.ligne 1. et
cependant s'avança , lisez , et cependant il s'avança . Page 337. ligne 6. homme d'un mérite singu
lier, lisex , homme d'un mérire rare.
FEVRIER. 1732. 339
Tome II. Page 8, mettez en note au bas de la
page , on m'a assuré depuis que le pere de la Czarine étoit un fossoyeur. Page 30. ligne derniere ,
Mahomet , lisez , Achmet II . Page 81. ligne 2.
l'Intendant de ce Pays , lisez , un Ministre Luterien.Page114. ligne 18. dans aucune Cour Chrétienne , lisez , dans les Cours Chrétiennes. Page
177. ligne 4. couvrit sa tête , lisez , lui couvrit la
tête. Page 189. ligne pénultiéme et derniere , un
Officier des Troupes de Suede nommé le Baron
d'Arvidson , lisez , le Baron d'Arvidson , Officier
des Troupes de Suede. Page 196. et 197. ligne
derniere et premiere , un petit Château nommé
Demirtash, lisez , le petit Château de Demirtash.
Page 211. ligne 13. ni Tureane qui l'avoit executé, ajoûtez , ni ceux qui l'imiterent depuis avec
plus d'excès. Page 235.ligne 16. parler au General Duker , Gouverneur de la Place dans le moment , lisez , parler dans le moment au General
Duker , Gouverneur de la Place. Page 250. ligne
19.de tous les côtez, lisez, sur la Mer et sur Terre.
Page 258. ligne 14. est une petite Isle nommée
Usedom, lisez , la petite Isle d'Usedom. Page
182. ligne 4. dès le lendemain il aborda à Isted
en Scanie , lisez , dès le lendemain Stralsund se
rendit; la Garnison fut faite prisonniere de guerre
et Charles aborda à Isted en Scanie. Page 313.
ligne 6 avoit été , lisez , étoit allé. Page 316. ligne
12. il demanda la niece du Czar , lisez il demanda
la Princesse Anne Petrona , fille du Czar. Page
344 ligne 9. après sa mort , ajoutez , immédiatement après sa mort on leva le Siege de Frideriks Hall. Les Suedois plus accablez que flattez
de la gloire de leur Prince, ne songerent qu'à faire
la Paix avec leurs ennemis et à réprimer chez eux
la puissance , &c. Page 361. ligne 13. aux Anglois
340 MERCURE DE FRANCE
glois de Cromvel , lisez , aux Fanatiques de Cromvel.
En note au bas de la page 144. vous mettrez,
Tout ce récit est rapporté par M. Fabrice , dans ses
Lettres.
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Résumé : Histoire de Charles XII. 2e édition, [titre d'après la table]
Le texte présente la troisième édition de l'ouvrage 'Histoire de Charles XII', publiée par la Compagnie des Libraires d'Amsterdam. Cette édition inclut plusieurs corrections et ajouts par rapport aux versions précédentes. Parmi les erreurs corrigées, on note des informations incorrectes concernant M. le Fort, un Genevois, et la fille du Czar Anne Petrowna. Un nouvel errata est fourni pour rectifier diverses fautes de style et de contenu. Le Tome I comporte des modifications sur des pages spécifiques. Par exemple, la page 2 corrige des informations sur la gelée en octobre, la page 4 traite de la pluralité des femmes, et la page 44 précise l'identité de M. le Fort. Le Tome II inclut également des corrections, notamment sur la page 8 concernant le père de la Czarine et sur la page 30 concernant Achmet II. Des ajouts et des précisions sont apportés dans divers passages. Par exemple, la page 211 du Tome II apporte des clarifications sur Tureane, et la page 344 traite du siège de Friederiks Hall. Le texte mentionne également des notes et des ajouts pour clarifier certains points, comme sur la page 144 où un récit est attribué à M. Fabrice. Ces corrections et ajouts visent à améliorer la précision et la clarté de l'ouvrage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 1511-1512
A M. Aroüet de Voltaire, sur son Poëme Epique de Henry le Grand, et sur la vie de Charles XII. Roi de Suede, qu'il vient de donner au Public. Par Mlle de Malcrais de la Vigne, du Croisic, en Bretagne.
Début :
Charles, nommé l'Alexandre du Nord, [...]
Mots clefs :
Voltaire, Charles XII, Henry Le Grand, Henry IV
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A M. Aroüet de Voltaire, sur son Poëme Epique de Henry le Grand, et sur la vie de Charles XII. Roi de Suede, qu'il vient de donner au Public. Par Mlle de Malcrais de la Vigne, du Croisic, en Bretagne.
AM. Arouet de Voltaire , sur son Poëme
Epique de Henry le Grand , et sur la vie
de Charles XII. Roi de Suede , qu'il
vient de donner au Public. Par Mlle de
Malcrais de la Vigne , du Croisic , en
Bretagne.
Charles , nommé l'Alexandre du Nord¸
Le grand Henri , le César de la France ,
Ont repassé , dit - on , le sombre bord ,
Pour assûrer de leur reconnoissance
Notre Voltaire, Auteur par excellence,
Les deux Heros lui conterent d'abord ,
Comment par tout dans les Champs Elisées
Avec éclat leurs Ombres sont prisées ,
Depuis qu'on lit , et sa Prose et ses Vers ,
Où sont moulez leurs faits d'armes divers
Où leurs vertus sont immortalisées.
Mais , dit Henri , comme au séjour des Morts
D'or ni d'argent ne se fabrique espéce ,
De nous n'auras ces périlleux trésors ,
Après qui l'Homme au cœur bas court sans cesse.
Ce n'onobstant voulant à tes travaux
Ainsi qu'il duit , donner loyer insigne ,
Nous apportons présent cent fois plus digne
C ₁j D'être
12 MERCURE
DE FRANCE
Ce sont ,
D'être estimé , que tous les mineraux .
Tien , le voilà, déja ton ceil s'empresse ;
ami , les titres de Noblesse ,
Non par extrait , ains par originaux ,
Dont autrefois , en dépit des Rivaux ,
Le bon Auguste honora son Virgile ,
Virgile épris des beautez de ton stile ,
Car il entend le François aujourd'hui ,
T'en fait préſent , pour charmer ton ennui.
Ton nom , mon cher , joint au sien s'y fair
line ;
A cettui don Auguste a consenti ,
Lui-même encore a voulu les souscrire ,
Et Charle , et moi , qui prenons ton parti
Contre quiconque opposant au contraire ,
De nos deux sceaux , avons , fameux- Voltaire
Le tout muni dûment et garanti.
Adieu; n'avons nulle autre récompense
Pour te payer de tes doctes bienfaits ;
Mais bien jugeons qu'au Païs des François,
Tant fier soit-il , n'est Humain qui s'offense ,
Qu'à son côté tu marches désormais.
Epique de Henry le Grand , et sur la vie
de Charles XII. Roi de Suede , qu'il
vient de donner au Public. Par Mlle de
Malcrais de la Vigne , du Croisic , en
Bretagne.
Charles , nommé l'Alexandre du Nord¸
Le grand Henri , le César de la France ,
Ont repassé , dit - on , le sombre bord ,
Pour assûrer de leur reconnoissance
Notre Voltaire, Auteur par excellence,
Les deux Heros lui conterent d'abord ,
Comment par tout dans les Champs Elisées
Avec éclat leurs Ombres sont prisées ,
Depuis qu'on lit , et sa Prose et ses Vers ,
Où sont moulez leurs faits d'armes divers
Où leurs vertus sont immortalisées.
Mais , dit Henri , comme au séjour des Morts
D'or ni d'argent ne se fabrique espéce ,
De nous n'auras ces périlleux trésors ,
Après qui l'Homme au cœur bas court sans cesse.
Ce n'onobstant voulant à tes travaux
Ainsi qu'il duit , donner loyer insigne ,
Nous apportons présent cent fois plus digne
C ₁j D'être
12 MERCURE
DE FRANCE
Ce sont ,
D'être estimé , que tous les mineraux .
Tien , le voilà, déja ton ceil s'empresse ;
ami , les titres de Noblesse ,
Non par extrait , ains par originaux ,
Dont autrefois , en dépit des Rivaux ,
Le bon Auguste honora son Virgile ,
Virgile épris des beautez de ton stile ,
Car il entend le François aujourd'hui ,
T'en fait préſent , pour charmer ton ennui.
Ton nom , mon cher , joint au sien s'y fair
line ;
A cettui don Auguste a consenti ,
Lui-même encore a voulu les souscrire ,
Et Charle , et moi , qui prenons ton parti
Contre quiconque opposant au contraire ,
De nos deux sceaux , avons , fameux- Voltaire
Le tout muni dûment et garanti.
Adieu; n'avons nulle autre récompense
Pour te payer de tes doctes bienfaits ;
Mais bien jugeons qu'au Païs des François,
Tant fier soit-il , n'est Humain qui s'offense ,
Qu'à son côté tu marches désormais.
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Résumé : A M. Aroüet de Voltaire, sur son Poëme Epique de Henry le Grand, et sur la vie de Charles XII. Roi de Suede, qu'il vient de donner au Public. Par Mlle de Malcrais de la Vigne, du Croisic, en Bretagne.
Mlle de Malcrais de la Vigne décrit une rencontre imaginaire entre Voltaire et les esprits de Henri IV, roi de France, et Charles XII, roi de Suède, dans les Champs-Élysées. Ces souverains félicitent Voltaire pour son poème épique dédié à Henri IV et pour sa biographie de Charles XII. Ils lui expliquent qu'ils ne peuvent lui offrir des trésors matériels, mais lui accordent une récompense plus précieuse : des titres de noblesse originaux, similaires à ceux qu'Auguste avait offerts à Virgile. Ces titres sont cosignés par Auguste, Charles XII et Henri IV, assurant ainsi la noblesse et la reconnaissance de Voltaire. La lettre se conclut en affirmant que Voltaire marchera désormais aux côtés des plus grands écrivains français, sans que quiconque puisse s'en offenser.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 1887-1891
RÉPONSE A Mlle de Malcrais de la Vigne, par M. de Voltaire, en lui envoyant la Henriade et l'Histoire de Charles XII.
Début :
Toy, dont la voix brillante a volé sur nos Rives, [...]
Mots clefs :
Voix brillante, Art de plaire, Charles XII, Henry IV, Vers, Science, Esprits, Muses, Beaux-arts, Captivité
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RÉPONSE A Mlle de Malcrais de la Vigne, par M. de Voltaire, en lui envoyant la Henriade et l'Histoire de Charles XII.
REPONSE
A Me de Malcrais de la Vigne , par
M. de Voltaire , en lui envoyani la
Henriade et l'Histoire de Charles XI I.
T
Oy, dont la voix brillante a volé
sur nos Rives ,
Toi , qui tiens dans Paris nos Muses attentives ,
Qui sçais si bien associer ,
Et la science et l'art de plaire ,
A ij Et
1888 MERCURE DE FRE
Et les talens de Deshoulieres ,
Et les études de Dacier ,
J'ose envoyer aux pieds de ta Muse divine ,
Quelques foibles Ecrits , enfans de mon repos ;
Charles fut seulement l'objet de mes travaux.
Henry quatre fut mon Heros ,
Et tu seras mon Héroïne.
En te donnant mes Vers , je te veux avoüer ,
Ce que je suis , ce que je voudrois être ,
Te peindre ici mon ame et te faire connoître ,
Celui que tu daignas loüer.
'Apollon présidoit au jour qui m'avu naître;
J'aurai vudans trois ans passer quarante hyvers.
Au sortir du Berceau j'ai bégayé des Vers.
Bien tôt ce Dieu puissant m'ouvrit son Sanc ruaire ;
Mon cœur vaincu par lui fut soumis à sa Loi.
D'autres ont fait des Vers par le desir d'en faire ;
Je fus Poëte malgré moi.
Tous les goûts à la fois sont entrez dans mon ame ;
Tout Art à mon hommage, et tout plaisir m'en- flamme ;
La Peinture me charme; On me voit quelquefois
Au
SEPTEMBRE. 1732. 1889
Au Palais de Philippe , ou dans celui des Rois ,
Sous les efforts de l'Art , admirer la Nature.
Du brillant Cagliari , * saisir l'Esprit divin ,
Et devorer des yeux la touche noble et sûre ,
De Raphaël et du Poussin.
De ces Apartemens qu'anime la Peinture ,
Sur les pas du Plaisir je vole à l'Opera ;
J'applaudis tout ce qui me touche :
La fertilité de Campra ,
La gayeté de Mouret , les graces de Destouches.
Pelissier par son Art , le Maure par sa voix.
L'agile Camargo, Sallé l'Enchanteresse ,
Cette austere Sallé faite pour la tendresse ,
Tour à tour ont mes vœux, et suspendent mon
choix.
Quelquefois embrassant la science hardie ,
Que la curiosité ,
Honora par vanité ,
Du nom de Philosophie ,
Je cours après Newton dans l'abîme des Cieux.
Je veux voir si des nuits la courriere inégale ,
Par le pouvoir changeant d'une force centrale ,
Paul Veronese.
A iij En
1890 MERCURE DE FRANCE
En gravitant vers nous s'approche de nos yeux ,
Et pese d'autant plus qu'elle est près de ces lieux
Dans les limites d'une ovale.
J'en entends raisonner les plus profonds esprits ;
Je les vois qui des Cieux franchissent l'intervale ,
Et je vois avec eux que je n'ai rien compris.
De ces obscuritez je passe à la morale ;.
Je'lis au cœur de l'homme, et souvent j'en rougis
J'examine avec soin les informes Ecrits ,
Les monumens épars et le stile énergique ,
De ce fameux Pascal , ce dévot satyrique.
Je vois ce rare esprit trop prompt à s'eflammer.
Je combats ses rigueurs extrêmes,
Il enseigne aux humains à se haïr eux-mêmes ;
Je voudrois, s'il se peut, leur apprendre à s'aimer..
Ainsi mes jours égaux , que les Muses remplis- sent ,
Sans soins , sans passions, sans préjugez fâcheux ,
Commencent avec joye , et vivement finissent ,
Par des soupers délicieux .
L'amour dans mes plaisirs ne mêle plus ses peines ;
J'ai quitté prudemment ce Dieu qui m'a quitté.
J'ai passé l'heureux temps fait pour la volupté .
*Les Pensées de M. Pascal.
Il
SEPTEMBRE. 7732. 18 ) F
Il est donc vrai , grands Dieux , il ne faut plus
que j'aime !
La foule des beaux Arts dont je veux tour à tour,
Remplir le vuide de moi- même ,
N'est point encor assez pour remplacer l'Amour
Je fais ce que je puis , hélas ! pour être sage ,
Pour amuser ma liberté ;
Mais si quelque jeune Beauté
Empruntant ta vivacité ,
Me parloit ton charmant langage
Je rentrerois bien- tôt dans ma captivité.
A Paris ce 15. Août 1732
A Me de Malcrais de la Vigne , par
M. de Voltaire , en lui envoyani la
Henriade et l'Histoire de Charles XI I.
T
Oy, dont la voix brillante a volé
sur nos Rives ,
Toi , qui tiens dans Paris nos Muses attentives ,
Qui sçais si bien associer ,
Et la science et l'art de plaire ,
A ij Et
1888 MERCURE DE FRE
Et les talens de Deshoulieres ,
Et les études de Dacier ,
J'ose envoyer aux pieds de ta Muse divine ,
Quelques foibles Ecrits , enfans de mon repos ;
Charles fut seulement l'objet de mes travaux.
Henry quatre fut mon Heros ,
Et tu seras mon Héroïne.
En te donnant mes Vers , je te veux avoüer ,
Ce que je suis , ce que je voudrois être ,
Te peindre ici mon ame et te faire connoître ,
Celui que tu daignas loüer.
'Apollon présidoit au jour qui m'avu naître;
J'aurai vudans trois ans passer quarante hyvers.
Au sortir du Berceau j'ai bégayé des Vers.
Bien tôt ce Dieu puissant m'ouvrit son Sanc ruaire ;
Mon cœur vaincu par lui fut soumis à sa Loi.
D'autres ont fait des Vers par le desir d'en faire ;
Je fus Poëte malgré moi.
Tous les goûts à la fois sont entrez dans mon ame ;
Tout Art à mon hommage, et tout plaisir m'en- flamme ;
La Peinture me charme; On me voit quelquefois
Au
SEPTEMBRE. 1732. 1889
Au Palais de Philippe , ou dans celui des Rois ,
Sous les efforts de l'Art , admirer la Nature.
Du brillant Cagliari , * saisir l'Esprit divin ,
Et devorer des yeux la touche noble et sûre ,
De Raphaël et du Poussin.
De ces Apartemens qu'anime la Peinture ,
Sur les pas du Plaisir je vole à l'Opera ;
J'applaudis tout ce qui me touche :
La fertilité de Campra ,
La gayeté de Mouret , les graces de Destouches.
Pelissier par son Art , le Maure par sa voix.
L'agile Camargo, Sallé l'Enchanteresse ,
Cette austere Sallé faite pour la tendresse ,
Tour à tour ont mes vœux, et suspendent mon
choix.
Quelquefois embrassant la science hardie ,
Que la curiosité ,
Honora par vanité ,
Du nom de Philosophie ,
Je cours après Newton dans l'abîme des Cieux.
Je veux voir si des nuits la courriere inégale ,
Par le pouvoir changeant d'une force centrale ,
Paul Veronese.
A iij En
1890 MERCURE DE FRANCE
En gravitant vers nous s'approche de nos yeux ,
Et pese d'autant plus qu'elle est près de ces lieux
Dans les limites d'une ovale.
J'en entends raisonner les plus profonds esprits ;
Je les vois qui des Cieux franchissent l'intervale ,
Et je vois avec eux que je n'ai rien compris.
De ces obscuritez je passe à la morale ;.
Je'lis au cœur de l'homme, et souvent j'en rougis
J'examine avec soin les informes Ecrits ,
Les monumens épars et le stile énergique ,
De ce fameux Pascal , ce dévot satyrique.
Je vois ce rare esprit trop prompt à s'eflammer.
Je combats ses rigueurs extrêmes,
Il enseigne aux humains à se haïr eux-mêmes ;
Je voudrois, s'il se peut, leur apprendre à s'aimer..
Ainsi mes jours égaux , que les Muses remplis- sent ,
Sans soins , sans passions, sans préjugez fâcheux ,
Commencent avec joye , et vivement finissent ,
Par des soupers délicieux .
L'amour dans mes plaisirs ne mêle plus ses peines ;
J'ai quitté prudemment ce Dieu qui m'a quitté.
J'ai passé l'heureux temps fait pour la volupté .
*Les Pensées de M. Pascal.
Il
SEPTEMBRE. 7732. 18 ) F
Il est donc vrai , grands Dieux , il ne faut plus
que j'aime !
La foule des beaux Arts dont je veux tour à tour,
Remplir le vuide de moi- même ,
N'est point encor assez pour remplacer l'Amour
Je fais ce que je puis , hélas ! pour être sage ,
Pour amuser ma liberté ;
Mais si quelque jeune Beauté
Empruntant ta vivacité ,
Me parloit ton charmant langage
Je rentrerois bien- tôt dans ma captivité.
A Paris ce 15. Août 1732
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Résumé : RÉPONSE A Mlle de Malcrais de la Vigne, par M. de Voltaire, en lui envoyant la Henriade et l'Histoire de Charles XII.
Dans une lettre datée du 15 août 1732, Voltaire adresse à Madame de Malcrais de la Vigne deux de ses œuvres, 'L'Henriade' et 'L'Histoire de Charles XII'. Il exprime son admiration pour la muse de Madame de Malcrais et partage ses aspirations et talents variés. Voltaire mentionne avoir écrit des vers dès son jeune âge, inspiré par Apollon. Il décrit ses multiples intérêts, allant de la poésie à la peinture, en passant par la musique et la philosophie. Il admire les œuvres de Raphaël, Poussin, Campra, Mouret, Destouches, ainsi que les danseurs Camargo et Sallé. Voltaire s'intéresse également aux découvertes scientifiques de Newton et aux pensées de Pascal, bien qu'il critique les rigueurs extrêmes de ce dernier. Il conclut en affirmant que, malgré ses efforts pour remplir ses jours de divers plaisirs et arts, il ne peut remplacer l'amour.
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5
p. 1986-1991
« EXPOSITION ANATOMIQUE de la Structure du Corps humain; par Jacques-Begnine [...] »
Début :
EXPOSITION ANATOMIQUE de la Structure du Corps humain; par Jacques-Begnine [...]
Mots clefs :
Exposition anatomique, Matières bénéficiales, Providence, Charles XII, Exploits et saisies mobiliaires, Observations, Pères de l'Église, Dictionnaire, Arithmétique, Catholicité
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texteReconnaissance textuelle : « EXPOSITION ANATOMIQUE de la Structure du Corps humain; par Jacques-Begnine [...] »
EXPOSITION ANATOMIQUE de la Structure du Corps humain ; par Jacques- Benigne Winslow , de l'Academie Royale
des Sciences , Docteur , Regent de la Faculté de Médecine , en l'Université de
Paris , ancien Professeur en Anatomie et
en Chirurgie , dans la même Faculté
Interprete du Roy en Langue Teutonique , et de la Societé Royale de Berlin .
A Paris , chez Guill. Desprez, et Jean
Desessards , rue S. Jacques, 1732. in 4º.
de 739 pages.
>
RECUEIL des principales Décisions sur
les Matieres Beneficiales , extraites des
Canons, des Conciles, et des plus celebres
Auteurs , conformes aux Edits et Décla
rations du Roy, et à la Jurisprudence des
Parlemens du Royaume et du GrandConseil. Nouvelle Edition , revûë , corrigée et augmentée de plus de moitić. Par
M.R. Drapier, Avocat au Parlement. 2
vol,
SEPTEMBRE. 1732 1987
vol. in 12. prix s liv. relié. A Paris, chez
Nic. P. Armand, ruë S. Jacques , 1732.
CONDUITE DE LA PROVIDENCE , dans l'é
tablissement de la Congrégation de N.
Dame, qui a pour son Instituteur le Bienheureux Pere Pierre Fourier, dit vulgairement de Mataincourt , Superieur General
et Reformateur des Chanoines Reguliers
de la Congregation de N. Sauveur. Presentée à Nosseigneurs les Evêques , com
me premiers Superieurs de cette Congré
gation. Avec une Préface , en forme de
Discours , aux Filles de cer Institut. A
Toul , chezCl. Vincent , 1732. 2.vol.grand
in 89.
REMARQUES historiques et critiques sur
l'histoire de Charles XII. Roy de Suéde ;
par M. de Voltaire , pour servir de Supplément à cet Ouvrage. Par M.de la Motraye. Nouvelle Edition , corrigée et augmentée. A Londres , et se vend à Paris ,
chez Mich. Etienne David, Quai des Augustins , et Antoine Heuqueville , au coin
de la rue Gisle- Cœur. Broch. in 12. de 80
pag.On voit à la tête ie Portrait, en pied ,
de Charles XII. fort bien caractérisé.
RECUEIL DES REGLEMENS , concernant
E iiij le
1988 MERCURE DE FRANCE
le Contrôle des Exploits et Saisies mobi
liaires , rendus depuis leur établissement
jusqu'à present. Avec le précis de ce qu'ils
contiennent , et une Table Alphabétique des Matieres qui y ont rapport, pour
en faciliter l'intelligence et l'exécution .
Ouvrage utile et necessaire à tous les Officiers de Justice , aux Employez dans
toutes les Fermes et Droits de S. M.et aux
Parties. A Paris , chez P. Prault , Quai
de Gêvres , 1732. gros in 12 de 588 pag.
sans l'Avertissement , les Tables , et le
précis des Reglemens, concernant le Contrôle des Exploits et les Saisies mobiliaires d'environ so pag.
>
OBSERVATIONS MATHEMATIQUES , AStronomiques , Géographiques et Physiques , tirées des anciens livres Chinois
ou faites nouvellement aux Indes & ailleurs ; par les PP. de la Comp. de JESUS.
Rédigées et publiées par le P. Et. Souciet , de la même Compagnie. Tome 2.
contenant une Histoire de l'Astronomie
Chinoise , avec des Dissertations ; par le
P. Gaubil Jesuite. Tom. 3 contenant un
Traité de l'Astroromie Chinoise par le
même P Gaubil. A Paris, chez Rollin pere ,
Quai des Augustins , 1732. in 4. tom. 2.
pages 178. tome 3. pages 373.sans la Préface
SEPTEMBRE. 1732 1989
face du second Tome , et sans les Planches.
ABREGE' DE L'HISTOIRE de 24 Peres de
Eglise.Histoire abregée des Empereurs Romains , depuis Jules Cesar jusqu'à Constantin le Grand. Caracteres de 58 des meilleurs Historiens , Orateurs et Poëtes Grecs ,
Latins et François ; ouvrage tres-utile, sur
tout aux jeunes gens de l'un et de l'autre
sexe, qui pourront en tres- peu de temps
acquerir une connoissance générale des
matiéres annoncées cy- dessus. Chez Tautin , rue Judas , Montagne sainte Geneviéve, Morel le jeune, au Palais , et Musier fils , Quai des Augustins, 1732 . in 12.
HISTOIRE ANCIENNE des Egyptiens ,
des Carthaginois , des Assyriens , des
Babiloniens , des Medes et des Perses , des
Macédoniens , des Grecs ; par M. Rollin,
Tome IV. Chez la Veuve Etienne , ruë
S. Facques, 1732. in 12.
APOLOGIE DES BESTES , ou leurs rafsonnemens et connoissances prouvez
contre le Systême des Cartesiens , qui
prétendent que les Bêtes ne sont que des
Machines Automates. Ouvrage en Vers.
Par M. Morfouace de Beaumont. Paris ,
E v Quay
1990 MERCURE DE FRANCE
Quay de Gevres , chez Prault , 1732. in 8,
>
DICTIONNAIRE des Arts et des Sciences , &c. P. M. D. C. de l'Académie
Françoise nouvelle Edition revûë
corrigée et augmentée par M... de l'Académie Royale des Sciences, 1732. infol.
2 vol. Chez Coignardpere et fils, Den. Mariette , J. B. Delespine , rue S. Jacques , et
Jacques Rollin , Quay des Augustins.
NOUVEAU TRAITE'
D'ARITHMETIQUE,
ou Description des proprietez er usages
d'un nouveau Tarif de réduction Arithmetique et Géometrique. Avec une Instruction familiere pour faire méchani- quement , par le moyen de ce Tarif, les
principales operations des Regles , tant
d'Arithmetique que deTrigonométrie rectiligne , comme aussi de Gnomonique et
de Navigation. Le tout par des exemples
simples qui facilitent la pratique de cet
Ins.rument , inventé et mis en lumiere
par M. J. B. de Mean , Ingenieur , qui
demeure chez M. Homet , Marchand Cartier et Paperier , ruë de Seine , Fauxbourg
S. Germain. In 8. 1732. Quay des Augustins , chez P. Martin , et Gab. Valeyre,
rue de la vieille Bouclerie.
Li
SEPTEMBRE. 1732. 1991
LE NOUVEAU Secretaire de la Cour ,
ou Lettres Familieres sur toutes sortes de
Sujets , avec des Réponses ; derniere Edition. A Paris , au Palais , chez Th. le
Gras , 1732. in 12. de 560. pages , so,
sols relié.
LE TRIOMPHE DE LA CATHOLICI
TE' , ou Réponse d'un Protestant nouvellement converti , aux difficultez que
lui propose sa Sœur , sur la Religion Prétendue Réformée , avec une Dissertation
sur la dispute que S. Paul cut avec Céphas. Par M. l'Abbé D ***. A Paris ,
ruë de la Harpe , au bon Pasteur , 1732.
in 12. de 250. pages.
OEUVRES DIVERSES , de M. Patru , contenant ses Plaidoyers , Harangues , Lettres et Vies de quelques- uns de ses Amis.
Quatrième Edition considerablement
augmentée. Chez N. Gosselin , au Palais ,
1732. 2, vol. in 4.
des Sciences , Docteur , Regent de la Faculté de Médecine , en l'Université de
Paris , ancien Professeur en Anatomie et
en Chirurgie , dans la même Faculté
Interprete du Roy en Langue Teutonique , et de la Societé Royale de Berlin .
A Paris , chez Guill. Desprez, et Jean
Desessards , rue S. Jacques, 1732. in 4º.
de 739 pages.
>
RECUEIL des principales Décisions sur
les Matieres Beneficiales , extraites des
Canons, des Conciles, et des plus celebres
Auteurs , conformes aux Edits et Décla
rations du Roy, et à la Jurisprudence des
Parlemens du Royaume et du GrandConseil. Nouvelle Edition , revûë , corrigée et augmentée de plus de moitić. Par
M.R. Drapier, Avocat au Parlement. 2
vol,
SEPTEMBRE. 1732 1987
vol. in 12. prix s liv. relié. A Paris, chez
Nic. P. Armand, ruë S. Jacques , 1732.
CONDUITE DE LA PROVIDENCE , dans l'é
tablissement de la Congrégation de N.
Dame, qui a pour son Instituteur le Bienheureux Pere Pierre Fourier, dit vulgairement de Mataincourt , Superieur General
et Reformateur des Chanoines Reguliers
de la Congregation de N. Sauveur. Presentée à Nosseigneurs les Evêques , com
me premiers Superieurs de cette Congré
gation. Avec une Préface , en forme de
Discours , aux Filles de cer Institut. A
Toul , chezCl. Vincent , 1732. 2.vol.grand
in 89.
REMARQUES historiques et critiques sur
l'histoire de Charles XII. Roy de Suéde ;
par M. de Voltaire , pour servir de Supplément à cet Ouvrage. Par M.de la Motraye. Nouvelle Edition , corrigée et augmentée. A Londres , et se vend à Paris ,
chez Mich. Etienne David, Quai des Augustins , et Antoine Heuqueville , au coin
de la rue Gisle- Cœur. Broch. in 12. de 80
pag.On voit à la tête ie Portrait, en pied ,
de Charles XII. fort bien caractérisé.
RECUEIL DES REGLEMENS , concernant
E iiij le
1988 MERCURE DE FRANCE
le Contrôle des Exploits et Saisies mobi
liaires , rendus depuis leur établissement
jusqu'à present. Avec le précis de ce qu'ils
contiennent , et une Table Alphabétique des Matieres qui y ont rapport, pour
en faciliter l'intelligence et l'exécution .
Ouvrage utile et necessaire à tous les Officiers de Justice , aux Employez dans
toutes les Fermes et Droits de S. M.et aux
Parties. A Paris , chez P. Prault , Quai
de Gêvres , 1732. gros in 12 de 588 pag.
sans l'Avertissement , les Tables , et le
précis des Reglemens, concernant le Contrôle des Exploits et les Saisies mobiliaires d'environ so pag.
>
OBSERVATIONS MATHEMATIQUES , AStronomiques , Géographiques et Physiques , tirées des anciens livres Chinois
ou faites nouvellement aux Indes & ailleurs ; par les PP. de la Comp. de JESUS.
Rédigées et publiées par le P. Et. Souciet , de la même Compagnie. Tome 2.
contenant une Histoire de l'Astronomie
Chinoise , avec des Dissertations ; par le
P. Gaubil Jesuite. Tom. 3 contenant un
Traité de l'Astroromie Chinoise par le
même P Gaubil. A Paris, chez Rollin pere ,
Quai des Augustins , 1732. in 4. tom. 2.
pages 178. tome 3. pages 373.sans la Préface
SEPTEMBRE. 1732 1989
face du second Tome , et sans les Planches.
ABREGE' DE L'HISTOIRE de 24 Peres de
Eglise.Histoire abregée des Empereurs Romains , depuis Jules Cesar jusqu'à Constantin le Grand. Caracteres de 58 des meilleurs Historiens , Orateurs et Poëtes Grecs ,
Latins et François ; ouvrage tres-utile, sur
tout aux jeunes gens de l'un et de l'autre
sexe, qui pourront en tres- peu de temps
acquerir une connoissance générale des
matiéres annoncées cy- dessus. Chez Tautin , rue Judas , Montagne sainte Geneviéve, Morel le jeune, au Palais , et Musier fils , Quai des Augustins, 1732 . in 12.
HISTOIRE ANCIENNE des Egyptiens ,
des Carthaginois , des Assyriens , des
Babiloniens , des Medes et des Perses , des
Macédoniens , des Grecs ; par M. Rollin,
Tome IV. Chez la Veuve Etienne , ruë
S. Facques, 1732. in 12.
APOLOGIE DES BESTES , ou leurs rafsonnemens et connoissances prouvez
contre le Systême des Cartesiens , qui
prétendent que les Bêtes ne sont que des
Machines Automates. Ouvrage en Vers.
Par M. Morfouace de Beaumont. Paris ,
E v Quay
1990 MERCURE DE FRANCE
Quay de Gevres , chez Prault , 1732. in 8,
>
DICTIONNAIRE des Arts et des Sciences , &c. P. M. D. C. de l'Académie
Françoise nouvelle Edition revûë
corrigée et augmentée par M... de l'Académie Royale des Sciences, 1732. infol.
2 vol. Chez Coignardpere et fils, Den. Mariette , J. B. Delespine , rue S. Jacques , et
Jacques Rollin , Quay des Augustins.
NOUVEAU TRAITE'
D'ARITHMETIQUE,
ou Description des proprietez er usages
d'un nouveau Tarif de réduction Arithmetique et Géometrique. Avec une Instruction familiere pour faire méchani- quement , par le moyen de ce Tarif, les
principales operations des Regles , tant
d'Arithmetique que deTrigonométrie rectiligne , comme aussi de Gnomonique et
de Navigation. Le tout par des exemples
simples qui facilitent la pratique de cet
Ins.rument , inventé et mis en lumiere
par M. J. B. de Mean , Ingenieur , qui
demeure chez M. Homet , Marchand Cartier et Paperier , ruë de Seine , Fauxbourg
S. Germain. In 8. 1732. Quay des Augustins , chez P. Martin , et Gab. Valeyre,
rue de la vieille Bouclerie.
Li
SEPTEMBRE. 1732. 1991
LE NOUVEAU Secretaire de la Cour ,
ou Lettres Familieres sur toutes sortes de
Sujets , avec des Réponses ; derniere Edition. A Paris , au Palais , chez Th. le
Gras , 1732. in 12. de 560. pages , so,
sols relié.
LE TRIOMPHE DE LA CATHOLICI
TE' , ou Réponse d'un Protestant nouvellement converti , aux difficultez que
lui propose sa Sœur , sur la Religion Prétendue Réformée , avec une Dissertation
sur la dispute que S. Paul cut avec Céphas. Par M. l'Abbé D ***. A Paris ,
ruë de la Harpe , au bon Pasteur , 1732.
in 12. de 250. pages.
OEUVRES DIVERSES , de M. Patru , contenant ses Plaidoyers , Harangues , Lettres et Vies de quelques- uns de ses Amis.
Quatrième Edition considerablement
augmentée. Chez N. Gosselin , au Palais ,
1732. 2, vol. in 4.
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Résumé : « EXPOSITION ANATOMIQUE de la Structure du Corps humain; par Jacques-Begnine [...] »
En 1732, à Paris et dans d'autres villes, plusieurs publications ont été éditées, couvrant divers domaines tels que la science, l'histoire, le droit et la littérature. Parmi les ouvrages notables, Jacques-Bénigne Winslow, membre de l'Académie Royale des Sciences et docteur en médecine, a publié 'Exposition Anatomique de la Structure du Corps humain', un ouvrage de 739 pages. D'autres publications marquantes incluent 'Recueil des principales Décisions sur les Matieres Beneficiales' par M.R. Drapier, 'Conduite de la Providence' sur la Congrégation de Notre-Dame, et 'Remarques historiques et critiques sur l'histoire de Charles XII' par M. de Voltaire. Le texte mentionne également des recueils de règlements juridiques, des observations mathématiques et astronomiques, des histoires abrégées, des dictionnaires, et des traités d'arithmétique. Plusieurs de ces ouvrages sont des nouvelles éditions révisées et augmentées, reflétant une mise à jour des connaissances et des informations.
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6
p. 2605-2612
EPITRE A M. Aroüet de Voltaire, par Mlle de Malcrais de la Vigne, du Croisic en Bretagne, pour le remercier du présent qu'il lui a fait de son Histoire de Charles XII. de sa Henriade et du Recueil de quelques-unes de ses Tragédies.
Début :
Tes deux Héros, Voltaire, enfin sont arrivez; [...]
Mots clefs :
Voltaire, Henriade, Charles XII, Tragédies, Tasse, Politesse, Plume, Gloire, Amitiés
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texteReconnaissance textuelle : EPITRE A M. Aroüet de Voltaire, par Mlle de Malcrais de la Vigne, du Croisic en Bretagne, pour le remercier du présent qu'il lui a fait de son Histoire de Charles XII. de sa Henriade et du Recueil de quelques-unes de ses Tragédies.
EPITRE
A M. Aronet de Voltaire , par MH de
Malcrais de la Vigne , du Croisic en
Bretagne , pour le remercier du présent
qu'il lui afait de son Histoire de Ĉharles
XII. de sa Henriade et du Recueil de
quelques-unes de ses Tragédies.
TEs deux Héros , Voltaire, enfin sont arrivez;
Bonjour, leur ai-je dit , couple de Rois celebres,
Conquerans dont les noms , de l'horreur des te
nebres ,
Ont été par Voltaire à jamais préservez.
Vous êtes- vous bien conservez ,
Pendant la longueur du voyage ?
Auriez-vous essuyé d'un insolent orage,
Les brusques incommoditez ?
1. Vel
2606 MERCURE DE FRANCE
Non, vos habits brillans (a) n'ont point été gatez.
Votre Redingote luisante ,
Faite d'une toile glissante , (b)
Des torrens pluvieux vous a très-bien gardez ;
Mais combien avez- vous ŝuspendu mon attente ♣
Combien mes plaisirs retardez ,
Ont-ils fait murmurer mon ame impatiente !
Trois fois dix jours , bon Dieu ! pour venir de Paris
AuPays des Bretons ! votre marche est trop lente:
Où si je l'ai bien compris ,
Il faut que vous ayez pris
La route des Pirenéés ;
Autrement sans m'étonner ,
Je ne puis m'imaginer ,
Qu'à si petites journées,
Guerrier veuille cheminer.
Cependant Charles douzième , (c)
S'offre à mes regards contens ,
Mars autant que Mars lui- même ,
Terrible , armé jusqu'aux dents ,
Comme sil alloit se battre.
Quel air d'intrépidité ?
Il est encor tout botté.
(a) Ces Livres étoient couverts de papier marbré.
(b) Ils étoient enveloppez dans une toile cirée.
(c) Allusion à l'Estampe qui est en tête de l'His- toire de Charles XII
1. Vol.
Ni
DECEMBRE. 1732. 260%
Ni Charles ni , Henry quatre,
N'étoient de minces Héros ,
Enervés dans le repos ,
Qui craignent la pleuresie .
Et n'épargnent leurs Chevaux ,
Que pour épargner leur vie.
Après avoir attendu pendant un grand
mois , j'ai reçû , Monsieur , le présent dont vous m'avez honorée. Vous avez
ajoûté à Charles XII. et à la Henriade
que vous me promettiez dans le Mercure de Septembre , Oedipe , Mariamne
et Brutus. Cette genereuse politesse m'a
surprise agréablement , je n'avois vû jusqu'à ce jour votre Brutus que par Extrait ; et qu'est-ce qu'un Extrait quand la Piece est toute belle ? cela ne sert
qu'à mettre le Lecteur en appétit , j'étois
comme celle à qui l'on fait sentir une
Orange, qu'on lui ôte aussi-tôt de dessous le nez , afin qu'il ne lui en demeure
que l'odeur. La paresse du Messager m'a
fort impatientée , et le feu Pere du Cerceau n'a jamais murmuré davantage contre le Messager du Mans. Vous ne sçau-
- riez croire combien vos Vers et votre présent m'ont rendue glorieuse.Vedendo dono
cosi gentile, non resto nel mio cuore dramma,
cba 1. Vol.
2608 MERCURE DE FRANCE
che non fosse od amista , è fiamma. Personne ne me vient voir que je n'en fasse
parade à ses yeux 3 enfin je ne me troquerois pas aujourd'hui pour une autre.
Que quelqu'un désormais me dise ,
Que mon Pegase va le trot ,
Que mon Phébus parle ostrogot ,
Et que mes Vers sont Marchandise ,
Avendre un sou marqué le lot ;
Je répondrai tout aussi-tôt ,
Esprit fait dans un méchant moule,
Demandez à Voltaire , à ce fameux Auteur ;
Il sçait comment ma veine coule ,
Et si mes Vers sont sans valeur ;
Marchand d'oignon se connoît en ciboule.
Comme je prise infiniment tout ce qui
sort de votre plume , et que je serois fachée de perdre de vos Ouvrages , jusqu'à
la moindre ligne ; je me suis chagrinée
quand j'ai vu qu'à la fin du volume de la
Henriade , il manquoit quelques feüillets à la vie du Tasse, de cet homme divin
avec qui vous partagez tout mon cœur.
Mais à cheval donné regarde- t- on la bride ♪
Ce mot m'est échappé , Voltaire , ami, par don ,
C'est le Proverbe qui me guide
1. Vol.
DECEMBRE. 1732. 2609
A faire la comparaison
Qui convient mal au riche don ,
Dont en divers climats mon nom se glorifie
Exprimons-nous donc autrement ;
Supposons que d'un Diamant
Un humain libéral un autre gratifie ,
Se persuadera- t- on qu'il fut si délicat ,
Qu'à cause d'un petit éclat ,
Dont le défaut laissât la pierre moins finie
D'accepter le présent il fit cérémonie !
Je ne me suis nullement étonnée, quand
j'ai vû par la Piéce que vous m'adressez
que toutce qu'il y a de beau étoit du ressort de votre esprit. Vous vous êtes , pour
ainfi dire , signalé en tous genres , Historien du premier ordre , Poëte excellent
Epique , Tragique , Comique , &c. est- il
quelqu'illustre de l'Antiquité , dont vous
dussiez envier la gloire ? que n'avez- vous
point essayé ? et en quoi n'avez - vous
point réussi ? j'avouerai pourtant qu'il est
une exception , mais une touchante exception à faire à la plénitude de votre
contentement : quoi à trente- sept ans vous
Vous trouvez hors d'âge de pouvoir aimer ? vous avez donc été bien amoureux
à vingt , et comme un dépensier vous
avez mangé le fond et le revenu de bon
1. Vol. no
2610 MERCURE DE FRANCE
3
ne heure. Que la condition de certains
hommes est bizarre ! à dix neuf et vingt
ans vous faisiez des Vers à merveille , à
trente- sept vous vous en acquittez encore mieux. Helas ! et trente sept ans en
amour ne représentent que l'ombre , et
le fantôme de votre premiere et douce
réalité !
Votre expérience confirme
La verité de ce qu'on lit ,
Qu'esprit est prompt , mais qne chair est ing firme ,
D'ailleurs Ciceron nous a dit ,
Ce docte Ciceron , Professeur en sagesse ,
Que les plaisirs vifs et pressans
Où se laisse avec fougue emporter la jeug nesse >
La livrent par avance aux désirs impuissans
De la foible et triste vieillesse.
Je me trompe , Monsieur , et je dois
penser tout autrement fur votre compte.
Si vous quittez l'Amour , c'est que vous
avez découvert tout le faux de ses charmes , et penetré tout le vuide de ses
plaisirs. Votre sort bien loin d'être à
plaindre est digne d'envie , et vous n'en
êtes encore que plus estimable. Vous
avez fait les mêmes refléxions qu'Arioste
I.Vol. dans
'DECEMBRE: 1732: 2611
7
dans la premiere Stance du chant 24 de
Roland furieux.
Chi mette il piè sù l'amorosa pania ;
Cerchi ritrarlo , è non v'inveschi l'ale ;
Che non è in somma Amor, se non insania }
Al gindicio dè savii , universale.
C'est trop parler morale , chut , je vois
que toutes les oreilles ne s'y prêtent pas
de la même maniere. Je reviens à Charles XII. et à la Henriade dont je ne sçaurois me lasser de vous remercier , je vous
assure que quoique venus les derniers ils
feront au rang principal dans ma petite
Bibliotheque , et qu'avec vos Tragédies Ce seront mes Livres favoris.
Mais comme je les ai reçus ,
D'un Tafetas changeant légerement vétus
J'ai craint que le froid et la brume
Venans avec l'Hiver , afreux porteur de rhume
Ne les eussent incommodez.
C'est pourquoi proprement on a pris leur me
sure ,
Puis on a mis sur eux des habits sans cou
ture ,
D'or magnifiquement bordez ,
A qui le taferas a servi de doublure.
J'accepte avec joye l'amitié que vous
I. Vol. me
2612 MERCURE DE FRANCE
me promettez à la fin de votre Lettre.
Nous nous en sommes donné des preuves
réciproques que je crois aussi since es de
votre part qu'elles le sont de la mienne.
Les amitiez que le hazard fait naître sont
souvent de plus longue durée que les autres. Il ne tiendra point à moi que la
nôtre ne finisse jamais. Je voudrois avoir
quelque chose qui fut digne de vous être
envoyé en revanche de votre présent ;
mais c'est là souhaitter l'impossible.
Quel ch'io vi debbo , posso di parole
Pagare in parte , è d'opera d'inchiostro
Ne che pocho vi dia da imputar sono ,
Che quanto io posso , dar , tutto vi dono.
·
Vous voudrez bien que les sentimens
de mon cœur suppléent au reste. Je suis
avec toute la reconnoissance , toute l'amitié et tout le respect possible , Monsieur , votre très humble, &c.
A M. Aronet de Voltaire , par MH de
Malcrais de la Vigne , du Croisic en
Bretagne , pour le remercier du présent
qu'il lui afait de son Histoire de Ĉharles
XII. de sa Henriade et du Recueil de
quelques-unes de ses Tragédies.
TEs deux Héros , Voltaire, enfin sont arrivez;
Bonjour, leur ai-je dit , couple de Rois celebres,
Conquerans dont les noms , de l'horreur des te
nebres ,
Ont été par Voltaire à jamais préservez.
Vous êtes- vous bien conservez ,
Pendant la longueur du voyage ?
Auriez-vous essuyé d'un insolent orage,
Les brusques incommoditez ?
1. Vel
2606 MERCURE DE FRANCE
Non, vos habits brillans (a) n'ont point été gatez.
Votre Redingote luisante ,
Faite d'une toile glissante , (b)
Des torrens pluvieux vous a très-bien gardez ;
Mais combien avez- vous ŝuspendu mon attente ♣
Combien mes plaisirs retardez ,
Ont-ils fait murmurer mon ame impatiente !
Trois fois dix jours , bon Dieu ! pour venir de Paris
AuPays des Bretons ! votre marche est trop lente:
Où si je l'ai bien compris ,
Il faut que vous ayez pris
La route des Pirenéés ;
Autrement sans m'étonner ,
Je ne puis m'imaginer ,
Qu'à si petites journées,
Guerrier veuille cheminer.
Cependant Charles douzième , (c)
S'offre à mes regards contens ,
Mars autant que Mars lui- même ,
Terrible , armé jusqu'aux dents ,
Comme sil alloit se battre.
Quel air d'intrépidité ?
Il est encor tout botté.
(a) Ces Livres étoient couverts de papier marbré.
(b) Ils étoient enveloppez dans une toile cirée.
(c) Allusion à l'Estampe qui est en tête de l'His- toire de Charles XII
1. Vol.
Ni
DECEMBRE. 1732. 260%
Ni Charles ni , Henry quatre,
N'étoient de minces Héros ,
Enervés dans le repos ,
Qui craignent la pleuresie .
Et n'épargnent leurs Chevaux ,
Que pour épargner leur vie.
Après avoir attendu pendant un grand
mois , j'ai reçû , Monsieur , le présent dont vous m'avez honorée. Vous avez
ajoûté à Charles XII. et à la Henriade
que vous me promettiez dans le Mercure de Septembre , Oedipe , Mariamne
et Brutus. Cette genereuse politesse m'a
surprise agréablement , je n'avois vû jusqu'à ce jour votre Brutus que par Extrait ; et qu'est-ce qu'un Extrait quand la Piece est toute belle ? cela ne sert
qu'à mettre le Lecteur en appétit , j'étois
comme celle à qui l'on fait sentir une
Orange, qu'on lui ôte aussi-tôt de dessous le nez , afin qu'il ne lui en demeure
que l'odeur. La paresse du Messager m'a
fort impatientée , et le feu Pere du Cerceau n'a jamais murmuré davantage contre le Messager du Mans. Vous ne sçau-
- riez croire combien vos Vers et votre présent m'ont rendue glorieuse.Vedendo dono
cosi gentile, non resto nel mio cuore dramma,
cba 1. Vol.
2608 MERCURE DE FRANCE
che non fosse od amista , è fiamma. Personne ne me vient voir que je n'en fasse
parade à ses yeux 3 enfin je ne me troquerois pas aujourd'hui pour une autre.
Que quelqu'un désormais me dise ,
Que mon Pegase va le trot ,
Que mon Phébus parle ostrogot ,
Et que mes Vers sont Marchandise ,
Avendre un sou marqué le lot ;
Je répondrai tout aussi-tôt ,
Esprit fait dans un méchant moule,
Demandez à Voltaire , à ce fameux Auteur ;
Il sçait comment ma veine coule ,
Et si mes Vers sont sans valeur ;
Marchand d'oignon se connoît en ciboule.
Comme je prise infiniment tout ce qui
sort de votre plume , et que je serois fachée de perdre de vos Ouvrages , jusqu'à
la moindre ligne ; je me suis chagrinée
quand j'ai vu qu'à la fin du volume de la
Henriade , il manquoit quelques feüillets à la vie du Tasse, de cet homme divin
avec qui vous partagez tout mon cœur.
Mais à cheval donné regarde- t- on la bride ♪
Ce mot m'est échappé , Voltaire , ami, par don ,
C'est le Proverbe qui me guide
1. Vol.
DECEMBRE. 1732. 2609
A faire la comparaison
Qui convient mal au riche don ,
Dont en divers climats mon nom se glorifie
Exprimons-nous donc autrement ;
Supposons que d'un Diamant
Un humain libéral un autre gratifie ,
Se persuadera- t- on qu'il fut si délicat ,
Qu'à cause d'un petit éclat ,
Dont le défaut laissât la pierre moins finie
D'accepter le présent il fit cérémonie !
Je ne me suis nullement étonnée, quand
j'ai vû par la Piéce que vous m'adressez
que toutce qu'il y a de beau étoit du ressort de votre esprit. Vous vous êtes , pour
ainfi dire , signalé en tous genres , Historien du premier ordre , Poëte excellent
Epique , Tragique , Comique , &c. est- il
quelqu'illustre de l'Antiquité , dont vous
dussiez envier la gloire ? que n'avez- vous
point essayé ? et en quoi n'avez - vous
point réussi ? j'avouerai pourtant qu'il est
une exception , mais une touchante exception à faire à la plénitude de votre
contentement : quoi à trente- sept ans vous
Vous trouvez hors d'âge de pouvoir aimer ? vous avez donc été bien amoureux
à vingt , et comme un dépensier vous
avez mangé le fond et le revenu de bon
1. Vol. no
2610 MERCURE DE FRANCE
3
ne heure. Que la condition de certains
hommes est bizarre ! à dix neuf et vingt
ans vous faisiez des Vers à merveille , à
trente- sept vous vous en acquittez encore mieux. Helas ! et trente sept ans en
amour ne représentent que l'ombre , et
le fantôme de votre premiere et douce
réalité !
Votre expérience confirme
La verité de ce qu'on lit ,
Qu'esprit est prompt , mais qne chair est ing firme ,
D'ailleurs Ciceron nous a dit ,
Ce docte Ciceron , Professeur en sagesse ,
Que les plaisirs vifs et pressans
Où se laisse avec fougue emporter la jeug nesse >
La livrent par avance aux désirs impuissans
De la foible et triste vieillesse.
Je me trompe , Monsieur , et je dois
penser tout autrement fur votre compte.
Si vous quittez l'Amour , c'est que vous
avez découvert tout le faux de ses charmes , et penetré tout le vuide de ses
plaisirs. Votre sort bien loin d'être à
plaindre est digne d'envie , et vous n'en
êtes encore que plus estimable. Vous
avez fait les mêmes refléxions qu'Arioste
I.Vol. dans
'DECEMBRE: 1732: 2611
7
dans la premiere Stance du chant 24 de
Roland furieux.
Chi mette il piè sù l'amorosa pania ;
Cerchi ritrarlo , è non v'inveschi l'ale ;
Che non è in somma Amor, se non insania }
Al gindicio dè savii , universale.
C'est trop parler morale , chut , je vois
que toutes les oreilles ne s'y prêtent pas
de la même maniere. Je reviens à Charles XII. et à la Henriade dont je ne sçaurois me lasser de vous remercier , je vous
assure que quoique venus les derniers ils
feront au rang principal dans ma petite
Bibliotheque , et qu'avec vos Tragédies Ce seront mes Livres favoris.
Mais comme je les ai reçus ,
D'un Tafetas changeant légerement vétus
J'ai craint que le froid et la brume
Venans avec l'Hiver , afreux porteur de rhume
Ne les eussent incommodez.
C'est pourquoi proprement on a pris leur me
sure ,
Puis on a mis sur eux des habits sans cou
ture ,
D'or magnifiquement bordez ,
A qui le taferas a servi de doublure.
J'accepte avec joye l'amitié que vous
I. Vol. me
2612 MERCURE DE FRANCE
me promettez à la fin de votre Lettre.
Nous nous en sommes donné des preuves
réciproques que je crois aussi since es de
votre part qu'elles le sont de la mienne.
Les amitiez que le hazard fait naître sont
souvent de plus longue durée que les autres. Il ne tiendra point à moi que la
nôtre ne finisse jamais. Je voudrois avoir
quelque chose qui fut digne de vous être
envoyé en revanche de votre présent ;
mais c'est là souhaitter l'impossible.
Quel ch'io vi debbo , posso di parole
Pagare in parte , è d'opera d'inchiostro
Ne che pocho vi dia da imputar sono ,
Che quanto io posso , dar , tutto vi dono.
·
Vous voudrez bien que les sentimens
de mon cœur suppléent au reste. Je suis
avec toute la reconnoissance , toute l'amitié et tout le respect possible , Monsieur , votre très humble, &c.
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Résumé : EPITRE A M. Aroüet de Voltaire, par Mlle de Malcrais de la Vigne, du Croisic en Bretagne, pour le remercier du présent qu'il lui a fait de son Histoire de Charles XII. de sa Henriade et du Recueil de quelques-unes de ses Tragédies.
L'épître est une lettre de remerciement écrite par MH de Malcrais de la Vigne à Voltaire. Elle exprime sa gratitude pour la réception de plusieurs ouvrages, notamment l'Histoire de Charles XII, la Henriade, et des tragédies telles que Œdipe, Mariamne et Brutus. L'auteur mentionne son impatience due au retard de la livraison des livres, qui ont été protégés par une toile cirée pendant leur voyage. L'auteur admire particulièrement les personnages de Charles XII et Henri IV, qu'elle décrit comme des héros intrépides. Elle loue la générosité de Voltaire et la qualité exceptionnelle de ses œuvres, qu'elle considère comme des chefs-d'œuvre en histoire et en poésie. Elle note une petite lacune dans le volume de la Henriade, mais cela n'altère en rien son admiration pour Voltaire. MH de Malcrais de la Vigne conclut en acceptant l'amitié de Voltaire et en exprimant son désir de lui offrir quelque chose en retour, bien qu'elle reconnaisse que cela soit impossible. Elle exprime sa gratitude et son admiration pour Voltaire, soulignant la valeur de ses contributions littéraires.
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p. 2006
« LE ZODIAQUE de la Vie Humaine, ou Préceptes pour diriger la conduite et [...] »
Début :
LE ZODIAQUE de la Vie Humaine, ou Préceptes pour diriger la conduite et [...]
Mots clefs :
Zodiaque, Henri IV, Charles XII
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NOUVELLES LITTERAIRES
DES BEAUX ARTS , &c.
L
E ZODIAQUE de la Vie Humaine , ou
Préceptes pour diriger la conduite et
les moeurs des Hommes , divisé en 12 Livres
, sous les douze Signes : Traduit du
Poëme Latin de MARCEL PALINGENE
celebre Poëte de la ' Stellada. Nouvelle
Edition , revue , corrigée et augmentée
de Notes Historiques , Critiques , &c. par
M. J.B. C. De la MonnerIE. M. P. 2 vol.
in 12. A Londres , chez le Prevest, et Compagnie
, Libraires , sur le Strand. 1733-
LETTRES D'HENRY IV. Roy de France,
et de Mrs de Villeroy et de Puisieux ,
M. Ant. le Févre de la Boderie , Ambassadeur
de France en Angleterre , depuis
3606. jusqu'en 1611. 1733. in 8. 2 vol.
A Amsterdam.
REPONSE à la Critique du Sr de la Motraye
, sur l'Histoire de Charles XII.Roy
de Suede. Par M... A la Haye, chez Gosse
et Neaulme. 1733 .
DES BEAUX ARTS , &c.
L
E ZODIAQUE de la Vie Humaine , ou
Préceptes pour diriger la conduite et
les moeurs des Hommes , divisé en 12 Livres
, sous les douze Signes : Traduit du
Poëme Latin de MARCEL PALINGENE
celebre Poëte de la ' Stellada. Nouvelle
Edition , revue , corrigée et augmentée
de Notes Historiques , Critiques , &c. par
M. J.B. C. De la MonnerIE. M. P. 2 vol.
in 12. A Londres , chez le Prevest, et Compagnie
, Libraires , sur le Strand. 1733-
LETTRES D'HENRY IV. Roy de France,
et de Mrs de Villeroy et de Puisieux ,
M. Ant. le Févre de la Boderie , Ambassadeur
de France en Angleterre , depuis
3606. jusqu'en 1611. 1733. in 8. 2 vol.
A Amsterdam.
REPONSE à la Critique du Sr de la Motraye
, sur l'Histoire de Charles XII.Roy
de Suede. Par M... A la Haye, chez Gosse
et Neaulme. 1733 .
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Résumé : « LE ZODIAQUE de la Vie Humaine, ou Préceptes pour diriger la conduite et [...] »
En 1733, trois ouvrages sont publiés : 'Le Zodiaque de la Vie Humaine', traduction d'un poème latin de Marcel Palingenius, revue par M. J.B.C. De la Monnerie à Londres ; une collection de 'Lettres d'Henry IV' et de ses ambassadeurs, publiée à Amsterdam ; et une 'Réponse à la Critique du Sr de la Motraye' sur l'Histoire de Charles XII, roi de Suède, publiée à La Haye.
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