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Liste
1
p. 33-35
« C'est en toutes choses que le Roy se montre véritable [...] »
Début :
C'est en toutes choses que le Roy se montre véritable [...]
Mots clefs :
Bonté, Souverain, Récolte, Blé, Marchands
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texteReconnaissance textuelle : « C'est en toutes choses que le Roy se montre véritable [...] »
C'eft en toutes chofes que
le Roy fe montre véritable
34 MERCURE
Pere de fon Peuple. Ce que
je vay vous dire en eft une
marque. La derniére récolte
des Bleds n'ayant pas efté fi
abondante que de coûtume,
Sa Majefté qui cherche à en
procurer le bon marché par
toute forte de voyes , afin de
faire fubfifter aisément fes
Sujets , a déchargé du payement
du Droit de Fret , de
cinquante fols par Tonneau,
que je leve fur les Vaiffeaux
Etrangers , tous les Marchands
, Maiftres de Navires ,
& autres Particuliers , qui feront
entrer dans le RoyauGALANT.
༢༢
me des Bleds dans des Vaif
feaux Etrangers , pendant les
fix premiers mois de cette
année.
le Roy fe montre véritable
34 MERCURE
Pere de fon Peuple. Ce que
je vay vous dire en eft une
marque. La derniére récolte
des Bleds n'ayant pas efté fi
abondante que de coûtume,
Sa Majefté qui cherche à en
procurer le bon marché par
toute forte de voyes , afin de
faire fubfifter aisément fes
Sujets , a déchargé du payement
du Droit de Fret , de
cinquante fols par Tonneau,
que je leve fur les Vaiffeaux
Etrangers , tous les Marchands
, Maiftres de Navires ,
& autres Particuliers , qui feront
entrer dans le RoyauGALANT.
༢༢
me des Bleds dans des Vaif
feaux Etrangers , pendant les
fix premiers mois de cette
année.
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Résumé : « C'est en toutes choses que le Roy se montre véritable [...] »
Le roi a pris des mesures pour garantir le bon marché des céréales après une récolte de blé moins abondante. Il a exempté de droit de fret, à hauteur de cinquante sols par tonneau, les importations de blé par voie maritime. Cette exemption concerne les marchands et les maîtres de navires pour les six premiers mois de l'année.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 194-201
« Je croy ne pouvoir mieux commencer à vous satisfaire / VOus avez accordé, Monsieur, une place dans vos Lettres [...] »
Début :
Je croy ne pouvoir mieux commencer à vous satisfaire / VOus avez accordé, Monsieur, une place dans vos Lettres [...]
Mots clefs :
Explications, Énigmes, Ombre, Blé, Madrigal
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texteReconnaissance textuelle : « Je croy ne pouvoir mieux commencer à vous satisfaire / VOus avez accordé, Monsieur, une place dans vos Lettres [...] »
Je croy ne pouvoir mieux commencer
à vous fatisfaire touchant les Explications
en Vers que vous attendez
fur les deux Enigmes propofées dans
ma Lettre d'Octobre , qu'en vous envoyant
la Lettre quifuit. Les vrais
mots de ces Enigmes, estoient l'Ombre
& l'Epy de Bled.
du´Mercure Galant. 195
V
APethiviers le 12 , Nov. 1685.
>
Ous avez accordé , Monfieur
une place dans vos
Lettres precedentes à mes petites
Explications. L'on en á pris occafion
de m'impofer pour loy indif
penſable , de vous envoyer dorefnavant
tous les mois ces mefmes
Explications en Vers. Voicy donc
celles du dernier mois.
La feconde eft affeurément le
Bled. Pour la premiere, je vous avouë
qu'elle m'a un peu embaraffé
; je crûs d'abord que c'eftoit la
Glace , je trouvay un moment aprés,
que l'ombre y convenoit en
core mieux ; mais l'un & l'autre
me faifoient du fcrupule , parce
que l'Auteur ayant commencé de
parler au feminin, change de gen.
Rij
196
Extraordinaire
re fur la fin , & met l'un au lieu
de l'une. Ce doute , qui fufpendit
quelque temps ma decifion , me
fut bien cher vendu ; vous allez
voir comment la choſe ſe paſſa ,
& à quelles gens j'ay affaire.
Un Petulant Eain de naiſſantes Brunettes
,
Fraifches comme des fleurs , comme des
Anges faites ,
Mais paffant en malignité ,
La plus maligne des Planetes.
Ces dangereux Afpics, fans comtract ny
traité,
M'ont engagé de leur autorité ,
A leur faire un tribut de contes , de
fornettes ,
D'avantures , de jeux, de vers , de chan-
Sonnettes.
Il leur en faut foir & matin.
Ces gourmandes de bagatelles
En ont à tous momens une fi grandefaim,
Qu'on n'a jamais fait avec elles. -
du Mercure Galant. 197
C'a, m'ont- elles dit aujourd' buy,
Petit Avorton de la Rime,
Qu'on nous dife le mot de la premiere
Enigme!
N'obeir pas d'abord , chez elles c'est un
crime ,
Qu'à coups de pieds , de poing, do Cifeaux
ou d'Etuy ,
D'ongles , de bufcs , de gands , d'épin
gles , ou d'éguilles ,
Ces Eutins incarnez , ces bruyantes che
nilles
Mefont expier à l'inftant .
Fe la lis donc , mais rien , trois fois je
recommence ,
Trois fois il m'en arrive autant ,
Bref plus je lis , & moins j'avance.
Defefperé , je bats la chamade à genoux;
Quartier! Comment quartier , m'ont dit
mes obftinées ,
En doit-on attendre de nous ?
A ces mots, contre moy les voilà déchai
nées ,
Je me fens accabler d'une grefle de coups.
R. iij
198 Extraordinaire
Eh bien , nous l'expliquerez- vous ?
Oùfaudra -t-il encor, fur nouveaux frais,
vous battre,
M'ont-elles repeté ? Parlez vifte . Ah!
tout doux ,
Fiffiez-vous plus encor les diableſſes à
quatre ,
Leur ay-je répondu d'un ton de fuppliant,
Cette Enigme, ma foy, me rebutte & me
paffe .
Son mot eft feminin dans le commencement
,
Et fur ce pied , j'y trouve également
Celuy de l'Ombre
Glace :
> & celuy de la
Mais le genre changé fur la fin , m'embaraffe
,
Et deflors je n'en fuis affeuré ny content:
Ainfi pour cette fois , mes belles Enfans,
grace.
Sur mon humble difcours , leur confeil
affemblé ,
M'impofe pour rançon ' d'expliquer la
dernieré.
du Mercure Galant . 199 .
Je la prends , je la lis , inquiet & troublé,
Par un tres-grand bonheur , j'en perce lemiftere.
Helas ! pour peu qu'elle enft tenu de la
premiere ,
Feftois pris comme dans un Blé.
Je fuis , Monfieur , voftre , &c.
Le petit Colin .
Depuis ma Lettre écrite , j'ay
efté bourré, par le Madrigal dont
je vous envoye la Copie. C'eſt au
fujet du double mot fur la premiere
Enigme.
'Ombre eft le vray mot, il me plaift.
Mais pour la Glace , on nesçait so
que c'eft.
On s'en raille , Colin , & j'en suis defolée.
De bonne foy , quand tu l'as mis ainfi,
Ilfalloit que pour toy Pegafe fuft tranfi,
Et l'eau d'Hypocrenne gelée.
Adieu, ta feptiéme Brunette N. S.
RiiTHE
LYON
1893
200 Extraordinaire
Vous voyez bien , Monfieur ,
que j'ay prefqu'autant de Brunettes
qu'Apollon á de Mufes. La
difference , c'eft que celles- cy
rendent quelquesfois d'affez bons
offices , & que les autres ne mé
font que du mal , & ne fe plaifent
qu'à me perfecuter . J'ay tâche
de juftifier à cette belle Criti .
que , le mot de Glace , dont elle eft
choquée , par la réponſe Luivante
à fon Madrigal.
L'
'Ombre plaift en Efté , la Glace
plaift de mefme,
Dans l'Hyver on lafuit avec un foin extrême
,
Elle naift dans la Ville , ainsi que dans
les Bois,
De l'humide & du froid elle tire fon
estre,
du Mercure Galant. 201
Et ces deux qualitez , vous le fçavez
peut- eftre ,
Dans tous les corps fe trouvent à la
fois.
Si le jeu divertit des Femmes un grand
nombre ,
Un plus grand nombre encor prend plaifir
àfe voir
Dans une Glace de miroir ,
Bref l'on mange , l'on boit le matin & le
Soir,
A la Glace auffi-bien qu'à l'Ombre :
Ainfi je nefçay point , Belle & Criti
que Iris
Auquel de ces deux mots donner la preference
Voftre gout feul chez moy fait pancher,
La balance ,
Et je cede à l'Ombre le prix..
à vous fatisfaire touchant les Explications
en Vers que vous attendez
fur les deux Enigmes propofées dans
ma Lettre d'Octobre , qu'en vous envoyant
la Lettre quifuit. Les vrais
mots de ces Enigmes, estoient l'Ombre
& l'Epy de Bled.
du´Mercure Galant. 195
V
APethiviers le 12 , Nov. 1685.
>
Ous avez accordé , Monfieur
une place dans vos
Lettres precedentes à mes petites
Explications. L'on en á pris occafion
de m'impofer pour loy indif
penſable , de vous envoyer dorefnavant
tous les mois ces mefmes
Explications en Vers. Voicy donc
celles du dernier mois.
La feconde eft affeurément le
Bled. Pour la premiere, je vous avouë
qu'elle m'a un peu embaraffé
; je crûs d'abord que c'eftoit la
Glace , je trouvay un moment aprés,
que l'ombre y convenoit en
core mieux ; mais l'un & l'autre
me faifoient du fcrupule , parce
que l'Auteur ayant commencé de
parler au feminin, change de gen.
Rij
196
Extraordinaire
re fur la fin , & met l'un au lieu
de l'une. Ce doute , qui fufpendit
quelque temps ma decifion , me
fut bien cher vendu ; vous allez
voir comment la choſe ſe paſſa ,
& à quelles gens j'ay affaire.
Un Petulant Eain de naiſſantes Brunettes
,
Fraifches comme des fleurs , comme des
Anges faites ,
Mais paffant en malignité ,
La plus maligne des Planetes.
Ces dangereux Afpics, fans comtract ny
traité,
M'ont engagé de leur autorité ,
A leur faire un tribut de contes , de
fornettes ,
D'avantures , de jeux, de vers , de chan-
Sonnettes.
Il leur en faut foir & matin.
Ces gourmandes de bagatelles
En ont à tous momens une fi grandefaim,
Qu'on n'a jamais fait avec elles. -
du Mercure Galant. 197
C'a, m'ont- elles dit aujourd' buy,
Petit Avorton de la Rime,
Qu'on nous dife le mot de la premiere
Enigme!
N'obeir pas d'abord , chez elles c'est un
crime ,
Qu'à coups de pieds , de poing, do Cifeaux
ou d'Etuy ,
D'ongles , de bufcs , de gands , d'épin
gles , ou d'éguilles ,
Ces Eutins incarnez , ces bruyantes che
nilles
Mefont expier à l'inftant .
Fe la lis donc , mais rien , trois fois je
recommence ,
Trois fois il m'en arrive autant ,
Bref plus je lis , & moins j'avance.
Defefperé , je bats la chamade à genoux;
Quartier! Comment quartier , m'ont dit
mes obftinées ,
En doit-on attendre de nous ?
A ces mots, contre moy les voilà déchai
nées ,
Je me fens accabler d'une grefle de coups.
R. iij
198 Extraordinaire
Eh bien , nous l'expliquerez- vous ?
Oùfaudra -t-il encor, fur nouveaux frais,
vous battre,
M'ont-elles repeté ? Parlez vifte . Ah!
tout doux ,
Fiffiez-vous plus encor les diableſſes à
quatre ,
Leur ay-je répondu d'un ton de fuppliant,
Cette Enigme, ma foy, me rebutte & me
paffe .
Son mot eft feminin dans le commencement
,
Et fur ce pied , j'y trouve également
Celuy de l'Ombre
Glace :
> & celuy de la
Mais le genre changé fur la fin , m'embaraffe
,
Et deflors je n'en fuis affeuré ny content:
Ainfi pour cette fois , mes belles Enfans,
grace.
Sur mon humble difcours , leur confeil
affemblé ,
M'impofe pour rançon ' d'expliquer la
dernieré.
du Mercure Galant . 199 .
Je la prends , je la lis , inquiet & troublé,
Par un tres-grand bonheur , j'en perce lemiftere.
Helas ! pour peu qu'elle enft tenu de la
premiere ,
Feftois pris comme dans un Blé.
Je fuis , Monfieur , voftre , &c.
Le petit Colin .
Depuis ma Lettre écrite , j'ay
efté bourré, par le Madrigal dont
je vous envoye la Copie. C'eſt au
fujet du double mot fur la premiere
Enigme.
'Ombre eft le vray mot, il me plaift.
Mais pour la Glace , on nesçait so
que c'eft.
On s'en raille , Colin , & j'en suis defolée.
De bonne foy , quand tu l'as mis ainfi,
Ilfalloit que pour toy Pegafe fuft tranfi,
Et l'eau d'Hypocrenne gelée.
Adieu, ta feptiéme Brunette N. S.
RiiTHE
LYON
1893
200 Extraordinaire
Vous voyez bien , Monfieur ,
que j'ay prefqu'autant de Brunettes
qu'Apollon á de Mufes. La
difference , c'eft que celles- cy
rendent quelquesfois d'affez bons
offices , & que les autres ne mé
font que du mal , & ne fe plaifent
qu'à me perfecuter . J'ay tâche
de juftifier à cette belle Criti .
que , le mot de Glace , dont elle eft
choquée , par la réponſe Luivante
à fon Madrigal.
L'
'Ombre plaift en Efté , la Glace
plaift de mefme,
Dans l'Hyver on lafuit avec un foin extrême
,
Elle naift dans la Ville , ainsi que dans
les Bois,
De l'humide & du froid elle tire fon
estre,
du Mercure Galant. 201
Et ces deux qualitez , vous le fçavez
peut- eftre ,
Dans tous les corps fe trouvent à la
fois.
Si le jeu divertit des Femmes un grand
nombre ,
Un plus grand nombre encor prend plaifir
àfe voir
Dans une Glace de miroir ,
Bref l'on mange , l'on boit le matin & le
Soir,
A la Glace auffi-bien qu'à l'Ombre :
Ainfi je nefçay point , Belle & Criti
que Iris
Auquel de ces deux mots donner la preference
Voftre gout feul chez moy fait pancher,
La balance ,
Et je cede à l'Ombre le prix..
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Résumé : « Je croy ne pouvoir mieux commencer à vous satisfaire / VOus avez accordé, Monsieur, une place dans vos Lettres [...] »
Dans une correspondance, Colin discute des solutions à deux énigmes posées dans une lettre précédente. Il mentionne avoir été harcelé par des jeunes femmes, surnommées 'Brunettes', pour résoudre ces énigmes. La première énigme l'a particulièrement embarrassé, car il hésitait entre 'Glace' et 'Ombre'. Les Brunettes ont exercé une pression sur lui pour obtenir la solution. Après réflexion, Colin choisit 'Ombre' comme réponse, bien que la question du genre grammatical ait compliqué sa décision. Une des Brunettes, identifiée par les initiales N.S., lui envoie un madrigal confirmant que 'Ombre' est le bon mot, tout en se moquant de l'hypothèse 'Glace'. Colin justifie ensuite le choix de 'Glace' en expliquant ses propriétés et son utilité. Il mentionne que la glace est utile pour rafraîchir les boissons et conserve les aliments. Cependant, il conclut en donnant la préférence à 'Ombre' selon son goût personnel. La discussion autour de cette énigme montre les différentes perspectives et arguments des interlocuteurs, chacun défendant son point de vue avec des raisons spécifiques.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 153-182
STANCES Sur la vie champêtre.
Début :
Celebrons les destins prosperes [...]
Mots clefs :
Stances, Champêtre, Fruits, Trompette, Conscience, Alarmes, Mépris, Envie, Courtisans, Blé
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : STANCES Sur la vie champêtre.
STANCES
Sur U/vie chtmpétreb CElebrons les destin
• •
prosperes
D'un homme exempt de
soins fâcheux,
Qui content des champs
de ses peres,
Les laboure avecque -
fe*
boeufs,
Et qui loin des mpllç^dc.
lices,
Ignorant jusquau;$ojpi4ei
vices
Qui tiennent. nos sens en.
^chantez,j Vit encore au siecle ou
nous sommes,
j A l'exemple des pjemierj
hommes,
Des fruits qu'il n'a pas achej
tez.
-' ,.,',
Jamais le {on, de la trom-,
Ne,. ic fait
pette Nh Nelefait monter a-c
val
Ilne craint pointd'une dé-*
faite
Le succés funeste &fatal;
Il n'entend point le bruit
des armes,
JSa c;onscience est sans alar- mes. -Y
Sans peine il obeïtaux loix,
Et couvert de son inno.
cence,
Prend le repos en affurance,
Qu'on ne trouve point chez
les Rois.
La mer, quand un funeste
orage
--0-'
Ouvre sesabîmes affreux,
Nelui pouvant porterdommage,-
Ne l'oblige point à,del
voeux ;
Il ne voit point couler sa vic
Parmi le mépris ou l'envie
De ceux qui fonda cour
,
aux Grands;
Mai-s auiE d'uneaudace folle ;-
Il n'insulte point à l'idole -
Qu'adorent lesvainscour
tisans..
Il n'a point desperance
..,Yaia.e»
Ni de crainte sansfondefIhleast
siannms1eeennvtjie & fan», A l'égard du Gouvernemet
tIl rneèconssulte,point les as- Afin de prévoir les desastres
Dont l'Etat peut être acca.
blé:
Mais seulementafin d'ap-
, prendre
-- Le temps qu'il est besoin
d'attendre
Pour femer oucouper fou
blé.
Ne s'arrêtant à rien d'indi
gne
DD''ooccccuuppeerrlelepepnenlseerr hhuu-.
main, *
Il a foin de cailler savi
gne --.f
Par un tefmepsrpauir;ncl;air Et si quelque fepdegenc|
Soudain sur letronc il
m
, fere
La greffe qu'il a prise ail
t>-° leurs, >. ",>i
Et coupant le bois inutile4
Il rend son vignoble fer
tile,
Et des vins il a les meiU
leurs.
Il contemple la terreornée
Derémail éclatant des
fleurs,
Que les plus beaux jours
de l'année
Ont peintes de mille cou*
leurs ;
Sur les côteaux & dans la
plaine,
Sans tenir de route certaine
Ses boeufs errant confufément,
Il prend plaisir à leur voir
paître
L'herbage que la nuit fais naître !
JEc renouvelle incessam-
1 - ment. ut. De la ruche chassant l'a-
; beille,
Dans ses magasins precieux
ïï trouve une manne pareille
Au doux mets que; l'on fer
aux Dieux. 4
Quandl'impctueux ven
,.t deThrace
Au zephire cede la place,
Il tond ses-paisibles brebis, i
E
>
Etméprisant l'or& ht
foye, '1. Leurs simples toisons il employe
:.:- A faire ses plus beaux habics.
t
j
Quand le démon de la lu-,
miere
Commence en faveur de
la nuit
D'accourcir sa vaste ca*rr
riere,
Etqu'aux fleurs succede le
,
fruit
Pour nourrir sa, chere £a»
mille
Il fait tomberfous lafaudfl
Les moissons qui dorei
leschamps, Sans quoy nôtre ennuyeu
.c, , vie -'
Se verroit encore aflgrvie
Au grossier ufagedesglari
Les jours qu'onintçrrotnj
': , ';
la peine ( Que le travail donne au
mortels,
Il prend un livre,ou se pfe
? mene, Quand il a servi les autels
Et lorsquela cigalechai^u
Qu'avecle jour le cKâtis'augmente
,
:$ous
-
un orme au feuillage
,
t, épais
Etendu doucement (àr
l'herbe,
Qui lui tient lieu d'un lie
superbe,
Lorsquetoutbrûle il pren!Jd
--, le frais.
Là nul repentir ne 1âigitfc,
Il joüit d'un profondre-
., j,..1 ¡.' 1
,
pos, : Comme un lac qu'aucun
ventn'irrite, ' Et dont rien n'alerte les
, n: ¡ i, .) lfots- £csi lemurmure agréable
De l'eau qui roule surle là*
ble
Le provoque enfinau
meilj
ilne fait point de mauvais
,:
songes,
Etjamaisleurs tristesmensonges
Ne le fâchent à son réveil.
Quand l'humide & fertile
autonne,
Qui du jour tempere les
feux,
De ses riches fruits se coifc
ronne,
Achevant de remplir ilq$
teeux,
Soigneuxillescüeille &les
serre,
Pour en user lorsque la terct
Met fin àses productions,
A lasage fourmis semblable,
Pui durant l'esté favorable
Amasse ses provisions.
jCeft alors que la vigne ploye '(
Sous ce fruit doux & précieux
,
iDont la liqueur donn^te
,
Joye"
Et bannit, les soins eiv
nuyeux; Et qu'attentifà son mén-â.,
Nuôtresheauregguxe meettant et;. Cuves,&panier?&co& teaux, c
On coupe, on presse la
dange,
LLreevaviinInJ cçoozuulleeetandisqu'o?n- Et quel'onremplitleston
neaux.
L'hyver,qui toujoursfroi
,.&pae
Effacetantde doux appas aux beaux jours la nature
étalé,
:-
L'occuppe,&ne
& ne ll'aattttrriisfstee , pas:
"JTil a des terres inutiles,
Couvertes debuissons Viles,
Illès fait alors défricher-
Oncoupe d'unehache forte
Unhêtredont la cime
Sert morte aux oiseaux à se percher.
D'un soin diligent iltravaille
:
Àla clôture deieschamps
Ouredresse un pap. demu
raille
Tombé par l'injure de
temps: Parfois d:unemainvigou
:
reuse,
-
Sans s'épargnerlui-même
il creuse
Un fasïe deterrecomblé
Et parune voyeinsensible
Tire l'humidité nuisible
Qui croupit & gâte son blé - Ainsi son esprit fuit les vi- cies En évitant i'ojfïveté-f JLinfi
ifcinn par divers exercices
Son corps se maintient en
santé:
Tantôt il dissipe à la chasse
La pesanteur qui le menace,
Et marque un desordre aux
Il humeurs;
Tantôt en repos il contemple
Leeesxxveeretumsmqup'ilpplreln,depour
En lacôduite de ses moeurs.
L'ame qu'occupent de la
forte
Ces soins frequens ,
hbo-
: rieux,
Na-t-elle pas fermé la porce
A mille pensers ennuyeux?
Ces tristesfleaux de la vie,
Le soupçon, la crainte
l'envie,
Les querelles & les procès
Les vains desirs, les amour; soles, Enfin cent passions frivole
Nc'yépeuvsentsplus avoir ac
Que si sa compagne pudi
que
Comme lui suivant la rai son,
Avec diligence s'applique
A bien gouverner la mai.
son,
Chaque jour il experimente
Que la sage concorde augmente,
Et fait croître les moindres
," -: biens,
Commela discorde au con- - traire,
Encor que d'ailleurs tout
prospere,
Piffipe les plus grands
* moyens.
Par cette union qui les lie
11 voit plus avec plufieurr
yeux, R ij
Il semble qu'il se multi*
plie,
Il ell: à la fois en deux lieur,
Ce couple au-dessus detout
blâme,
.1 N'a qu'une volonté, qu'une:
.: ame
Qui regit deux coeurs à la
fois,
Contre l'ordre de la nature
Une amour conjugale(&
w", pure
Estant plus forte que fë
,
ioix;.
Quandparsa bonté pater*
v* nelle
Le Ciel, auteur des chastes
noeuds,
Benissat leur couche fidelle,
Donne des enfans à leurs
voeux,
Leur mere est aussi leur
1
nourrice,
Et sans que rien l'en divertisse
Elle les éleve avec soin,
Sedéfiant d'une étrangere
Dont l'affection passagere
Leur pourroit manquer au
besoin.
Queceux qui éprouvent
avouent
Qu'il est charmé, qu'il est ravi
Lorsque ses chers enfans se
-' joüent,
Et le caressent à l'envi:
L'un d'une façon tendreet
molle
Avec ses petits bras fac-:
cole, -
L'autre s'en plaint, en est jaloux: :.
Chacun doucement letourmente
Tantqu'à , la fin il les contente,
Les embrasse & les cherit
tous.
Les troupeauxmugissent ôc
bêlent.
Cependant sur la fin du jour
Les longs abois des chiens
se mêlent
Au bruit qu'ils font à leur
retour: Aussitôt chaque domefti-»
que
A faire son devoir s'appli-
, que,
Les valets découplent les
boeufs,
Les femmes promptes ôc
fidelles
Des vaches pressent les
mammelles,
Et tirent le lait Savoureux.
Que c'est un fpeaaclo
agreable
De voir au soir les gens bien
las \,
Se presserl'un l'autre à la
table,
Et prendre gaiment leur
repas,
Dont la viande est aflaifcnnée
Dnu seéul treavail de la jour- :
Mais qui lui donne un goût
't
-
sibon, ,-
Que ces mets que la friandise
En cent & cent façons déguise
Sont fades encomparaison.
Ces gens à la mine funeste,
Qui pour des intérêts legers
Font pis que le fer & U
peste,
Et font courre mille dangers,
Ne viennent: point en sa
contrée,
D'un long espace separée
Des grandets &enozbles;ci- Ces noirs ennemis de la
&: joye:
Faf isans d'ordinaire leur
proye
Aux lieux riches &frequeoî
tez. I
Comme aucun violentora.
ge (
Ne bat la fleur de son printemps,
- Il ne sent nul cruel ravage
Dans le froid hyver de ses
ans;
-
Des maux qu'apporte la
vieillesse
il ne sent qu'un peudefoi-
'- blesse, A
Il n'est ni gouteux, ni perclus
,
Etprêt de passer l'onde
noire,
Il possede par la memoire
Les biens qu'il ne poffcdCt
plus.
Ses jours passez dans l'in-
,
nocence
Lui reviennent devant les
yeux,
L'avenir n'a rien qui lof.
sense,
Il ne craint point l'ire des
Dieux,
Par orgueil ni par avarice
Il n'a jamais fait d'injus-
;
tice,
Et ne laisse à ses [uccetreuri
Que les héritages champêtres
Qu'il a reçus de leurs ancetres,
Avec l'exemple de ses0
moeurs.
Quand il vient à perdre le
reste,
Par un progrès facile & lent'
De cette humeur douce &
celeste :.J
Que la chaleur va confîimant
j
Il voit, sans se troubler
ni
craindre,
JDe ses jours la clarté sç*
teindre,
Comme on voit coucher le
Soleil,
Et passe au repos de la tonu
be
Àussi doucement que l'on
tombe
Aux bras languissans ckl
sommeil.
Ainsi Tyrsis fit la peinture1
D'un homme retiré chez
lui, 1 Qui vivant selon la nature,
Voit couler ses jours sans
ennui»
Cette douce &, paisible
vie
Sur l'heure fit venir l'envie.
A plusieurs de se retirer
De la Cour pleine d'amer.
- tume:
,
Mais la force de la coûtu-
— me - - "i
1
Les obligea d'y demeurer.
Sur U/vie chtmpétreb CElebrons les destin
• •
prosperes
D'un homme exempt de
soins fâcheux,
Qui content des champs
de ses peres,
Les laboure avecque -
fe*
boeufs,
Et qui loin des mpllç^dc.
lices,
Ignorant jusquau;$ojpi4ei
vices
Qui tiennent. nos sens en.
^chantez,j Vit encore au siecle ou
nous sommes,
j A l'exemple des pjemierj
hommes,
Des fruits qu'il n'a pas achej
tez.
-' ,.,',
Jamais le {on, de la trom-,
Ne,. ic fait
pette Nh Nelefait monter a-c
val
Ilne craint pointd'une dé-*
faite
Le succés funeste &fatal;
Il n'entend point le bruit
des armes,
JSa c;onscience est sans alar- mes. -Y
Sans peine il obeïtaux loix,
Et couvert de son inno.
cence,
Prend le repos en affurance,
Qu'on ne trouve point chez
les Rois.
La mer, quand un funeste
orage
--0-'
Ouvre sesabîmes affreux,
Nelui pouvant porterdommage,-
Ne l'oblige point à,del
voeux ;
Il ne voit point couler sa vic
Parmi le mépris ou l'envie
De ceux qui fonda cour
,
aux Grands;
Mai-s auiE d'uneaudace folle ;-
Il n'insulte point à l'idole -
Qu'adorent lesvainscour
tisans..
Il n'a point desperance
..,Yaia.e»
Ni de crainte sansfondefIhleast
siannms1eeennvtjie & fan», A l'égard du Gouvernemet
tIl rneèconssulte,point les as- Afin de prévoir les desastres
Dont l'Etat peut être acca.
blé:
Mais seulementafin d'ap-
, prendre
-- Le temps qu'il est besoin
d'attendre
Pour femer oucouper fou
blé.
Ne s'arrêtant à rien d'indi
gne
DD''ooccccuuppeerrlelepepnenlseerr hhuu-.
main, *
Il a foin de cailler savi
gne --.f
Par un tefmepsrpauir;ncl;air Et si quelque fepdegenc|
Soudain sur letronc il
m
, fere
La greffe qu'il a prise ail
t>-° leurs, >. ",>i
Et coupant le bois inutile4
Il rend son vignoble fer
tile,
Et des vins il a les meiU
leurs.
Il contemple la terreornée
Derémail éclatant des
fleurs,
Que les plus beaux jours
de l'année
Ont peintes de mille cou*
leurs ;
Sur les côteaux & dans la
plaine,
Sans tenir de route certaine
Ses boeufs errant confufément,
Il prend plaisir à leur voir
paître
L'herbage que la nuit fais naître !
JEc renouvelle incessam-
1 - ment. ut. De la ruche chassant l'a-
; beille,
Dans ses magasins precieux
ïï trouve une manne pareille
Au doux mets que; l'on fer
aux Dieux. 4
Quandl'impctueux ven
,.t deThrace
Au zephire cede la place,
Il tond ses-paisibles brebis, i
E
>
Etméprisant l'or& ht
foye, '1. Leurs simples toisons il employe
:.:- A faire ses plus beaux habics.
t
j
Quand le démon de la lu-,
miere
Commence en faveur de
la nuit
D'accourcir sa vaste ca*rr
riere,
Etqu'aux fleurs succede le
,
fruit
Pour nourrir sa, chere £a»
mille
Il fait tomberfous lafaudfl
Les moissons qui dorei
leschamps, Sans quoy nôtre ennuyeu
.c, , vie -'
Se verroit encore aflgrvie
Au grossier ufagedesglari
Les jours qu'onintçrrotnj
': , ';
la peine ( Que le travail donne au
mortels,
Il prend un livre,ou se pfe
? mene, Quand il a servi les autels
Et lorsquela cigalechai^u
Qu'avecle jour le cKâtis'augmente
,
:$ous
-
un orme au feuillage
,
t, épais
Etendu doucement (àr
l'herbe,
Qui lui tient lieu d'un lie
superbe,
Lorsquetoutbrûle il pren!Jd
--, le frais.
Là nul repentir ne 1âigitfc,
Il joüit d'un profondre-
., j,..1 ¡.' 1
,
pos, : Comme un lac qu'aucun
ventn'irrite, ' Et dont rien n'alerte les
, n: ¡ i, .) lfots- £csi lemurmure agréable
De l'eau qui roule surle là*
ble
Le provoque enfinau
meilj
ilne fait point de mauvais
,:
songes,
Etjamaisleurs tristesmensonges
Ne le fâchent à son réveil.
Quand l'humide & fertile
autonne,
Qui du jour tempere les
feux,
De ses riches fruits se coifc
ronne,
Achevant de remplir ilq$
teeux,
Soigneuxillescüeille &les
serre,
Pour en user lorsque la terct
Met fin àses productions,
A lasage fourmis semblable,
Pui durant l'esté favorable
Amasse ses provisions.
jCeft alors que la vigne ploye '(
Sous ce fruit doux & précieux
,
iDont la liqueur donn^te
,
Joye"
Et bannit, les soins eiv
nuyeux; Et qu'attentifà son mén-â.,
Nuôtresheauregguxe meettant et;. Cuves,&panier?&co& teaux, c
On coupe, on presse la
dange,
LLreevaviinInJ cçoozuulleeetandisqu'o?n- Et quel'onremplitleston
neaux.
L'hyver,qui toujoursfroi
,.&pae
Effacetantde doux appas aux beaux jours la nature
étalé,
:-
L'occuppe,&ne
& ne ll'aattttrriisfstee , pas:
"JTil a des terres inutiles,
Couvertes debuissons Viles,
Illès fait alors défricher-
Oncoupe d'unehache forte
Unhêtredont la cime
Sert morte aux oiseaux à se percher.
D'un soin diligent iltravaille
:
Àla clôture deieschamps
Ouredresse un pap. demu
raille
Tombé par l'injure de
temps: Parfois d:unemainvigou
:
reuse,
-
Sans s'épargnerlui-même
il creuse
Un fasïe deterrecomblé
Et parune voyeinsensible
Tire l'humidité nuisible
Qui croupit & gâte son blé - Ainsi son esprit fuit les vi- cies En évitant i'ojfïveté-f JLinfi
ifcinn par divers exercices
Son corps se maintient en
santé:
Tantôt il dissipe à la chasse
La pesanteur qui le menace,
Et marque un desordre aux
Il humeurs;
Tantôt en repos il contemple
Leeesxxveeretumsmqup'ilpplreln,depour
En lacôduite de ses moeurs.
L'ame qu'occupent de la
forte
Ces soins frequens ,
hbo-
: rieux,
Na-t-elle pas fermé la porce
A mille pensers ennuyeux?
Ces tristesfleaux de la vie,
Le soupçon, la crainte
l'envie,
Les querelles & les procès
Les vains desirs, les amour; soles, Enfin cent passions frivole
Nc'yépeuvsentsplus avoir ac
Que si sa compagne pudi
que
Comme lui suivant la rai son,
Avec diligence s'applique
A bien gouverner la mai.
son,
Chaque jour il experimente
Que la sage concorde augmente,
Et fait croître les moindres
," -: biens,
Commela discorde au con- - traire,
Encor que d'ailleurs tout
prospere,
Piffipe les plus grands
* moyens.
Par cette union qui les lie
11 voit plus avec plufieurr
yeux, R ij
Il semble qu'il se multi*
plie,
Il ell: à la fois en deux lieur,
Ce couple au-dessus detout
blâme,
.1 N'a qu'une volonté, qu'une:
.: ame
Qui regit deux coeurs à la
fois,
Contre l'ordre de la nature
Une amour conjugale(&
w", pure
Estant plus forte que fë
,
ioix;.
Quandparsa bonté pater*
v* nelle
Le Ciel, auteur des chastes
noeuds,
Benissat leur couche fidelle,
Donne des enfans à leurs
voeux,
Leur mere est aussi leur
1
nourrice,
Et sans que rien l'en divertisse
Elle les éleve avec soin,
Sedéfiant d'une étrangere
Dont l'affection passagere
Leur pourroit manquer au
besoin.
Queceux qui éprouvent
avouent
Qu'il est charmé, qu'il est ravi
Lorsque ses chers enfans se
-' joüent,
Et le caressent à l'envi:
L'un d'une façon tendreet
molle
Avec ses petits bras fac-:
cole, -
L'autre s'en plaint, en est jaloux: :.
Chacun doucement letourmente
Tantqu'à , la fin il les contente,
Les embrasse & les cherit
tous.
Les troupeauxmugissent ôc
bêlent.
Cependant sur la fin du jour
Les longs abois des chiens
se mêlent
Au bruit qu'ils font à leur
retour: Aussitôt chaque domefti-»
que
A faire son devoir s'appli-
, que,
Les valets découplent les
boeufs,
Les femmes promptes ôc
fidelles
Des vaches pressent les
mammelles,
Et tirent le lait Savoureux.
Que c'est un fpeaaclo
agreable
De voir au soir les gens bien
las \,
Se presserl'un l'autre à la
table,
Et prendre gaiment leur
repas,
Dont la viande est aflaifcnnée
Dnu seéul treavail de la jour- :
Mais qui lui donne un goût
't
-
sibon, ,-
Que ces mets que la friandise
En cent & cent façons déguise
Sont fades encomparaison.
Ces gens à la mine funeste,
Qui pour des intérêts legers
Font pis que le fer & U
peste,
Et font courre mille dangers,
Ne viennent: point en sa
contrée,
D'un long espace separée
Des grandets &enozbles;ci- Ces noirs ennemis de la
&: joye:
Faf isans d'ordinaire leur
proye
Aux lieux riches &frequeoî
tez. I
Comme aucun violentora.
ge (
Ne bat la fleur de son printemps,
- Il ne sent nul cruel ravage
Dans le froid hyver de ses
ans;
-
Des maux qu'apporte la
vieillesse
il ne sent qu'un peudefoi-
'- blesse, A
Il n'est ni gouteux, ni perclus
,
Etprêt de passer l'onde
noire,
Il possede par la memoire
Les biens qu'il ne poffcdCt
plus.
Ses jours passez dans l'in-
,
nocence
Lui reviennent devant les
yeux,
L'avenir n'a rien qui lof.
sense,
Il ne craint point l'ire des
Dieux,
Par orgueil ni par avarice
Il n'a jamais fait d'injus-
;
tice,
Et ne laisse à ses [uccetreuri
Que les héritages champêtres
Qu'il a reçus de leurs ancetres,
Avec l'exemple de ses0
moeurs.
Quand il vient à perdre le
reste,
Par un progrès facile & lent'
De cette humeur douce &
celeste :.J
Que la chaleur va confîimant
j
Il voit, sans se troubler
ni
craindre,
JDe ses jours la clarté sç*
teindre,
Comme on voit coucher le
Soleil,
Et passe au repos de la tonu
be
Àussi doucement que l'on
tombe
Aux bras languissans ckl
sommeil.
Ainsi Tyrsis fit la peinture1
D'un homme retiré chez
lui, 1 Qui vivant selon la nature,
Voit couler ses jours sans
ennui»
Cette douce &, paisible
vie
Sur l'heure fit venir l'envie.
A plusieurs de se retirer
De la Cour pleine d'amer.
- tume:
,
Mais la force de la coûtu-
— me - - "i
1
Les obligea d'y demeurer.
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Résumé : STANCES Sur la vie champêtre.
Le texte décrit la vie paisible et prospère d'un homme vivant à la campagne, exempt de soucis et de vices. Cet homme cultive les champs hérités de ses pères avec des bœufs, ignorant les plaisirs et les vices des villes. Il ne connaît ni la tromperie ni la défaite, et sa conscience est tranquille. Il obéit aux lois sans peine et trouve repos et sécurité dans son innocence, un luxe que même les rois n'ont pas. Il ne craint ni la mer en tempête ni les dangers de la vie urbaine. Il consulte le gouvernement uniquement pour des questions pratiques, comme savoir quand semer ou récolter. Il travaille avec diligence, greffant les arbres et rendant son vignoble fertile. Il contemple la nature, profite des saisons et des fruits de la terre. Lorsqu'il se repose, il lit ou se promène sous un arbre. Il ne fait pas de mauvais rêves et jouit d'un profond repos. En automne, il récolte et stocke les fruits pour l'hiver. Il défriche les terres inutiles et entretient ses champs avec soin. Il chasse pour dissiper la pesanteur et maintient sa santé par divers exercices. Sa compagne, tout aussi diligente, l'aide à gouverner la maison. Leur union augmente leurs biens et leur bonheur. Ils élèvent eux-mêmes leurs enfants avec soin et amour. Leur vie est remplie de tranquillité et de joie simple, loin des dangers et des passions frivoles. À la fin de sa vie, il passe doucement de la lumière à l'obscurité, sans crainte ni regret. Il laisse à ses héritiers des terres champêtres et l'exemple de ses mœurs. Plusieurs, après avoir entendu cette description, souhaitèrent se retirer de la cour, mais la force de l'habitude les retint.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 258-259
AUTRE.
Début :
En batonnant ma mere on me sort de son sein, [...]
Mots clefs :
Blé
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
Enbatonnantma mere onmefort
defonsein ,
Et par un avare deſſein
Sans que je fois coupable , on me
metſous la roûe ;
Là l'on me fait souffrir ,&je ne
Sçaypourquoy ,
Etfans avoirpitié de moy ,
Chacun à qui mieux mieux à mes
dépens se jove.
Aprés m'avoir réduit plusqu'en
petits morceaux ,
t
GALAND. 259
On me met en pluſieurs monceaux ,
On me broye , on me tourne , on me
coupe , on m'entame ,
Et ces coeurs plus cruels que le Loup
raviſſant ,
Encore quejefois innocent,
Aprés m'avoir roué mejettentdans
laflame.
Bref m'ayant fait souffrir cent
Supplices ardens ,
On me déchire à belles dens ,
Nespachant plus comment exercer
voſtre envie ,
O ! trop ingrats mortels finiſſez
mon ennuy ,
Et ceßezd'affliger celuy
Qui n'ajamais rien fait que vous
donner la vie.
Ces deux Enigmes ſont faites
par l'aimable Guibour de la ruë
S. Honoré.
Enbatonnantma mere onmefort
defonsein ,
Et par un avare deſſein
Sans que je fois coupable , on me
metſous la roûe ;
Là l'on me fait souffrir ,&je ne
Sçaypourquoy ,
Etfans avoirpitié de moy ,
Chacun à qui mieux mieux à mes
dépens se jove.
Aprés m'avoir réduit plusqu'en
petits morceaux ,
t
GALAND. 259
On me met en pluſieurs monceaux ,
On me broye , on me tourne , on me
coupe , on m'entame ,
Et ces coeurs plus cruels que le Loup
raviſſant ,
Encore quejefois innocent,
Aprés m'avoir roué mejettentdans
laflame.
Bref m'ayant fait souffrir cent
Supplices ardens ,
On me déchire à belles dens ,
Nespachant plus comment exercer
voſtre envie ,
O ! trop ingrats mortels finiſſez
mon ennuy ,
Et ceßezd'affliger celuy
Qui n'ajamais rien fait que vous
donner la vie.
Ces deux Enigmes ſont faites
par l'aimable Guibour de la ruë
S. Honoré.
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5
p. 291-292
« Il ne nous reste plus enfin que le chapitre des Enigmes. [...] »
Début :
Il ne nous reste plus enfin que le chapitre des Enigmes. [...]
Mots clefs :
Or, Blé
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Il ne nous reste plus enfin que le chapitre des Enigmes. [...] »
Il ne nous reste plus enfin
que le chapitre des Enigmes.
Le mot des Enigmes du mois
paffé étoit l'Or, & le Bled. Les
noms de ceux qui les onc deviné,
font: le parclTcux Etranger
de la rue S. Nicaise, le petit
Chariot dela pointe,la grande
Chauve- souris, l'Ane-rayé,
la queue de cheval,l'étendart
de l'Hcrmite, la Coquete folitairc
& le Favory desLozanges.
que le chapitre des Enigmes.
Le mot des Enigmes du mois
paffé étoit l'Or, & le Bled. Les
noms de ceux qui les onc deviné,
font: le parclTcux Etranger
de la rue S. Nicaise, le petit
Chariot dela pointe,la grande
Chauve- souris, l'Ane-rayé,
la queue de cheval,l'étendart
de l'Hcrmite, la Coquete folitairc
& le Favory desLozanges.
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6
p. 1839-1840
PREMIERE ENIGME.
Début :
Sans accuser une loi trop severe, [...]
Mots clefs :
Blé
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PREMIERE ENIGME.
PREMIERE ENIG ME.
S Ans accufer une loi trop fevere , S'Ans
Avant de m'enfanter , ma mere ,
Souffre plus d'une incifion,
Pour moi chez les Humains , nulle compaffion :
Seroit-ce pour punir le mal que je lui caufe ?
Ce feroit une étrange chofé.
* Jugez de mon cruel deſtin ;
On me perfécute fans fin s
L'un me bat , l'autre me tourmente
On m'enleve , on m'èxpoſe en vente ;
J'erre de Ville en Ville , & jamais de repos ;
Mais je me plains ici du moindre de mes maux.
A ma deſtruction tous les mortels confpirent ;
A l'envi l'un de l'autre , à ma perte ils afpirent.
On me réduit en poudre . A quoi fuis - je expoſé ?
Mais , prodige étonnant ! quoi ! métamorphofé ,
Jeunes , vieux , grands , petits , le Sceptre , la
houlette ,
Tous m'aiment à l'inſtant ! on me prife ; on
m'achette !
Helas
1840 MERCURE DE FRANCE.
Helas ! qui le croiroit ? C'eſt cet excès d'amour
,
Qui me fait périr chaque jour.
De mes perfécuteurs devenu la pâture ,
On me voit changer de nature.
De mon bizare fort admire le pouvoir,
Lecteur , regarde moi, j'ay des yeux fans te
voir.
S Ans accufer une loi trop fevere , S'Ans
Avant de m'enfanter , ma mere ,
Souffre plus d'une incifion,
Pour moi chez les Humains , nulle compaffion :
Seroit-ce pour punir le mal que je lui caufe ?
Ce feroit une étrange chofé.
* Jugez de mon cruel deſtin ;
On me perfécute fans fin s
L'un me bat , l'autre me tourmente
On m'enleve , on m'èxpoſe en vente ;
J'erre de Ville en Ville , & jamais de repos ;
Mais je me plains ici du moindre de mes maux.
A ma deſtruction tous les mortels confpirent ;
A l'envi l'un de l'autre , à ma perte ils afpirent.
On me réduit en poudre . A quoi fuis - je expoſé ?
Mais , prodige étonnant ! quoi ! métamorphofé ,
Jeunes , vieux , grands , petits , le Sceptre , la
houlette ,
Tous m'aiment à l'inſtant ! on me prife ; on
m'achette !
Helas
1840 MERCURE DE FRANCE.
Helas ! qui le croiroit ? C'eſt cet excès d'amour
,
Qui me fait périr chaque jour.
De mes perfécuteurs devenu la pâture ,
On me voit changer de nature.
De mon bizare fort admire le pouvoir,
Lecteur , regarde moi, j'ay des yeux fans te
voir.
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7
p. 163-165
LETTRE à M. DE LA PLACE, auteur du Mercure, sur la façon de conserver le bled.
Début :
Vous savez, Monsieur, & cher compatriote, qu'être fidèle à son Roi, utile à [...]
Mots clefs :
Blé, Temps, Vases
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE à M. DE LA PLACE, auteur du Mercure, sur la façon de conserver le bled.
LETTRE à M. DE LA PLACE , auteur du
Mercure , fur la façon de conferver le
bled.
•
Vous favez , Monfieur & cher compatriote
, qu'être fidèle à fon Roi , utile à
fa patrie , font des fentimens trop profondément
gravés dans les coeurs Calaifiens
164 MERCURE DE FRANCE.
pour avoir pu dégénérer ; eux feuls ont
pû m'infpirer des idées dont je vous prie ,
après en avoir apprécié la valeur , de vouloir
bien faire part au public.
Vous favez également que dans les
temps où l'art de la guerre n'étoit point
porté au degré de perfection où il eft au
jourd'hui , les fiéges étoient fouvent de
très - longue durée , & que la plupart des
villes ne fe prenoient enfin que par famine ;
que pour faire fubfifter plus long- temps
les affiégés , on avoit , dans les places fortes
, des puits dans lefquels on confervoit
le bled ; que ces puits , que l'on nommoit
poires , parce qu'ils en avoient exactement
la forme , étoient hermétiquement fermés;
que le bled s'y confervoit très- long- temps ,
étoit introduit par le haut; & qu' l'extrêmité
ou queue de cette poire , il y avoit une
eſpèce de robinet.
у
Mais on n'a ordinairement des em
pas
placemens propres pour établir ces fortes
de puits ; leur conftruction eft difpendieufe
; ils font fujets à des inconvéniens ;
l'humidité peut y pénétrer , & par conféquent
il feroient maintenant de peu d'ufage .
Je crois pourtant qu'en partant de cette
idée , il feroit poffible de conferver le bled
dans des vâfes de terre à-peu-près des même
forme que celle de ces poires , & d'une
JUIN 1768. 165
grandeur pareille aux jarres dont on fe
fert dans nos vaiffeaux pour y mettre de
l'eau. En rempliffant de bled ces vâfes ,
en fcellant exactement les couvercles en
plâtre, c'est-à-dire , en empêchant l'air d'y
pénétrer , le bled pourroit s'y conferver
long- temps , ne contracteroit point d'humidité
, ne feroit point expofé à être infecté
de pouffière ou d'ordure , feroit à
l'abri des calandres , des rats , des fouris ,
difpenferoit même du foin de le remuer
retourner & cribler de temps en temps :
opérations aufli néceffaires que difpendieufes
, qui diminuent la quantité , par
conféquent augmentent le prix de cette
précieufe denrée , & dès - là frappent plus
particulièrement fur le pauvre.
Tout me perfuade , Monfieur , que l'on
pourroit employer utilement ces vâfes de
terre. J'en ai vu qui pouvoient contenir
au moins douze feptiers , mefure de Paris ,
& la dépenſe de ces vâſes feroit un objet
de peu d'importance dans les villes de
province où l'on boulange le pain chacun
chez foi. On pourroit en avoir pour contenir
la provifion d'une année ; nos greniers
, nos magaſins contiendroient alors
plus de bled ; ce feroit une économie de
plus. J'ai l'honneur , &c. MARECHAL
Echevin de la Ville de Calais,
Paris , ce 17 mars 1768 ,
Mercure , fur la façon de conferver le
bled.
•
Vous favez , Monfieur & cher compatriote
, qu'être fidèle à fon Roi , utile à
fa patrie , font des fentimens trop profondément
gravés dans les coeurs Calaifiens
164 MERCURE DE FRANCE.
pour avoir pu dégénérer ; eux feuls ont
pû m'infpirer des idées dont je vous prie ,
après en avoir apprécié la valeur , de vouloir
bien faire part au public.
Vous favez également que dans les
temps où l'art de la guerre n'étoit point
porté au degré de perfection où il eft au
jourd'hui , les fiéges étoient fouvent de
très - longue durée , & que la plupart des
villes ne fe prenoient enfin que par famine ;
que pour faire fubfifter plus long- temps
les affiégés , on avoit , dans les places fortes
, des puits dans lefquels on confervoit
le bled ; que ces puits , que l'on nommoit
poires , parce qu'ils en avoient exactement
la forme , étoient hermétiquement fermés;
que le bled s'y confervoit très- long- temps ,
étoit introduit par le haut; & qu' l'extrêmité
ou queue de cette poire , il y avoit une
eſpèce de robinet.
у
Mais on n'a ordinairement des em
pas
placemens propres pour établir ces fortes
de puits ; leur conftruction eft difpendieufe
; ils font fujets à des inconvéniens ;
l'humidité peut y pénétrer , & par conféquent
il feroient maintenant de peu d'ufage .
Je crois pourtant qu'en partant de cette
idée , il feroit poffible de conferver le bled
dans des vâfes de terre à-peu-près des même
forme que celle de ces poires , & d'une
JUIN 1768. 165
grandeur pareille aux jarres dont on fe
fert dans nos vaiffeaux pour y mettre de
l'eau. En rempliffant de bled ces vâfes ,
en fcellant exactement les couvercles en
plâtre, c'est-à-dire , en empêchant l'air d'y
pénétrer , le bled pourroit s'y conferver
long- temps , ne contracteroit point d'humidité
, ne feroit point expofé à être infecté
de pouffière ou d'ordure , feroit à
l'abri des calandres , des rats , des fouris ,
difpenferoit même du foin de le remuer
retourner & cribler de temps en temps :
opérations aufli néceffaires que difpendieufes
, qui diminuent la quantité , par
conféquent augmentent le prix de cette
précieufe denrée , & dès - là frappent plus
particulièrement fur le pauvre.
Tout me perfuade , Monfieur , que l'on
pourroit employer utilement ces vâfes de
terre. J'en ai vu qui pouvoient contenir
au moins douze feptiers , mefure de Paris ,
& la dépenſe de ces vâſes feroit un objet
de peu d'importance dans les villes de
province où l'on boulange le pain chacun
chez foi. On pourroit en avoir pour contenir
la provifion d'une année ; nos greniers
, nos magaſins contiendroient alors
plus de bled ; ce feroit une économie de
plus. J'ai l'honneur , &c. MARECHAL
Echevin de la Ville de Calais,
Paris , ce 17 mars 1768 ,
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Résumé : LETTRE à M. DE LA PLACE, auteur du Mercure, sur la façon de conserver le bled.
Dans une lettre adressée à M. de La Place, rédacteur du Mercure de France, l'auteur exprime son souhait de discuter de la conservation du blé. Il met en avant la fidélité des habitants de Calais envers leur roi et leur patrie. Traditionnellement, lors des sièges prolongés, les villes stockaient le blé dans des puits appelés 'poires', mais cette méthode présente des inconvénients et est coûteuse. L'auteur propose d'utiliser des vases de terre hermétiques, similaires aux jarres pour l'eau sur les vaisseaux, afin de conserver le blé sans humidité, poussière ou saleté, et de le protéger contre les rongeurs et les insectes. Cette méthode éliminerait les opérations coûteuses de remuer, retourner et tamiser le blé, réduisant ainsi les pertes et augmentant la disponibilité du blé, surtout pour les pauvres. Les vases pourraient contenir jusqu'à douze septiers de blé, mesure de Paris, et seraient économiques pour les villes de province où chaque famille cuit son pain. Cela permettrait de stocker une année de provisions, améliorant l'efficacité des greniers et des magasins. L'auteur espère que cette méthode sera jugée utile.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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