Titre et contenu
Titre:LETTRE sur L'ANDRIENNE de TÉRENCE, adressée à M. L. D. Associé de l'Académie de LA ROCHELLE.
Premiers mots: EST-IL bien vrai, Monsieur, comme le prétend M. Marmontel dans la seconde [...] Domaines: Belles-lettres, théâtreMots clefs: Scène, Comique, Poème, Genre, Autorité, Caractère, SentimentsConcerne une oeuvre: Comédies [l'Andrienne, les Adelphes et le Pheomion]... avec le latin à costé, et rendues très honnestes...Forme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire
Auteur et provenance du texte
Signature:M. D. C. A la Rochelle, le 15 juin 1763.
Est rédigé par: M. D. C. Lieu indiqué: La RochelleDate de rédaction ou d'envoi du texte:Résumé (IA)
Dans une lettre datée du 15 juin 1763, écrite à La Rochelle, l'auteur discute de l'origine du comique attendrissant en se référant à 'L'Andrienne' de Térence. Il conteste l'affirmation de M. Marmontel selon laquelle ce genre serait moderne, soutenant qu'il existait déjà chez les Anciens. L'auteur critique l'expression 'genre attendrissant' pour sa généralité et analyse plusieurs scènes de la pièce pour démontrer l'absence de traits attendrissants. Par exemple, les dialogues du premier acte entre Simon, Sofie et Davus ne montrent pas de tendresse. La scène entre Arquilis et Myfis, bien que traitant de sujets sensibles, ne correspond pas au comique moderne. La sixième scène du premier acte, où Pamphile se plaint à Myfis, est jugée pathétique mais inadaptée au public moderne. L'auteur conclut que le deuxième acte ne contient aucune situation attendrissante et que l'absence de femmes empêche toute émotion larmoyante. Le texte examine également la réception de la pièce, notant que certaines scènes dramatiques ne suscitent pas de larmes. Par exemple, une scène avec Laurent jouant les douleurs de Glycérion provoque des rires. La deuxième scène du quatrième acte, où Pamphile jure fidélité à sa maîtresse, n'est pas émouvante. Des scènes comiques, comme celle où Davus apporte un enfant à Mysis, sont soulignées. Le dénouement, où Glycérion est reconnue comme fille de Chrémès, ne présente rien de larmoyant. L'auteur affirme que les Anciens n'utilisaient pas le larmoyant dans leurs comédies, citant l'Abbé de la Porte. Il invite à relire Térence pour constater que ses œuvres suscitent principalement de la joie. L'auteur critique certains éléments de la pièce, comme la scène d'une sage-femme ivre, jugés plus appropriés pour un opéra-comique. Il mentionne avoir osé contredire Marmontel, Fontenelle et Voltaire pour défendre la vérité.
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