Titre et contenu
Titre:COMEDIE ITALIENNE.
Titre d'après la table:COMÉDIE Italienne.
Premiers mots: LE 8 Août on a donné la seiziéme & dernière représentation des Fêtes de la Paix [...] Article récurrent: Comédie italienneDomaines: Belles-lettres, théâtreMots clefs: Musique, Honneur, Scène, Procureur, ComédieForme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire
Auteur et provenance du texte
Résumé (IA)
Le texte relate les dernières représentations des Fêtes de la Paix de Charles-Simon Favart, qui incluaient des scènes comiques pour accroître leur popularité. Le 8 août 1763, une représentation marqua la fin de ces festivités. Parmi les nouvelles scènes, un duo mettait en vedette Jacot, un artisan, et sa femme Javotte. Jacot justifiait sa consommation excessive d'alcool par les encouragements du Prévôt des Marchands, tandis que Javotte, attirée par l'argent qu'il rapportait, demandait des présents, ce qui effrayait Jacot. Un chansonnier intervenait ensuite, vendant ses chansons et critiquant les mœurs parisiennes. Une autre scène montrait un procureur et sa femme tentant de monter sur un échafaud pour mieux voir la place. Javotte bloquait leur passage, provoquant une querelle où elle utilisait un langage populaire. La scène se terminait par la fuite de la procureuse, évanouie, laissant Javotte triomphante. La musique de ces scènes fut très appréciée. La pièce 'Les deux Chasseurs et la Laitière', inspirée des fables de Jean de La Fontaine, fut également jouée avec succès. Elle mettait en scène Colas et Guillot, deux paysans pauvres associés pour chasser un ours, mais leur peur les empêchait de réaliser leur projet. Guillot tentait de séduire Perrette, la laitière, qui le repoussait en raison de sa pauvreté. La pièce se concluait par l'échec des chasseurs face à l'ours. En septembre 1763, une fable racontait les mésaventures de Colas, Guillot et une laitière. Colas, croyant échapper à un ours, se cachait et s'endormait. Guillot, cherchant à éviter l'ours, faisait tomber une charrue, blessant Colas. La laitière, ayant renversé son pot de lait, pleurait son malheur. Guillot, désespéré, tentait de se pendre mais échouait. Les trois personnages se retrouvaient et déploraient leur malchance. Colas révélait que l'ours lui avait conseillé de ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, une leçon sur les espoirs mal fondés. La pièce 'Les Deux Talents' de M. Bastide fut représentée deux fois avant d'être suspendue. Les paroles de 'Les Chasseurs et la Laitière' étaient de M. Anseaume et la musique de M. Duni, appréciée pour son expression juste et ses grâces adaptées à la langue française. La partition était disponible chez Dufcheine, rue Saint-Jacques, numéro 24.
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