Résultats : 2 texte(s)
Accéder à la liste des mots clefs.
Détail
Liste
1
p. 314-332
Affaires d'Allemagne, [titre d'après la table]
Début :
Vous avez esté surprise, Madame, de ce que ne vous [...]
Mots clefs :
Relation, Vienne, Siège de Vienne, Siège, Croire, Secours, Vrai, Turcs, Faits
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Affaires d'Allemagne, [titre d'après la table]
avez eité(urprHc,
Madame, de ce quene vous
ayant jamaisrien dit dans
mes Lettres qui futft deso
bligeant
:pour perionne'jije
.,
VOUSI'D'IY
néanmoinsparié
contre la Relation de Besan
çon. Avous dire vray,je ne
l'ay jamais regardée que com
me un amas de Nouvelles
fàúÍfes, la plûpart faites par
des Libraires, qui fçachanc
que je vous avois promisle
xaéte Relation du Sicge de
Vienne,n'onteupourbutque
de luy en opposer une
, afin
qu'émane plutostfaite,elle
pull surprendre par le Titre.
Ainsi n'ayant point regardé'
d'Autheur là-dedans
y & ne
la croyant quede pieces ra
luaffées, ay prétendu ne
parler courre ptrionne. En
effet, il n'y a pas d'apparence
qu'un Homme qui auroit
cité dans Vienne, où l'on
supose que l'Aucheur à qui
en l'attribue estoit pendant
tout le Siège, cuit dit que le
Roy de Pologne avoit esté
faire chanter le Te Deum dans
l'Eglise Cathédrale. de Saint
Estienne. On Içait le con
traire; & comme il n'est pas
besoin de preuves pour ré
futer cet endroir, il n'en faut
point non plus pour prouver
la fausseté de cetteRelation.
Si on disoit qu'elle fust écrite
sur les Mémoires d'autruy,
on pourroit navoir manqué
que dans cette circonstance;
mais quand on écrit ce q ue
l'on doit avoirveu,c'est une
marque qu'on ne parle plus
comme témoin oculaire.,
mais seulement sur des ra
ports diférens 6c confus, ou
plutost que l'on a tout in
vente, comme sont la plu
part des Faiseurs d'Alma
nachs, quimettent du froid
au moisdeJanvier, & de la
chaleur dans 11 Canicule.
Ainsi ceux quiontcomposé
»
ces Relations, ont crû pou
Place
voir faire donner des Assauts
à une
assiégée, & estre
maistres de la vie de plusieurs
milliersd Hornrnes, parce
qu'ils sçavoient qu'on n'iroit
pas les compter. Maisils
n'ontpasprisgarde qu'il y a
une certaine vraysemblance
necessaire à observer,&qu'on
n'est plus cru lors qu'on en
fort tout-à-fait. S'il estoit
possible qu'il Íè rencontrait
quelqu'un qui n'eust jamais
entendu parler du Siege de
Vienne, & qui ne jugeast de
la Relation que je vous ay
envoyée,& de celles qui ont
couru, que par la vray-sem
blance, il connoistroit que
les dernieres rapportent des
Faits absolument impossi
bles, & dont il n'y a point
d'exemple à beaucoup pres
depuislacréation duMonde.
IvLis comment en trouve
roit-on, puis qu'il n'y a point
de FloHjbiliré Ces Faits font
marquez dans maRelation,
& la repétition vous en Çc
roit ennuyeuse. Mr le Comte
de Staremberg
, à qui j'ay
rendu justice, & que j'ay fait
plus fage que ne l'ont fait
ceux qui ont parlé autrement
que moy
, eustesté bien ira
prudent, s'il eustainsiexposé
ses Troupes, luy qui avoit
intérest de les ménager com
me il a fait, pour cHu: en
état d'attendre du Secours.
Les dixou douze mille Hom
mes des Ennemis, ôc jusques
à quinze mille, qu'on veut
qu'il ait fait périr presque
tous les jours, auroient bien
;&quand
affoibly la Garnison
elle n'auroit fait que tuer,
sans perdre un seul Homme,
elle auroit esté si accablée
de fatigues,qu'ellesl'auroient
fait périr plus d'un mois avant
l'arrivée du Secours. On ne
voit que des contrarietez
dans toutes ces fausses Ré
lations. Si l'on a toûjours
repoussé les Turcs en leur
tuant dix ou douzemille
Hommes chaque fois qu'ils
ont voulu prendre un pouce
deterre, comment font-ils
arrivez au corps de la Place,
où l'on demeure d'accord
qu'ils estoient
Ville a esté secouruë
? Les
, lors que la
Gens de bon sens, mais qui
ne le sont pas d'abord donné
la peine d'examiner les chok
ses à fond, connoistront bien
que je dis la verité, & ne
pourront me blamer que de
ce que je la fais voirdans des
endroits qu'il n eil pas ab
solument necessaire de la
montrer
; mais s'ils fontun
peu de refléxion sur ces en
droits-là, ils verront que je
donne aux Chrestiensl'a
vantage qui leur est deû dans
tous les Faits principaux,&
qle lescirconstances que je
combats, ne regardent que
la vanité des Particulier,
chacun n'ayant songé qu'à
cc qui l'intéressoit, & ayant
parlé diversement des mes
mes Faits. Cependant il clt
impossible de contenter à la
fois tant de Personnes difé
rentes, & la verité ne peut
estre qu'une.-.
Ainsi on ne
petu la faireconnoistre, qu'il
n'y ait quelqu'un qui en {ot
blessé.J'aurois peut-estre
laissé chacun dans ses senti
111ens
, fiins en parler, si je
ne m'estois crû obligé de
dire honnestement des veri
téz à ceux qui publient in
jurieusement des faussetez
contre la France,ôc qui
croyent que parce qu'ils ont
fait beaucoup de bruit dans
toutes les Cours de l'Europe,
ils ont secouru l'Allemagne
en faisant le procés
à ceux
dont on'ne vouloit point de
Secours, par les motifs que
j'ay fait voir dans ma Rela
tion. Il est certain que l'on
craignoit tant d'en recevoir
d'eux, qu'on n'a pas voulu,
contre la coutume pratiquée
de tout temps, leur faire part,
comme l'on a fait par tout
ailleurs, de l'entrée des Turcs
en Autriche, de peur que s'ils
offroient publiquement du
Secours, on ne fust obligé
de l'accepter. Ce que jedis
cA un Fait, & vous sçavez
que dans toutes les Cours
des Souverains, la coûtume
est d'ignorer la mort d'un
autre Souverain, & de n'en
point prendre le deüil, jus
qu'à ce qu'un Ministre pu
les
blic lait fait sçavoir. Que
de réjoüissances nous aurions
vûes si tout se fust fait dans
regles !
Mais nous n'a
lesregles
!Maisnous n a
vons pû nous réjoüir que
dans le cœur d'un avantage
qu'on
avouluque nousigno
rassions.
Vous aurez vu dans ma
derniere Relation, des Arti
cles diférens sur une mesme
chose. Je sçay qu'ils ne de
vroient pasestreséparez
;mais
quoy que j'aye écrit pres de
deux mois apres la Levée
du Siege de Vienne, je n"a-.
vois pas encore en commen
çant, tous les éclaircissemens
qui me sont venus surla fin,
& j'ay crû devoir alors recti
fier des endroits que j'avois
mal misaucommencement.
Quelques-uns m'en ont blâ
nie., au lieu de loüer mon
exactitude. J'aurois biendes
choses à répondre la-de(Tus/1
en faifanc voir qu'il y a des
faits de telle nature
, qu'on
s'en peut dédire Gins qu'ils
portent aucun préjudice au
reste. Bien loin que de telles
corrections doivent tourner
contre moy, lors que je les
fais moy-mesme, c'est une
marque que puis que la ve
rité a bien de la peine à estre
éclaircie apres deux mois de
temps , on ne doit point
ajoûter defoy aux Relations
quiont esté faites sur l'heure-'
)
éc avant qu'on pustsçavoir,
si les choses que l'on rappor
toit, estoient vrayes, Il est
melmc arrivé un assez plai
sant Incident touchant ces
Relations. Vous [avcz qu'il
en a paru une d'un Combat,
&de la LevéeduSiege de
Vienne, qui n'estoit qu'ima
ginaire
,parce qu'elle avoit
esté composée avant que le
Siege fuit levé. Elle estoit
meïme datée d'un temps qui
marquoitqu'elleestoitfausse,
parce qu'il ne s'estoit encore
rien passé. Cependantj'en ay
vusoûtenir des endroits avec
le dernier emportement. Il
en: vray que c'estoit par ces
opiniastres qui n'ont aucune
teinture des affaires du mon
de, mais ils ne laissent pas
de faire impression sur les
Personnes qui n'entendent
point les matières dont on
parle. Je ne me luis jamais
fait une honte de me dédire,
& si je croyois qu'il y cuit
quelque choiede faux dans
la Relation que je vous ay
envoyée, je le ferois encore
pretenrement
;mais tout ce
AND,
j
quej'ay apris- depuis quelle
a estédonné au Public, me
fait connoistre qu'elle ne
contient rien qui ne 6yt vray,
&quelle estdugout detous
»jugent sainement
des choses, & qui ne font
pont préoccupez. Je dois
ajourer icy ouon tira aufort
pour rArrâque de Kalem
otie cette Attaque
tomba lur Mr l'Electeur de
Saxe; que ce Prince yfit
paroistrebeaucoup de con
Y
duire, ôcde valeur,& qu'on
y laissa longtemps exposé.
Je devroisvous donnericy
un Article de tout ce qui
s'est fait depuis la prise d<J
Gran
; mais si l'on veut dire
quelque chose de vray, sur
les Nouvellesd'Allemagne,.
on n'en doit jamais parler
que deux mois apres que les
choses le ion!: passées. On
a déjà recommencé à faire
de fausse Relations, comme
on en voyoit du temps du
Siege de Vienne. Onafait
sur prendre Bude, fk égorger
toute la Garnison; & l'on a
fait une Histoire d^ la more
du Grand Vizir. Je ne fçau
rois publier toutes ces choiès,
quand je içay qu'elles ne
font pas véritables. Ceux
dontje pourrayestre blâmé
d' abord, me loüeront en
fuite. Je feroistort à
l Armée
Chrestienne, si je répandois
des faussetez, qu'on sçauroit
bien ne pouvoirvenir d'autre
part. Elle cft trimphantes;
& quand je diray vray, je
n'en puis parler qu'avanta
geusement.
Madame, de ce quene vous
ayant jamaisrien dit dans
mes Lettres qui futft deso
bligeant
:pour perionne'jije
.,
VOUSI'D'IY
néanmoinsparié
contre la Relation de Besan
çon. Avous dire vray,je ne
l'ay jamais regardée que com
me un amas de Nouvelles
fàúÍfes, la plûpart faites par
des Libraires, qui fçachanc
que je vous avois promisle
xaéte Relation du Sicge de
Vienne,n'onteupourbutque
de luy en opposer une
, afin
qu'émane plutostfaite,elle
pull surprendre par le Titre.
Ainsi n'ayant point regardé'
d'Autheur là-dedans
y & ne
la croyant quede pieces ra
luaffées, ay prétendu ne
parler courre ptrionne. En
effet, il n'y a pas d'apparence
qu'un Homme qui auroit
cité dans Vienne, où l'on
supose que l'Aucheur à qui
en l'attribue estoit pendant
tout le Siège, cuit dit que le
Roy de Pologne avoit esté
faire chanter le Te Deum dans
l'Eglise Cathédrale. de Saint
Estienne. On Içait le con
traire; & comme il n'est pas
besoin de preuves pour ré
futer cet endroir, il n'en faut
point non plus pour prouver
la fausseté de cetteRelation.
Si on disoit qu'elle fust écrite
sur les Mémoires d'autruy,
on pourroit navoir manqué
que dans cette circonstance;
mais quand on écrit ce q ue
l'on doit avoirveu,c'est une
marque qu'on ne parle plus
comme témoin oculaire.,
mais seulement sur des ra
ports diférens 6c confus, ou
plutost que l'on a tout in
vente, comme sont la plu
part des Faiseurs d'Alma
nachs, quimettent du froid
au moisdeJanvier, & de la
chaleur dans 11 Canicule.
Ainsi ceux quiontcomposé
»
ces Relations, ont crû pou
Place
voir faire donner des Assauts
à une
assiégée, & estre
maistres de la vie de plusieurs
milliersd Hornrnes, parce
qu'ils sçavoient qu'on n'iroit
pas les compter. Maisils
n'ontpasprisgarde qu'il y a
une certaine vraysemblance
necessaire à observer,&qu'on
n'est plus cru lors qu'on en
fort tout-à-fait. S'il estoit
possible qu'il Íè rencontrait
quelqu'un qui n'eust jamais
entendu parler du Siege de
Vienne, & qui ne jugeast de
la Relation que je vous ay
envoyée,& de celles qui ont
couru, que par la vray-sem
blance, il connoistroit que
les dernieres rapportent des
Faits absolument impossi
bles, & dont il n'y a point
d'exemple à beaucoup pres
depuislacréation duMonde.
IvLis comment en trouve
roit-on, puis qu'il n'y a point
de FloHjbiliré Ces Faits font
marquez dans maRelation,
& la repétition vous en Çc
roit ennuyeuse. Mr le Comte
de Staremberg
, à qui j'ay
rendu justice, & que j'ay fait
plus fage que ne l'ont fait
ceux qui ont parlé autrement
que moy
, eustesté bien ira
prudent, s'il eustainsiexposé
ses Troupes, luy qui avoit
intérest de les ménager com
me il a fait, pour cHu: en
état d'attendre du Secours.
Les dixou douze mille Hom
mes des Ennemis, ôc jusques
à quinze mille, qu'on veut
qu'il ait fait périr presque
tous les jours, auroient bien
;&quand
affoibly la Garnison
elle n'auroit fait que tuer,
sans perdre un seul Homme,
elle auroit esté si accablée
de fatigues,qu'ellesl'auroient
fait périr plus d'un mois avant
l'arrivée du Secours. On ne
voit que des contrarietez
dans toutes ces fausses Ré
lations. Si l'on a toûjours
repoussé les Turcs en leur
tuant dix ou douzemille
Hommes chaque fois qu'ils
ont voulu prendre un pouce
deterre, comment font-ils
arrivez au corps de la Place,
où l'on demeure d'accord
qu'ils estoient
Ville a esté secouruë
? Les
, lors que la
Gens de bon sens, mais qui
ne le sont pas d'abord donné
la peine d'examiner les chok
ses à fond, connoistront bien
que je dis la verité, & ne
pourront me blamer que de
ce que je la fais voirdans des
endroits qu'il n eil pas ab
solument necessaire de la
montrer
; mais s'ils fontun
peu de refléxion sur ces en
droits-là, ils verront que je
donne aux Chrestiensl'a
vantage qui leur est deû dans
tous les Faits principaux,&
qle lescirconstances que je
combats, ne regardent que
la vanité des Particulier,
chacun n'ayant songé qu'à
cc qui l'intéressoit, & ayant
parlé diversement des mes
mes Faits. Cependant il clt
impossible de contenter à la
fois tant de Personnes difé
rentes, & la verité ne peut
estre qu'une.-.
Ainsi on ne
petu la faireconnoistre, qu'il
n'y ait quelqu'un qui en {ot
blessé.J'aurois peut-estre
laissé chacun dans ses senti
111ens
, fiins en parler, si je
ne m'estois crû obligé de
dire honnestement des veri
téz à ceux qui publient in
jurieusement des faussetez
contre la France,ôc qui
croyent que parce qu'ils ont
fait beaucoup de bruit dans
toutes les Cours de l'Europe,
ils ont secouru l'Allemagne
en faisant le procés
à ceux
dont on'ne vouloit point de
Secours, par les motifs que
j'ay fait voir dans ma Rela
tion. Il est certain que l'on
craignoit tant d'en recevoir
d'eux, qu'on n'a pas voulu,
contre la coutume pratiquée
de tout temps, leur faire part,
comme l'on a fait par tout
ailleurs, de l'entrée des Turcs
en Autriche, de peur que s'ils
offroient publiquement du
Secours, on ne fust obligé
de l'accepter. Ce que jedis
cA un Fait, & vous sçavez
que dans toutes les Cours
des Souverains, la coûtume
est d'ignorer la mort d'un
autre Souverain, & de n'en
point prendre le deüil, jus
qu'à ce qu'un Ministre pu
les
blic lait fait sçavoir. Que
de réjoüissances nous aurions
vûes si tout se fust fait dans
regles !
Mais nous n'a
lesregles
!Maisnous n a
vons pû nous réjoüir que
dans le cœur d'un avantage
qu'on
avouluque nousigno
rassions.
Vous aurez vu dans ma
derniere Relation, des Arti
cles diférens sur une mesme
chose. Je sçay qu'ils ne de
vroient pasestreséparez
;mais
quoy que j'aye écrit pres de
deux mois apres la Levée
du Siege de Vienne, je n"a-.
vois pas encore en commen
çant, tous les éclaircissemens
qui me sont venus surla fin,
& j'ay crû devoir alors recti
fier des endroits que j'avois
mal misaucommencement.
Quelques-uns m'en ont blâ
nie., au lieu de loüer mon
exactitude. J'aurois biendes
choses à répondre la-de(Tus/1
en faifanc voir qu'il y a des
faits de telle nature
, qu'on
s'en peut dédire Gins qu'ils
portent aucun préjudice au
reste. Bien loin que de telles
corrections doivent tourner
contre moy, lors que je les
fais moy-mesme, c'est une
marque que puis que la ve
rité a bien de la peine à estre
éclaircie apres deux mois de
temps , on ne doit point
ajoûter defoy aux Relations
quiont esté faites sur l'heure-'
)
éc avant qu'on pustsçavoir,
si les choses que l'on rappor
toit, estoient vrayes, Il est
melmc arrivé un assez plai
sant Incident touchant ces
Relations. Vous [avcz qu'il
en a paru une d'un Combat,
&de la LevéeduSiege de
Vienne, qui n'estoit qu'ima
ginaire
,parce qu'elle avoit
esté composée avant que le
Siege fuit levé. Elle estoit
meïme datée d'un temps qui
marquoitqu'elleestoitfausse,
parce qu'il ne s'estoit encore
rien passé. Cependantj'en ay
vusoûtenir des endroits avec
le dernier emportement. Il
en: vray que c'estoit par ces
opiniastres qui n'ont aucune
teinture des affaires du mon
de, mais ils ne laissent pas
de faire impression sur les
Personnes qui n'entendent
point les matières dont on
parle. Je ne me luis jamais
fait une honte de me dédire,
& si je croyois qu'il y cuit
quelque choiede faux dans
la Relation que je vous ay
envoyée, je le ferois encore
pretenrement
;mais tout ce
AND,
j
quej'ay apris- depuis quelle
a estédonné au Public, me
fait connoistre qu'elle ne
contient rien qui ne 6yt vray,
&quelle estdugout detous
»jugent sainement
des choses, & qui ne font
pont préoccupez. Je dois
ajourer icy ouon tira aufort
pour rArrâque de Kalem
otie cette Attaque
tomba lur Mr l'Electeur de
Saxe; que ce Prince yfit
paroistrebeaucoup de con
Y
duire, ôcde valeur,& qu'on
y laissa longtemps exposé.
Je devroisvous donnericy
un Article de tout ce qui
s'est fait depuis la prise d<J
Gran
; mais si l'on veut dire
quelque chose de vray, sur
les Nouvellesd'Allemagne,.
on n'en doit jamais parler
que deux mois apres que les
choses le ion!: passées. On
a déjà recommencé à faire
de fausse Relations, comme
on en voyoit du temps du
Siege de Vienne. Onafait
sur prendre Bude, fk égorger
toute la Garnison; & l'on a
fait une Histoire d^ la more
du Grand Vizir. Je ne fçau
rois publier toutes ces choiès,
quand je içay qu'elles ne
font pas véritables. Ceux
dontje pourrayestre blâmé
d' abord, me loüeront en
fuite. Je feroistort à
l Armée
Chrestienne, si je répandois
des faussetez, qu'on sçauroit
bien ne pouvoirvenir d'autre
part. Elle cft trimphantes;
& quand je diray vray, je
n'en puis parler qu'avanta
geusement.
Fermer
Résumé : Affaires d'Allemagne, [titre d'après la table]
Dans une lettre, l'auteur exprime son insatisfaction concernant la 'Relation de Besançon', qu'il considère comme peu fiable et remplie de nouvelles inventées par des libraires. Il critique particulièrement une affirmation erronée selon laquelle le roi de Pologne aurait chanté le Te Deum à la cathédrale Saint-Étienne de Vienne. L'auteur souligne que les rédacteurs de ces relations n'étaient pas présents lors des événements et se basaient sur des rapports confus ou inventés, contenant des faits impossibles et contradictoires, tels que des assauts répétés avec des pertes énormes sans parvenir à vaincre la garnison. Il défend la prudence du comte de Starhemberg, qui a su préserver ses troupes en attendant des secours. L'auteur déplore que la vérité soit souvent blessante et que ceux qui publient des faussetés cherchent à se valoriser en Europe. Il regrette également que les réjouissances officielles après la levée du siège de Vienne n'aient pas respecté les règles protocolaires. Il justifie les corrections apportées à ses propres récits, malgré les critiques reçues, affirmant que certaines corrections sont nécessaires pour clarifier des faits sans nuire au récit global. Il mentionne un incident où une relation d'un combat et du siège de Vienne s'est avérée fausse, écrite avant les événements. L'auteur refuse de publier des informations non vérifiées pour éviter de tromper l'armée chrétienne, triomphante.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
2
p. 254
« Je vous envoye une nouvelle Medaille de l'Empereur, qui a esté [...] »
Début :
Je vous envoye une nouvelle Medaille de l'Empereur, qui a esté [...]
Mots clefs :
Médaille, Empereur, Siège de Vienne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Je vous envoye une nouvelle Medaille de l'Empereur, qui a esté [...] »
Je vous envoye une nouvelle
Medaille de l'Empereur,
quia efté frapée aprés la levée
du Siege de Vienne . Ces paroles
CÆSAR SARMATA
REX , &c. font gravées fur
l'épaiffeur du rebord .
Medaille de l'Empereur,
quia efté frapée aprés la levée
du Siege de Vienne . Ces paroles
CÆSAR SARMATA
REX , &c. font gravées fur
l'épaiffeur du rebord .
Fermer