LE BANQUET.
Le Dieu Comus Banqueteur de
bonbnJit,
N'a pas long - tems sous champêtre
reduit,
Avoit enclos quelques Enfans d'élite.
J'étoisdunombre: & Cuideparma
soi,
JQu'en ce jour, nul ne l'emporta sur
moi.
Jetl'avioüetraie, mon;ardeurn'efl pe- Quand de Comus j'obéis à la Loi.
Grand soinavions de vuiderles
bouteilles,
SackBuacktiss aappr2è-essddee ilee,s, remplirsoudain.
Ênoutre avions des Beautez sans
pareilles,
l>r?.*?emême au sortir de son bain»
Paroit moinsfraîche C7, moins brillante
qu'elles.
Po;r.cne <iufj: voulant être au Festin , Pour nous, avoit defouillefonJ*r~
din.
R;eil ne manquoit. Adorablessemelles
Selon ratfonfaciles & cruellcs;
Dejfcrtparfait,chere lie & bon vin,
Un dehorsl'huis garottant le chagrin
,
Comme un forçat, l'avions mis à la
chs.ins -£tc\jV'rais:on. Les pleurs, lescris,
la peine Sont le Seul, lot de ce maudit Lutin.
Oï,nÔtre but dans ce lieu d'allegresÀ,
Attoitd'avoir nôtre esprit en détresse,
CommepenfeT^.Aussi pointn'yfut-il.
Pour le prouver à gens de VÔtre esffee
,
Pas n'est besoin d'argument trop
subtil.
La Liberté mere de Facetie,
Mec étoit en habits negligez;
Et folâtraient de toutsoin dégagez,
Les Ris,lesJeux,enfans de Letitie.
Ce n'estle tout. Car, pendant les
transports,
Dont nous saisit le Patron de la
Treille,
Nous avons vû sur maints grands
rouges bords,
Floter bons motsfortis de la bouteille.
C'estchose seure, & foit miracle,
ou non,
Les avons vûs.Nesuis afftZJfilon.
Pour mensonger. Et puis tout eji
possible
,
Bienle ffau,,z,, au Dieu quifut
fenjtble
Et , tant aima la fille de Minos:
Donc,pourfinirl'Histoire en peu de
motsy
Une Sirene à voix inimitable
Chanta , des mieux, sans se faire
prier,
Ce qui rentlit nôtreplaisir entier.
Enfin,après longues heures de table,
Fallut quitterce manoir delectable,
jv,n, sans ensemble engemir plus
d'un j*ur•'
Carce bon tems nous parut si trop
court,
Que crûmes tous que c'étoit un mensonge
,
Et même encor le prenons pour un
fonze.