Titre et contenu

Titre:

Réflexions sur la supposition d'un troisiéme mode en Musique, pour servir de réponse à l'observation de M. de Blainville, insérée dans le Mercure du mois de Novembre dernier. Par M. Serre, Peintre en Mignature & en émail de LL. MM. Imp.

Premiers mots: Je renonce au nom de Philaetius, qui pour être Grec ne m'en a pas moins [...] Domaines: Musique, danseMots clefs: Mode, Harmonie, Mélodie, Troisième mode, Sons, Accord, Sens, Idées, Supposition, Charles-Henri de Blainville, Musique, Rapport, Gamme, Mode, Peintre

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire

Auteur et provenance du texte

Est rédigé par: M. Serre (Jean-Adam Serre) Activité de l'auteur: Peintre en mignature et en émailGenre de l'auteur: Homme

Résumé (IA)

M. Serre répond à M. de Blainville concernant une supposition de troisième mode musical publiée dans le Mercure de novembre précédent. M. Serre renonce à son pseudonyme 'Philaetius', mal interprété par M. de Blainville, et affirme chercher à comprendre les causes du plaisir musical et à discuter des objections raisonnables. Il reconnaît les talents de M. de Blainville mais conteste certaines de ses idées, notamment sur le mode d'é-la-mi, où la quarte domine plus que la quinte. M. Serre explique que les sons ut et mi sont les plus harmoniques dans les modes majeur et mineur respectivement, et liste les gammes naturelles. M. Serre critique l'idée que les deux gammes diffèrent seulement par leur note de départ, affirmant que le ré de la seconde gamme est plus bas d'un comma. Il insiste sur l'importance des commas en harmonie et sur la finesse de l'oreille humaine. Il suggère que les Grecs auraient considéré le mode d'é-la-mi comme légitime mais différent du mode de la par son initiale. Le texte discute également de la validité d'une théorie musicale proposée par M. B., qui suggère un troisième mode musical distinct des modes majeur et mineur. L'auteur critique cette théorie, soulignant que les éléments du prétendu nouveau mode correspondent au mode mineur. M. B. évite de commencer sa symphonie avec l'accord caractéristique du mode mineur pour éviter la confusion. L'auteur argue que les arguments de M. B. ne prouvent pas l'existence d'un nouveau mode mais plutôt une modulation équivoque. Il compare la composition musicale à la composition dramatique ou pittoresque, où certaines règles peuvent être transgressées. Il critique aussi la dénomination 'semi-mineur' utilisée par M. B., expliquant qu'elle est mal interprétée. Une controverse musicale oppose 'Moi' et M. B. sur le mode semi-mineur de la-mi, que 'Moi' considère comme le mode majeur renversé. M. B. est critiqué pour son manque de compréhension des principes fondamentaux de la musique. L'auteur introduit une proposition clé : tout accord dissonant repose sur deux sons fondamentaux, contrairement à l'accord parfait qui n'en a qu'un seul. Il attribue l'imperfection des systèmes théoriques musicaux actuels à une mauvaise application des principes existants.

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Copie numérique :
1752, 01, vol. 1-2, 02