Titre et contenu
Titre:RÉPONSE de M. d'ALEMBERT à une Lettre imprimée de M. RAMEAU.
Titre d'après la table:RÉPONSE de M. d'Alembert à une Lettre imprimée de M. Rameau.
Premiers mots: CEUX qui auront lu, Monsieur, mes Elemens de Musique, sur lesquels vous [...] Domaines: Mathématiques, Musique, danseMots clefs: Accord, Musique, Proportions, Harmonie, Mélodie, Théorie, Proportion géométrique, Rapports géométriques, Mode, Mode mineur, Accords fondamentaux, Basse fondamentale, Encyclopédie, Principes mathématiques, Académie des sciencesDestinataire ou dédicataire: Jean-Philippe Rameau Concerne une oeuvre: Elémens de musique, théorique et pratique, suivant les principes de M. Rameau ; Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, par une société de gens de lettres. Mis en ordre & publié par M. Diderot..., & quant à la partie mathématique, par M. d'Alembert... ; Code de musique pratique... par M. Rameau. - Lettre à M. d'Alembert sur ses opinions en musique, insérées dans les articles "Fondamental" et "Gamme" de l'EncyclopédieForme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire
Auteur et provenance du texte
Signature:D'ALEMBERT.
Est rédigé par: D'Alembert, M. d'Alembert (Jean D'Alembert (Le Rond, dit))Résumé (IA)
Dans une lettre, M. d'Alembert répond à M. Pameau au sujet des articles 'FONDAMENTAL' et 'GAMME' de l'Encyclopédie. Il conteste l'approbation par l'Académie des Sciences des recherches de Pameau sur le principe géométrique dans le corps sonore, affirmant que les proportions doivent être perçues par la vue et le toucher. D'Alembert reconnaît les apports de Pameau à la géométrisation de la musique mais critique l'utilisation des proportions arithmétiques et harmoniques pour expliquer le plaisir musical. Il précise n'avoir pas utilisé ces proportions dans ses Éléments de Musique. Le débat entre les deux hommes porte sur les théories musicales et les proportions géométriques. D'Alembert préfère les rapports aux proportions pour leur simplicité et critique l'application excessive des proportions géométriques en musique. Il reproche à Pameau d'avoir mal utilisé les proportions pour expliquer la dissonance et d'avoir changé d'avis sur l'échelle diatonique du mode mineur. Concernant les accords musicaux, notamment l'accord de quarte superflue, d'Alembert propose deux solutions : reconnaître cet accord comme fondamental ou admettre que la basse fondamentale n'est pas universelle. Il réfute l'accusation d'avoir attribué l'accord de sixte ajoutée uniquement aux Italiens et énumère dix accords fondamentaux, contredisant l'affirmation qu'il n'en existe que deux. D'Alembert critique également l'aversion pour certains accords dissonants et mentionne des expériences musicales, comme celle de M. Tartini, pour illustrer la perception des harmoniques. Il distingue la base fondamentale de la mélodie de l'harmonie qui la suggère, tout en respectant les principes de son interlocuteur. Dans une lettre signée par D'Alembert, l'auteur exprime son désir de ne plus répondre aux questions posées, malgré ses précédentes démonstrations de complaisance et d'attachement. Il conclut en se disant honoré de cette correspondance. La lettre mentionne également la publication d'une nouvelle édition d'un ouvrage, disponible à Paris chez Defaint & Saillant et chez Duchefne, comprenant plusieurs ajouts et améliorations, notamment un discours préliminaire sur la théorie de la musique et une réponse à une lettre de M. Rameau.
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