Titre et contenu

Titre:

Paradoxes aux moins intelligens; mais veritez tres-certaines aux plus clairs-voyans.

Titre d'après la table:

Paradoxes aux uns, & veritez aux autres, avec un Prelude important,

Premiers mots: Comme vous recevrez cette Lettre dans le commencement [...] Domaines: Théologie, religion, PhilosophieMots clefs: Paradoxes, Savants, Temps, Années, Jugement, Éternité, Soleil, Dieu, Proposition, Maux

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire

Auteur et provenance du texte

Genre de l'auteur: Indéterminé

Résumé

La lettre traite de la dévotion et des articles spirituels, soulignant que les articles précédents étaient émouvants et capables de susciter des larmes de joie. L'article actuel, en revanche, vise à provoquer une réflexion sérieuse et à inciter les lecteurs à se corriger pour mériter le Ciel. L'auteur présente trois vérités sous forme de paradoxes, mais qui sont des certitudes pour les esprits éclairés. Premièrement, le temps jusqu'au Jugement dernier semble court aux damnés actuels et à ceux qui le seront avant la fin du monde. Deuxièmement, après le Jugement, les damnés ne trouveront pas le temps long, malgré sa durée. Troisièmement, dans le Paradis, les Bienheureux ne percevront pas le temps comme long ou court. L'auteur explique que ces propositions, bien que paradoxales en apparence, renforcent la croyance en l'état déplorable des damnés et leur font connaître l'horreur de l'Enfer. Il illustre cela par l'exemple d'un homme dans un cachot, accablé de maux et craignant des souffrances futures, pour montrer comment le temps peut sembler court face à une peur intense. Pour les damnés, un temps fini, même de plusieurs millions d'années, ne semble pas long car ils sont accablés par le désespoir de souffrances éternelles. L'éternité leur apparaît infiniment longue et est la source de leur plus grand malheur. Ils ne s'amusent pas à compter le temps écoulé ou à venir, car cela leur semble inutile. Leur pensée dominante est la souffrance éternelle et la rage contre Dieu et leurs bourreaux. En revanche, les bienheureux au paradis ne trouvent pas que les siècles passent trop vite ou trop lentement. Ils savent qu'ils ne seront jamais privés de leurs plaisirs ineffables, ce qui rend leur bonheur constant et sans crainte. Ils ne ressentent ni peine ni difficulté dans leur état de béatitude, ce qui fait que le temps leur semble passer de manière appropriée. La lettre se conclut par une réflexion sur l'importance de bien employer le temps présent pour faire pénitence et éviter les péchés, car après le Jugement, il n'y aura plus de temps tel que nous le connaissons.

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