Titre et contenu
Titre:RÉPONSE du R. P. Tournemine, à l'Auteur de la Lettre, insérée dans le Mercure de Juillet, au sujet d'une Prophétie attribuée au Roy David.
Titre d'après la table:Réponse du P. Tournemine, au sujet d'une Prophétie attribuée au Roy David,
Premiers mots: MONSIEUR, J'ai lû votre sçavante Dissertation sur le 10e verset [...] Domaines: Théologie, religionMots clefs: Version italique, Addition, Septante, Manuscrits, Origène, Texte hébreu, Version grecque, Prophétie, Christianisme, DavidDestinataire ou dédicataire: Jean de La Roque ?Forme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire
Auteur et provenance du texte
Est rédigé par: R. P. Tournemine (René Joseph de Tournemine)Résumé
Le Père Tournemine répond à une lettre publiée dans le Mercure de France, abordant une prophétie attribuée au roi David et mentionnée dans le Psaume 95. La principale difficulté concerne l'authenticité de l'expression 'Depuis qu'il a été attaché au Bois' (A ligno) dans la version des Septante. Tournemine distingue les faits certains des conjectures et confirme que le texte des Septante, utilisé pour la version latine ancienne, contenait bien cette expression. Les manuscrits de la version italique et les écrits des Pères Latins, de Rome aux Gaules, en Espagne et en Afrique, ont tous inclus cette addition pendant neuf siècles. Saint Justin, bien qu'il connaisse l'absence de cette addition dans certains manuscrits, accusait les Juifs de l'avoir supprimée. Tryphon, un Juif, défendait les Juifs contre cette accusation. Origène préférait les manuscrits sans l'addition, influençant ainsi l'Orient, tandis que Rome et l'Occident restaient fidèles à la version italique. Saint Jérôme, bien qu'il suivît Origène, n'a pu convaincre qu'un petit nombre de Latins. Cassiodore, au sixième siècle, soutenait l'addition en se basant sur les manuscrits des Septante. L'Église romaine, même après avoir adopté la version corrigée par Saint Jérôme, a conservé les mots 'A ligno' dans les offices divins, indiquant que la question restait indécise. Saint Éphrem, un Syrien, avait également cité cette addition, prouvant ainsi sa présence dans les anciens manuscrits des Septante et dans la version syriaque. Tournemine conclut que les différences entre les manuscrits des Septante et le texte hébreu actuel sont dues au temps et aux erreurs des copistes, et non à une fraude. Il rejette les accusations de falsification contre les Juifs ou les chrétiens et propose que les Septante aient préféré certains manuscrits contenant 'A ligno'.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.