Titre et contenu
Titre:DEFENSE de la Lettre écrite à M. l'Abbé de Cheret, & inserée dans le Mercure du mois de May 1729. au sujet du Projet du nouveau Missel, à l'usage du Diocèse de Chartres ; en reponse à un Article des Memoires de Trevoux, du mois d'Aoust de la même année.
Titre d'après la table:Deffense au sujet d'un nouveau Missel de Chartres, &c.
Premiers mots: Premierement, l'Auteur de cette Lettre avertit le Public qu'il s'y est glissé [...] Domaines: Théologie, religionMots clefs: Missel, Mémoires de Trévoux, Diocèse de Chartres, Église, Sacrifice, Jésus, Prêtre, Dieu, MédiateurForme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire
Auteur et provenance du texte
Résumé
Le texte est une défense d'une lettre adressée à l'abbé de Cheret concernant un projet de nouveau missel pour le diocèse de Chartres, en réponse à un article des Mémoires de Trévoux d'août 1729. L'auteur signale plusieurs fautes d'impression et de ponctuation dans la lettre et mentionne que l'imprimeur a omis de référencer Maldonat, dont les extraits proviennent des Lettres choisies de M. Simon, tome 2, édition de 1704. Il invite les lecteurs à consulter cette lettre pour l'analyse du traité manuscrit de Maldonat sur les cérémonies de la messe. L'auteur souligne que Maldonat et le père Le Brun de l'Oratoire partagent la même critique concernant les collectes de la messe adressées à Dieu le Père. Il précise que l'exemplaire de la lettre de M. Simon est complet et que d'autres preuves peuvent être trouvées dans le traité de Ritibus Ecclesiae du président Duranti, qui soutient que les collectes de la messe doivent être adressées au Père Éternel, appuyé par des autorités ecclésiastiques et des traditions de l'Église. L'auteur réfute les objections des Mémoires de Trévoux en citant des auteurs anciens comme Florus, Charlemagne et Alcuin, qui confirment cette tradition. Il conclut en affirmant que les objections des Mémoires de Trévoux ne tiennent pas compte des traditions anciennes et des pratiques liturgiques établies. Le texte traite également des prières et des oraisons dans la liturgie de la messe, en particulier celles adressées à Jésus-Christ. L'Église a adopté ces prières, issues des pratiques de dévotion de certains particuliers, sans les rejeter ou les condamner, bien qu'elles ne s'intègrent pas parfaitement dans l'action et le caractère du sacrifice. Les collectes et oraisons de la messe doivent exprimer les vœux et les prières de l'Église et du peuple. L'Agnus Dei, une adoration de Jésus-Christ comme Agneau qui efface les péchés du monde, ne doit pas être séparée de l'invocation. Les prières de la communion du prêtre et de l'Agnus Dei suivent les enseignements de saint Augustin, qui insiste sur l'adoration de Jésus-Christ avant de recevoir son corps. Les oraisons de la messe doivent s'adresser au Père Éternel, mais cela n'exclut pas de prier Jésus-Christ, qui est également Dieu et mérite nos vœux et nos hommages. Jésus-Christ, en tant que Médiateur, permet aux humains de s'approcher de Dieu. Dans le sacrifice de la messe, c'est l'humanité de Jésus-Christ qui est considérée comme médiatrice et cause méritoire. Les prières doivent donc être adressées à Dieu le Père par l'intermédiaire de Jésus-Christ, conformément à l'économie du sacrifice. Les collectes de la messe sont des actes de pouvoir et des procurations que le peuple donne au prêtre pour négocier avec Dieu. Elles doivent s'adresser à celui avec qui on a à traiter, c'est-à-dire Dieu le Père, par l'intermédiaire de Jésus-Christ. Cette distinction est essentielle pour exprimer clairement l'action du sacrifice. L'auteur de la lettre à M. l'Abbé de Cheret communique ces réflexions pour justifier sa position et éclairer la thèse avancée, tout en restant soumis au jugement de l'Église.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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