Résultats : 4 texte(s)
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1
p. 62-63
« J'ay promis il y a quelques mois de parler des [...] »
Début :
J'ay promis il y a quelques mois de parler des [...]
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texteReconnaissance textuelle : « J'ay promis il y a quelques mois de parler des [...] »
J'Ay promis il y a quelques
mois de parler des
observations qui feroient
faites sur des monumencs
d'antiquitéou basreliefs,
trouvez en creusantles
fondations de l'Autel magnifique
où l'on travaille
actuellement par l'ordre
du Roy, pour accomplir
un VOEU fait par Louis,
XIII.
Voicy quelques-unes
des remarques qu'a faites
sur ces pierres antiques
MrM.D.M.Onendonnera
ensuite quelques autres
faites par Mr B. ces deux
Mesieurssont del'Académie
Royale des Inscriptions
& Médaillés.
mois de parler des
observations qui feroient
faites sur des monumencs
d'antiquitéou basreliefs,
trouvez en creusantles
fondations de l'Autel magnifique
où l'on travaille
actuellement par l'ordre
du Roy, pour accomplir
un VOEU fait par Louis,
XIII.
Voicy quelques-unes
des remarques qu'a faites
sur ces pierres antiques
MrM.D.M.Onendonnera
ensuite quelques autres
faites par Mr B. ces deux
Mesieurssont del'Académie
Royale des Inscriptions
& Médaillés.
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2
p. 62-81
Extrait de quelques reflexions par Mr M. D. M.
Début :
Pour juger du merite & de l'antiquité de ces [...]
Mots clefs :
Antiquité, Pierres, Paganisme, Église, Règne, Romains, Homme, Figure, Roi, Saint
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texteReconnaissance textuelle : Extrait de quelques reflexions par Mr M. D. M.
Extrait de quelquesreflexions
par Mr M. D. l'vf.
Pour juger du
merite 5cde l'antiquitéde
ces monuments, il faut
distinguer deux temps, celuy
où ces pierresont esté
posées pourservir de son-i
dationsà un gros mur,&
celuy auquell'inscription
& les bas-reliefs ont esté
fats.
Le Roy Robert. qui
succeda à Hugues - Capec
son pere en 996. commença
l'Eglise deNostre-
Dame.
Avant le Roy Robert
il yavoit eu une autre ancienne
Eglise sur lesdémolirions
de laquelle on avoir
elevélanouvelle;l'on peut
prouver que les pierres
nouvellement découvertes
ont, par rapportàl'endroit
droit ou elles avoient esté
posées,une époque beaucoup
plus reculée que celle
du Roy Robert.
En effetdutemps. de
ChilpericRoy deSoissons
& de Paris,en595.Fredegondesa
veuve se transporta
dans cette Eglise
avec les threfors qu'elle
avoir,&fut reçue par Ragnemond
Eveique de Paris
successeur de (ainç Germain,
dont il est parlé dans
saint Gregoire de Tours.
Il n'y avonir qu'un lieçle
que nos Rois estoient en
possession de Paris lorsque
cePtélat écrivit son histoire.
,j'-:
On sçait d'ailleurs que
quand les premiers Chrestiens
eurent obtenu des
Empereurs le libre exercice
de leur Religion, les
Parisiensfirent bastir à la
pointe orientale de risle,
qui compose aujourd'huy
la Cité, une Chapelle dédiée
a la Vierge, à saint
Estienne)&àsaint Denys,
& l'onprétend que c'est
celle de saint Denys du Pas.
1 Ce ne feroit donc que
j dans la suite qu'ilyauroit
.- eu une seconde Eglisebat
flie par Childebert
vers l'an 522 & c'est
du temps de cette construâion
que l'on pourroit
conclure que les pierres
,
dont il s'agit auroient ser- videfondement.
,. 1 Ces pierres provenues
sans doute de quelques débris
d'Autels, ou autres
monuments du paganisme,
marquent en mesme
temps la destruécton- de
l'Idolâtrie dans Paris Se
le progrez que la Religion
y avoit fait depuis que
saintDenys y avoic prescherirvangile.
Plaine
Denys fut envoyé dans les
Gaules Tanzjo. la premiere
du regne de Trajan
Dece ,
fous le Pontificat
de saintFabien21 Pape.
Le Paganisme ne fut
aboliqu'en 312. après la
conversîon deConstantin
le Grand
Les peuples au delà du
Rhin depuisappeliez
François, entrèrent dans
les Gaules en 415*-.-• &
Merouée,aprèsla more
d"Àftius General des Romains,
se rendit maistre
de Paris, d'Orléans, Sens
& autres Villes vers l'an
455..TW£**43KJ£t>
ak Ensuite les François qui
la pluspartestoient Payens
idolatres
,
cesserent de
l'estre après la conversion *
du grand Clovis
, qui sut
baptisé en 416. & enfin
tout ce qui restoit de Temples
& de monuments du
Paganisme fut détruit l'an
554. par un Edit de Childebert,
ainsi ce feroit par
reconnoissance pour la
memoire de ce Prince, à
qui on attribue la fondation
de cerce seconde Eglise
,
qu'on avoic placé
son effigie la premiere de
nosvingnt-huit répresentées
sur le frontispice de
Nostre-Dame.
Cette premiere Epoque
du tem ps où les pierres
en question ont esté pofées
dans l'endroit où nous
les trouvons, nous conduit
à celle du temps de
Tibere, marquéeparl'inf.
cription qui est sur l'une de
ces pierres,dont voicy l'explicarion.
Sous leRegne de Tibère
CesarAuguste les Bateliers
Parisiens ont consacré publiquement
cet AutelaJupiter
tres-bon & très-grand - Sur les trois autres saces
de la mesme pierre on
voir en bas
-
relief des demi
figures, dont quelques
unes sontmutilées,d'hommes
vestus d'une espece
de tunique. Ily en a trois
dont chacun tient; une
lance avec un bouclier,
surl'un des costez on lit,
DENANI. Sur un autre
on lit E VRISES: & sur
un autre on lit .S B NA N I- v. I L O M les aay
[res lettres sonteffacées.
Par l'assemblage qu'on
a fait de deux autres pierres
qui se ra pportent l'une
à l'autre, & qui forment
une espece de cipe ou de
pilastre quarre presque
entier ,
de la hauteur de
trois pieds quatre pouces,
& de la largeur de deux,
pieds & demi. Il y a Curt
l'une des faces de ces deux
pierres qui n'en font qu'-
une
une la figuredeVulcain,
au dessus on lit VOLCANVS.
Sur une autre face
on voit une figure de Jupicer
debout, au dessus on
litI O VIS. Sur la face qui
fuit est la figure de profil
d'un homme qui, ayant le
bras droit élevé, tient de
la main droite une hache
dont il paroist vouloirabbattre
les branches d'un
arbre qui est devant luy.
On lit au dessusE SV S, &
sur la quatrième face on
voit entre des feüillages
trois oiseaux, dont l'un est
posésurlateste,& les deux
autres sur le corps d'un
taureau,au dessus on lit:
TARVOS TRIGARANVS.
La troisiéme pierre qui
a deux pieds trois pouces
de largeur, & un pied &
demi de hauteur, a d'un
cossé un homme de face,
on litCASTOR.Lecofté
qui iuit reprefenre une figure
à peu prés semblable,
qui ne peut estre que POL-
1vx.
Sur une autre face est un
vieillard avec de grandes
cornes, dans chacune desquelles
est passé un gros
anneau, on lit au dessus,
CERNVNNOS. Sur la
derniere face est la figure
d'un jeune homme tenant
de sa main gauche une
massuë, dont il menace un
Serpent qui paroist s'élever
contre luy au dessus
font quelques lettresfugitives
,
dont on ne découvre
que SI. R. le reste
esteffacé.
Il y a une quatrième
pierre, ayant à chaque
casié deux demi figures
deilinées d'un bon goust.
& sans infcriprion
:
elles
representent un homme
couvert d'une cuirasse à la
Romaine, tenant une lance
de la main droite, Lk
à coHe une femme coeffée
& vestuë comme nos
plus belles figures antiques
avec unbrasselet au
bras droit qui est nud.
Avant de faire quelques
observations sur ces
antiquitez qui font toutes
à peu près du temps de
Tibere,qui a régné vingttrois
ans, & est mort l'an
de salut37.Il estnecessaire
de ra ppeller succinctement
le temps qui a précédé
le regne de cetEmpereur
, par rapport aux
Parisïens ôc à leur Ville.
Les Romains avoient
desja conquis la Gaule
Narbonnoiie , Se receu
dans leur alliance quelques
autres Provinces de
la Celtique lorsqu'ils envoyèrent
une armee au
delà des Alpes fous la conduite
de Ju l es Cefar, tant
pour secourir leurs Alliez,
que pour loumettre le relie
des Gaules. La petite
ville deLuteceefroit pour
lors ca pitaledes Parviens ,
lesquels saisoien partie
des soixante & quatre peuples
separez en Citez disferenres,
quicomposoient
la Nation Gauloile avanc
les conquestes de Cesar.
lurece, ainsiqu'il est
rapportédans ses Commenraires,
fut soumise aux
Romains, après avoir resisté
deux fois à leur armée
commandée par Labienus
un des Lieutenants de Cefar.
Ce grand Capitaine
en avoic trouvéle(èjourfi
commode
,
qu'il y aVÇ>i.t
transféré les Estats Généraux.
Apres qu'il se fut
rendu maistre des Gaules,
la plus grandepartie, ainsi
que laVille de Lutece,
demeura fous la domination
des Romains pendant
environ 500. ans, car ce
ne fut que fous le règne
de Clovis
, comme jel'ay
desja remarqué, que nos
Ancestres s'affranchirent
entièrement de l'Empire
Romain, 7^
"i. Or les Gaulois estant
alors jainsi que les Romains,
engagez dans les
erreurs du Paganisme, adoroient
presque les mesmes
Divinitez
}
fous des
noms dlfferens, Jupiter,
Apollon, Mars & Mercure.
C'estoit chez les Gaulois,
YharanJ Mitra, Hesus, &
Theutates. Cesmonuments
que nous venons de décrire,
marquent que fous
le regne de Tibere, ils
avoient conservéd'autres
Dieux particuliers, te ls
que pouvoienteftreTARVOS,
TIGARANVS
,
& ce
vieillard à deux cornes,
qui a pour infcriprion
CERNVNNOS,comme
pour dire cornutus ; car cer
en langueCeltique, veut
dire corne, &c.
Mr M. D.
par Mr M. D. l'vf.
Pour juger du
merite 5cde l'antiquitéde
ces monuments, il faut
distinguer deux temps, celuy
où ces pierresont esté
posées pourservir de son-i
dationsà un gros mur,&
celuy auquell'inscription
& les bas-reliefs ont esté
fats.
Le Roy Robert. qui
succeda à Hugues - Capec
son pere en 996. commença
l'Eglise deNostre-
Dame.
Avant le Roy Robert
il yavoit eu une autre ancienne
Eglise sur lesdémolirions
de laquelle on avoir
elevélanouvelle;l'on peut
prouver que les pierres
nouvellement découvertes
ont, par rapportàl'endroit
droit ou elles avoient esté
posées,une époque beaucoup
plus reculée que celle
du Roy Robert.
En effetdutemps. de
ChilpericRoy deSoissons
& de Paris,en595.Fredegondesa
veuve se transporta
dans cette Eglise
avec les threfors qu'elle
avoir,&fut reçue par Ragnemond
Eveique de Paris
successeur de (ainç Germain,
dont il est parlé dans
saint Gregoire de Tours.
Il n'y avonir qu'un lieçle
que nos Rois estoient en
possession de Paris lorsque
cePtélat écrivit son histoire.
,j'-:
On sçait d'ailleurs que
quand les premiers Chrestiens
eurent obtenu des
Empereurs le libre exercice
de leur Religion, les
Parisiensfirent bastir à la
pointe orientale de risle,
qui compose aujourd'huy
la Cité, une Chapelle dédiée
a la Vierge, à saint
Estienne)&àsaint Denys,
& l'onprétend que c'est
celle de saint Denys du Pas.
1 Ce ne feroit donc que
j dans la suite qu'ilyauroit
.- eu une seconde Eglisebat
flie par Childebert
vers l'an 522 & c'est
du temps de cette construâion
que l'on pourroit
conclure que les pierres
,
dont il s'agit auroient ser- videfondement.
,. 1 Ces pierres provenues
sans doute de quelques débris
d'Autels, ou autres
monuments du paganisme,
marquent en mesme
temps la destruécton- de
l'Idolâtrie dans Paris Se
le progrez que la Religion
y avoit fait depuis que
saintDenys y avoic prescherirvangile.
Plaine
Denys fut envoyé dans les
Gaules Tanzjo. la premiere
du regne de Trajan
Dece ,
fous le Pontificat
de saintFabien21 Pape.
Le Paganisme ne fut
aboliqu'en 312. après la
conversîon deConstantin
le Grand
Les peuples au delà du
Rhin depuisappeliez
François, entrèrent dans
les Gaules en 415*-.-• &
Merouée,aprèsla more
d"Àftius General des Romains,
se rendit maistre
de Paris, d'Orléans, Sens
& autres Villes vers l'an
455..TW£**43KJ£t>
ak Ensuite les François qui
la pluspartestoient Payens
idolatres
,
cesserent de
l'estre après la conversion *
du grand Clovis
, qui sut
baptisé en 416. & enfin
tout ce qui restoit de Temples
& de monuments du
Paganisme fut détruit l'an
554. par un Edit de Childebert,
ainsi ce feroit par
reconnoissance pour la
memoire de ce Prince, à
qui on attribue la fondation
de cerce seconde Eglise
,
qu'on avoic placé
son effigie la premiere de
nosvingnt-huit répresentées
sur le frontispice de
Nostre-Dame.
Cette premiere Epoque
du tem ps où les pierres
en question ont esté pofées
dans l'endroit où nous
les trouvons, nous conduit
à celle du temps de
Tibere, marquéeparl'inf.
cription qui est sur l'une de
ces pierres,dont voicy l'explicarion.
Sous leRegne de Tibère
CesarAuguste les Bateliers
Parisiens ont consacré publiquement
cet AutelaJupiter
tres-bon & très-grand - Sur les trois autres saces
de la mesme pierre on
voir en bas
-
relief des demi
figures, dont quelques
unes sontmutilées,d'hommes
vestus d'une espece
de tunique. Ily en a trois
dont chacun tient; une
lance avec un bouclier,
surl'un des costez on lit,
DENANI. Sur un autre
on lit E VRISES: & sur
un autre on lit .S B NA N I- v. I L O M les aay
[res lettres sonteffacées.
Par l'assemblage qu'on
a fait de deux autres pierres
qui se ra pportent l'une
à l'autre, & qui forment
une espece de cipe ou de
pilastre quarre presque
entier ,
de la hauteur de
trois pieds quatre pouces,
& de la largeur de deux,
pieds & demi. Il y a Curt
l'une des faces de ces deux
pierres qui n'en font qu'-
une
une la figuredeVulcain,
au dessus on lit VOLCANVS.
Sur une autre face
on voit une figure de Jupicer
debout, au dessus on
litI O VIS. Sur la face qui
fuit est la figure de profil
d'un homme qui, ayant le
bras droit élevé, tient de
la main droite une hache
dont il paroist vouloirabbattre
les branches d'un
arbre qui est devant luy.
On lit au dessusE SV S, &
sur la quatrième face on
voit entre des feüillages
trois oiseaux, dont l'un est
posésurlateste,& les deux
autres sur le corps d'un
taureau,au dessus on lit:
TARVOS TRIGARANVS.
La troisiéme pierre qui
a deux pieds trois pouces
de largeur, & un pied &
demi de hauteur, a d'un
cossé un homme de face,
on litCASTOR.Lecofté
qui iuit reprefenre une figure
à peu prés semblable,
qui ne peut estre que POL-
1vx.
Sur une autre face est un
vieillard avec de grandes
cornes, dans chacune desquelles
est passé un gros
anneau, on lit au dessus,
CERNVNNOS. Sur la
derniere face est la figure
d'un jeune homme tenant
de sa main gauche une
massuë, dont il menace un
Serpent qui paroist s'élever
contre luy au dessus
font quelques lettresfugitives
,
dont on ne découvre
que SI. R. le reste
esteffacé.
Il y a une quatrième
pierre, ayant à chaque
casié deux demi figures
deilinées d'un bon goust.
& sans infcriprion
:
elles
representent un homme
couvert d'une cuirasse à la
Romaine, tenant une lance
de la main droite, Lk
à coHe une femme coeffée
& vestuë comme nos
plus belles figures antiques
avec unbrasselet au
bras droit qui est nud.
Avant de faire quelques
observations sur ces
antiquitez qui font toutes
à peu près du temps de
Tibere,qui a régné vingttrois
ans, & est mort l'an
de salut37.Il estnecessaire
de ra ppeller succinctement
le temps qui a précédé
le regne de cetEmpereur
, par rapport aux
Parisïens ôc à leur Ville.
Les Romains avoient
desja conquis la Gaule
Narbonnoiie , Se receu
dans leur alliance quelques
autres Provinces de
la Celtique lorsqu'ils envoyèrent
une armee au
delà des Alpes fous la conduite
de Ju l es Cefar, tant
pour secourir leurs Alliez,
que pour loumettre le relie
des Gaules. La petite
ville deLuteceefroit pour
lors ca pitaledes Parviens ,
lesquels saisoien partie
des soixante & quatre peuples
separez en Citez disferenres,
quicomposoient
la Nation Gauloile avanc
les conquestes de Cesar.
lurece, ainsiqu'il est
rapportédans ses Commenraires,
fut soumise aux
Romains, après avoir resisté
deux fois à leur armée
commandée par Labienus
un des Lieutenants de Cefar.
Ce grand Capitaine
en avoic trouvéle(èjourfi
commode
,
qu'il y aVÇ>i.t
transféré les Estats Généraux.
Apres qu'il se fut
rendu maistre des Gaules,
la plus grandepartie, ainsi
que laVille de Lutece,
demeura fous la domination
des Romains pendant
environ 500. ans, car ce
ne fut que fous le règne
de Clovis
, comme jel'ay
desja remarqué, que nos
Ancestres s'affranchirent
entièrement de l'Empire
Romain, 7^
"i. Or les Gaulois estant
alors jainsi que les Romains,
engagez dans les
erreurs du Paganisme, adoroient
presque les mesmes
Divinitez
}
fous des
noms dlfferens, Jupiter,
Apollon, Mars & Mercure.
C'estoit chez les Gaulois,
YharanJ Mitra, Hesus, &
Theutates. Cesmonuments
que nous venons de décrire,
marquent que fous
le regne de Tibere, ils
avoient conservéd'autres
Dieux particuliers, te ls
que pouvoienteftreTARVOS,
TIGARANVS
,
& ce
vieillard à deux cornes,
qui a pour infcriprion
CERNVNNOS,comme
pour dire cornutus ; car cer
en langueCeltique, veut
dire corne, &c.
Mr M. D.
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Résumé : Extrait de quelques reflexions par Mr M. D. M.
Le texte de Mr. M. D. l'vf. explore l'histoire et les monuments de l'église Notre-Dame de Paris, en distinguant deux phases principales : la pose des pierres pour un mur et l'ajout des inscriptions et bas-reliefs. La construction de l'église actuelle a commencé sous le règne du roi Robert, qui a succédé à Hugues Capet en 996. Avant cette période, une autre église existait, comme en témoignent des pierres récemment découvertes, antérieures au règne du roi Robert. Le texte mentionne également des événements historiques liés à Paris. En 595, Frédégonde, veuve de Chilpéric, a visité Paris. Les premiers chrétiens y avaient construit une chapelle dédiée à la Vierge, à saint Étienne et à saint Denys. Une seconde église aurait été érigée par Childebert vers 522, utilisant des pierres provenant de monuments païens, symbolisant ainsi la destruction de l'idolâtrie et la progression du christianisme. Le paganisme a été aboli en 312 après la conversion de Constantin le Grand. Les Francs, initialement païens, se sont convertis au christianisme après la conversion de Clovis en 496. En 554, un édit de Childebert a ordonné la destruction des temples et monuments païens. Le texte décrit également des pierres antiques découvertes, datées du règne de Tibère, portant des inscriptions et des bas-reliefs représentant des divinités gauloises et romaines. Ces monuments illustrent la coexistence des croyances païennes et chrétiennes à Paris avant la conversion des Francs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 81-84
« Mr M. D. M. fonde ainsi sçavamment plusieurs plusieurs conjectures [...] »
Début :
Mr M. D. M. fonde ainsi sçavamment plusieurs plusieurs conjectures [...]
Mots clefs :
Article, Mercure
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Mr M. D. M. fonde ainsi sçavamment plusieurs plusieurs conjectures [...] »
Mr M. D. M. fonde
ainsifçavammcnt plusieurs
conjectures tresvrai-
semblables, sur les
inscriptions de ces pierres
antiques) mais la
necessité d'abréger m'a
fait préferer les traits
historiques qui sont à la
portée de tout le monde,
à ces Explications, qui
perdent beaucoup de
leur mérité auprès de
ceux qui ne sont pas sçavants
dans l'antiquité.
Gerce mefine necessité
dabreger m'empesche
aussi de m'estendre autant
que je le voudrais
sur la Dissertation suivante,
dont j'aurois peutestre
deu parlerd'abord,
parce qu'elle a esté prononcée
a l'Académie,
mais elle n'esttombée
entre mesmains que la
derniere,&c d'ailleurs
ces deux sçavants Académiciens
ont une réputation
qui les met au
dessus de la ceremonie.
Il n'y a point de primauté
dans mon Mercure;
j'y place les pieces comme
elles me viennent;
&C non pas selon la diftination
du mérité ni des
personnes, & j'y placerois
sans scrupule le
mariage d'un Duc après
celuy d'un Bourgeois.
Le hasard,&les sujetions
décidentsouvent de l'ordre
d'un volume qui
s'imprimetousjours impromptu
; & où l'Autheur
ne peut avoir le
loisîr de faire sur un article
mille reflexions
3
comme celuy qui n'a
que cet article en teste,
parce qu'il ne prend in- teres1t qu'à cel1 uy-l1a\ .
ainsifçavammcnt plusieurs
conjectures tresvrai-
semblables, sur les
inscriptions de ces pierres
antiques) mais la
necessité d'abréger m'a
fait préferer les traits
historiques qui sont à la
portée de tout le monde,
à ces Explications, qui
perdent beaucoup de
leur mérité auprès de
ceux qui ne sont pas sçavants
dans l'antiquité.
Gerce mefine necessité
dabreger m'empesche
aussi de m'estendre autant
que je le voudrais
sur la Dissertation suivante,
dont j'aurois peutestre
deu parlerd'abord,
parce qu'elle a esté prononcée
a l'Académie,
mais elle n'esttombée
entre mesmains que la
derniere,&c d'ailleurs
ces deux sçavants Académiciens
ont une réputation
qui les met au
dessus de la ceremonie.
Il n'y a point de primauté
dans mon Mercure;
j'y place les pieces comme
elles me viennent;
&C non pas selon la diftination
du mérité ni des
personnes, & j'y placerois
sans scrupule le
mariage d'un Duc après
celuy d'un Bourgeois.
Le hasard,&les sujetions
décidentsouvent de l'ordre
d'un volume qui
s'imprimetousjours impromptu
; & où l'Autheur
ne peut avoir le
loisîr de faire sur un article
mille reflexions
3
comme celuy qui n'a
que cet article en teste,
parce qu'il ne prend in- teres1t qu'à cel1 uy-l1a\ .
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Résumé : « Mr M. D. M. fonde ainsi sçavamment plusieurs plusieurs conjectures [...] »
Le texte évoque la décision de Mr. M. D. M. de se concentrer sur des traits historiques accessibles à tous plutôt que sur des conjectures savantes concernant des inscriptions antiques, en raison de contraintes d'abréviation. Cette contrainte l'empêche également de développer une dissertation prononcée à l'Académie, qu'il aurait souhaité aborder en premier. Il souligne que deux savants académiciens, en raison de leur réputation, sont exemptés des formalités. Dans son Mercure, il publie les pièces au fur et à mesure de leur réception, sans égard à leur mérite ou à l'importance des personnes. L'ordre des articles est souvent déterminé par le hasard et les contraintes de publication, ne lui permettant pas de réfléchir longuement sur chaque sujet.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 85-92
Extrait de la Dissertation de Mr B.
Début :
.... L'on trouve entre les Oeuvres de Fortunat un [...]
Mots clefs :
Autels, Gaulois, Figures, Inscriptions
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait de la Dissertation de Mr B.
Extrait de la Dissertation
de MrB*
L'on trouve
entre les Oeuvres de Fortunat
un Poëme consacré
à l'éloge de cette Eglise
commencée ) par Childebert,
le Poete dit:
Hoec prius egregio Rex CbiL
debertus amore
Dona Jtio populo non. moritura
dedit
Il adjouste ensuite:
Mcelhisedecnoster merito Rex
atque Sacerdcs
}
oCompplevitulaicsus R.eligionis Par ce Melchisedec il ne
peut entendre que Cherebert
qui succeda à Childeberc
son oncle.
Par un Edit de Chiideberc
publié en 554.il est
ordonné Que quiconque ne
rejetteroit desonchamp les simulacres.
les Idoles., dédiées
au Demon par les hommes
seroit traité comme
sacrilege, &c. Ce sont apparemment
quelques uns
de ces débris d'Autels &
d'Idoles brifées qu'on employa
aux fondements de
cette Eglise,&cc.
Il y avoit un port voisin
Cet endroit estoit
plein d'arbres. & c'estoit
dans les bois que les
anciens Gaulois exerçoient
leurs ceremonies
religieuses;ils cosacroient
à leurs Dieux, ou des arbres
, ou des Autels plus
communement depuis
leur commerce avec les
Romains,&
Lafigureisolée&terminée
des pierres
,
antiques
qu'on a trouvées ,fait
voir qu'elles servoient
d'Autels.
Les noms Celtes de
quelques-unes des inscriptions,
mais avec une terminaison
latine, prouvent
qu'elles ont filé érigées
par les Gaulois, forcez
par la politique Romaine
d'adopter les couslumes
& la langue du
vainqueur.
A l'égard de la figure
des lettres. ilest constant
que les plus anciennes
lettres latines estoienct
presque semblables aux
plus
plus anciens caractères
grecs. L'ins*c. riptionTIB.CESÀREAve.
&C marque
non feulement la deflinacion
de cet Autel
mais le temps de son érection
, car il faut l'interpreter
ainn. Tibere Cesar
ayxnt accepté ou pris le nom
d'Auguste
, &c.
Ce monumenr peut a"
voir esté érigé sur la fin
de la premiere annéedu
Règne de Tibere
,
lorsque
dans les Gaules on.
apprit qu'il admettait le
nom d'Auguste, qu'il n'avoit
pas voulu d'abord
qu'on luy décernast,&c.
Je prouve cela par une
autre inscription du mesme
temps érigée par une
Communauté qu'on appelloit
lesFreres Arvaux,
pour rendre grâces à Jupiter
de ce que Tibere-
Claude Cesar avoir esté
appelleAuguste,&c.
3
A l'égard de ceux qui
ont érigé l'Autel
, & qui
se disent Nautæ dans l'inscription,
& qu'on a traduitBateliers.
Jeprétends
que ce pouvoitestre des
commerçants riches &.
célébrés,ou des Commis
ôc fermiers publics, gens
de considération,puisque
des Chevaliers en estoient
souvenrtcomme vous pouvez
voir par les preuves
suivantes,&c.
A le'garddesfigures
qui se suivent dans quelques-
uns de ces bas-reliefs,
leur attitude 8c leur
situation paroist marquer
une espece de procession
ou ceremonie suivant le
rit Gaulois, elles sont toutes
tournées du costé gauche
, & c'estoit la coustume
de nos Gaulois dans
leurs ceremonies de Religion.
Les Explications que
fait Mr B. du reste des
figures & des inscriptions,
sont tres curieuses;
&. si elles n'estoient pas
imprimées, je franchirois
les bornes estroites
d'un Extrait, pour n'en
pas obmettre la moindre
circonstance.
de MrB*
L'on trouve
entre les Oeuvres de Fortunat
un Poëme consacré
à l'éloge de cette Eglise
commencée ) par Childebert,
le Poete dit:
Hoec prius egregio Rex CbiL
debertus amore
Dona Jtio populo non. moritura
dedit
Il adjouste ensuite:
Mcelhisedecnoster merito Rex
atque Sacerdcs
}
oCompplevitulaicsus R.eligionis Par ce Melchisedec il ne
peut entendre que Cherebert
qui succeda à Childeberc
son oncle.
Par un Edit de Chiideberc
publié en 554.il est
ordonné Que quiconque ne
rejetteroit desonchamp les simulacres.
les Idoles., dédiées
au Demon par les hommes
seroit traité comme
sacrilege, &c. Ce sont apparemment
quelques uns
de ces débris d'Autels &
d'Idoles brifées qu'on employa
aux fondements de
cette Eglise,&cc.
Il y avoit un port voisin
Cet endroit estoit
plein d'arbres. & c'estoit
dans les bois que les
anciens Gaulois exerçoient
leurs ceremonies
religieuses;ils cosacroient
à leurs Dieux, ou des arbres
, ou des Autels plus
communement depuis
leur commerce avec les
Romains,&
Lafigureisolée&terminée
des pierres
,
antiques
qu'on a trouvées ,fait
voir qu'elles servoient
d'Autels.
Les noms Celtes de
quelques-unes des inscriptions,
mais avec une terminaison
latine, prouvent
qu'elles ont filé érigées
par les Gaulois, forcez
par la politique Romaine
d'adopter les couslumes
& la langue du
vainqueur.
A l'égard de la figure
des lettres. ilest constant
que les plus anciennes
lettres latines estoienct
presque semblables aux
plus
plus anciens caractères
grecs. L'ins*c. riptionTIB.CESÀREAve.
&C marque
non feulement la deflinacion
de cet Autel
mais le temps de son érection
, car il faut l'interpreter
ainn. Tibere Cesar
ayxnt accepté ou pris le nom
d'Auguste
, &c.
Ce monumenr peut a"
voir esté érigé sur la fin
de la premiere annéedu
Règne de Tibere
,
lorsque
dans les Gaules on.
apprit qu'il admettait le
nom d'Auguste, qu'il n'avoit
pas voulu d'abord
qu'on luy décernast,&c.
Je prouve cela par une
autre inscription du mesme
temps érigée par une
Communauté qu'on appelloit
lesFreres Arvaux,
pour rendre grâces à Jupiter
de ce que Tibere-
Claude Cesar avoir esté
appelleAuguste,&c.
3
A l'égard de ceux qui
ont érigé l'Autel
, & qui
se disent Nautæ dans l'inscription,
& qu'on a traduitBateliers.
Jeprétends
que ce pouvoitestre des
commerçants riches &.
célébrés,ou des Commis
ôc fermiers publics, gens
de considération,puisque
des Chevaliers en estoient
souvenrtcomme vous pouvez
voir par les preuves
suivantes,&c.
A le'garddesfigures
qui se suivent dans quelques-
uns de ces bas-reliefs,
leur attitude 8c leur
situation paroist marquer
une espece de procession
ou ceremonie suivant le
rit Gaulois, elles sont toutes
tournées du costé gauche
, & c'estoit la coustume
de nos Gaulois dans
leurs ceremonies de Religion.
Les Explications que
fait Mr B. du reste des
figures & des inscriptions,
sont tres curieuses;
&. si elles n'estoient pas
imprimées, je franchirois
les bornes estroites
d'un Extrait, pour n'en
pas obmettre la moindre
circonstance.
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Résumé : Extrait de la Dissertation de Mr B.
Le texte évoque les œuvres de Fortunat, notamment un poème dédié à l'église de Paris, initiée par Childebert. Ce poème souligne que Childebert a offert cette église au peuple par amour. Fortunat associe Melchisédech à Cherebert, successeur de Childebert. Un édit de Childebert, publié en 554, ordonne la destruction des idoles et des simulacres, dont certains débris ont servi aux fondations de l'église. Le texte décrit également un port voisin situé dans une forêt où les anciens Gaulois pratiquaient leurs cérémonies religieuses. Des autels antiques et des inscriptions en langue celtique avec des terminaisons latines témoignent de l'influence romaine. Une inscription mentionne Tibère César, indiquant que l'autel a été érigé au début de son règne. Le texte discute aussi des Nautæ, des commerçants ou fonctionnaires publics respectés. Les bas-reliefs montrent des processions ou cérémonies gauloises, avec des figures tournées vers la gauche, conformément aux coutumes religieuses gauloises. Les explications de Mr B. sur les figures et inscriptions sont jugées très intéressantes.
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