Auteur du texte (1)
[empty]
Détail
Liste
1
p. 2127-2128
« Le 12 du même mois, le Grand-Prieur de l'Abbaye Royale de S. Germain des Prez donna aussi son / JEAN BOURDET, Grand-Prieur de l'Abbaye Royale de S. Germain des Prez, &c. [...] »
Début :
Le 12 du même mois, le Grand-Prieur de l'Abbaye Royale de S. Germain des Prez donna aussi son / JEAN BOURDET, Grand-Prieur de l'Abbaye Royale de S. Germain des Prez, &c. [...]
Mots clefs :
Seigneur, Abbaye de Saint-Germain-des-Prés, Actions de grâce, Te Deum
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le 12 du même mois, le Grand-Prieur de l'Abbaye Royale de S. Germain des Prez donna aussi son / JEAN BOURDET, Grand-Prieur de l'Abbaye Royale de S. Germain des Prez, &c. [...] »
Le 12 du même mois , le Grand - Prieur de l'Abbaye
Royale de S. Germain des Prez donna auffi fon
Mandement fur le même fujet , contenant ce qui fuit.
JEAN BOURD E T , Grand- Prieur de l'Abbaye
Royale de S. Germain des Prez , & c.
Le Ciel , flechi par nos Prieres , vient enfin de tarir
nos larmes ; il les a fait couler pour nous porter
à l'appaifer , & la grandeur de la Victime qu'il a
menacé de frapper , nous montre combien il étoit
irrité contre nous. Nos profperités nos éblouiffoient;
nous mettions notre confiance dans nos Chars , dans
nos armées. Nous avions oublié que le nom du
Seigneur doit être toute notre efpérance , & que
celui qui la fonde fur un bras de chair , eft foumis à
Panathême & à la malédiction . Lafageffe qui préfide
au Confeil de notre Augufte Monarque , fes Allian
ces , le courage qu'il infpire à fes troupes , les Lau
Fiers qui ceignoient fon front , enlevoient notre encens
& nos hommages . En vain nous ordonnoit - il
lui même d'en rapporter la gloire à celui par qui regnent
les Rois , qui infpire aux Législateurs toute
juftice ; nous avons manqué de nous conformer à de
fi pieufes intentions , & tandis qu'au dehors nos
Temples retentiffoient d'actions de graces adreffées
au Très-Haut , comme à l'Auteur de nos fuccès ,
nous nourriffions peut - être dans le fond de nos
coeurs unpeu trop de complaifance & d'admiration
pour celui qui n'en étoit que le glorieux inftrument.
Le Seigneur peu content de nos difpofitions , a changé
nos Fêtes en deuil , & nos Cantiques de triomphe
en lamentations . Il a paru vouloir convertir nos
Lauriers en Cyprès , en renverfant le fondement de
notre
2128 MERCURE DE FRANC .
notre orgueil ; il a fait briller fon &
la foudre , il a élevé fon bras , & il a ún. ~ ejo
moi qui fuis le Seigneur , c'est moi qui frape
& qui guéris ; qui ote & qui donne la vie , qui
conduis au tombeau & qui en retire ; reconnoiffez qu'il
n'eft point d'autre Dieu que moi. Sa voix s'eft fait entendre
à l'oreille de notre coeur ; nous nous fommes
humiliés fous fa puiffante main . Cet heureux changement
a détourné le coup terriblequi menaçoit une
Tête fi chere. Aux jours de deüil & d'amertume ont
fuccedé des jours ferains ; le nouvel Ezechias nous
a été rendu , & l'ombre du Soleil eft retourné en arrie◄
re de dix dégrés en notre faveur. Hâtons - nous donc ,
mes très- chers Freres , de redoubler les Actions de
graces que nous devons au Seigneur , qui rend à
nos voeux & à nos befoins ce Prince bien - aimé , &
faifons éclatter notre reconnoiffance à proportion
du bienfait que nous avons reçû. A ces caufes , nous
ordonnons que le Te Deum fera chanté dans notre
Eglife Dimanche 13 Septembre , & que jufqu'au
premier jour d'Octobre exclusivement , on récitera
à toutes les Meffes l'Oraifon , la Secrette & la Poftcommunion
Pro reftituta Regis fanitate . Donné en
l'Abbaye Royale de S. Germain des Prez le 12 de
Septembre 1744. Signé, Fr. JEAN BOURDET, Grand-
Prieur & Vicaire Général de S. A. S. & c .
Royale de S. Germain des Prez donna auffi fon
Mandement fur le même fujet , contenant ce qui fuit.
JEAN BOURD E T , Grand- Prieur de l'Abbaye
Royale de S. Germain des Prez , & c.
Le Ciel , flechi par nos Prieres , vient enfin de tarir
nos larmes ; il les a fait couler pour nous porter
à l'appaifer , & la grandeur de la Victime qu'il a
menacé de frapper , nous montre combien il étoit
irrité contre nous. Nos profperités nos éblouiffoient;
nous mettions notre confiance dans nos Chars , dans
nos armées. Nous avions oublié que le nom du
Seigneur doit être toute notre efpérance , & que
celui qui la fonde fur un bras de chair , eft foumis à
Panathême & à la malédiction . Lafageffe qui préfide
au Confeil de notre Augufte Monarque , fes Allian
ces , le courage qu'il infpire à fes troupes , les Lau
Fiers qui ceignoient fon front , enlevoient notre encens
& nos hommages . En vain nous ordonnoit - il
lui même d'en rapporter la gloire à celui par qui regnent
les Rois , qui infpire aux Législateurs toute
juftice ; nous avons manqué de nous conformer à de
fi pieufes intentions , & tandis qu'au dehors nos
Temples retentiffoient d'actions de graces adreffées
au Très-Haut , comme à l'Auteur de nos fuccès ,
nous nourriffions peut - être dans le fond de nos
coeurs unpeu trop de complaifance & d'admiration
pour celui qui n'en étoit que le glorieux inftrument.
Le Seigneur peu content de nos difpofitions , a changé
nos Fêtes en deuil , & nos Cantiques de triomphe
en lamentations . Il a paru vouloir convertir nos
Lauriers en Cyprès , en renverfant le fondement de
notre
2128 MERCURE DE FRANC .
notre orgueil ; il a fait briller fon &
la foudre , il a élevé fon bras , & il a ún. ~ ejo
moi qui fuis le Seigneur , c'est moi qui frape
& qui guéris ; qui ote & qui donne la vie , qui
conduis au tombeau & qui en retire ; reconnoiffez qu'il
n'eft point d'autre Dieu que moi. Sa voix s'eft fait entendre
à l'oreille de notre coeur ; nous nous fommes
humiliés fous fa puiffante main . Cet heureux changement
a détourné le coup terriblequi menaçoit une
Tête fi chere. Aux jours de deüil & d'amertume ont
fuccedé des jours ferains ; le nouvel Ezechias nous
a été rendu , & l'ombre du Soleil eft retourné en arrie◄
re de dix dégrés en notre faveur. Hâtons - nous donc ,
mes très- chers Freres , de redoubler les Actions de
graces que nous devons au Seigneur , qui rend à
nos voeux & à nos befoins ce Prince bien - aimé , &
faifons éclatter notre reconnoiffance à proportion
du bienfait que nous avons reçû. A ces caufes , nous
ordonnons que le Te Deum fera chanté dans notre
Eglife Dimanche 13 Septembre , & que jufqu'au
premier jour d'Octobre exclusivement , on récitera
à toutes les Meffes l'Oraifon , la Secrette & la Poftcommunion
Pro reftituta Regis fanitate . Donné en
l'Abbaye Royale de S. Germain des Prez le 12 de
Septembre 1744. Signé, Fr. JEAN BOURDET, Grand-
Prieur & Vicaire Général de S. A. S. & c .
Fermer
Résumé : « Le 12 du même mois, le Grand-Prieur de l'Abbaye Royale de S. Germain des Prez donna aussi son / JEAN BOURDET, Grand-Prieur de l'Abbaye Royale de S. Germain des Prez, &c. [...] »
Le 12 septembre 1744, Jean Bourdet, Grand-Prieur de l'Abbaye Royale de Saint-Germain-des-Prés, a publié un mandement exprimant la gratitude envers le Ciel pour avoir épargné une 'Tête chère', probablement un roi ou un haut dignitaire. Le texte note que les succès militaires et la confiance excessive en les forces humaines avaient éloigné la population de la foi divine. Le Seigneur, irrité par cet orgueil, a transformé les fêtes en deuil et les triomphes en lamentations. Après une période de repentir, un changement favorable est survenu, et le prince bien-aimé a été rétabli. Le mandement ordonne de chanter le Te Deum le 13 septembre et de réciter des prières spécifiques jusqu'au 1er octobre pour remercier le Seigneur.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
Accéder à la liste des personnes.
Pas de résultat.
Accéder à la liste des personnes.
Pas de résultat.
Accéder à la liste des personnes.
Pas de résultat.