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1
p. 2594-2597
A MADLLE de Malcrais de la Vigne du Croisic en Bretagne.
Début :
D'un maritime Port l'ornement et la gloire, [...]
Mots clefs :
Gloire, Tribunaux, Travaux, Art, Débats, Verve poétique, Voltaire, Houdard
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texteReconnaissance textuelle : A MADLLE de Malcrais de la Vigne du Croisic en Bretagne.
'A MADILE de Malcrais de la Vigne
du Croisic en Bretagne.
D'Unmaritime Port l'ornement et la gloire ,
Aimable et sçavante Malcrais ,
Souffre qu'un Habitant des Rives de la Loire
Te témoigne la part qu'il prend à tes succès.
Nantes d'un œil de complaisance
Alieu de regarder le fruit de tes travaux ;
Le séjour où tu pris naissance ,
Est soumis à ses Tribunaux.
Que dis-je , il t'en souvient , vingt fois notre
Rivage,
Entendit I, Vol.
DECEMBRE. 1732. 2599
Entendit de tes Vers les sons harmonieux ,
Et tu fis dans nos Murs le noble apprentissage ,
De cet Art si cheri des hommes et des Dieux.
O que j'aime à te voir , en Bergere affligée ,
Du départ d'un Amant en bute aux flots amers
Confier la douleur où ton ame est plongée ,
Aux rapides Oiseaux qui traversent les Mers !
Que des constantes Tourterelles ,
Tu peins bien les tendres amours ,
Et que par ce portrait de leurs ardeurs fidelles ,
Tu dois faire rougir les Amans de nos jours !
Qui peut sans répandre des larmes ,
Qui peut sans frissonner d'horreur,
Ecouter le récit des cruelles allarmes ,
Dont la mort de ton Pere avoit saisi ton cœur j
Corisque , Ménalis , quelle délicatesse ,
Respirent vos jaloux débats !
Oui , d'une paisible tendresse
Yos soupçons , vos dépits surpassent les appas,
Poursuis, Malcrais, poursuis; désabuse la Seine,
Quidans son préjugé contre certains Cantons ,
S'imagine que l'Hipocrêne,
I. Vol.
Diij Dé-
2596 MERCURE DE FRANCE
Dédaigne d'arroser ceux que nous habitons.
Force-la d'avouer que la terre Armorique.
Connoît Phébus et les neuf Sœurs ,
Et que la Verve Poëtique ,
fait sentir aussi ses divines fureurs.
Mais quoi ! sans être si tardive ,
Elle a déja rendu justice à tes accords ,
Et la Marne, comme elle , à tes sons attentive ,
En a fait éclater ses éloquents transports.
Houdart tout prêt d'entrer dans la fatale Barque
Charmé de tes talens divers ,
Voulut t'en donner une marque ,
En vantant à la fois et ta Prose et tes Versi
Voltaire, le fameux Voltaire ,
Enchanté comme lui de tes doctes Ecrits ,
Vient d'apprendre à toute la Terre,
Combien il en sent tout le prix.
C'est donc & honte extrême ! à ta seule Patrie ,
Qu'on peut à juste droit reprocher aujourdhui ,
De ne sçavoir pas rendre à ton rare génie ,
L'honneur qu'elle reçoit de lui,
1. Vol
DECEMBRE. 1732. 2597
Et moi, que ta belle ame honore ,
Du précieux dépôt de tous tes sentimens ,
Je suis bien plus coupable encore ,
D'avoir tant balancé pour t'offrir mon encens!
Pardonne , illustre Amie , Apollon m'est avare ,
Des faveurs que sans cesse il verse dans ton sein :
Heureux que ma verve bizarre ,
Ait du moins en ce jour secondé mon dessein.
Chevaye , Auditeur à la Chambre des
Comptes de Bretagne.
du Croisic en Bretagne.
D'Unmaritime Port l'ornement et la gloire ,
Aimable et sçavante Malcrais ,
Souffre qu'un Habitant des Rives de la Loire
Te témoigne la part qu'il prend à tes succès.
Nantes d'un œil de complaisance
Alieu de regarder le fruit de tes travaux ;
Le séjour où tu pris naissance ,
Est soumis à ses Tribunaux.
Que dis-je , il t'en souvient , vingt fois notre
Rivage,
Entendit I, Vol.
DECEMBRE. 1732. 2599
Entendit de tes Vers les sons harmonieux ,
Et tu fis dans nos Murs le noble apprentissage ,
De cet Art si cheri des hommes et des Dieux.
O que j'aime à te voir , en Bergere affligée ,
Du départ d'un Amant en bute aux flots amers
Confier la douleur où ton ame est plongée ,
Aux rapides Oiseaux qui traversent les Mers !
Que des constantes Tourterelles ,
Tu peins bien les tendres amours ,
Et que par ce portrait de leurs ardeurs fidelles ,
Tu dois faire rougir les Amans de nos jours !
Qui peut sans répandre des larmes ,
Qui peut sans frissonner d'horreur,
Ecouter le récit des cruelles allarmes ,
Dont la mort de ton Pere avoit saisi ton cœur j
Corisque , Ménalis , quelle délicatesse ,
Respirent vos jaloux débats !
Oui , d'une paisible tendresse
Yos soupçons , vos dépits surpassent les appas,
Poursuis, Malcrais, poursuis; désabuse la Seine,
Quidans son préjugé contre certains Cantons ,
S'imagine que l'Hipocrêne,
I. Vol.
Diij Dé-
2596 MERCURE DE FRANCE
Dédaigne d'arroser ceux que nous habitons.
Force-la d'avouer que la terre Armorique.
Connoît Phébus et les neuf Sœurs ,
Et que la Verve Poëtique ,
fait sentir aussi ses divines fureurs.
Mais quoi ! sans être si tardive ,
Elle a déja rendu justice à tes accords ,
Et la Marne, comme elle , à tes sons attentive ,
En a fait éclater ses éloquents transports.
Houdart tout prêt d'entrer dans la fatale Barque
Charmé de tes talens divers ,
Voulut t'en donner une marque ,
En vantant à la fois et ta Prose et tes Versi
Voltaire, le fameux Voltaire ,
Enchanté comme lui de tes doctes Ecrits ,
Vient d'apprendre à toute la Terre,
Combien il en sent tout le prix.
C'est donc & honte extrême ! à ta seule Patrie ,
Qu'on peut à juste droit reprocher aujourdhui ,
De ne sçavoir pas rendre à ton rare génie ,
L'honneur qu'elle reçoit de lui,
1. Vol
DECEMBRE. 1732. 2597
Et moi, que ta belle ame honore ,
Du précieux dépôt de tous tes sentimens ,
Je suis bien plus coupable encore ,
D'avoir tant balancé pour t'offrir mon encens!
Pardonne , illustre Amie , Apollon m'est avare ,
Des faveurs que sans cesse il verse dans ton sein :
Heureux que ma verve bizarre ,
Ait du moins en ce jour secondé mon dessein.
Chevaye , Auditeur à la Chambre des
Comptes de Bretagne.
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Résumé : A MADLLE de Malcrais de la Vigne du Croisic en Bretagne.
Le poème est dédié à Madame de Malcrais de la Vigne du Croisic en Bretagne. L'auteur, habitant des rives de la Loire, exprime son admiration pour les succès littéraires de Madame de Malcrais. Bien que Nantes ne puisse revendiquer sa naissance, la ville a entendu ses vers harmonieux et a vu son apprentissage de la poésie. Le poème mentionne des œuvres spécifiques de Madame de Malcrais, telles que des poèmes sur la douleur d'une bergère affligée par le départ d'un amant et sur la mort de son père. L'auteur loue sa délicatesse et son talent poétique, comparant ses écrits à ceux inspirés par les Muses. Voltaire a également reconnu la valeur de ses écrits. Le poème critique la patrie de Madame de Malcrais, qui ne lui rend pas justice, et l'auteur s'excuse pour avoir tardé à lui rendre hommage. L'auteur se présente comme Chevaye, Auditeur à la Chambre des Comptes de Bretagne.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 1136
A Mlle de Malcrais de la Vigne, en réplique à son Madrigal, inseré dans le Mercure du Mois de Mars dernier.
Début :
Lorsque tu dis, illustre Amie, [...]
Mots clefs :
Madrigal, Génie, Lauriers
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texteReconnaissance textuelle : A Mlle de Malcrais de la Vigne, en réplique à son Madrigal, inseré dans le Mercure du Mois de Mars dernier.
A Mile de Malcrais de la Vigne , en
réplique à son Madrigal , insere dans le
Mercure du Mois de Mars dernier.
Lorsque tu dis , illustre Amie ,
Que c'est moi qui guidai le premier ton génie
Dans les routes du sacré Mont ,
Tu me rends un honneur dont je ne suis pas
digne ;
Mais ton coeur genereux et ton esprit fécond ,
Ne pouvoient m'éxalter par un trait plus insigne
,
Qu'en , me couvrant ainsi des Lauriers de ton .
front.
réplique à son Madrigal , insere dans le
Mercure du Mois de Mars dernier.
Lorsque tu dis , illustre Amie ,
Que c'est moi qui guidai le premier ton génie
Dans les routes du sacré Mont ,
Tu me rends un honneur dont je ne suis pas
digne ;
Mais ton coeur genereux et ton esprit fécond ,
Ne pouvoient m'éxalter par un trait plus insigne
,
Qu'en , me couvrant ainsi des Lauriers de ton .
front.
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Résultats : 1 texte(s)
1
p. 642-643
MADRIGAL. A M. Chevaye, Auditeur à la Chambre des Comptes de Bretagne, par Mlle de Malcrais de la Vigne, du Croisic en Bretagne, sur l'Ode qu'il lui a adressée dans le premier volume du Mercure de Décembre, page 2594.
Début :
C'est toi qui le premier m'appris, [...]
Mots clefs :
Bretagne
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texteReconnaissance textuelle : MADRIGAL. A M. Chevaye, Auditeur à la Chambre des Comptes de Bretagne, par Mlle de Malcrais de la Vigne, du Croisic en Bretagne, sur l'Ode qu'il lui a adressée dans le premier volume du Mercure de Décembre, page 2594.
MADRIGAL.
A M. Chevaye , Auditeur à la Chambre
des Comptes de Bretagne , par Mlle de
Malerais de la Vigne , du Croisic en
Bretagne , sur l'Ode qu'il lui a adressée
dans le premier volume du Mercure de
Décembre , page 2594.
C'est toi qui le premier m'appris ,
choisir des fleurs immortelles ,
Daks
་ ་ ་
* 755° 543
Dans les Jardins charmans des neuf doctes Pucelles
,
Par toi je sçus bien- tôt en connoître le prix :
Ainsi , mon cher , l'éloge extrême ,
Que ta main seulement paroît verser sur moi ,
Retombe entierement sur toi ,
Depuis quand convient- il de se louer soi - même?
A M. Chevaye , Auditeur à la Chambre
des Comptes de Bretagne , par Mlle de
Malerais de la Vigne , du Croisic en
Bretagne , sur l'Ode qu'il lui a adressée
dans le premier volume du Mercure de
Décembre , page 2594.
C'est toi qui le premier m'appris ,
choisir des fleurs immortelles ,
Daks
་ ་ ་
* 755° 543
Dans les Jardins charmans des neuf doctes Pucelles
,
Par toi je sçus bien- tôt en connoître le prix :
Ainsi , mon cher , l'éloge extrême ,
Que ta main seulement paroît verser sur moi ,
Retombe entierement sur toi ,
Depuis quand convient- il de se louer soi - même?
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Résumé : MADRIGAL. A M. Chevaye, Auditeur à la Chambre des Comptes de Bretagne, par Mlle de Malcrais de la Vigne, du Croisic en Bretagne, sur l'Ode qu'il lui a adressée dans le premier volume du Mercure de Décembre, page 2594.
Mlle de Malerais de la Vigne adresse un madrigal à M. Chevaye, Auditeur à la Chambre des Comptes de Bretagne, en réponse à une ode publiée dans le Mercure de Décembre. Elle reconnaît que M. Chevaye lui a appris à apprécier des fleurs immortelles dans les jardins des neuf doctes Pucelles et souligne que son éloge lui revient entièrement.
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