qu'ipl y a appris. RéponseàMM.D,,,*'.D*.*.;
MONSIEUR,
Je tombe d'accard.avec nous
du droit qu' vous ave^eu de me
fairt une remontrance; maisje ne
conviens pas des arconfiances de
lareprimmde. Jefuis ape docile
ppuiavouermesfautes, &,;len
corriger lors qu'on me les afait
voir, mais je ne fuis pas assi
patient pour m'accommoder bum..
blement des injures que jenay>
point méritées. VourftA7Je jtifqu'on
s'étendentles termes de,là,
Zettrc que. vousmave%écritey
QT f'dr confient vousrte fçïu-,
rte difeonttenir que marétractationsur
la Marine, anciennement
établie en Bourgogne, nétoit qu'-
une erreur legere e non un crime.
Vous mawk dit cttU vous
en .ptn(e avec trop de chaleur
mais en revanche ne me .diDUlt:{
pasla libertédecroire que j'y té..
ponds, avec trop d'humilité. Dîtrefle,
Monfieur>contente^vous
de ma foumijjton à rendre pMk
l'article que vous mave%envoyé.
Il y a une Marine dans la
Bourgogne, dés devant même
la minoritédeLoüis XIV.
c'es-à-dire,qu'il ya un Porte
établi où se fabriquent les
bois servants à la construction
des Vaisseaux
, ces bois se voiturent
sur la Saône , sur le
Doux, & sur le Rhosne, jur.
qu'à Marsfeille,. & Toulon, en
telle quantité que les Intendants
de ces deux Ports les
demandent, tous les trois mois
ou six mois de l'année par les
états de facture qu'ils envoyent
exatement à l'Intendant
de la Marine en Bourgogne.
Ce Port a ses Officiers gagez
plusou moins sur l'état:
scavoir ,un Commissaireordonnateur
, un Contrôlleur,
un Ecrivain, un Garde Marteau
pour marquer la facture
des bois, &un Garde Marine
portant lacasaque aux Arme*
del'Amiral, lesquels Officiers
ont tous leurs logements dans
ledit Port, où dans ledit
Parc.
Quant à Messire Nicolas
Benigne Dugué, dont lenom
donne lieu àcetarticle,il étoit
Chevalier & Comte Palatin
du sacréPalais,sseon les Bulles
scellées en cire rouge avec un 2) cordon de soye rouge &4^an"
che de l'animée1656.Conseiller
d'Etat ordinaire selon son
Brevet de 1648. Confeillerau
Parlement de Bourgogne en
1639. Il épousa Damoiselle
MalÍc
Marie Chapelain ,fille de
Messire Cesar Chapelain,
Conseiller d'Etat, &Secrctaire
general de la Marine ; il fut
commis par le Cardinal Mazarin
pour exercer par Commission
ladite Marine en Bourgogne
,à la place de Messire
Pierre Bouchu qui l'exerçoit,
quoique pourvû de la Charge
de premier President de ce
Parlement; mais ce Magistrat
supplia la Reine Mere de le
décharger de cetteadministration
qui le divertissoit trop
des fonctions de sa Charge.
Ce fut dans ce temps-là
même que M. Dugué fut saic
premier President de la Chambre
des Comptes
,
quoiqu'il
n'eût pour lors quevingt deud
ans ,
laquelle adminiltrauoi]
de la Marine
,
il a continué
jusqu'en 1684 ôc par
confe*
quent exercé plusde 4 5. âDç;
il cil vray qu'en cette année
1684. sonadministrationcessa.
Il avoit plusieurs cnhMj
desquels,deux furentfaitsChe
valiersde Malthe
,
le premier
estantmort çn faisant Ces Caravanes,
en combattant çon
tre les Turcs,ayant esté aiu
paravantPage du Grand Maître
,
le second mourut aux
Invalides
,
nanti d'un Brevet
de Capitaine de Cavalerie ; -
Claude Cesar l'aîné de ses cn.
sans mourut à Bteft Capitaine
de Vaisseaux
,
& comme l'aîné
decette Maison 3il estoiraussi
Chevalier & Comte du sacré
Patais; il avoit esté Page de la
petite Ecurie,soncadet Henry
Jules Dugué avoit eû trois Intendancesde
Marine;sçavoir,
en 1702. l'Intendance generale
du Canada, dont ileût le
Brevet ; mais ildemanda dispense
par raison du trop grand
éloignement ; la seconde en
1703.l'Intendance de Port-
Loüis
,
dont il eût le Brevet,
tout s'y faisant fous ses ordres,
quoiqu'il n'y eût que Madame
son épouse
,
pendant lequel
temps il exerçoit en personne
l'Intendance de Rochefort ,
& de la Rochelle dans la maladie
de M. Begon qui mourut
de la taille.
En 1703. il eût encore le
brevet de l'Intendance des
grandes Isles dont il demanda
pareillementdispensepar la
raison dugrand éloignement,
au défaut de laquelle Intendance
,il cût celle de DunKer-et
que qu'il a exercée par luy mê
medepuis1703.jusqu'à 1 714.
que ce Port fut rendu aux Anglois.
Henry -
Jules Dugué
dont nous parlons ici,a eu trois
enfans
,
dont l'un a esté Page
de la Chambre du Roy
,
son
merite ).& sa valeurdepuis
qu'ilest sorti de Page
, ont
éclaté au service du Roy dans
la tlrine) & luy ont merité
(de la justice de Sa Majesté)
l'Employ d'Enseigne de Vaisseaux
qu'il a maintenant ; les
deux autres font Officiers, l'uaau
Port de Brest
,
l'autre au
Port de Marseille. Ce même
Henry- Jules Duguéeût encore
d'autres freres & soeurs;
dont l'une est Dame & Chanoinesse
de Poncet: quant à
ses deux freres qui font encore
vivants, l'un est Bachelier de
Sorbonne, Grand Chantre
,
& Chanoine de la Sainte Chapelle
de Dijon,& Prieur de
S. Thibaudl'autre est Docteur
es Loix, Prestre ,&Chanoine
de la même Eglise.
Revenons à nostre Marine.
Depuis 1654. M. de Harlay,
pour lors Intendant de la Province
, en exerça la fonction
avec le brevet d'Intendant,&
lesappointements de 4000. l.
jusqu'en Janvier1688. qu'il en
fit pourvoir M. de Mussy,
President à Mortier au Parlement
de Dijon avec le brevet
d'Intendant, lors qu'ilfutappellé
au Confcil.
Ce President à Mortier a
administré la Marine jusqu'à
sa mort1704. &l'administrationenfut
donnéàM Ferrand
pour lors Intendant de la Province,
avec le même brevet
d'Intendant de la Mariner
lesmêmes appointements *,
il
l'exerça jusqu'en1706. lors
qu'il fut rappelle pour estre
Intendant en Bretagne ; cette
Intendance de Marine fut depuis
commise à Messire Pierre
Bouchu le dernier de ce nom
qui vient de mourir premier
President du Parlement de
Dijon
,
& depuis la mort de
ce Magistrat ; c'est aujourd'huy
M. de la Brjffc
,
Intendant
de Bourgogne qui exerce
l'Intendance de la Marine aux
mêmes appointements de
4000. liv.
: Voila,, Monfeur) tout ce
que.
j'ay crû pouvoir tirer de vostre
Ademoire pour l'inflruêlion du
Publicsur cetArticle. Si je l'aiVO;
S reçu pluto/i je naurois pas
manque de le mettre a sa place
y
personne rieftant plus dispose que
moy à rendre toute lajuflice quiefl
deue À la mémoire de M. Dugùay.
Jefuis avec bien des remer.
cimens de la remontrance, & un
parfait oubry de la réprimandé
> Alonfieur^ybjtre très. humble e;;-
très ObÉeantfer-viteur.