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1
p. 177-179
« Le 27. les Députez des Etats de Bretagne, eurent Audience publique du [...] »
Début :
Le 27. les Députez des Etats de Bretagne, eurent Audience publique du [...]
Mots clefs :
Députés des États de Bretagne, Audience publique, Église de Notre-Dame de Paris, Décoration, Chapitre, Tableaux, Neffe
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texteReconnaissance textuelle : « Le 27. les Députez des Etats de Bretagne, eurent Audience publique du [...] »
Le 27. les Députez des Etats de Breeurent Audience publique du
Roy, étant présentez par le Comte de Toulouse , Gouverneur de la Province ,
et par le Comte de S. Florentin , Secretaire d'Etat , et conduits par le Grand- Maître et le Maître des Ceremonies ; la
Députation étoit composée de l'Evêque
de S. Pol de Leon , pour le Clergé qui
porta la parole , du Comte de Kercado
pour la Noblesse , du Senechal du Quimper pour le Tiers Etat , et du Pré ident
de Bedé , Syndic de la Province. Ces Députez furent ensuite conduits à l'Audiance de la Reine, et à celles de Monseigneur
le Dauphin , de Monseigneur le Duc
d'Anjou et de Mesdames de France.
Il n'y a pas lieu d'être surpris de tous
les embellissemens qui se sont faits depuis un temps et qui se font encore dans
la celebre Eglise de Notre- Dame de Paris.
Son illustre Chapitre a toûjours eu grande attention sur ce qui regarde le culte
de Dieu , dans lequl est toujours renfermée la Décoration et la magnificence
de son Temple.
I C'est
178 MERCURE DE FRANCE
et
C'est à quoi il semble que ce Chapitre
se soit encore appliqué plus particulierement depuis un temps. Les soins et les
attentions des Abbez de la Croix , de
Fleury et de Cotte , Chanoines , et Intendans du Trésor et de la Fabrique ,
n'ont pas peu contribué à de si nobles er
de si pieuses entreprises ; et le bonheur a
voulu qu'ils ayent heureusement rencontré dans l'Abbé Colin' , Trésorier de cette
Eglise , une personne plus propre à rencherir sur leur zele , qu'à le diminuer.
Son ardeur pour tout ce qui regarde l'Eglise et sa décoration , est sans exemple
ainsi que sa vigilance et son activité.
La derniere réparation qu'on vient de
faire et qui a le plus frappé les yeux du
Public et des Curieux , est le nettoyementet la restauration de tousles Tableaux
de la Nef, qui , quoique des plus grands
Maîtres, avoient été de longue main aban.
donnez aux insultes du temps et de la
poussiere ; l'on n'y reconnoissoit plus.
rien, la plus grande partie pleins de troux
et tout écaillez. Il falloit une main legere
sçavante et habile pour les nettoyer sans
alteration et les repeindre sans qu'il y
parût, et ce fut pour cela que le sieur
Grégoire, jeune homme , Eleve de M.Reitout, neveu da celebre Jean Jouvenet
£us
JANVIER 1732. 179
1
1
fut choisi ; il s'en est acquitté si bien et
avec tant de prudence , qu'il a rendu à
tous ces Tableaux leur premier lustre et
leur ancien éclat , sans avoir rien alteré
des endroits mêmes les plus délicats. Il a
eû aussi la satisfaction de se voir applaudi , non-seulement du Public , mais même de M. Boulogne , premier Peintre du
Roy et Directeur de l'Académie , &c.
Un si, heureux succès fait esperer que
le sieur Grégoire ne se tirera pas moins
heureusement des Tableaux de la Croisée
de la même Eglise, qui sont, la plus grande partie , d'un prix infini.
Roy, étant présentez par le Comte de Toulouse , Gouverneur de la Province ,
et par le Comte de S. Florentin , Secretaire d'Etat , et conduits par le Grand- Maître et le Maître des Ceremonies ; la
Députation étoit composée de l'Evêque
de S. Pol de Leon , pour le Clergé qui
porta la parole , du Comte de Kercado
pour la Noblesse , du Senechal du Quimper pour le Tiers Etat , et du Pré ident
de Bedé , Syndic de la Province. Ces Députez furent ensuite conduits à l'Audiance de la Reine, et à celles de Monseigneur
le Dauphin , de Monseigneur le Duc
d'Anjou et de Mesdames de France.
Il n'y a pas lieu d'être surpris de tous
les embellissemens qui se sont faits depuis un temps et qui se font encore dans
la celebre Eglise de Notre- Dame de Paris.
Son illustre Chapitre a toûjours eu grande attention sur ce qui regarde le culte
de Dieu , dans lequl est toujours renfermée la Décoration et la magnificence
de son Temple.
I C'est
178 MERCURE DE FRANCE
et
C'est à quoi il semble que ce Chapitre
se soit encore appliqué plus particulierement depuis un temps. Les soins et les
attentions des Abbez de la Croix , de
Fleury et de Cotte , Chanoines , et Intendans du Trésor et de la Fabrique ,
n'ont pas peu contribué à de si nobles er
de si pieuses entreprises ; et le bonheur a
voulu qu'ils ayent heureusement rencontré dans l'Abbé Colin' , Trésorier de cette
Eglise , une personne plus propre à rencherir sur leur zele , qu'à le diminuer.
Son ardeur pour tout ce qui regarde l'Eglise et sa décoration , est sans exemple
ainsi que sa vigilance et son activité.
La derniere réparation qu'on vient de
faire et qui a le plus frappé les yeux du
Public et des Curieux , est le nettoyementet la restauration de tousles Tableaux
de la Nef, qui , quoique des plus grands
Maîtres, avoient été de longue main aban.
donnez aux insultes du temps et de la
poussiere ; l'on n'y reconnoissoit plus.
rien, la plus grande partie pleins de troux
et tout écaillez. Il falloit une main legere
sçavante et habile pour les nettoyer sans
alteration et les repeindre sans qu'il y
parût, et ce fut pour cela que le sieur
Grégoire, jeune homme , Eleve de M.Reitout, neveu da celebre Jean Jouvenet
£us
JANVIER 1732. 179
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fut choisi ; il s'en est acquitté si bien et
avec tant de prudence , qu'il a rendu à
tous ces Tableaux leur premier lustre et
leur ancien éclat , sans avoir rien alteré
des endroits mêmes les plus délicats. Il a
eû aussi la satisfaction de se voir applaudi , non-seulement du Public , mais même de M. Boulogne , premier Peintre du
Roy et Directeur de l'Académie , &c.
Un si, heureux succès fait esperer que
le sieur Grégoire ne se tirera pas moins
heureusement des Tableaux de la Croisée
de la même Eglise, qui sont, la plus grande partie , d'un prix infini.
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Résumé : « Le 27. les Députez des Etats de Bretagne, eurent Audience publique du [...] »
Le 27 janvier 1732, les députés des États de Bretagne furent reçus en audience publique par le roi, en présence du comte de Toulouse et du comte de Saint-Florentin. La délégation comprenait l'évêque de Saint-Pol-de-Léon pour le clergé, le comte de Kercado pour la noblesse, le sénéchal de Quimper pour le tiers état, et le président de Bédé, syndic de la province. Ils rencontrèrent également la reine, le dauphin, le duc d'Anjou et Mesdames de France. Le texte évoque par ailleurs les travaux récents et en cours dans l'église Notre-Dame de Paris. Le chapitre de cette église a toujours accordé une grande importance au culte divin, à la décoration et à la magnificence du temple. Les abbés de la Croix, Fleury, Cotte et Colin, trésorier, ont particulièrement contribué à ces entreprises. La dernière réparation notable fut la restauration des tableaux de la nef par le sieur Grégoire, élève de M. Reitout et neveu de Jean Jouvenet. Grégoire a restauré les tableaux avec prudence, leur rendant leur lustre initial sans les altérer. Son travail a été salué par le public et par M. Boulogne, premier peintre du roi et directeur de l'Académie. Une restauration similaire est attendue pour les tableaux de la croisée de l'église.
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2
p. 2282-2285
CÉREMONIE de la Bénédiction des nouvelles Cloches de l'Abbaye de Sainte Geneviéve.
Début :
Les Chanoines Réguliers de l'Abbaye Royale de sainte Geneviève ont été obligez de faire [...]
Mots clefs :
Cloches, Abbaye de Sainte Geneviève, Neffe, Cérémonie, Bénédiction
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texteReconnaissance textuelle : CÉREMONIE de la Bénédiction des nouvelles Cloches de l'Abbaye de Sainte Geneviéve.
CE'REMONIE de la Bénédiction des
nouvelles Cloches de l'Abbaye
de Sainte Geneviève.
Es Chanoines Réguliers de l'Abbaye Royale
Lde Sainte Geneviève ont été obligez de faire
refondre leurs Cloches. Celles qu'ils avoient
étoient déja anciennes ; il suffit de dire que la
plus récente étoit de 1611. et que des deux prin
cipales l'une étoit cassée , et l'autre fellée ; les
autres menaçoient d'un semblable accident. La difficulté de bien assortir des Cloches travaillées
en différens tems , les à déterminez à une refonte
entiere : et quoiqu'on fut assez content de la force et de l'harmonie de celles que l'on a entenduës
jusqu'ici , ils ont tâché d'avoir encore quelque
chose de plus fort et de plus mélodieux en ce
genre. Selon ce projet on a fondu six Cloches
qui dans leur total , vont,pour la pesanteur, à une
·
moiti
OCTOBRE. 1732. 2283
moitié aude-là des anciennes. L'harmonie y est
menagée à proportion : les sieurs Brocards et
Chauchards , habiles Fondeurs , déja connus par
le succès des Cloches de la Cathedrale de Chartres , y ont seuls travaillé , et l'entreprise heureusement finie , les jours ont été fixez pour la Bé- nédiction des nouvelles Cloches.
Le Mardi 16 Septembre , la Reine seconde
Douairiere d'Espagne , se rendit vers les dix heu- res du matin à sainte Geneviève en habit de cérémonie , accompagnée de toute sa Maison , pour
être Marraine de la premiere des grosses Cloches ;
Monseigneur le Duc d'Orleans , premier Prince
du Sang , arriva peu de tems après pour être Parrain.
La Reine fut reçûë à la porte de l'Eglise au son
des Tambours , Trompettes , Timbales et Haut- bois ; par l'Abbé en Habits pontificaux à la tête
de son Chapitre. Il lui présenta P'Eau benite , et
offrit la vraye Croix à baiser , Sa Majesté Catho- lique à genoux sur un riche carreau adora le
Crucifix , puis s'étant levée , l'Abbé l'encensa , lui
fit un compliment et la conduisit au son des Instrumens à son Prie-Dieu , placé du côté de l'Evangile sous un Dais de Velour cramoisi , brodé d'or.
M. le Duc d'Orleans se mit à la droite de la
Reine , qui avoit à sa gauche les Dames de sa Cour, et ses grands Officiers. Ceux de M. le
Duc d'Orleans et d'autres personnes de distinc- /
tion , formoient une assemblée brillante.
La cérémonie se fit dans la Nef de l'Eglise ,
décorée de plusieurs rangs de riches Tapisseries.
Au dessus d'un Autel , dressé au fond de la Nef,
s'élevoit un Dais de Velour Cramoisy , semé de
Fleurs de Lys d'or , orné de six Cartouches , reprem
2284 MERCURE DE FRANCE
presentant divers sujets de la vie de sainte Géné
viéve. Sur l'Autel , manifiquement paré, étoit un
grand nombre de Chandeliers d'argent , tres-bien
disposez , portant des Cierges aux Armoiries de
La Reine d'Espagne , et de M. le Duc d'Orleans.
Auprès de l'Autel , du côté de ' Epître , étoit pla- cé l'Abbé de sainte Géneviève , avec ses Officiers;
les uns en Tuniques , les autres en Chappes
magnifiques.
La Cloche suspendue au milieu de la Néf, attiroit par sa grosseur l'admiration des Spectateurs , et une Etoffe d'or , des plus riches , qui
la couvroit entierement , marquoit la libéralité
vraiment Royale de S. M. Cet de M. le Duc
d'Orleans. Tout l'appareil de cette Cloche , ornée
superbement , environnée de grands Flambeaux
aux mêmes Armes que les Cierges , et soutenuë
par un assemblage de Pieces de Charpente , cou--
vertes de Damas Cramoist, representoite me espece de riche Pavillon , qui étoit surmonté par
une grande Couronne de Fleurs artificielles.
2
2
La Reine et M. le Duc d'Orleans donnerent à
la Cloche le nom de MARIE LOUISE ELIZABETH , et la tinterenr chacun trois fois, im- médiatement après que l'Abbé l'eut tintée. Les
Connoisseurs sentirent dèslors la justesse de l'harmonie. On n'entrera pas icy dans le détail des
la Cérémonie Ecclésiastique qui est marquée dans
les Rituels , & c.. Entre les Antiennes et les autres Prieres on entendoit par intervalles , un Concert d'Instruments
choisis. Enfin le Pseaume CL. fut chanté alternavement avec l'Orgue , accompagné de Flutes Douces et Allemandes.
La Cérémonie finie , l'Abbé donna la Bénédiction Pontificale ; et alla ensuite , précédé detes
OCTOBRE. 1732 2285
ses Officiers , complimenter la Reine à son Trome , et la reconduisit au bruit d'une agréable
Symphonie , toute la Communauté étant rangée sur plusieurs lignes dans la Nef.
Le tout fut terminé par des liberalitez dont
S. M. C. et M. le Duc d'Orleans gratifierent
les Ouvriers ; une multitude de Pauvres reçut aussi des aumônes considérables.
·
Le lendemain Mercredy , 17 Septembre, M. le Duc et Madame la Duchesse de Noailles furent
Parrain et Marraine de la seconde Cloche, qu'ils nommérent GENEVIL'VE FRANCOISECHARLOTTE. Ils furent reçus à l'entrée de P'Eglise, vers les quatre heures du soir , au son
de's Trompettes et des Tambours , par le Prieur
de l'Abbaie et par plusieurs députez de la Com- munauté.
La Cloche étoit couverte d'un beau Velours
cramoisi, donné par M. le Duc et Madame la
Duchesse de Noailles. La Cérémonie se passa
peu près comme la veille. Il y eut grand concours de Peuple.L'Abbé de Ste Geneviève, après la
Benediction, remercia M. et Madame de Noailles , et retourna au Trésor , où M.le Duc et Madame la Duchesse vinrent lui faire compliment.
als firent pareillement distribuer des libéralite
aux Ouvriers , et des aumônes aux Pauvres.
La Bénédiction des quatre autres Cloches se
fera après la St Martin.
nouvelles Cloches de l'Abbaye
de Sainte Geneviève.
Es Chanoines Réguliers de l'Abbaye Royale
Lde Sainte Geneviève ont été obligez de faire
refondre leurs Cloches. Celles qu'ils avoient
étoient déja anciennes ; il suffit de dire que la
plus récente étoit de 1611. et que des deux prin
cipales l'une étoit cassée , et l'autre fellée ; les
autres menaçoient d'un semblable accident. La difficulté de bien assortir des Cloches travaillées
en différens tems , les à déterminez à une refonte
entiere : et quoiqu'on fut assez content de la force et de l'harmonie de celles que l'on a entenduës
jusqu'ici , ils ont tâché d'avoir encore quelque
chose de plus fort et de plus mélodieux en ce
genre. Selon ce projet on a fondu six Cloches
qui dans leur total , vont,pour la pesanteur, à une
·
moiti
OCTOBRE. 1732. 2283
moitié aude-là des anciennes. L'harmonie y est
menagée à proportion : les sieurs Brocards et
Chauchards , habiles Fondeurs , déja connus par
le succès des Cloches de la Cathedrale de Chartres , y ont seuls travaillé , et l'entreprise heureusement finie , les jours ont été fixez pour la Bé- nédiction des nouvelles Cloches.
Le Mardi 16 Septembre , la Reine seconde
Douairiere d'Espagne , se rendit vers les dix heu- res du matin à sainte Geneviève en habit de cérémonie , accompagnée de toute sa Maison , pour
être Marraine de la premiere des grosses Cloches ;
Monseigneur le Duc d'Orleans , premier Prince
du Sang , arriva peu de tems après pour être Parrain.
La Reine fut reçûë à la porte de l'Eglise au son
des Tambours , Trompettes , Timbales et Haut- bois ; par l'Abbé en Habits pontificaux à la tête
de son Chapitre. Il lui présenta P'Eau benite , et
offrit la vraye Croix à baiser , Sa Majesté Catho- lique à genoux sur un riche carreau adora le
Crucifix , puis s'étant levée , l'Abbé l'encensa , lui
fit un compliment et la conduisit au son des Instrumens à son Prie-Dieu , placé du côté de l'Evangile sous un Dais de Velour cramoisi , brodé d'or.
M. le Duc d'Orleans se mit à la droite de la
Reine , qui avoit à sa gauche les Dames de sa Cour, et ses grands Officiers. Ceux de M. le
Duc d'Orleans et d'autres personnes de distinc- /
tion , formoient une assemblée brillante.
La cérémonie se fit dans la Nef de l'Eglise ,
décorée de plusieurs rangs de riches Tapisseries.
Au dessus d'un Autel , dressé au fond de la Nef,
s'élevoit un Dais de Velour Cramoisy , semé de
Fleurs de Lys d'or , orné de six Cartouches , reprem
2284 MERCURE DE FRANCE
presentant divers sujets de la vie de sainte Géné
viéve. Sur l'Autel , manifiquement paré, étoit un
grand nombre de Chandeliers d'argent , tres-bien
disposez , portant des Cierges aux Armoiries de
La Reine d'Espagne , et de M. le Duc d'Orleans.
Auprès de l'Autel , du côté de ' Epître , étoit pla- cé l'Abbé de sainte Géneviève , avec ses Officiers;
les uns en Tuniques , les autres en Chappes
magnifiques.
La Cloche suspendue au milieu de la Néf, attiroit par sa grosseur l'admiration des Spectateurs , et une Etoffe d'or , des plus riches , qui
la couvroit entierement , marquoit la libéralité
vraiment Royale de S. M. Cet de M. le Duc
d'Orleans. Tout l'appareil de cette Cloche , ornée
superbement , environnée de grands Flambeaux
aux mêmes Armes que les Cierges , et soutenuë
par un assemblage de Pieces de Charpente , cou--
vertes de Damas Cramoist, representoite me espece de riche Pavillon , qui étoit surmonté par
une grande Couronne de Fleurs artificielles.
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La Reine et M. le Duc d'Orleans donnerent à
la Cloche le nom de MARIE LOUISE ELIZABETH , et la tinterenr chacun trois fois, im- médiatement après que l'Abbé l'eut tintée. Les
Connoisseurs sentirent dèslors la justesse de l'harmonie. On n'entrera pas icy dans le détail des
la Cérémonie Ecclésiastique qui est marquée dans
les Rituels , & c.. Entre les Antiennes et les autres Prieres on entendoit par intervalles , un Concert d'Instruments
choisis. Enfin le Pseaume CL. fut chanté alternavement avec l'Orgue , accompagné de Flutes Douces et Allemandes.
La Cérémonie finie , l'Abbé donna la Bénédiction Pontificale ; et alla ensuite , précédé detes
OCTOBRE. 1732 2285
ses Officiers , complimenter la Reine à son Trome , et la reconduisit au bruit d'une agréable
Symphonie , toute la Communauté étant rangée sur plusieurs lignes dans la Nef.
Le tout fut terminé par des liberalitez dont
S. M. C. et M. le Duc d'Orleans gratifierent
les Ouvriers ; une multitude de Pauvres reçut aussi des aumônes considérables.
·
Le lendemain Mercredy , 17 Septembre, M. le Duc et Madame la Duchesse de Noailles furent
Parrain et Marraine de la seconde Cloche, qu'ils nommérent GENEVIL'VE FRANCOISECHARLOTTE. Ils furent reçus à l'entrée de P'Eglise, vers les quatre heures du soir , au son
de's Trompettes et des Tambours , par le Prieur
de l'Abbaie et par plusieurs députez de la Com- munauté.
La Cloche étoit couverte d'un beau Velours
cramoisi, donné par M. le Duc et Madame la
Duchesse de Noailles. La Cérémonie se passa
peu près comme la veille. Il y eut grand concours de Peuple.L'Abbé de Ste Geneviève, après la
Benediction, remercia M. et Madame de Noailles , et retourna au Trésor , où M.le Duc et Madame la Duchesse vinrent lui faire compliment.
als firent pareillement distribuer des libéralite
aux Ouvriers , et des aumônes aux Pauvres.
La Bénédiction des quatre autres Cloches se
fera après la St Martin.
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Résumé : CÉREMONIE de la Bénédiction des nouvelles Cloches de l'Abbaye de Sainte Geneviéve.
En septembre 1732, l'Abbaye de Sainte Geneviève a célébré la bénédiction de six nouvelles cloches. Les Chanoines Réguliers avaient décidé de refondre les anciennes cloches, certaines datant de 1611, en raison de leur état de délabrement. Les nouvelles cloches, fondues par les fondeurs Brocards et Chauchards, pesaient en total plus de la moitié des anciennes et offraient une meilleure harmonie. Le 16 septembre, la Reine douairière d'Espagne et le Duc d'Orléans ont été respectivement marraine et parrain de la première cloche, nommée Marie Louise Élisabeth. La cérémonie s'est déroulée dans la nef de l'église, décorée de tapisseries et d'un autel orné de chandeliers d'argent. La cloche, couverte d'une étoffe d'or, a été bénie et nommée par les parrains. Un concert d'instruments et des prières ont accompagné la cérémonie. Le lendemain, le Duc et la Duchesse de Noailles ont été parrain et marraine de la seconde cloche, nommée Geneviève Françoise-Charlotte. La cérémonie a suivi un protocole similaire, avec une réception solennelle et des libéralités distribuées aux ouvriers et aux pauvres. La bénédiction des quatre autres cloches était prévue après la Saint-Martin.
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