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1
p. 18-23
ADDRESSE de remerciment des Aldermans, & du commun Conseil de la Ville de Londres, à la Reine de la Grande Bretagne.
Début :
Madame, C'est avec la reconnoissance & l'obeïssance la plus [...]
Mots clefs :
Remerciements, Londres, Reine, Reconnaissance, Adresse
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texteReconnaissance textuelle : ADDRESSE de remerciment des Aldermans, & du commun Conseil de la Ville de Londres, à la Reine de la Grande Bretagne.
ADDRESSE
de remerciment des Aldermans, & du commun Con
feil de la Ville de Londres
à la Reine de la Grande
Bretagne.
MADAME,
C'eft avec la reconnoift
fance & l'obeïffance la plus
fincere , que nous ofons ap
procher Voſtre Majefté ,
pour la remercier tres
&
1
GALANT. 19
humblement & de tout noftre cœur de la grande
confiance que vous avez
eu la bonté de prendre en
vos fujets , en leur communiquant les conditions fur
lefquelles on peut faire la
paix.
Le fentiment plein de
reconnoiffance qu'ils ont
pour les tendres foins de
Voftre Majefté, en ſe propofant principalement &
pourſuivant fans relaſche
le veritable intereſt de Vos
Royaumes, imprimera encore plus fortement dans
Bij
20 MERCURE
leurs cœurs , le zele qu'ils
ont tousjours fait paroiftre
pour la Perfonne & pour le
Gouvernement de Voftre
Majeſté , & les portera à
rechercher toutes les occa
fions de luy donner des
marques de leur fidelité &
de leur obeiffance.
Comme il n'y a rien que
Voftre Majefté prenne plus
à cœur , que d'affeurer la
Religion Proteftante , ainfi
qu'elle eſt eſtablie par les
Loix,dans la Maifon d'Hanover , auffi rien ne peut
eftre plus agreable à vos
GALANT.
fujets , que de voir qu'on
prendun foin tout particu
hier de la faire reconnoiſtre
dans les termes les plus
forts.
Pour nous , les habitants
de Londres , nous ferions
entierement fans égards
pour noftre intereft , & ne.
gligerions de faire noftre
devoir , fi nous ne marquions d'une maniere para
ticuliere noftre reconnoif
fance , pour l'avantage ine
ftimable que nous & noftre
Pofterité pouvons efperer
de tirer du ſoin diftingué
22 MERCURE
que Voftre
Majesté
a pris
du commerce
de la Grande Bretagne
, en affeurant
noftre
négoce
dans les lieux
où il a cfté troublé
, en le
reftabliffant
où il a efté
perdu
, & en l'eſtendant
jufques à des climats où il
n'eftoit pas encore par
venu.
Puiffe Voſtre Majelté a
chever promptement ce
bon ouvrage , que Voftre
grande fageffe a fi fort
avancé,nonobftant les machinations artificieufes &
les efforts envieux d'un
GALANT. 23
Parti factieux & malicieux ,
& puiffiez vous vivre longtemps , pour recueillir les
fruits heureux d'une Paix
feure & honorable.
de remerciment des Aldermans, & du commun Con
feil de la Ville de Londres
à la Reine de la Grande
Bretagne.
MADAME,
C'eft avec la reconnoift
fance & l'obeïffance la plus
fincere , que nous ofons ap
procher Voſtre Majefté ,
pour la remercier tres
&
1
GALANT. 19
humblement & de tout noftre cœur de la grande
confiance que vous avez
eu la bonté de prendre en
vos fujets , en leur communiquant les conditions fur
lefquelles on peut faire la
paix.
Le fentiment plein de
reconnoiffance qu'ils ont
pour les tendres foins de
Voftre Majefté, en ſe propofant principalement &
pourſuivant fans relaſche
le veritable intereſt de Vos
Royaumes, imprimera encore plus fortement dans
Bij
20 MERCURE
leurs cœurs , le zele qu'ils
ont tousjours fait paroiftre
pour la Perfonne & pour le
Gouvernement de Voftre
Majeſté , & les portera à
rechercher toutes les occa
fions de luy donner des
marques de leur fidelité &
de leur obeiffance.
Comme il n'y a rien que
Voftre Majefté prenne plus
à cœur , que d'affeurer la
Religion Proteftante , ainfi
qu'elle eſt eſtablie par les
Loix,dans la Maifon d'Hanover , auffi rien ne peut
eftre plus agreable à vos
GALANT.
fujets , que de voir qu'on
prendun foin tout particu
hier de la faire reconnoiſtre
dans les termes les plus
forts.
Pour nous , les habitants
de Londres , nous ferions
entierement fans égards
pour noftre intereft , & ne.
gligerions de faire noftre
devoir , fi nous ne marquions d'une maniere para
ticuliere noftre reconnoif
fance , pour l'avantage ine
ftimable que nous & noftre
Pofterité pouvons efperer
de tirer du ſoin diftingué
22 MERCURE
que Voftre
Majesté
a pris
du commerce
de la Grande Bretagne
, en affeurant
noftre
négoce
dans les lieux
où il a cfté troublé
, en le
reftabliffant
où il a efté
perdu
, & en l'eſtendant
jufques à des climats où il
n'eftoit pas encore par
venu.
Puiffe Voſtre Majelté a
chever promptement ce
bon ouvrage , que Voftre
grande fageffe a fi fort
avancé,nonobftant les machinations artificieufes &
les efforts envieux d'un
GALANT. 23
Parti factieux & malicieux ,
& puiffiez vous vivre longtemps , pour recueillir les
fruits heureux d'une Paix
feure & honorable.
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Résumé : ADDRESSE de remerciment des Aldermans, & du commun Conseil de la Ville de Londres, à la Reine de la Grande Bretagne.
Les Aldermen et le commun conseil de la Ville de Londres adressent un remerciement à la Reine de Grande-Bretagne pour la confiance accordée en communiquant les conditions de paix. Ils expriment leur fidélité et leur zèle envers la Reine et son gouvernement, motivés par les soins qu'elle porte à ses royaumes. La Reine est particulièrement attachée à assurer la Religion Protestante, établie par les lois de la Maison d'Hanover, ce qui est apprécié par ses sujets. Les habitants de Londres affirment leur soutien à la Reine, indépendamment de leurs intérêts personnels, reconnaissants pour les avantages futurs tirés de ses soins pour le commerce de la Grande-Bretagne. La Reine a assuré et restauré le commerce dans les lieux troublés et l'a étendu à de nouveaux climats. L'adresse souhaite que la Reine achève promptement cette œuvre malgré les obstacles et qu'elle vive longtemps pour jouir des fruits d'une paix sûre et honorable.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 193-195
ADDRESSE de la Lieutenance de la Ville de Londres à la Reine de la Grande Bretagne.
Début :
Madame, Nous demandons tres-humblement la permission d'approcher Vostre [...]
Mots clefs :
Adresse, Lieutenance de la Ville de Londres, Reine de Grande-Bretagne, Reconnaissance
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texteReconnaissance textuelle : ADDRESSE de la Lieutenance de la Ville de Londres à la Reine de la Grande Bretagne.
ADDRESSE
dela Lieutenance de la Ville
de Londres à la Reine de la
Grande Bretagne.
MADAME,
Nous demandons treshumblement la permiffion
d'approcher Voftre Majefté , pleins d'une jufte
reconnoiffance de la tresfavorable condefcendance
de Voftre Majefté , en faifant fçavoir à voftre peuple , qu'enfin la France a
efté amenée au point d'of
Fuillet 1712.
R
194 MERCURE
frir fous quelles conditions.
on peut faire une paix generale.
Les paroles nous manquent pour exprimer noftre reconnoiffance à Voſtre Majefté , pour le foin
que Vous avez pris de la
Succeffion Proteftante
comme elle eſt eſtablie par
les Loix , dans la Maiſon
de Hanover , & de pourfuivre avec fermeté le veritable intereft de vos propres Royaumes , & la fatisfaction de vos Alliez , malgré tous les obſtacles inΣ
GALANT. 195
venteż artificieufement
pour les traverfer.
Madame: Comme nous
fommes entierement affeu
rez, que rien ne manquera de la part de Voftre
Majefté dans le progrez
de cette Negociation , nous
nous repofons tres humblement fur voftre grande
fageffe , pour achever un fi
grand &ſi bon ouvrage.
dela Lieutenance de la Ville
de Londres à la Reine de la
Grande Bretagne.
MADAME,
Nous demandons treshumblement la permiffion
d'approcher Voftre Majefté , pleins d'une jufte
reconnoiffance de la tresfavorable condefcendance
de Voftre Majefté , en faifant fçavoir à voftre peuple , qu'enfin la France a
efté amenée au point d'of
Fuillet 1712.
R
194 MERCURE
frir fous quelles conditions.
on peut faire une paix generale.
Les paroles nous manquent pour exprimer noftre reconnoiffance à Voſtre Majefté , pour le foin
que Vous avez pris de la
Succeffion Proteftante
comme elle eſt eſtablie par
les Loix , dans la Maiſon
de Hanover , & de pourfuivre avec fermeté le veritable intereft de vos propres Royaumes , & la fatisfaction de vos Alliez , malgré tous les obſtacles inΣ
GALANT. 195
venteż artificieufement
pour les traverfer.
Madame: Comme nous
fommes entierement affeu
rez, que rien ne manquera de la part de Voftre
Majefté dans le progrez
de cette Negociation , nous
nous repofons tres humblement fur voftre grande
fageffe , pour achever un fi
grand &ſi bon ouvrage.
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Résumé : ADDRESSE de la Lieutenance de la Ville de Londres à la Reine de la Grande Bretagne.
L'adresse de la Lieutenance de la Ville de Londres à la Reine de Grande-Bretagne exprime une profonde reconnaissance pour la confiance accordée par la Reine. En 1712, la France a atteint un point crucial, permettant d'envisager une paix générale. Les auteurs soulignent leur gratitude envers la Reine pour son engagement en faveur de la Succession Protestante dans la Maison de Hanovre et pour la défense des intérêts des royaumes et des alliés, malgré les obstacles artificiellement créés pour entraver ces efforts. Ils affirment leur confiance en la sagesse de la Reine pour mener à bien les négociations en cours.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 195-196
Response de Sa Majesté.
Début :
Je vous remercie de bon coeur de cette Addresse. Je [...]
Mots clefs :
Adresse, Réponse, Reine de Grande-Bretagne, Remerciements
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Response de Sa Majesté.
Reſponſe de Sa Majesté.
Je vous remercie de bon
cœur de cette Addreffe : Je
fuis contente des marques,
Rij
196 MERCURE
de voftre devoir & de vo
ftre fidelité , & vous pouvez compter fur mes fermes efforts , pour affeurer
la Succeffion Proteftante.
& le Gouvernement , tel
qu'il cft eſtabli par la Loi,
dans l'Eglife & dans l'Eſtat,
& pour avancer le veritable Intereft de tous mes
fujets
Je vous remercie de bon
cœur de cette Addreffe : Je
fuis contente des marques,
Rij
196 MERCURE
de voftre devoir & de vo
ftre fidelité , & vous pouvez compter fur mes fermes efforts , pour affeurer
la Succeffion Proteftante.
& le Gouvernement , tel
qu'il cft eſtabli par la Loi,
dans l'Eglife & dans l'Eſtat,
& pour avancer le veritable Intereft de tous mes
fujets
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4
p. 253-259
Adresse de la ville d'Oxfort à la Reine.
Début :
Madame, Nous le Maire, les Baillifs & la Communauté de [...]
Mots clefs :
Oxford, Reine, Adresse, Parlement, Paix, Angleterre, Guerre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Adresse de la ville d'Oxfort à la Reine.
Adreße de la ville d'Oxfort
à la Reine.
Madame ,
Nous le Maire , les Baillifs & la Communauté de
la ville d'Oxford , de Vôtre
Majefté , au Comté d'Oxford , avons lû avec beaucoup de fatisfaction la trésfavorableharangue deV.M.
aux deux Chambres du Parlement. Nous reconnoiffons trés humblement le
droit inconteſtable que V.
254 MERCURE
M. a de faire la paix & la
guerre; &nous nesçaurions
tropadmirer la grande condefcendance , les tendres
égards & le foin que V.M.
prend de vôtre peuple , en
communiquantàvôtre Parlement les conditions fur
lefquelles on peut fi heu_
reulement conclure la paix
generale.
Nous fçavons trés- bien
•quels obftacles ont été artificieufement inventez pour
ôter à V. M. l'honneur de
ce grand & glorieux ouvrage.
GALANT. 255
Nous fouhaitons qu'on
n'ait encouragé perfonne
hors du pays à traverſer ces
heureufes negociations ,
quand il paroît que des efprits factieux fe font efforcez d'exciter des jaloufies
dans le Royaume , & de
femer , s'il eſt poſſible , la
mefintelligence entre V.M.
& vos alliez. Mais Dieufoit
beni , que tous ces efforts
ayent été vains, & resteront
un monument durable de
reproche à ceux qui fouhaiteroient de voir la Grande
Bretagne abîmée fous le
256 MERCURE
trés- inégal poids de la
guerre.
Nous fommes perfuadez
que la fucceffion dans l'illuftre Maiſon d'Hanover
vous a été toûjours trés-particulierement à cœur &
que c'a été le principal ſoin
de V. M. de faire obtenir à
vosalliez des conditions de
paix fûres & honorables.
,
Nous venons maintenant
reïterer à V. M. les affurances de nôtre entiere confiance en la ſageſſe de V.
M. & dans le foin que vous
avez de vôtre peuple : &
com-
GALANT. 257
comme la portion dont la
Grande Bretagne a été
chargée dans la guerre a été
trés-inégale , auffi nous ne
doutons pas qu'on ne faſſe
une telle diftinction en fa
faveur dans les conditions
de paix , qu'elles ne feront
pas feulement un reproche
aux precedentes negociations , mais qu'elles y refteront auffi un témoignage
à la pofterité du choix
dent que V. M. a fait d'un
Miniſtere qui a eu le courage & la refolution de confulter premierement l'honJuillet 1712.
Y
pru-
258 MERCURE
neur de V. M. la fûreté de
la fucceffion , le commerce
& l'interêt de vos fujets &
celui de vos alliez . Nousef
perons que les confederez
n'envieront jamais à la
Grande Bretagne ſa part de
la gloire & des avantages
d'une paix honorable , puis
qu'elle a tant contribué à
les foûtenir.
afin
Puiffe le grand Dieu be
nir V. M. & vos Confeils ,
que cette paix foit ame
née àune heureufe & prompre conclufion , & puiffe
V. M. vivre long - temps.
GALANT. 259
afin de jouir des fes avantages , & de regner fur les
cœurs de tous vos fujets.
à la Reine.
Madame ,
Nous le Maire , les Baillifs & la Communauté de
la ville d'Oxford , de Vôtre
Majefté , au Comté d'Oxford , avons lû avec beaucoup de fatisfaction la trésfavorableharangue deV.M.
aux deux Chambres du Parlement. Nous reconnoiffons trés humblement le
droit inconteſtable que V.
254 MERCURE
M. a de faire la paix & la
guerre; &nous nesçaurions
tropadmirer la grande condefcendance , les tendres
égards & le foin que V.M.
prend de vôtre peuple , en
communiquantàvôtre Parlement les conditions fur
lefquelles on peut fi heu_
reulement conclure la paix
generale.
Nous fçavons trés- bien
•quels obftacles ont été artificieufement inventez pour
ôter à V. M. l'honneur de
ce grand & glorieux ouvrage.
GALANT. 255
Nous fouhaitons qu'on
n'ait encouragé perfonne
hors du pays à traverſer ces
heureufes negociations ,
quand il paroît que des efprits factieux fe font efforcez d'exciter des jaloufies
dans le Royaume , & de
femer , s'il eſt poſſible , la
mefintelligence entre V.M.
& vos alliez. Mais Dieufoit
beni , que tous ces efforts
ayent été vains, & resteront
un monument durable de
reproche à ceux qui fouhaiteroient de voir la Grande
Bretagne abîmée fous le
256 MERCURE
trés- inégal poids de la
guerre.
Nous fommes perfuadez
que la fucceffion dans l'illuftre Maiſon d'Hanover
vous a été toûjours trés-particulierement à cœur &
que c'a été le principal ſoin
de V. M. de faire obtenir à
vosalliez des conditions de
paix fûres & honorables.
,
Nous venons maintenant
reïterer à V. M. les affurances de nôtre entiere confiance en la ſageſſe de V.
M. & dans le foin que vous
avez de vôtre peuple : &
com-
GALANT. 257
comme la portion dont la
Grande Bretagne a été
chargée dans la guerre a été
trés-inégale , auffi nous ne
doutons pas qu'on ne faſſe
une telle diftinction en fa
faveur dans les conditions
de paix , qu'elles ne feront
pas feulement un reproche
aux precedentes negociations , mais qu'elles y refteront auffi un témoignage
à la pofterité du choix
dent que V. M. a fait d'un
Miniſtere qui a eu le courage & la refolution de confulter premierement l'honJuillet 1712.
Y
pru-
258 MERCURE
neur de V. M. la fûreté de
la fucceffion , le commerce
& l'interêt de vos fujets &
celui de vos alliez . Nousef
perons que les confederez
n'envieront jamais à la
Grande Bretagne ſa part de
la gloire & des avantages
d'une paix honorable , puis
qu'elle a tant contribué à
les foûtenir.
afin
Puiffe le grand Dieu be
nir V. M. & vos Confeils ,
que cette paix foit ame
née àune heureufe & prompre conclufion , & puiffe
V. M. vivre long - temps.
GALANT. 259
afin de jouir des fes avantages , & de regner fur les
cœurs de tous vos fujets.
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Résumé : Adresse de la ville d'Oxfort à la Reine.
La ville d'Oxford adresse une lettre à la Reine pour exprimer sa satisfaction après la lecture de la harangue royale aux Chambres du Parlement. Les habitants reconnaissent le droit de la Reine de faire la paix et la guerre, et admirent sa confiance, ses égards et son souci pour le peuple. Ils soulignent les obstacles artificiels créés pour empêcher la paix et espèrent que les négociations ne seront pas perturbées par des esprits factieux. Oxford exprime sa confiance dans la sagesse de la Reine et son désir de voir la Grande-Bretagne obtenir des conditions de paix justes et honorables, en reconnaissance de ses efforts durant la guerre. Ils espèrent que la paix sera bénéfique et durable, et que la Reine et ses conseillers seront bénis pour leurs efforts.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 272-280
SUPPLEMENT aux Nouvelles.
Début :
Les Lettres de Londres du 16. Juillet portent que la [...]
Mots clefs :
Reine, Chevalier, Parlement, Gouverneur, Cérémonie, Élection, Troupes, Adresse, Fête
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUPPLEMENT aux Nouvelles.
SUPPLEMENT
aux Nouvelles.
Les Lettres de Londres
du 16. Juillet portent que
la Reine a honoré du Tirrc
de Chevalier Baronnec le
sieur Thomas Cross, Brasseur
fort riche, un des De- 1
putez au Parlement pour Jar
Ville de Westminster, ^ue
le sieur Huggins grand
Bailly de la même Ville a
esté fair Gouverneur de la
Prison de la Flore à la place
du Colonel Leigthon more
depuis peu. Que lc
1 3.
JailleclesMiniltrcs Ecrangers
surent invitez par la
Cour & par lc Lord-Maire,
a la Ceremonie de Taftion
de grace à S Paul, y ayanc
des places reservees pour cux,
& que les quatre Compagnies
de Gardes du Corps
de la Reine & la Compagnie
des Grenadiers à cheval
avec deux bataillons de Gar*
des a pied lone QUlII commandez
pour ce sujet
D'autres Lettres marquent
qu'on avoic presence uneadresse
a la Reine pour
la prier qu'il luy plur pour
plus grande seureté, demeurer
en possession des Villes
de Flandres qu'ellc occupe
jusqu'a ce que ceux qui auront
taSouveraincre des Paisb.
is Espagnols ayant approuvclcs
Articles du Commerce
& confcnci qu'ilfoitegaI3 à
ccluy detouce autre Nation;
qu'on avoit fait l'Election des
Shcrifs pour la Ville de
Londres, & lc Comté de
Míddesex, qu'il y avoit
quatre concurrents qui faisoient
de grandes brigues,
sçavoir, les sieurs Francois
For bes,MarchandChapelier,.
& Josue Sharpe, Marc hand
de Cuir, du partis desToris,
le Chevalier Rodolphe Kinpe
Hodogeur,& Jean Chad.
wick Tailleur, du partis des
Whigs; mais que les deux
premiers l'avoient emporte
d'un grand nombre de voix ;
& que lesWhigs avoient demandé
le scrutin qu'on leur
accolda, que le 4. de ce
mois le Due d' Aumont avoitM
donne une
magnifiqueFecc^
sur la Riviere, à un
grand
nombre de Seigneurs & de
Dames, qui eltoiencdans
une Berger dans deux autres j
qui la joignirent, outre deux:
aucres où estoient la Mufiquc
& les aucres Instrumens.
Les dernieres Lettres de
Londres portent que les
Seigneurs avoient presence
une adresse à la Reine pour
la prier de faire instance aupres
Duc de Lorraire & de
ses autres Alliez, de ne point
donner dans leurs Etats de
retraite au Prétendant, afin
de reconnoistre ceux qui luy
estoient contraires ou favorables,
& cette adresse fut
approuvée, aprés quel ques
contestations. La Chambre
basse presenta une pareille
adresse à Sa Majesté.
On écrit de Madrid du 10.
Juillet que les Troupes de
Sa MajestéCatholique doivent
entrer le 12. à Barcelonne
commandées par le
Duc de Popoli pour en prendre
possession, & que dans
un Conseil tenu par les trois
Etats de la Principauté, on
avoit résolu de le mettre à
la clemence du Roy pour
en obtenir le pardon & marquer
leur attachement à sa
MajestéCatholique.
Des Lettres de Catalognc
du 8. portent que le Comte
de Staremberg avoir fait
embarquer son Infanterie au
nombre de 8000 hommes,
& que sa Cavalerie devoit
s'embarquer du costé de
Tarragonne & faire voile le
Ij.
On ajoûte que les Miquelets
s'étoient jettez dans
Cardone dans la Seu d'Urgel,
& dans quelques autres
postes à mesure que les Allemans
en sortoient; mais
qu'il y avoit des divisions
entr'eux, les uns voulant se
soumettre, & les autres le
refu sant, en forte que dans
quelques combats deux de
leurs Chefs avoient esté
tucz.
On voit par les Lettres
de Girone du17. Juilletque
le Comte de Ruallis veut
rendre de bonne foy aux
Espagnols Tarragone &
Ostalrick. Le sieur Nobot
s'étant presenté devant Tarragone
avec mille Miquelets
& Paysans & deux ou trois
cent chevaux, on luy a fait
dire ques'il ne se retiroit on
le recevroit à coup de canon
& le sieur Basset estant venu
à Ostalrick avec neuf cent
hommes & environ quatrevingt
chevaux; on luy a
fait dire de ne point approcher.
aux Nouvelles.
Les Lettres de Londres
du 16. Juillet portent que
la Reine a honoré du Tirrc
de Chevalier Baronnec le
sieur Thomas Cross, Brasseur
fort riche, un des De- 1
putez au Parlement pour Jar
Ville de Westminster, ^ue
le sieur Huggins grand
Bailly de la même Ville a
esté fair Gouverneur de la
Prison de la Flore à la place
du Colonel Leigthon more
depuis peu. Que lc
1 3.
JailleclesMiniltrcs Ecrangers
surent invitez par la
Cour & par lc Lord-Maire,
a la Ceremonie de Taftion
de grace à S Paul, y ayanc
des places reservees pour cux,
& que les quatre Compagnies
de Gardes du Corps
de la Reine & la Compagnie
des Grenadiers à cheval
avec deux bataillons de Gar*
des a pied lone QUlII commandez
pour ce sujet
D'autres Lettres marquent
qu'on avoic presence uneadresse
a la Reine pour
la prier qu'il luy plur pour
plus grande seureté, demeurer
en possession des Villes
de Flandres qu'ellc occupe
jusqu'a ce que ceux qui auront
taSouveraincre des Paisb.
is Espagnols ayant approuvclcs
Articles du Commerce
& confcnci qu'ilfoitegaI3 à
ccluy detouce autre Nation;
qu'on avoit fait l'Election des
Shcrifs pour la Ville de
Londres, & lc Comté de
Míddesex, qu'il y avoit
quatre concurrents qui faisoient
de grandes brigues,
sçavoir, les sieurs Francois
For bes,MarchandChapelier,.
& Josue Sharpe, Marc hand
de Cuir, du partis desToris,
le Chevalier Rodolphe Kinpe
Hodogeur,& Jean Chad.
wick Tailleur, du partis des
Whigs; mais que les deux
premiers l'avoient emporte
d'un grand nombre de voix ;
& que lesWhigs avoient demandé
le scrutin qu'on leur
accolda, que le 4. de ce
mois le Due d' Aumont avoitM
donne une
magnifiqueFecc^
sur la Riviere, à un
grand
nombre de Seigneurs & de
Dames, qui eltoiencdans
une Berger dans deux autres j
qui la joignirent, outre deux:
aucres où estoient la Mufiquc
& les aucres Instrumens.
Les dernieres Lettres de
Londres portent que les
Seigneurs avoient presence
une adresse à la Reine pour
la prier de faire instance aupres
Duc de Lorraire & de
ses autres Alliez, de ne point
donner dans leurs Etats de
retraite au Prétendant, afin
de reconnoistre ceux qui luy
estoient contraires ou favorables,
& cette adresse fut
approuvée, aprés quel ques
contestations. La Chambre
basse presenta une pareille
adresse à Sa Majesté.
On écrit de Madrid du 10.
Juillet que les Troupes de
Sa MajestéCatholique doivent
entrer le 12. à Barcelonne
commandées par le
Duc de Popoli pour en prendre
possession, & que dans
un Conseil tenu par les trois
Etats de la Principauté, on
avoit résolu de le mettre à
la clemence du Roy pour
en obtenir le pardon & marquer
leur attachement à sa
MajestéCatholique.
Des Lettres de Catalognc
du 8. portent que le Comte
de Staremberg avoir fait
embarquer son Infanterie au
nombre de 8000 hommes,
& que sa Cavalerie devoit
s'embarquer du costé de
Tarragonne & faire voile le
Ij.
On ajoûte que les Miquelets
s'étoient jettez dans
Cardone dans la Seu d'Urgel,
& dans quelques autres
postes à mesure que les Allemans
en sortoient; mais
qu'il y avoit des divisions
entr'eux, les uns voulant se
soumettre, & les autres le
refu sant, en forte que dans
quelques combats deux de
leurs Chefs avoient esté
tucz.
On voit par les Lettres
de Girone du17. Juilletque
le Comte de Ruallis veut
rendre de bonne foy aux
Espagnols Tarragone &
Ostalrick. Le sieur Nobot
s'étant presenté devant Tarragone
avec mille Miquelets
& Paysans & deux ou trois
cent chevaux, on luy a fait
dire ques'il ne se retiroit on
le recevroit à coup de canon
& le sieur Basset estant venu
à Ostalrick avec neuf cent
hommes & environ quatrevingt
chevaux; on luy a
fait dire de ne point approcher.
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Résumé : SUPPLEMENT aux Nouvelles.
Le document, supplément aux Nouvelles, contient des lettres de Londres datées du 16 juillet. La Reine a anobli Thomas Cross, un brasseur et député de Westminster. Huggins a été nommé gouverneur de la prison de la Flore. Les ministres étrangers ont été invités à la cérémonie de l'Ascension à Saint-Paul, avec la participation des gardes du corps de la Reine et des bataillons de gardes à pied. Une adresse à la Reine demande de conserver les villes de Flandres jusqu'à l'approbation des articles du commerce par les Pays-Bas espagnols. François Forbes et Josue Sharpe ont remporté les élections des shérifs pour Londres et Middlesex. Le duc d'Aumont a organisé une fête somptueuse sur la rivière. Une autre adresse à la Reine demande au duc de Lorraine et à ses alliés de ne pas soutenir le prétendant. Les troupes du roi catholique doivent entrer à Barcelone sous le commandement du duc de Popoli. En Catalogne, le comte de Starhemberg a embarqué 8 000 hommes d'infanterie, et des divisions existent parmi les Miquelets. À Girone, le comte de Rualis souhaite rendre Tarragone et Ostalrick aux Espagnols, mais les tentatives de Nobot et Basset ont été repoussées.
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6
s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, Commis au Mercure, vis-à-vis [...]
Mots clefs :
Avis, Adresse, Libraires, Lettres, Sols
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU
Commis an
Mercure , vis - à - vis la Comedie Fran-
Coife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité
voudront remettre leurs Paquets cachetez
aux Libraires qui vendent le Mercure,
à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
On prie très-inftamment , quand on adreſſe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
oin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
oûjours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardé
de copie.
›
Les Libraires des Provinces & des .Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront
avoir le Mercure de France de la premiere
main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps , & de les faire porter fur
Pheure à la Pofte , ou aux Meffageries qu'on
tui indiquera.
PRIX XX X. SOLS,
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU
Commis an
Mercure , vis - à - vis la Comedie Fran-
Coife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité
voudront remettre leurs Paquets cachetez
aux Libraires qui vendent le Mercure,
à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
On prie très-inftamment , quand on adreſſe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
oin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
oûjours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardé
de copie.
›
Les Libraires des Provinces & des .Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront
avoir le Mercure de France de la premiere
main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps , & de les faire porter fur
Pheure à la Pofte , ou aux Meffageries qu'on
tui indiquera.
PRIX XX X. SOLS,
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Résumé : AVIS.
L'avis traite de la distribution du Mercure de France. Les correspondants doivent envoyer leurs paquets cachetés à Monsieur Moreau, commis au Mercure, situé en face de la Comédie Française à Paris. Les paquets peuvent également être remis aux libraires parisiens qui vendent le Mercure. Il est crucial d'affranchir les lettres ou paquets envoyés par la poste pour éviter leur rejet. Les libraires des provinces et des pays étrangers, ainsi que les particuliers souhaitant recevoir rapidement le Mercure de France, doivent fournir leurs adresses à Monsieur Moreau. Ce dernier préparera et expédiera les paquets sans délai, soit par la poste, soit par les messageries indiquées. Le prix du Mercure de France est de vingt sols.
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7
s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, Commis au Mercure, vis-à-vis [...]
Mots clefs :
Avis, Adresse, Commis, Libraires, Poste
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AV IS.
ASTOR , LENOX D
TILDEN'FOUNDATIONS ADRESSE generale eft à
1905 Monfieur MOREAU , Commis au
Mercure , vis - à - vis la Comedie Frangoife
, à Paris. Ceux qui pour leur commodité
voudront remettre leurs Paquets cachetez
aux Libraires qui vendent le Mercure,
à Paris , peuvent fe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
On prie très- inftamment , quand on adreſſe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
oin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
oûjours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardé
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront
avoir le Mercure de France de la
premiere
main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau ,
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps , & de les faire porter fur
t'heure à la Pofte , ou aux MeJageries qu'on
lui indiqueza
•
PRIX XX X. SOLS.
ASTOR , LENOX D
TILDEN'FOUNDATIONS ADRESSE generale eft à
1905 Monfieur MOREAU , Commis au
Mercure , vis - à - vis la Comedie Frangoife
, à Paris. Ceux qui pour leur commodité
voudront remettre leurs Paquets cachetez
aux Libraires qui vendent le Mercure,
à Paris , peuvent fe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
On prie très- inftamment , quand on adreſſe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
oin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
oûjours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardé
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront
avoir le Mercure de France de la
premiere
main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau ,
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps , & de les faire porter fur
t'heure à la Pofte , ou aux MeJageries qu'on
lui indiqueza
•
PRIX XX X. SOLS.
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Résumé : AVIS.
Le texte fournit des instructions pour la distribution du Mercure de France. L'adresse générale pour les envois est située à Paris, au 1905, chez Monsieur Moreau, commis au Mercure, vis-à-vis la Comédie Française. Les lecteurs peuvent également remettre leurs paquets cachetés aux libraires parisiens qui vendent le Mercure. Il est conseillé d'affranchir les lettres ou paquets envoyés par la poste pour éviter qu'ils ne soient rejetés. Les libraires des provinces et des pays étrangers, ainsi que les particuliers souhaitant recevoir le Mercure rapidement, doivent fournir leurs adresses à Monsieur Moreau. Ce dernier préparera et expédiera les paquets sans délai, soit par la poste, soit aux messageries indiquées. Le prix du Mercure de France est de vingt sols.
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8
s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, commis au Mercure [...]
Mots clefs :
Avis, Adresse, Paquets, Lettres, Librairies des Provinces
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
A VIS.
' ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU , Commis au
Mercure , vis - à - vis la Comedie Françoife
, à Paris. Ceux qui pour leur commodité
voudront remettre leurs Paquets cachetez
aux Libraires qui vendent le Mercure,
à Paris , peuvent fe fervir de cette voye
pour
les faire tenir.
On prie très-inftamment , quand on adreffe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
oin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
oujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardé
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiterant
avoir le Mercure de France de la premiere
main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps , de les faire porter fur
Pheure à la Pofte , ou aux Mi fageries qu'on
lui indiquera.
PRIX XXIV . SOLS.
' ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU , Commis au
Mercure , vis - à - vis la Comedie Françoife
, à Paris. Ceux qui pour leur commodité
voudront remettre leurs Paquets cachetez
aux Libraires qui vendent le Mercure,
à Paris , peuvent fe fervir de cette voye
pour
les faire tenir.
On prie très-inftamment , quand on adreffe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
oin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
oujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardé
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiterant
avoir le Mercure de France de la premiere
main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps , de les faire porter fur
Pheure à la Pofte , ou aux Mi fageries qu'on
lui indiquera.
PRIX XXIV . SOLS.
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Résumé : AVIS.
Le texte présente des informations sur la distribution et la réception du Mercure, une publication. Les paquets peuvent être envoyés à Monsieur Moreau, commis au Mercure, situé vis-à-vis la Comédie Française à Paris. Les lecteurs peuvent également les remettre aux libraires parisiens qui vendent le Mercure. Il est conseillé d'affranchir les lettres ou paquets pour éviter leur rejet. Les libraires des provinces et des pays étrangers, ainsi que les particuliers, doivent fournir leurs adresses à Monsieur Moreau pour recevoir le Mercure rapidement. Le prix de la publication est de vingt-quatre sous.
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9
s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, Commis au Mercure [...]
Mots clefs :
Adresse, Libraires
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
L
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU Commis an ›
Mercure , vis - à - vis la Comedie FranCoife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité voudront remettre leurs Paquets cachetez aux Libraires qui vendent le Mercure, à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
Onprie très-inftamment, quand on adreſſe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué, afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas garde
de copie.
→
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la premiere main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps, & de les faire porter fur
Pheure à la Pofte , ou aux Meffageries qu'on
lui indiquera.
PRIX XXX. SOLS
L
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU Commis an ›
Mercure , vis - à - vis la Comedie FranCoife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité voudront remettre leurs Paquets cachetez aux Libraires qui vendent le Mercure, à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
Onprie très-inftamment, quand on adreſſe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué, afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas garde
de copie.
→
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la premiere main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps, & de les faire porter fur
Pheure à la Pofte , ou aux Meffageries qu'on
lui indiquera.
PRIX XXX. SOLS
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Résumé : AVIS.
L'avis traite de la distribution du Mercure de France. L'adresse générale pour les envois est celle de Monsieur Moreau, commis au Mercure, situé vis-à-vis la Comédie Française à Paris. Pour plus de commodité, les paquets peuvent être remis aux libraires parisiens qui vendent le Mercure. Il est recommandé d'affranchir les lettres ou paquets envoyés par la poste afin d'éviter qu'ils ne soient rejetés et perdus. Les libraires des provinces et des pays étrangers, ainsi que les particuliers souhaitant recevoir le Mercure de France rapidement, doivent fournir leurs adresses à Monsieur Moreau. Ce dernier se chargera de préparer et d'expédier les paquets sans délai, soit par la poste, soit par les messageries indiquées. Le prix du Mercure de France est de trente sols.
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10
s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, Commis au Mercure [...]
Mots clefs :
Libraire, Adresse
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
A VIS.
ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU , Commis an
Mercure , vis - à - vis la Comedie Frangoife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité vondront remettre leurs Paquets cachetez aux Libraires qui vendent le Mercure, à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pourlesfaire tenir,
Onprie très-inſtamment , quand on adreſſe
des Lettres on Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas garde
de copie.
•
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , on les Particuliers qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la premiere main , &plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau ,
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps, & de les faire porterfur
T'heure à la Pofte , ou aux Meſſageries qu'on
lui indiquera,
PRIX XXX. SOLS.
ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU , Commis an
Mercure , vis - à - vis la Comedie Frangoife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité vondront remettre leurs Paquets cachetez aux Libraires qui vendent le Mercure, à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pourlesfaire tenir,
Onprie très-inſtamment , quand on adreſſe
des Lettres on Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas garde
de copie.
•
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , on les Particuliers qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la premiere main , &plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau ,
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps, & de les faire porterfur
T'heure à la Pofte , ou aux Meſſageries qu'on
lui indiquera,
PRIX XXX. SOLS.
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Résumé : AVIS.
Le document traite de l'abonnement et de la distribution du Mercure de France. L'adresse principale pour les correspondances est celle de Monsieur Moreau, commis au Mercure, situé vis-à-vis la Comédie Française à Paris. Pour plus de commodité, les lecteurs peuvent également déposer leurs paquets chez les libraires parisiens vendant le Mercure. Il est conseillé d'affranchir les lettres et paquets envoyés par la poste afin d'éviter qu'ils ne soient rejetés. Les libraires des provinces et des pays étrangers, ainsi que les particuliers désirant recevoir rapidement le Mercure de France, doivent fournir leurs adresses à Monsieur Moreau. Ce dernier se chargera de préparer et d'expédier les paquets sans délai, soit par la poste, soit par les messageries indiquées. Le prix de l'abonnement est fixé à trente sols.
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11
s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, Commis au [...]
Mots clefs :
Avis, Adresse, Prix
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
A VIS.
L
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU ,
Commis an
Mercure , vis - à - vis la Comedie FranCoife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité voudront remettre leurs Paquets cashetez aux Libraires qui vendent le Mercure, à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
Onprie très-inftamment, quand on adreſſe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
-le déplaifir de les rebuter ; & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardé
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la premiere main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
Perte de temps : de les faire porter fur
T'heure à la Pofte , on anx Meffageries qu'on
lui indiquera.
. PRIX XXX. SOLS.
L
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU ,
Commis an
Mercure , vis - à - vis la Comedie FranCoife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité voudront remettre leurs Paquets cashetez aux Libraires qui vendent le Mercure, à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
Onprie très-inftamment, quand on adreſſe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
-le déplaifir de les rebuter ; & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardé
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la premiere main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
Perte de temps : de les faire porter fur
T'heure à la Pofte , on anx Meffageries qu'on
lui indiquera.
. PRIX XXX. SOLS.
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Résumé : AVIS.
Le journal 'Mercure' peut être envoyé via Monsieur Moreau, commis au Mercure, situé vis-à-vis la Comédie Française à Paris. Pour simplifier l'envoi des paquets, les lecteurs peuvent les confier aux libraires parisiens qui vendent le Mercure. Il est conseillé d'affranchir les lettres ou paquets envoyés par la poste afin d'éviter qu'ils ne soient rejetés. Les libraires des provinces et des pays étrangers, ainsi que les particuliers désirant recevoir rapidement le Mercure de France, doivent fournir leurs adresses à Monsieur Moreau. Ce dernier se chargera de préparer et d'envoyer les paquets sans délai, soit par la poste, soit par les messageries indiquées. Le prix du journal est de trente sols.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, Commis au [...]
Mots clefs :
Adresse, Commis, Libraires
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
A VIS.
LA
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU , Commis an
Mercure , vis - à - vis la Comedie Frangoife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité voudront remettre leurs Paquets cachetez aux Libraires qui vendent le Mer
cure, à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
On prie très-inflamment , quand on adreffe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
Le déplaifir de les rebuter, & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de no
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardė
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la premiere main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreſſes à M. Moreau
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps , & de les faire porterfur
T'heure à la Pofte , on anx Meffageries qu'on
lui indiquera.
,
PRIX XXX. SOLS
LA
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU , Commis an
Mercure , vis - à - vis la Comedie Frangoife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité voudront remettre leurs Paquets cachetez aux Libraires qui vendent le Mer
cure, à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
On prie très-inflamment , quand on adreffe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
Le déplaifir de les rebuter, & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de no
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardė
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la premiere main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreſſes à M. Moreau
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps , & de les faire porterfur
T'heure à la Pofte , on anx Meffageries qu'on
lui indiquera.
,
PRIX XXX. SOLS
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Résumé : AVIS.
Le texte décrit les modalités de distribution et d'envoi du 'Mercure'. Les envois doivent être adressés à Monsieur Moreau, commis au Mercure, situé vis-à-vis la Comédie Française à Paris. Les lecteurs peuvent également remettre leurs paquets aux libraires parisiens vendant le Mercure. Il est conseillé d'affranchir les lettres ou paquets pour éviter leur rejet. Les libraires des provinces et des pays étrangers, ainsi que les particuliers souhaitant recevoir le Mercure rapidement, doivent fournir leurs adresses à Monsieur Moreau. Ce dernier s'engage à expédier les paquets sans délai, soit par la poste, soit par les messageries indiquées. Le prix du Mercure est de trente sols.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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13
s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, Commis au [...]
Mots clefs :
Commis, Adresse, Libraire
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
A VIS.
1
L
'ADRESSE generale થીeft ઢેà
Monfieur MOREAU , Commis
Mercure vis - à - vis la Comedie Fran- و
au
goife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité voudront remettre leurs Paquets cachetez aux Libraires qui vendent le Mer- .
cure, à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour lesfaire tenir.
On prie très-inflamment , quand on adreffe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter, & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardė:
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la premiere main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau,
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perie de temps , & de les faire porterfur
l'heure à la Pofte , ou aux Meſſageries qu'on
lui indiquera.
PRIX XXX. SOLS
1
L
'ADRESSE generale થીeft ઢેà
Monfieur MOREAU , Commis
Mercure vis - à - vis la Comedie Fran- و
au
goife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité voudront remettre leurs Paquets cachetez aux Libraires qui vendent le Mer- .
cure, à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour lesfaire tenir.
On prie très-inflamment , quand on adreffe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter, & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardė:
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la premiere main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau,
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perie de temps , & de les faire porterfur
l'heure à la Pofte , ou aux Meſſageries qu'on
lui indiquera.
PRIX XXX. SOLS
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Résumé : AVIS.
Le document annonce la distribution du périodique 'Mercure'. Les paquets peuvent être remis aux libraires à Paris ou envoyés par la poste. Les expéditeurs doivent affranchir les lettres ou paquets pour éviter le rejet. Les libraires et particuliers des provinces et des pays étrangers peuvent recevoir le 'Mercure de France' en premier en fournissant leurs adresses à Monsieur Moreau, qui assurera l'envoi rapide par la poste ou les messageries. Le prix du 'Mercure' est de trente sols.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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14
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
Voici le cent quatre-vingtiéme volume du Mercure de France, que nous avons [...]
Mots clefs :
Mercure de France, Pièces, Public, Nouvelles, Lecteurs, Livre, Auteurs, Ouvrages, Mémoires, Adresse
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texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMEN T.
Voici Oici le cent quatre - vingtième volume
du Mercure de France , que nous avons
Phonneur de présenter au Roy et d'offrir au
Public , depuis le mois de Juin 1721. que
nous travaillons à cet Ouvrage , sans qu'il
ait souffert aucune interruption. Nous rendons
de nouvelles et très -humbles graces à
nos Lecteurs au commencement de cette Année
, de l'accueil favorable qu'ils continuent
de faire au Mercure. De notre
redoublerons nos soins et notre application
pour que sa lecture soit encore plus utile e
plus agréable.
En remerciant nos Lecteurs du cas qu'ils
daignent faire de ce Livre , nous leur demandons
toujours quelqu'indulgence pour les
Endroits qui leur paroîtront négligez et dons .
la diction ne paroîtra pas assez châtiée. Le
Lecteur judicieux , fera , s'il lui plaît , reflexion
que dans un.Quvrage comme celuicy;
il est très-aisé de manquer , même dans
les choses les plus communes , dont chacune
en particulier est facile mais qui ramassées,
font ensemble une multiplicité si grande.
AVERTISSEMENT.
de , qu'il est mal aisé de donner à toutes
la même attention , quelque soin qu'on
apporte sur tout quand une telle collection
est faite en si peu de temps Auteur du
&
Mercure , chargé du pénible et laborieux
employ de donner chaque mois un volume
au Public , ne peut jamais avoir le temps
de faire sur chaque Article les refléxions
qu'y feroit une Personne qui n'a que cet
Article en tête , le seul auquel elle s'inte
resse , et peut-être le seul qu'elle lit: Une
chose qui paroît un peu injuste , c'est qu'on
nous reproche quelquefois des inattentions
et qu'on ne nous scache aucun gré des cor
rections sans nombre qu'on fait et des fautes
qu'on évite.
Nous faisons de la part du Public de
nouvelles instances aux Libraires qui envoyent
des Livres pour les annoncer dans
le Mercure , d'en marquer le prix au justes
cela sert beaucoup dans les Provinces aux
personnes qui se déterminent là-dessus à les
acheter , et qui ne sont pas sûres de l'exactitude
des Messagers et des autres personnes
qu'elles chargent de leurs commissions
qui souvent les font surpayer.
On invite les Marchands et les Ouvriers
qui ont quelques nouvelles Modes , soit par
des Etoffes nouvelles , Habits , Ajustemens ,
Perruques, Coeffures, Ornemens de tête et au-
A iiij tres
AVERTISSEMENT.
tres Parures , ainsi
que de Meubles , Carosses
, Chaises et autres choses ; soit pour
Futilité , soit pour l'agrément , d'en donner
quelques Memoires pour en avertir le Public
, ce qui pourra faire plaisir à divers
Particuliers et procurer un débit avantageux
aux Marchands et aux Ouvriers.
Plusieurs Pieces en Prose et en Vers
envoyées pour le Mercure , sont souvent si
mal écrites , qu'on ne peut les déchiffrer ,
et elles sont pour cela rejettées ; d'autres
sont bonnes à quelques égards et défectueuses
en d'autres. Lorsqu'elles peuvent en valoir
la peine , nous les retouchons avec soin s
mais comme nous ne prenons ce parti qu'avec
répugnance , nous prions les Auteurs
pas trouver mauvais , et de travailter
leurs Ouvrages avec le plus d'attention
qu'il leur sera possible ; si on sçavoit leur
adresse on leur indiqueroit les défectuositez
et les corrections à faire.
de ne le
Les Sçavans et les Curieux sont priez
de vouloir bien concourir pour rendre ce
Livre encore plus utile , en nous communiquant
les Memoires et les Pieces en Prose
et en Vers , qui peuvent instruire et amuser.
Aucun genre de Litterature n'est exclus
de ce Recueil , où l'on tâche de faire regner
une agréable varieté , Poësie , Eloquence
, nouvelles Découvertes dans les Arts
AVERTISSEMENT.
et dans les Sciences , Morale , Antiquitez ,
Histoire Sacrée et Profane, Voyages , Historiettes
, Mythologie , Physique et Métaphysi
que, Pieces de Theatre , Jurisprudence, Anatomie
et Medecine , Botanique , Critique, Mathématique
, Memoires, Projets, Traductions,
Grammaires , Pieces amusantes et récréatives
, &c. Quand les Morceaux d'une
certaine consideration seront trop longs , on
les placera dans un volume extraordinaire
et on fera ensorte qu'on puisse les en detacher
facilement , pour la satisfaction des
Auteurs et des personnes qui ne veulent avoir
que certaines Pieces.
A l'égard de la Jurisprudence , nous continuerons
, autant que nous le pourrons , de
faire part au Public desQuestions importantes,
nouvelles ou singulieres qui se presenteront,
qui seront discutées et jugées dans les differens
Parlemens et autres Cours Superieures du
Royaume , en observvnt l'ordre et la mé
thode que nous avons déja tenus en pareille
matiere , sur quoi nous prions Messieurs
les Avocats et les Parties interessées , de
vouloir bien nous fournir les Memoires nécessaires.
Il n'est peut-être point d' Article dans
ce Livre qui regarde plus directement le
bien public que celui-là , et qui soit plus recherché
de la plupart des Lecteurs.
Quelques Morceaux de Prose et de Vers
A v
rejettez
AVERTISSEMENT
.
ر
ont souvenz
des
perrejettez
par bonnes raisons
donné lieu à des plaintes de la part
sonnes interessées
; mais on les prie de considerer
que
c'est toujours malgré nous que certaines Pieces sont rebutées ; nous a nous
en rapportons
pas toujours à notre jugement
dans le choix que nous faisons de celles qui
méritent l'impression
.
Quoiqu'on ait toujours la précaution de
faire mettre un Avis à la tête de chaque
Mercure pour avertir qu'on ne recevra point
de Lettres ni de Paquets par la Poste dont
le port ne soit affranchi , il en vient cependant
quelquefois qu'on est obligé de rebuter,
Ceux qui n'auront pas pris cette précaution
ne doivent pas être surpris de ne pas voir
paroître les Pieces qu'ils ont envoyées , lesquelles
sont d'ailleurs pèrdues pour eux s'ils
n'en ont point gardé de copie.
Les Personnes qui desireront avoir le Mercure
des premiers , soit dans les Provinces
on dans les Pays Etrangers , n'auront qu'à
Commis au
sadresser à M. Moreau >
Mercure , vis-à- vis la Comédie Françoise
, à Paris , qui le leur envoyera par
la voye la plus convenable et avant qu'il
soit en vente icis les Amis à qui on s'adresse
pour cela , ne sont pas ordinairement
fort
exacts ; ils n'envoyent gueres acheter ce Livre
précisément dans le temps qu'il paroît.
IL
AVERTISSEMEN T.
•
Ils ne manquent pas de le lire , souvent ils
Le prêtent et ne l'envoyent enfin que fort
tard , sous le prétexte spécieux que le Mer
sure n'a pas paru plutôt.
Nous renouvellons la priere que nous
avons déja faite , quand on envoye des Pieces
, soit en Vers , soit en Prose , de les faire.
transcrire bien lisiblement chaque morceau.
sur des papiers séparez et d'une grandeur
raisonnable , avec des marges , pour y pla
cer las additions on corrections convenables
et
que les noms propres sur tout soient exactement
écrits.
>
Nous aurons toujours les mêmes égards ·
pour les Auteurs qui ne veulent pas se faire
connoître , mais il seroit bon qu'ils donnassent
une adresse , sur tout quand il s'agit de
quelque Ouvrage qui peut demander des
éclaircissemens car souvent , faute d'un
tel secours des Pieces nous restent entre
,
le: mains sans pouvoir les employer.
Nous prions ceux qui par le moyen de
leurs correspondances reçoivent des nouvelles
d'Asie , d'Afrique , du Levant , de
Perse , de Tartarie , du Japon , de la Chine,
des Indes Orientales et Occidentales et d'antres
Pais et Contrées éloignées ; les Capitaines
, Pilotes et Officiers des Navires et
Les Voyageurs , de vouloir nous faire part
de ces Nouvelles , à l'Adresse generale du
A vj Mercure
AVERTISSEMENT.
Mercure. Ces Matieres peuvent rouler sur
les Guerres présentes de ces Etats et de leurs
Voisins ; les Révolutions , les Traitez de Paix
on de Tréve ; les occupations des Souverains
, la Religion des Peuples , leurs Cerémonies
, Coûtumes et Usages , les Phénomenes
et les productions de la Nature et de
l'Art , & c. comme Pierres précieuses , Pierres
figurées , Marcasites rares , Pétrifications
et Crystallisations extraordinaires , Coquillages
, Edifices anciens et modernes , Ruines ,
Statues , Bas-Reliefs , Inscriptions , Pierres
gravées , Médailles , Tableaux , &c.
Nous serons plus attentifs que jamais à
apprendre au Public la mort des Sçavans
et de tous ceux qui se sont distinguez dans
les Arts et dans les Mécaniques ; on y joindra
le récit de leurs principales occupations ,
de leurs Ouvrages et des plus considerables
actions de leur vie. L'Histoire des Lettres
et des Arts , doit cette marque de reconnoissance
à la memoire de ceux qui s'y sont
rendus celebres , ou qui les ont cultivez avec
soin. Nous esperons que les Parens et les
Amis de ces illustres Morts , aideront volontiers
à leur rendre ce devoir , par les
instruction qu'ils voudront bien nous fournir.
Ce que nous venons de dire regarde
non-seulement Paris , mais encore toutes les
Provinces du Royaume et les Pays Etrangers.
qui
AVERTISSEMENT.
qui peuvent fournir des Evenemens conside
rables, Morts , Mariages , Actes solemnels
Fêtes et autres faits dignes d'être transmis
à la Posterité , en observant d'écrire éxactement
et lisiblement les noms propres .
On a fait au Mercure et même plus d'une
fois l'honneur de le critiquer s c'est une gloire
qui manquoit à ce Livre. On a beau dire
nous ne changerons rien à notre méthode ,
puisque nos Lecteurs la trouvent passablement
bonne. Un Ouvrage de la nature de
celui-cy , ne sçauroit plaire également à tout
le monde , à cause de la multiplicité et de
la varieté des matieres , dont quelques- unes
sont lues par certains Lecteurs avec plaisir
et avidité , et par d'autres avec des dispositions
contraires. M. du Fresni avoit bien
raison de dire que pour que le Mercure fut
generalement approuvé , il faudroit que comme
un autre Prothée , il pût prendre entre
les mains de chaque Lecteur , une forme convenable
à l'idée qu'il s'en est faite:
C'est assez pour ce Livre de contribuer
tous les mois en quelque chose à l'instruction
et à l'amusement des Citoïens , qui vivent
ensemble paisiblement et agréablement. Le
Mercure ne doitrienprétendre au - delà.Nous
sçavons, il est vrai , que la critique outrée ,
ou la médisance plus ou moins malignement
épicée , fut toujours un mets délicieux pour
beaucoup
AVERTISSEMENT.
beaucoup de Lecteurs ; mais outre que nous
n'y avons pas le moindre penchant , nous
renonçons et de très-bon coeur , à la dangereuse
gloire d'être lûs et applaudis aux
dépens de personne.
de la
Nous serons encore plus retenus sur les
Louanges que quelques Lecteurs n'ont pas
généralement approuvées , et en effet nous
nous sommes apperçus que nous y trouvions
peu d'avantage ; au contraire on s'est vù
exposé à des especes de reproches , au lieu
des témoignages de reconnoissance , sur tout
part des gens à Talens ; car souvent
tel qu'on lou: ne doute nullement que ce ne
soit une chose qui lui est absolument dûë ,
plus souvent même il trouve qu'on ne le
lone pas assez , et ceux qu'on ne louë point
ou qu'on loue moins , sont très-indisposez ,
et prétendant qu'on loue les autres à leurs
dépens , ils sont doublement fâchez .
Nous donnons ordinairement des Extraits
des Pieces nouvelles qui paroissent sur les
Théatres de Paris , et nous faisons quelques
Observations d'après le jugement du Public
sur les beautez. et sur les deffauts qu'on y
trouve la crainte de blesser la délicatesse
des Auteurs , nous retient quelquefois et nous
empêche d'aller plus loin ; et la crainte aussi
que voulant être plus sinceres , on ne nous
accuse de partialité. Si les Auteurs euxmêmes
AVERTISSEMENT.
mêmes vouloient bien prendre sur eux de
faire un Extrait ou Memoire de leurs On .
vrages , sans dissimuler les deffauts qu'ony
trouve , cela nous donneroit la hardiesse d'étre
un peu plus. séveres et le Lecteur leur
en sçauroit gré ; ils n'y perdroient rien par
Les remarques , à charge et à décharge , que
nous ne manquerions pas d'ajouter , sans oublier
de faire observer l'extrême difficulté
qu'il y a de plaire aujourd'hui au Public
et le péril que courent tous les Ouvrages
d'esprit , qu'on lui présente. Nous faisons
avec d'autant plus de confiance cette priere
aux Auteurs Dramatiques et à tous autres ,
que certainement Corneille , Quinault , Moliere
, Racine , &c. n'auroient pas rougi d'a
vouer des deffauts dans leurs Pieces.
Nous tâcherons de soutenir le caractere
de modération , de sincerité et d'impartialité,
qu'on nous a déja fait la justice de nous attribuer.
Les Pieces seront toujours placées .
sans préference de rang et sans distinction
pour le mérite et la primauté. Les premieres
reçuës seront toujours les premieres employées,
bors le cas qu'un Ouvrage soit tellement du
temps , qu'il mérite pour cela seulement la
préference.
Les honnêtes gens nous sçavent gré d'avoir
garanti ce Livre depuis près de 13 .
ans que nous y travaillons non-seulement
de
AVERTISSEMENT
.
de toute satyre , mais même de portraits trop
ironiques , trop ressemblans et trop susceptibles
d'applications . On aura toujours la
même délicatesse pour tout ce qui pourra
blesser ou désobliger , mais nous admettrons
très-volontiers les Ouvrages dans lesquels
une plume légere s'égaiera même vivement
contre divers caracteres bien incommodes et
souvent très-dangereux dans la Societé, tels ,
par exemple , que les Nouvellistes outrez
et trop crédules , les ennuyeux , les indifférens
, les grands parleurs , tyrans des Conversations
, les Fanfarons , les Opiniâtres
Disputeurs et Clabandeurs éternels , les Indolens
, les Glorieux , qui vous disent d'un
air important les plus petites choses , les
faux Connoisseurs et ceux qui ne croyent
se connoître à rien , pas même au temps
qu'il fait , les Complaisans et fades Louangeurs
, les Envieux , &c. encore y faut- il
mettre cette clause que le Lecteur n'y puisse
reconnoître une telle personne en particulier,
mais que chacun se puisse reconnoître en
quelque chose dans la peinture generale des
vices et des ridicules de son siecle.
Il nous reste à remercier au nom du Public
, plusieurs Sçavans du premier ordre ,
d'aimables Muses et quantité d'autres personnes
d'un grand mérite , dont les productions
enrichissent le Mercure et le font rechercher.
Voici Oici le cent quatre - vingtième volume
du Mercure de France , que nous avons
Phonneur de présenter au Roy et d'offrir au
Public , depuis le mois de Juin 1721. que
nous travaillons à cet Ouvrage , sans qu'il
ait souffert aucune interruption. Nous rendons
de nouvelles et très -humbles graces à
nos Lecteurs au commencement de cette Année
, de l'accueil favorable qu'ils continuent
de faire au Mercure. De notre
redoublerons nos soins et notre application
pour que sa lecture soit encore plus utile e
plus agréable.
En remerciant nos Lecteurs du cas qu'ils
daignent faire de ce Livre , nous leur demandons
toujours quelqu'indulgence pour les
Endroits qui leur paroîtront négligez et dons .
la diction ne paroîtra pas assez châtiée. Le
Lecteur judicieux , fera , s'il lui plaît , reflexion
que dans un.Quvrage comme celuicy;
il est très-aisé de manquer , même dans
les choses les plus communes , dont chacune
en particulier est facile mais qui ramassées,
font ensemble une multiplicité si grande.
AVERTISSEMENT.
de , qu'il est mal aisé de donner à toutes
la même attention , quelque soin qu'on
apporte sur tout quand une telle collection
est faite en si peu de temps Auteur du
&
Mercure , chargé du pénible et laborieux
employ de donner chaque mois un volume
au Public , ne peut jamais avoir le temps
de faire sur chaque Article les refléxions
qu'y feroit une Personne qui n'a que cet
Article en tête , le seul auquel elle s'inte
resse , et peut-être le seul qu'elle lit: Une
chose qui paroît un peu injuste , c'est qu'on
nous reproche quelquefois des inattentions
et qu'on ne nous scache aucun gré des cor
rections sans nombre qu'on fait et des fautes
qu'on évite.
Nous faisons de la part du Public de
nouvelles instances aux Libraires qui envoyent
des Livres pour les annoncer dans
le Mercure , d'en marquer le prix au justes
cela sert beaucoup dans les Provinces aux
personnes qui se déterminent là-dessus à les
acheter , et qui ne sont pas sûres de l'exactitude
des Messagers et des autres personnes
qu'elles chargent de leurs commissions
qui souvent les font surpayer.
On invite les Marchands et les Ouvriers
qui ont quelques nouvelles Modes , soit par
des Etoffes nouvelles , Habits , Ajustemens ,
Perruques, Coeffures, Ornemens de tête et au-
A iiij tres
AVERTISSEMENT.
tres Parures , ainsi
que de Meubles , Carosses
, Chaises et autres choses ; soit pour
Futilité , soit pour l'agrément , d'en donner
quelques Memoires pour en avertir le Public
, ce qui pourra faire plaisir à divers
Particuliers et procurer un débit avantageux
aux Marchands et aux Ouvriers.
Plusieurs Pieces en Prose et en Vers
envoyées pour le Mercure , sont souvent si
mal écrites , qu'on ne peut les déchiffrer ,
et elles sont pour cela rejettées ; d'autres
sont bonnes à quelques égards et défectueuses
en d'autres. Lorsqu'elles peuvent en valoir
la peine , nous les retouchons avec soin s
mais comme nous ne prenons ce parti qu'avec
répugnance , nous prions les Auteurs
pas trouver mauvais , et de travailter
leurs Ouvrages avec le plus d'attention
qu'il leur sera possible ; si on sçavoit leur
adresse on leur indiqueroit les défectuositez
et les corrections à faire.
de ne le
Les Sçavans et les Curieux sont priez
de vouloir bien concourir pour rendre ce
Livre encore plus utile , en nous communiquant
les Memoires et les Pieces en Prose
et en Vers , qui peuvent instruire et amuser.
Aucun genre de Litterature n'est exclus
de ce Recueil , où l'on tâche de faire regner
une agréable varieté , Poësie , Eloquence
, nouvelles Découvertes dans les Arts
AVERTISSEMENT.
et dans les Sciences , Morale , Antiquitez ,
Histoire Sacrée et Profane, Voyages , Historiettes
, Mythologie , Physique et Métaphysi
que, Pieces de Theatre , Jurisprudence, Anatomie
et Medecine , Botanique , Critique, Mathématique
, Memoires, Projets, Traductions,
Grammaires , Pieces amusantes et récréatives
, &c. Quand les Morceaux d'une
certaine consideration seront trop longs , on
les placera dans un volume extraordinaire
et on fera ensorte qu'on puisse les en detacher
facilement , pour la satisfaction des
Auteurs et des personnes qui ne veulent avoir
que certaines Pieces.
A l'égard de la Jurisprudence , nous continuerons
, autant que nous le pourrons , de
faire part au Public desQuestions importantes,
nouvelles ou singulieres qui se presenteront,
qui seront discutées et jugées dans les differens
Parlemens et autres Cours Superieures du
Royaume , en observvnt l'ordre et la mé
thode que nous avons déja tenus en pareille
matiere , sur quoi nous prions Messieurs
les Avocats et les Parties interessées , de
vouloir bien nous fournir les Memoires nécessaires.
Il n'est peut-être point d' Article dans
ce Livre qui regarde plus directement le
bien public que celui-là , et qui soit plus recherché
de la plupart des Lecteurs.
Quelques Morceaux de Prose et de Vers
A v
rejettez
AVERTISSEMENT
.
ر
ont souvenz
des
perrejettez
par bonnes raisons
donné lieu à des plaintes de la part
sonnes interessées
; mais on les prie de considerer
que
c'est toujours malgré nous que certaines Pieces sont rebutées ; nous a nous
en rapportons
pas toujours à notre jugement
dans le choix que nous faisons de celles qui
méritent l'impression
.
Quoiqu'on ait toujours la précaution de
faire mettre un Avis à la tête de chaque
Mercure pour avertir qu'on ne recevra point
de Lettres ni de Paquets par la Poste dont
le port ne soit affranchi , il en vient cependant
quelquefois qu'on est obligé de rebuter,
Ceux qui n'auront pas pris cette précaution
ne doivent pas être surpris de ne pas voir
paroître les Pieces qu'ils ont envoyées , lesquelles
sont d'ailleurs pèrdues pour eux s'ils
n'en ont point gardé de copie.
Les Personnes qui desireront avoir le Mercure
des premiers , soit dans les Provinces
on dans les Pays Etrangers , n'auront qu'à
Commis au
sadresser à M. Moreau >
Mercure , vis-à- vis la Comédie Françoise
, à Paris , qui le leur envoyera par
la voye la plus convenable et avant qu'il
soit en vente icis les Amis à qui on s'adresse
pour cela , ne sont pas ordinairement
fort
exacts ; ils n'envoyent gueres acheter ce Livre
précisément dans le temps qu'il paroît.
IL
AVERTISSEMEN T.
•
Ils ne manquent pas de le lire , souvent ils
Le prêtent et ne l'envoyent enfin que fort
tard , sous le prétexte spécieux que le Mer
sure n'a pas paru plutôt.
Nous renouvellons la priere que nous
avons déja faite , quand on envoye des Pieces
, soit en Vers , soit en Prose , de les faire.
transcrire bien lisiblement chaque morceau.
sur des papiers séparez et d'une grandeur
raisonnable , avec des marges , pour y pla
cer las additions on corrections convenables
et
que les noms propres sur tout soient exactement
écrits.
>
Nous aurons toujours les mêmes égards ·
pour les Auteurs qui ne veulent pas se faire
connoître , mais il seroit bon qu'ils donnassent
une adresse , sur tout quand il s'agit de
quelque Ouvrage qui peut demander des
éclaircissemens car souvent , faute d'un
tel secours des Pieces nous restent entre
,
le: mains sans pouvoir les employer.
Nous prions ceux qui par le moyen de
leurs correspondances reçoivent des nouvelles
d'Asie , d'Afrique , du Levant , de
Perse , de Tartarie , du Japon , de la Chine,
des Indes Orientales et Occidentales et d'antres
Pais et Contrées éloignées ; les Capitaines
, Pilotes et Officiers des Navires et
Les Voyageurs , de vouloir nous faire part
de ces Nouvelles , à l'Adresse generale du
A vj Mercure
AVERTISSEMENT.
Mercure. Ces Matieres peuvent rouler sur
les Guerres présentes de ces Etats et de leurs
Voisins ; les Révolutions , les Traitez de Paix
on de Tréve ; les occupations des Souverains
, la Religion des Peuples , leurs Cerémonies
, Coûtumes et Usages , les Phénomenes
et les productions de la Nature et de
l'Art , & c. comme Pierres précieuses , Pierres
figurées , Marcasites rares , Pétrifications
et Crystallisations extraordinaires , Coquillages
, Edifices anciens et modernes , Ruines ,
Statues , Bas-Reliefs , Inscriptions , Pierres
gravées , Médailles , Tableaux , &c.
Nous serons plus attentifs que jamais à
apprendre au Public la mort des Sçavans
et de tous ceux qui se sont distinguez dans
les Arts et dans les Mécaniques ; on y joindra
le récit de leurs principales occupations ,
de leurs Ouvrages et des plus considerables
actions de leur vie. L'Histoire des Lettres
et des Arts , doit cette marque de reconnoissance
à la memoire de ceux qui s'y sont
rendus celebres , ou qui les ont cultivez avec
soin. Nous esperons que les Parens et les
Amis de ces illustres Morts , aideront volontiers
à leur rendre ce devoir , par les
instruction qu'ils voudront bien nous fournir.
Ce que nous venons de dire regarde
non-seulement Paris , mais encore toutes les
Provinces du Royaume et les Pays Etrangers.
qui
AVERTISSEMENT.
qui peuvent fournir des Evenemens conside
rables, Morts , Mariages , Actes solemnels
Fêtes et autres faits dignes d'être transmis
à la Posterité , en observant d'écrire éxactement
et lisiblement les noms propres .
On a fait au Mercure et même plus d'une
fois l'honneur de le critiquer s c'est une gloire
qui manquoit à ce Livre. On a beau dire
nous ne changerons rien à notre méthode ,
puisque nos Lecteurs la trouvent passablement
bonne. Un Ouvrage de la nature de
celui-cy , ne sçauroit plaire également à tout
le monde , à cause de la multiplicité et de
la varieté des matieres , dont quelques- unes
sont lues par certains Lecteurs avec plaisir
et avidité , et par d'autres avec des dispositions
contraires. M. du Fresni avoit bien
raison de dire que pour que le Mercure fut
generalement approuvé , il faudroit que comme
un autre Prothée , il pût prendre entre
les mains de chaque Lecteur , une forme convenable
à l'idée qu'il s'en est faite:
C'est assez pour ce Livre de contribuer
tous les mois en quelque chose à l'instruction
et à l'amusement des Citoïens , qui vivent
ensemble paisiblement et agréablement. Le
Mercure ne doitrienprétendre au - delà.Nous
sçavons, il est vrai , que la critique outrée ,
ou la médisance plus ou moins malignement
épicée , fut toujours un mets délicieux pour
beaucoup
AVERTISSEMENT.
beaucoup de Lecteurs ; mais outre que nous
n'y avons pas le moindre penchant , nous
renonçons et de très-bon coeur , à la dangereuse
gloire d'être lûs et applaudis aux
dépens de personne.
de la
Nous serons encore plus retenus sur les
Louanges que quelques Lecteurs n'ont pas
généralement approuvées , et en effet nous
nous sommes apperçus que nous y trouvions
peu d'avantage ; au contraire on s'est vù
exposé à des especes de reproches , au lieu
des témoignages de reconnoissance , sur tout
part des gens à Talens ; car souvent
tel qu'on lou: ne doute nullement que ce ne
soit une chose qui lui est absolument dûë ,
plus souvent même il trouve qu'on ne le
lone pas assez , et ceux qu'on ne louë point
ou qu'on loue moins , sont très-indisposez ,
et prétendant qu'on loue les autres à leurs
dépens , ils sont doublement fâchez .
Nous donnons ordinairement des Extraits
des Pieces nouvelles qui paroissent sur les
Théatres de Paris , et nous faisons quelques
Observations d'après le jugement du Public
sur les beautez. et sur les deffauts qu'on y
trouve la crainte de blesser la délicatesse
des Auteurs , nous retient quelquefois et nous
empêche d'aller plus loin ; et la crainte aussi
que voulant être plus sinceres , on ne nous
accuse de partialité. Si les Auteurs euxmêmes
AVERTISSEMENT.
mêmes vouloient bien prendre sur eux de
faire un Extrait ou Memoire de leurs On .
vrages , sans dissimuler les deffauts qu'ony
trouve , cela nous donneroit la hardiesse d'étre
un peu plus. séveres et le Lecteur leur
en sçauroit gré ; ils n'y perdroient rien par
Les remarques , à charge et à décharge , que
nous ne manquerions pas d'ajouter , sans oublier
de faire observer l'extrême difficulté
qu'il y a de plaire aujourd'hui au Public
et le péril que courent tous les Ouvrages
d'esprit , qu'on lui présente. Nous faisons
avec d'autant plus de confiance cette priere
aux Auteurs Dramatiques et à tous autres ,
que certainement Corneille , Quinault , Moliere
, Racine , &c. n'auroient pas rougi d'a
vouer des deffauts dans leurs Pieces.
Nous tâcherons de soutenir le caractere
de modération , de sincerité et d'impartialité,
qu'on nous a déja fait la justice de nous attribuer.
Les Pieces seront toujours placées .
sans préference de rang et sans distinction
pour le mérite et la primauté. Les premieres
reçuës seront toujours les premieres employées,
bors le cas qu'un Ouvrage soit tellement du
temps , qu'il mérite pour cela seulement la
préference.
Les honnêtes gens nous sçavent gré d'avoir
garanti ce Livre depuis près de 13 .
ans que nous y travaillons non-seulement
de
AVERTISSEMENT
.
de toute satyre , mais même de portraits trop
ironiques , trop ressemblans et trop susceptibles
d'applications . On aura toujours la
même délicatesse pour tout ce qui pourra
blesser ou désobliger , mais nous admettrons
très-volontiers les Ouvrages dans lesquels
une plume légere s'égaiera même vivement
contre divers caracteres bien incommodes et
souvent très-dangereux dans la Societé, tels ,
par exemple , que les Nouvellistes outrez
et trop crédules , les ennuyeux , les indifférens
, les grands parleurs , tyrans des Conversations
, les Fanfarons , les Opiniâtres
Disputeurs et Clabandeurs éternels , les Indolens
, les Glorieux , qui vous disent d'un
air important les plus petites choses , les
faux Connoisseurs et ceux qui ne croyent
se connoître à rien , pas même au temps
qu'il fait , les Complaisans et fades Louangeurs
, les Envieux , &c. encore y faut- il
mettre cette clause que le Lecteur n'y puisse
reconnoître une telle personne en particulier,
mais que chacun se puisse reconnoître en
quelque chose dans la peinture generale des
vices et des ridicules de son siecle.
Il nous reste à remercier au nom du Public
, plusieurs Sçavans du premier ordre ,
d'aimables Muses et quantité d'autres personnes
d'un grand mérite , dont les productions
enrichissent le Mercure et le font rechercher.
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le Mercure de France, publié sans interruption depuis juin 1721, exprime sa gratitude aux lecteurs pour leur accueil favorable et promet de continuer à améliorer la qualité de la publication. Les éditeurs demandent indulgence pour les erreurs et négligences, soulignant les défis de maintenir une qualité constante dans un ouvrage mensuel. L'avertissement inclut des demandes spécifiques aux libraires, marchands et ouvriers pour annoncer les prix des livres et des nouvelles modes. Les auteurs sont invités à bien écrire et corriger leurs œuvres avant soumission. Les savants et les curieux sont encouragés à contribuer avec des mémoires et des pièces en prose et en vers, couvrant divers sujets littéraires et scientifiques. Le Mercure continue de publier des questions juridiques importantes et des nouvelles des provinces et des pays étrangers. Les éditeurs sollicitent des pièces bien transcrites et lisibles, avec des adresses pour les éclaircissements nécessaires, ainsi que des nouvelles des régions éloignées et des informations sur les savants décédés. Le texte critique divers comportements sociaux nuisibles, tels que les nouvellistes crédules, les ennuyeux, les indifférents, les grands parleurs, les fanfarons, les opiniâtres, les indolents, les glorieux, les faux connaisseurs, les complaisants et les envieux. Il souligne l'importance de voir ces descriptions comme une réflexion générale des vices et ridicules de l'époque, plutôt que de reconnaître une personne en particulier. Le Mercure affirme sa modération, sincérité et impartialité, garantissant l'absence de satire et de portraits ironiques. Les pièces seront publiées sans préférence de rang, et les éditeurs encouragent les auteurs à soumettre des extraits de leurs œuvres avec des remarques sur les défauts. Le texte exprime également sa gratitude envers plusieurs savants, muses aimables et autres personnes méritantes dont les productions enrichissent le Mercure et en augmentent la valeur.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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15
p. 134-142
« DICTIONNAIRE DES POSTES, contenant le nom de toutes les villes, bourgs, paroisses [...] »
Début :
DICTIONNAIRE DES POSTES, contenant le nom de toutes les villes, bourgs, paroisses [...]
Mots clefs :
Lettres, Postes, Bureau des postes, Dictionnaire, Adresse, Amour, Retard des lettres, Commerce des lettres, Perte des lettres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « DICTIONNAIRE DES POSTES, contenant le nom de toutes les villes, bourgs, paroisses [...] »
DICTIONNAIRE DES POSTES , contenant
le nom de toutes les villes , bourgs , par
roiffes , abbayes , & principaux châteaux
du Royaume de France & du Duché de-
Lorraine , les provinces où ils font fitués ,
& le nom du plus prochain bureau des
poftes où les lettres doivent être adreffées
pour chacun defdits endroits , les villes de
JANVIER. 1755. T3S
FEurope , les Etats où elles font fituées ,
& la diſtinction de celles pour lesquelles
il est néceffaire d'affranchir , différentes
obfervations utiles à tous ceux qui font en
commerce de lettres. Livre utile & nécef,
faire à toutes perfonnes , pour adreffer avec
fûreté leurs lettres , & éviter la perte ou le
retard ,, que le défaut de bonne adreffe
peut leur occafionner , 1. vol . in -4° . Par
M. Guyot , Employé au bureau des Poſtes
à Paris. A Paris , chez la veuve Delatour ,.
Imprimeur des Poftes.
La compagnie des Poftes a toujours vu
avec peine que le public n'eft que trop
dans l'ufage de rejetter für elle ou fur fes
Directeurs le défaut de remife des lettres à
leur deftination , quoique ce défaut vienne
prefque toujours du vice de l'adreffe qui
eft fauffe ; la quantité immenfe de rebuts
qu'on renvoyoit à Paris de tout le royaume
en étoit une preuve. >
La maniere dont la partie des rebuts
avoit été gérée jufqu'en 1748 , avoit été
en partie la caufe de ces deux inconvé
niens ; en effet , une lettre mal adreffée ,
après avoir féjourné pendant quatre mois
dans un bureau , étoit renvoyée à Paris ,
d'où l'on tentoit ordinairement de la faire:
paffer en d'autres bureaux , elle en revenoit
fans fuccès ; & après avoir fait inuti136
MERCURE DE FRANCE .
lement un circuit immenfe , on la gardoir
à Paris , fans que le public eût connoiſſance
des foins qu'on s'étoit donné pour faire
enforte de la faire parvenir à fa vraie deftination
, & fans qu'il fe doutât que c'étoit
prefque toujours à lui feul qu'il devoit
attribuer le défaut de remife de fa lettre
parce que l'adreffe en étoit vicieuſe.
D'un autre côté , lorfqu'il reclamoit un
paquet perdu , on ne pouvoit en faire la
recherche que dans les rebuts du bureau
où il auroit dû être adreffé , & c'étoit précifément
là où il ne fe trouvoit pas dès que
l'adreffe n'en étoit pas jufte ; & comme il
n'étoit pas poffible de fouiller fans une perte
de tems confidérable & fans un grand
nombre de Commis , dans la prodigieufe
quantité de rebuts , on étoit forcé d'en
abandonner la recherche.
Pour y remédier , on ordonna aux Directeurs
des poftes de tout le royaume de
Tenvoyer à Paris tous les mois les lettres
qu'ils n'auroient pu diftribuer. Il fut établi
un nouveau bureau pour faire un triage
général de ces lettres , & les renvoyer
dans les lieux d'où elles étoient parties.
MM. les Adminiftrateurs Généraux des
poftes ont vû avec fatisfaction que les auteurs
des lettres , à portée par ce moyen de
réclamer celles qu'ils avoient intérêt de
JANVIER. 1755. 137
retirer , en ont repété une quantité aflez
confidérable ; & que lorfqu'ils avoient négligé
pendant un tems de le faire , on étoit
en état à Paris d'en faire aifément la recherche
, parce qu'on les avoit rangées fous
le nom des bureaux d'où elles étoient par
ties & timbrées.
Cet arrangement a remédié à la vérité à
la perte des lettres ; mais il reftoit encore
un vice à déraciner ( s'il étoit poffible d'y
parvenir ) , c'eft le retardement de l'arrivée
d'une lettre à fa deftination , lorfque
par
le défaut d'indication de la route , ou
pour mieux dire du bureau de poftes par
lequel elle doit être envoyée , les Commis
des poftes ne fçavent dans quel paquet ils
la doivent mettre , fur- tout lorfqu'il y a
plufieurs lieux du même nom dans le
royaume , ce qui par malheur n'eft que
trop ordinaire ; en effet , ce défaut d'indication
les force à fe déterminer au hazard ;
& comment peuvent- ils fçavoir , par exemple
, fi une lettre adreffée fimplement à
Aire , eft pour Aire en Artois , ou pour Aire
en Gascogne , qui reçoit ces lettres par le
Mont de Marfan ?
Un Dictionnaire général , non feulement
de la France , mais encore des villes
de l'étranger , à chaque article duquel on
défignât la province , & le bureau de pof38
MERCURE DE FRANCE.
tes par où les lettres doivent être adreffées ,
a paru à l'Auteur le feul moyen propre à
mettre le public en état d'éviter ces retards ,
& même de prévenir la perte de ces lettres
; la partie des rebuts dont il eft chargé
, l'a mis à portée de connoître cet inconvénient
, & fon zele lui a infpiré le
projet de former le Dictionnaire qu'il préfente
au public.
Il indique même dans ce Dictionnaire
les villes pour lesquelles on doit néceffairement
affranchir , parce que par le défaut
d'affranchiffement les lettres destinées pour
ces villes ne partent point pour leur deſtination.
Le prix de ce Dictionnaire broché eſt
de 8 livres , & relié 10 livres. Dans les
provinces on remettra le montant des exemplaires
à MM. les Directeurs des poftes ,
qui voudront bien le faire paffer à l'auteur,
qui en enverra auffi - tôt lefdits exemplaires
francs de port ; MM . les Adminiftrateurs.
généraux des poftes ayant bien voulu , accorder
cette fatisfaction au public , en confidération
de ce que cet ouvrage leur a
paru très propre à remplir l'objet que l'au
teur s'eft propofé .
JOSEPH BAR BOU , Libraire - Imprimeur
à Paris , rue S. Jacques , aux Cico
JANVIER 1755. 139
gnes , annonce que le premier tome du Recueil
périodique de Médecine , de Chirur
gie & de Pharmacie , qui a commencé au
mois de Juillet dernier , fe trouve complet
par le recueil du mois de Décembre , qu'il
vient de mettre en vente ; il continuera à
en donner un nouveau tous les mois : il
invite les perfonnes qui ont des pieces fur
ces matieres , de vouloir bien les lui communiquer.
ALMANACH JEUNE , ou Calendrier
pour l'année 1755 ; fe vend chez le même
Libraire.
ge
ETRENNES HISTORIQUES à l'ufade
la Breffe , dans lesquelles on trouve
les événemens remarquables de l'hiſtoire
de cette province , fes ufages , fes productions
, fon gouvernement , fon étendue , &
une table du lever & du coucher du foleil ,
calculée pour la latitude de Bourg , 46 deg.
12 min. 31 fec. pour Pannée 1755, chez
Jombert.
ALMANACH HISTORIQUE DE TOURAINE
pour l'année 1755 , imprimé pour
cette province. A Tours , chez François
Lambert , Imprimeur du Roi , grande rue ,
près le College..
On mettra bientôt toutes les Sciences &
140 MERCURE DE FRANCE .
tous les Arts en Almanachs ou en Dictionnaires
pour la commodité du plus grand
nombre , qui veut avoir l'air inftruit à peu
de frais , promptement & fans étude ; par
ce moyen , chacun en lifant deux ou trois
articles le matin , aura fa provifion d'eſprit
ou d'érudition pour la journée.
LA FOLIE ET L'AMOUR , Comẻ-
die en un acte & en vers , repréſentée pour
la premiere fois par les Comédiens François
ordinaires du Roi , le 2 Octobre 1754-
Le prix eft de 24 fols . A Paris , chez Duchefne
, Libraire , rue S. Jacques , au Temple
du Goût.
L'honneur que M. Yon m'a fait de me
dédier cet ouvrage , m'ôte la liberté d'en
donner un extrait . Les éloges que ie crois
qu'il mérite , malgré fon peu de fuccès ,
paroîtroient fufpects de ma part. Je me
borne à mettre ici la fin de fa préface , qui
fervira de précis .
Tout le monde connoît la fable ingénieufe
de La Fontaine , qui a fourni le fujet
de cette petite piece. L'Auteur a imaginé
qu'étant mife en action elle pourroit préfenter
une image affez riante ; mais il falloit
fauver aux yeux du Spectateur l'aveuglement
réel de l'amour caufé par un emportement
de la folie ; c'eft ce qui a été
JANVIER. 1755. 141
exécuté le plus adroitement qu'il a été poffible
à l'Auteur. La fuppofition d'une conjuration
tramée par la Folie , & concertée
entre l'Amour , Momus & Jupiter même ,
contre les moeurs aufteres de l'Olympe ,
eft le moyen qui amene l'aveuglement
feint de l'Amour ; & l'Oracle qui ordonne
que la Folie lui fervira de guide , & fera
fon époufe , eft l'époque qui met fin à
l'âge d'or. Voilà en peu de mots le programme
de cette petite Comédie. Que
l'homme d'efprit daigne la lire , & qu'il
prononce.
Je vais joindre à ce précis l'approbation
de M. de Crebillon , mon confrere. Son
fuffrage eft le plus grand éloge qu'on
puiffe faire de la piece , & la meilleure
apologie que je puiffe donner de mon fentiment.
39
J'ai lu , par l'ordre de Mgr le Chance-
» lier , une Comédie , qui a pour titre la
» Folie & l'Amour. Cette piece , que plu-
»fieurs connoiffeurs avoient jugée digne
du fort le plus brillant , regagnera fans
» doute à la lecture les fuffrages qu'elle
» auroit dû trouver au théatre , & je crois
» que l'on peut en permettre l'impreffion.
» Če 19 Octobre , 1754. Crebillon.
Ce
و ر
Le peu de place qui refte à ce volume ,
142 MERCURE DE FRANCE.
m'oblige à remettre en Février Pextrait des
Mémoires de Benavidès , annoncés en Décembre
avec éloge par M. l'Abbé Raynal.
fera le premier de ceux que je fuis dans
la néceffité de retarder.
le nom de toutes les villes , bourgs , par
roiffes , abbayes , & principaux châteaux
du Royaume de France & du Duché de-
Lorraine , les provinces où ils font fitués ,
& le nom du plus prochain bureau des
poftes où les lettres doivent être adreffées
pour chacun defdits endroits , les villes de
JANVIER. 1755. T3S
FEurope , les Etats où elles font fituées ,
& la diſtinction de celles pour lesquelles
il est néceffaire d'affranchir , différentes
obfervations utiles à tous ceux qui font en
commerce de lettres. Livre utile & nécef,
faire à toutes perfonnes , pour adreffer avec
fûreté leurs lettres , & éviter la perte ou le
retard ,, que le défaut de bonne adreffe
peut leur occafionner , 1. vol . in -4° . Par
M. Guyot , Employé au bureau des Poſtes
à Paris. A Paris , chez la veuve Delatour ,.
Imprimeur des Poftes.
La compagnie des Poftes a toujours vu
avec peine que le public n'eft que trop
dans l'ufage de rejetter für elle ou fur fes
Directeurs le défaut de remife des lettres à
leur deftination , quoique ce défaut vienne
prefque toujours du vice de l'adreffe qui
eft fauffe ; la quantité immenfe de rebuts
qu'on renvoyoit à Paris de tout le royaume
en étoit une preuve. >
La maniere dont la partie des rebuts
avoit été gérée jufqu'en 1748 , avoit été
en partie la caufe de ces deux inconvé
niens ; en effet , une lettre mal adreffée ,
après avoir féjourné pendant quatre mois
dans un bureau , étoit renvoyée à Paris ,
d'où l'on tentoit ordinairement de la faire:
paffer en d'autres bureaux , elle en revenoit
fans fuccès ; & après avoir fait inuti136
MERCURE DE FRANCE .
lement un circuit immenfe , on la gardoir
à Paris , fans que le public eût connoiſſance
des foins qu'on s'étoit donné pour faire
enforte de la faire parvenir à fa vraie deftination
, & fans qu'il fe doutât que c'étoit
prefque toujours à lui feul qu'il devoit
attribuer le défaut de remife de fa lettre
parce que l'adreffe en étoit vicieuſe.
D'un autre côté , lorfqu'il reclamoit un
paquet perdu , on ne pouvoit en faire la
recherche que dans les rebuts du bureau
où il auroit dû être adreffé , & c'étoit précifément
là où il ne fe trouvoit pas dès que
l'adreffe n'en étoit pas jufte ; & comme il
n'étoit pas poffible de fouiller fans une perte
de tems confidérable & fans un grand
nombre de Commis , dans la prodigieufe
quantité de rebuts , on étoit forcé d'en
abandonner la recherche.
Pour y remédier , on ordonna aux Directeurs
des poftes de tout le royaume de
Tenvoyer à Paris tous les mois les lettres
qu'ils n'auroient pu diftribuer. Il fut établi
un nouveau bureau pour faire un triage
général de ces lettres , & les renvoyer
dans les lieux d'où elles étoient parties.
MM. les Adminiftrateurs Généraux des
poftes ont vû avec fatisfaction que les auteurs
des lettres , à portée par ce moyen de
réclamer celles qu'ils avoient intérêt de
JANVIER. 1755. 137
retirer , en ont repété une quantité aflez
confidérable ; & que lorfqu'ils avoient négligé
pendant un tems de le faire , on étoit
en état à Paris d'en faire aifément la recherche
, parce qu'on les avoit rangées fous
le nom des bureaux d'où elles étoient par
ties & timbrées.
Cet arrangement a remédié à la vérité à
la perte des lettres ; mais il reftoit encore
un vice à déraciner ( s'il étoit poffible d'y
parvenir ) , c'eft le retardement de l'arrivée
d'une lettre à fa deftination , lorfque
par
le défaut d'indication de la route , ou
pour mieux dire du bureau de poftes par
lequel elle doit être envoyée , les Commis
des poftes ne fçavent dans quel paquet ils
la doivent mettre , fur- tout lorfqu'il y a
plufieurs lieux du même nom dans le
royaume , ce qui par malheur n'eft que
trop ordinaire ; en effet , ce défaut d'indication
les force à fe déterminer au hazard ;
& comment peuvent- ils fçavoir , par exemple
, fi une lettre adreffée fimplement à
Aire , eft pour Aire en Artois , ou pour Aire
en Gascogne , qui reçoit ces lettres par le
Mont de Marfan ?
Un Dictionnaire général , non feulement
de la France , mais encore des villes
de l'étranger , à chaque article duquel on
défignât la province , & le bureau de pof38
MERCURE DE FRANCE.
tes par où les lettres doivent être adreffées ,
a paru à l'Auteur le feul moyen propre à
mettre le public en état d'éviter ces retards ,
& même de prévenir la perte de ces lettres
; la partie des rebuts dont il eft chargé
, l'a mis à portée de connoître cet inconvénient
, & fon zele lui a infpiré le
projet de former le Dictionnaire qu'il préfente
au public.
Il indique même dans ce Dictionnaire
les villes pour lesquelles on doit néceffairement
affranchir , parce que par le défaut
d'affranchiffement les lettres destinées pour
ces villes ne partent point pour leur deſtination.
Le prix de ce Dictionnaire broché eſt
de 8 livres , & relié 10 livres. Dans les
provinces on remettra le montant des exemplaires
à MM. les Directeurs des poftes ,
qui voudront bien le faire paffer à l'auteur,
qui en enverra auffi - tôt lefdits exemplaires
francs de port ; MM . les Adminiftrateurs.
généraux des poftes ayant bien voulu , accorder
cette fatisfaction au public , en confidération
de ce que cet ouvrage leur a
paru très propre à remplir l'objet que l'au
teur s'eft propofé .
JOSEPH BAR BOU , Libraire - Imprimeur
à Paris , rue S. Jacques , aux Cico
JANVIER 1755. 139
gnes , annonce que le premier tome du Recueil
périodique de Médecine , de Chirur
gie & de Pharmacie , qui a commencé au
mois de Juillet dernier , fe trouve complet
par le recueil du mois de Décembre , qu'il
vient de mettre en vente ; il continuera à
en donner un nouveau tous les mois : il
invite les perfonnes qui ont des pieces fur
ces matieres , de vouloir bien les lui communiquer.
ALMANACH JEUNE , ou Calendrier
pour l'année 1755 ; fe vend chez le même
Libraire.
ge
ETRENNES HISTORIQUES à l'ufade
la Breffe , dans lesquelles on trouve
les événemens remarquables de l'hiſtoire
de cette province , fes ufages , fes productions
, fon gouvernement , fon étendue , &
une table du lever & du coucher du foleil ,
calculée pour la latitude de Bourg , 46 deg.
12 min. 31 fec. pour Pannée 1755, chez
Jombert.
ALMANACH HISTORIQUE DE TOURAINE
pour l'année 1755 , imprimé pour
cette province. A Tours , chez François
Lambert , Imprimeur du Roi , grande rue ,
près le College..
On mettra bientôt toutes les Sciences &
140 MERCURE DE FRANCE .
tous les Arts en Almanachs ou en Dictionnaires
pour la commodité du plus grand
nombre , qui veut avoir l'air inftruit à peu
de frais , promptement & fans étude ; par
ce moyen , chacun en lifant deux ou trois
articles le matin , aura fa provifion d'eſprit
ou d'érudition pour la journée.
LA FOLIE ET L'AMOUR , Comẻ-
die en un acte & en vers , repréſentée pour
la premiere fois par les Comédiens François
ordinaires du Roi , le 2 Octobre 1754-
Le prix eft de 24 fols . A Paris , chez Duchefne
, Libraire , rue S. Jacques , au Temple
du Goût.
L'honneur que M. Yon m'a fait de me
dédier cet ouvrage , m'ôte la liberté d'en
donner un extrait . Les éloges que ie crois
qu'il mérite , malgré fon peu de fuccès ,
paroîtroient fufpects de ma part. Je me
borne à mettre ici la fin de fa préface , qui
fervira de précis .
Tout le monde connoît la fable ingénieufe
de La Fontaine , qui a fourni le fujet
de cette petite piece. L'Auteur a imaginé
qu'étant mife en action elle pourroit préfenter
une image affez riante ; mais il falloit
fauver aux yeux du Spectateur l'aveuglement
réel de l'amour caufé par un emportement
de la folie ; c'eft ce qui a été
JANVIER. 1755. 141
exécuté le plus adroitement qu'il a été poffible
à l'Auteur. La fuppofition d'une conjuration
tramée par la Folie , & concertée
entre l'Amour , Momus & Jupiter même ,
contre les moeurs aufteres de l'Olympe ,
eft le moyen qui amene l'aveuglement
feint de l'Amour ; & l'Oracle qui ordonne
que la Folie lui fervira de guide , & fera
fon époufe , eft l'époque qui met fin à
l'âge d'or. Voilà en peu de mots le programme
de cette petite Comédie. Que
l'homme d'efprit daigne la lire , & qu'il
prononce.
Je vais joindre à ce précis l'approbation
de M. de Crebillon , mon confrere. Son
fuffrage eft le plus grand éloge qu'on
puiffe faire de la piece , & la meilleure
apologie que je puiffe donner de mon fentiment.
39
J'ai lu , par l'ordre de Mgr le Chance-
» lier , une Comédie , qui a pour titre la
» Folie & l'Amour. Cette piece , que plu-
»fieurs connoiffeurs avoient jugée digne
du fort le plus brillant , regagnera fans
» doute à la lecture les fuffrages qu'elle
» auroit dû trouver au théatre , & je crois
» que l'on peut en permettre l'impreffion.
» Če 19 Octobre , 1754. Crebillon.
Ce
و ر
Le peu de place qui refte à ce volume ,
142 MERCURE DE FRANCE.
m'oblige à remettre en Février Pextrait des
Mémoires de Benavidès , annoncés en Décembre
avec éloge par M. l'Abbé Raynal.
fera le premier de ceux que je fuis dans
la néceffité de retarder.
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Résumé : « DICTIONNAIRE DES POSTES, contenant le nom de toutes les villes, bourgs, paroisses [...] »
Le 'DICTIONNAIRE DES POSTES' publié en janvier 1755 répertorie les villes, bourgs, paroisses, abbayes et principaux châteaux du Royaume de France et du Duché de Lorraine, ainsi que les bureaux des postes correspondants. Cet ouvrage vise à aider le public à adresser correctement les lettres, évitant ainsi les pertes ou retards causés par des adresses incorrectes. La compagnie des Postes a souvent été critiquée pour la non-livraison des lettres, bien que cela soit souvent dû à des erreurs d'adressage. Avant 1748, les lettres mal adressées étaient renvoyées à Paris après quatre mois, entraînant des circuits inutiles et des recherches infructueuses. Pour résoudre ce problème, les directeurs des postes ont été instruits d'envoyer mensuellement à Paris les lettres non distribuées. Un nouveau bureau a été créé pour trier et renvoyer ces lettres. Cependant, des retards subsistaient en raison de l'absence d'indication des routes ou des bureaux de poste appropriés, surtout lorsque plusieurs lieux portaient le même nom. L'auteur du dictionnaire, M. Guyot, a proposé un dictionnaire général des villes de France et de l'étranger, indiquant les provinces et les bureaux de poste pour chaque lieu. Ce dictionnaire signale également les villes nécessitant un affranchissement obligatoire. Le prix du dictionnaire est de 8 livres broché et 10 livres relié. Les administrateurs généraux des postes ont soutenu cet ouvrage, le jugeant utile pour améliorer l'adressage des lettres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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16
p. 230
AVIS.
Début :
On prie M. Tribout, Marchand de Draps près la poste aux lettres, [...]
Mots clefs :
M. Tribout, Adresse, Mercure, Réception du journal
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
N prieM. Tribout, Marchand de Draps
près la poſte aux lettres , de faire ſçavoir
à l'adreſſe du Mercure de quel endroit il
eſt , afin de pouvoir lui donner les éclairciſſemens
qu'il a demandés ſur l'envoi du
Mercure par une lettre ſans date , dans
laquelle il a obmis de mettre l'endroit d'où
il l'a écrit , & le lieu où il defire de recevoir
le Mercure , ou le particulier pour lequel
il s'intéreſſe.
N prieM. Tribout, Marchand de Draps
près la poſte aux lettres , de faire ſçavoir
à l'adreſſe du Mercure de quel endroit il
eſt , afin de pouvoir lui donner les éclairciſſemens
qu'il a demandés ſur l'envoi du
Mercure par une lettre ſans date , dans
laquelle il a obmis de mettre l'endroit d'où
il l'a écrit , & le lieu où il defire de recevoir
le Mercure , ou le particulier pour lequel
il s'intéreſſe.
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17
p. 214
AVIS.
Début :
Le changement de demeure du sieur Garrot, qui possede seul le secret [...]
Mots clefs :
Eau des Sultannes, Changement, Adresse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
E changement de demeure du fieur Garrot, qui
poffede feul le fecret de l'Eau des Sultanes , eſt une
raifon de l'annoncer de nouveau. Il demeure actuellement
rue des Deux-Ponts , Ile Saint-Louis ,
entre un Marchand Paperier & un Chaircutier , au
premier étage. Il prie les perfonnes qui lui écri
ront d'affranchir leurs lettres . On ne répétera point
toutes les bonnes qualités de cette Eau ; la principale
eft de rafraîchir , de raffermir & d'embellir
la peau. Le prix du flacon eft de 6 liv. & celui du
demi-flacon 3 liv.
E changement de demeure du fieur Garrot, qui
poffede feul le fecret de l'Eau des Sultanes , eſt une
raifon de l'annoncer de nouveau. Il demeure actuellement
rue des Deux-Ponts , Ile Saint-Louis ,
entre un Marchand Paperier & un Chaircutier , au
premier étage. Il prie les perfonnes qui lui écri
ront d'affranchir leurs lettres . On ne répétera point
toutes les bonnes qualités de cette Eau ; la principale
eft de rafraîchir , de raffermir & d'embellir
la peau. Le prix du flacon eft de 6 liv. & celui du
demi-flacon 3 liv.
Fermer
Résumé : AVIS.
L'avis informe du déménagement du sieur Garrot, détenteur du secret de l'Eau des Sultanes, rue des Deux-Ponts, Île Saint-Louis. L'Eau des Sultanes rafraîchit, raffermit et embellit la peau. Un flacon coûte six livres, un demi-flacon trois livres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18
p. 163-167
MUSIQUE.
Début :
MÉTHODE ou Principes pour enseigner & apprendre facilement l'accompagnement du Clavecin [...]
Mots clefs :
Flûte, Auteur, Méthode, Adresse, Ouvrage, Clavecin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MUSIQUE.
MUSIQUE...
METHODE THODE ou Principes pour enfeigner
& apprendre facilement l'accompagnement
du Clavecin ou l'harmonie
, le raifonnement , ou la théorie
de baffe fondamentale avec les
paffages de baffe- continue quelcon--
ques , & la façon de les accompagner
à coup-für , même fans chiffres & une.
Planche gravée à la fin du Livre pour
les exemples ; par M. Bertheau , Organifte
de la Métropole de Tours. Cette
méthode coûte 12 fols , & fe trouve à
Paris aux adreffes ordinaires de Mufique
; à Orléans , chez Chevillon , Li-.
braire , rue Royale ; à Angers chez
Boutemy ; à Tours , chez Lambert.
•
L'ART de la Flute Traverfière , par
M. de Luffe. Prix , 7 liv . 4 f. Se vend
aux adreffes ordinaires de Mufique , &
chez l'Auteur , rue S. Jacques , près S..
164 MERCURE DE FRANCE.
Yves , maifon de l'Univerfité à Paris.
L'Auteur a eu pour but dans cet ouvrage
de tirer des ténébres le principe
théorique & pratique de la flute , & de
l'expofer au grand jour avec toute la
précifion & la clarté dont il étoit fufceptible.
Par là ce principe devient à la
portée même de ceux qui n'ont aucune
connoiffance de la Mufique.
M. D. L, dans fon Difcours préliminaire
enfeigne à bien placer les mains
fur la flute donne la vraie façon de
l'emboucher , & démontre enfuite les
divers tacs ou coups de langue , leurs
différentes propriétés , la manière de les
articuler , les pofitions des doigts pour
former tous les tons des gammes naturelle,
diézée & bémolifée , & leurs tremblemens
appellés cadences.
Nous pouvons affurer que ces démonftrations
font faites plus nettement
qu'elles ne l'ont encore été.
L'Auteur entre fçavamment dans le
détail inftructif des agrémens , dans celui
de leur genre & du caractère d'expreffion
auquel ils font propres . Il parle
très-bien de la fixation des phraſes muficales
, du lieu & des momens confacrés
à la refpiration . Cet Article nous
paroît important pour la confervation
AVRIL 1763. 165
•
des poulmons. Si on eût pris ces mefures-
là plutôt , les Médecins n'auroient
pas affuré que la flute eft contraire aux
petites fantés ; la méthode victorieuſe
de M. D. L. doit faire évanouir ce préjugé.
Qu'on fçache ménager fa refpiration
, alors l'un des plus agréable inftrumens
de la Mufique reprendra vigueur
parmi nous. Un foufle doux & léger ne
ruinera jamais la poitrine. Nous confeillons
aux Amateurs de la flute de fe procurer
le Livre eſtimable de M. D. L. il
leur développera ce que nous ne faifons
qu'indiquer ici.
Après une tablature des fons harmoniques
, fuivent plufieurs leçons en forme
de petites Sonates avec la baffe , mais
proportionnées aux forces des Commencans.
L'ouvrage fe termine par douze
Caprices ou cadences finales remplis de
traits & de difficultés propres à faciliter
l'exercice de l'embouchure & des
doigts . On peut les inférer dans les Concertos
pour la flute .
Nous ne pouvons qu'applaudir à cette
nouvelle méthode ; elle jette de la
lumiére fur un art agréable , & foulage
les Maîtres en les difpenfant de la rebu-
´tante occupation d'écrire eux-mêmes des
principes ; mais fon plus grand mérite
166 MERCURE DE FRANCE .
eft de conduire leurs éléves à des fuc
cès auffi certains que rapides.
SEI SINFONIE , con violini , alto
viola , baffo , & corni da caccia a
piacimento , da Gio Battifta Cirri da
Forlir Opera feconda. Prix 9 liv . Chez
PAuteur , rue Croix des Petits - Champs ,
chez le fieur Mique , Perruquier , &
aux Adreffes ordinaires. Ces Symphonies
font d'un nouveau genre & fort
goûtées .
SONATES DE CLAVECIN , Premier
Livre. Par J. P. le Grand , Maître
de Clavecin & Organifte de l'Abbaye
S. Germain des Près. Chez l'Auteur
, rue S. Honoré , vis-à -vis la rue
neuve du Luxembourg ; & chez le fieur
le Menu , Marchand de Mufique , rue
du Roule , à la Clef d'Or, Prix 19 liv.
Cet Ouvrage fait honneur à fon
Auteur.
RÉFLEXIONS fur la Mufique ,
& la vraie manière de l'exécuter fur
le violon ; Par M. Brijon. Prix en blanc ,
avec les exemples & les airs gravés ,
3 liv . 12 f. à Paris chez l'Auteur , logé
chez M. Prudent , Profeffeur de Mu
fique & d'Inftrumens , rue du Petit
AVRIL. 1763 . 167
Pont , au bas de la rue S. Jacques , la
porte cochere à côté d'un Marchand
Papetier. On en trouve auffi des Exemplaires
chez M. Vaudemont , rue Beaurepaire
, près la rue Montorgueil , &
aux Adreffes ordinaires de Mufique.
Cet Ouvrage renferme des idées neuves
, auffi heureufement que clairement
exprimées. Nous en donnerons
ipceffamment l'Extrait.
METHODE THODE ou Principes pour enfeigner
& apprendre facilement l'accompagnement
du Clavecin ou l'harmonie
, le raifonnement , ou la théorie
de baffe fondamentale avec les
paffages de baffe- continue quelcon--
ques , & la façon de les accompagner
à coup-für , même fans chiffres & une.
Planche gravée à la fin du Livre pour
les exemples ; par M. Bertheau , Organifte
de la Métropole de Tours. Cette
méthode coûte 12 fols , & fe trouve à
Paris aux adreffes ordinaires de Mufique
; à Orléans , chez Chevillon , Li-.
braire , rue Royale ; à Angers chez
Boutemy ; à Tours , chez Lambert.
•
L'ART de la Flute Traverfière , par
M. de Luffe. Prix , 7 liv . 4 f. Se vend
aux adreffes ordinaires de Mufique , &
chez l'Auteur , rue S. Jacques , près S..
164 MERCURE DE FRANCE.
Yves , maifon de l'Univerfité à Paris.
L'Auteur a eu pour but dans cet ouvrage
de tirer des ténébres le principe
théorique & pratique de la flute , & de
l'expofer au grand jour avec toute la
précifion & la clarté dont il étoit fufceptible.
Par là ce principe devient à la
portée même de ceux qui n'ont aucune
connoiffance de la Mufique.
M. D. L, dans fon Difcours préliminaire
enfeigne à bien placer les mains
fur la flute donne la vraie façon de
l'emboucher , & démontre enfuite les
divers tacs ou coups de langue , leurs
différentes propriétés , la manière de les
articuler , les pofitions des doigts pour
former tous les tons des gammes naturelle,
diézée & bémolifée , & leurs tremblemens
appellés cadences.
Nous pouvons affurer que ces démonftrations
font faites plus nettement
qu'elles ne l'ont encore été.
L'Auteur entre fçavamment dans le
détail inftructif des agrémens , dans celui
de leur genre & du caractère d'expreffion
auquel ils font propres . Il parle
très-bien de la fixation des phraſes muficales
, du lieu & des momens confacrés
à la refpiration . Cet Article nous
paroît important pour la confervation
AVRIL 1763. 165
•
des poulmons. Si on eût pris ces mefures-
là plutôt , les Médecins n'auroient
pas affuré que la flute eft contraire aux
petites fantés ; la méthode victorieuſe
de M. D. L. doit faire évanouir ce préjugé.
Qu'on fçache ménager fa refpiration
, alors l'un des plus agréable inftrumens
de la Mufique reprendra vigueur
parmi nous. Un foufle doux & léger ne
ruinera jamais la poitrine. Nous confeillons
aux Amateurs de la flute de fe procurer
le Livre eſtimable de M. D. L. il
leur développera ce que nous ne faifons
qu'indiquer ici.
Après une tablature des fons harmoniques
, fuivent plufieurs leçons en forme
de petites Sonates avec la baffe , mais
proportionnées aux forces des Commencans.
L'ouvrage fe termine par douze
Caprices ou cadences finales remplis de
traits & de difficultés propres à faciliter
l'exercice de l'embouchure & des
doigts . On peut les inférer dans les Concertos
pour la flute .
Nous ne pouvons qu'applaudir à cette
nouvelle méthode ; elle jette de la
lumiére fur un art agréable , & foulage
les Maîtres en les difpenfant de la rebu-
´tante occupation d'écrire eux-mêmes des
principes ; mais fon plus grand mérite
166 MERCURE DE FRANCE .
eft de conduire leurs éléves à des fuc
cès auffi certains que rapides.
SEI SINFONIE , con violini , alto
viola , baffo , & corni da caccia a
piacimento , da Gio Battifta Cirri da
Forlir Opera feconda. Prix 9 liv . Chez
PAuteur , rue Croix des Petits - Champs ,
chez le fieur Mique , Perruquier , &
aux Adreffes ordinaires. Ces Symphonies
font d'un nouveau genre & fort
goûtées .
SONATES DE CLAVECIN , Premier
Livre. Par J. P. le Grand , Maître
de Clavecin & Organifte de l'Abbaye
S. Germain des Près. Chez l'Auteur
, rue S. Honoré , vis-à -vis la rue
neuve du Luxembourg ; & chez le fieur
le Menu , Marchand de Mufique , rue
du Roule , à la Clef d'Or, Prix 19 liv.
Cet Ouvrage fait honneur à fon
Auteur.
RÉFLEXIONS fur la Mufique ,
& la vraie manière de l'exécuter fur
le violon ; Par M. Brijon. Prix en blanc ,
avec les exemples & les airs gravés ,
3 liv . 12 f. à Paris chez l'Auteur , logé
chez M. Prudent , Profeffeur de Mu
fique & d'Inftrumens , rue du Petit
AVRIL. 1763 . 167
Pont , au bas de la rue S. Jacques , la
porte cochere à côté d'un Marchand
Papetier. On en trouve auffi des Exemplaires
chez M. Vaudemont , rue Beaurepaire
, près la rue Montorgueil , &
aux Adreffes ordinaires de Mufique.
Cet Ouvrage renferme des idées neuves
, auffi heureufement que clairement
exprimées. Nous en donnerons
ipceffamment l'Extrait.
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Résumé : MUSIQUE.
Le texte présente divers ouvrages et méthodes liés à la musique. La 'Méthode Thode' de M. Bertheau, organiste de Tours, se concentre sur l'accompagnement au clavecin et l'harmonie, avec des exemples illustrés. Ce livre est disponible à Paris, Orléans, Angers et Tours pour un coût de 12 francs. L'ouvrage 'L'Art de la Flûte Traversière' de M. de Luffe, vendu 7 livres 4 francs, expose les principes théoriques et pratiques de la flûte. Il couvre la position des mains, l'embouchure, les coups de langue, et les positions des doigts. Il aborde également les agréments, la respiration, et les soins des poumons, contredisant l'idée que la flûte est nuisible aux enfants. Le livre inclut des sonates et des caprices pour exercer l'embouchure et les doigts. Les 'Sei Sinfonie' de Gio Battista Cirri sont des symphonies d'un nouveau genre, vendues 9 livres. Les 'Sonates de Clavecin' de J. P. le Grand, maître de clavecin, sont également mentionnées. Enfin, les 'Réflexions sur la Musique' de M. Brijon, à 3 livres 12 francs, proposent des idées nouvelles sur l'exécution musicale au violon.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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19
p. 199-202
AVIS DIVERS.
Début :
On a établi depuis peu dans cette Capitale, par privilége exclusif [...]
Mots clefs :
Bureau, Paris, Vente, Adresse, Lettres, Étrangers, Établissement, Renseignements, Province, Objets, Négociants, Marchands, Privilège
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS DIVERS.
A VIS DIVER S.
On a établi depuis peu dans cette Capitale ,
par privilége exclufif , un Bureau Général d'Indication
, d'Avis , d'Adreffe & de Rencontre.
Cet Etabliſſement , confacré à l'utilité publique,
a pour but d'indiquer par voies d'adreffe , tous
les objets à vendre ou à louer tant à Paris qu'en
Provinces , comme Terres , Maiſons , Domaines ,
Rentes , Charges , Fonds de Commerce , Meubles
, Bijoux , &c. Meubles ou Appartemens
meublés ou non-meublés ; en forte que les perfonnes
tant de Paris que des Provinces qui ont
quelques objets à vendre , à louer ou à acheter ,
peuvent en adreffer à ce Bureau une note circonftancice
, franche de port , en payant feulement
pour tous frais ; fçavoir , pour les objets à
vendre , une livre ; quatre fols, pour ceux du prix
jufqu'à 1000 liv . 3 liv. pour ceux juſqu'à 10000
liv. & 6 liv. pour ceux de 10 , 15 , 20000 liv . &
au-deffus. A l'égard de ceux à louer , les enregiftremens
font de fix fols pour le loyer jufqu'à
300 liv . de douze fols jufqu'à 1000 liv . & de
vingt-quatre fols jufqu'à 3000 liv. & de trois liv.
pour ceux de 3000 liv . & au- deffus. L'on paye le
double de ce prix pour le renfeignement , & lorfque
les perfonnes ne s'accommodent pas de l'ob-
Liv
200 MERCURE DE FRANCE.
et dont on a délivré lé renfeignement , on leur
en donne d'autres gratis , jnfqu'a ce qu'elles foient
fatisfaites.
Ce Bureau préfente enfin au Public un avantage
fupérieur à toutes les voies dont on s'eft fervi
jufqu'à préfent , foit pour vendre , foit pour rencontrer
l'objet que l'on a envie de fe procurer :
1 ° , par la réunion générale de toutes les chofes
qui fe trouvoient auparavant difperfées , & qui
échappoient à ceux qui en faifoient la recherche :
2 ° , parce que les objets que l'on y fait enregif
trer ne font fupprimés du Tableau qui leur eft
propre , qu'après que l'on en a difpofé.
Les Etrangers qui defireront auſſi trouver à
leur arrivée à Paris un appartement prêt à occuper
, pourront écrire directement à ce Bureau ,
qui fe chargera de leur en procurer , enjoignant.
feulement a leur Lettre un Mandat payable à
Paris , au moins pour le montant du premier
mois .
On peut aufli s'y adreffer pour les Extraits de
Baptême , Mariages , Sépultures , & c. & pour
toutes autres recherches & expéditions .
Ce Bureau , pour ne négliger aucun des objets
utiles à la Société , enregistre auffi les diverſes
Penfions Collégiales , Conventuelles & Bourgeoifes
, tant de Paris que des Provinces , moyennant
un abonnement de 3 liv . par année ſealement , &
à la faveur du Tableau détaillé que l'on y aura
fait inférer des prix , nourritures , foins & éducations
qu'on y reçoit , le Particulier ou le Père
de Famille feront moins embarraffés dans le
choix que leur fortune ou les circonstances exigeront.
On a encore réuni un nouvel objet à ce Bureau
qui intérefle particulièrement les Etrangers qui
NOVEMBRE. 1764. 20-
venant à Paris , n'ayant pas de domicile abfoluz
ment fixe & permanent , font fouvent expofes
perdre les Letrres ou effets qui leur font adref
fés , foit par les fréquens changemens de demeu
re , ou par la négligence de ceux chez qui l'on
pourroit le les faire adreffer , foit enfin pour év
ter les incommodités qui peuvent réfulter de la
curiofité , fouvent même de l'indifcrétion de ceux
entre les mains de qui pourroient tomber ces
Lettres. Or ce Bureau préfente un moyen facile
de prévenir ces fortes de défagrémens , par la
railon qu'on peut s'y faire adreffer directement
ces Lettres comme à un domicile qui devient
commun à tous Etrangers & Citoyens ; & que par
l'ordre qu'on y tient, elles font exactement remifes
à la volonté des Commettans , ce qui s'entend
pareillement de toutes les Villes où l'on fe
propofe d'établir de femblables Bureaux .
Il eft effentiel d'obferver qu'on ne fe charge de
la réception defdites Lettres , qu'autant que le
port en eft acquitté , ou que l'on auroit pris avec
le Bureau des arrangemens particuliers & relatifs
à cet objet , en payant deux fols pour la remife de
chacune defdites Lettres.
N. B. Ceux qui defireront former un pareil Etabliffement
dans les principales Villes du Royaume
s'adrefferont , pour en traiter , au Bureau Général ,
rue S. Honoré , à l'Hôtel d'Aligre.
Quoique ce que nous venons d'annoncer ne
foit qu'un extrait fort abrégé de l'utilité de cet
établiſſement , nous pensons qu'il eft fuffisamment
étendu pour que chacun juge en particulier de
l'avantage qu'il peut y trouver.
Les Négocians , les Marchands ou Artiftes ,
&c , qui étant difpofés à augmenter leur Commerce
ou a quitter leur Etat , & qui n'attendent fouvent
Iy
>
202 MERCURE DE FRANCE:
que l'occafion favorable de céder leur fond , ou
enfin les Charges ou Priviléges auxquels ils font
attachés, & ceux qui n'attendent également qu'une
femblable rencontre pour former leur Etabliffement
, envifageront aifément la facilité que leur
préfente à cet égard ce nouveau Bureau. En effet
tous ceux qui font dans l'un & dans l'autre cas
pouvant ufer de la voie qui leur eft ouverte , il est
évident qu'ils feront plus à portée qu'auparavant
de remplir réciproquement leurs vues.
On conçoit qu'il en peut être la même choſe à
l'égard des perfonnes qui defirent fe procurer un
Secrétaire , un Intendant , un Régiffeur , &c , &
de celles qui defirent fe placer en cette qualité.
Nous remarquons auffi qu'il ne feroit pas
moins intéreſſant aux Négocians, aux Marchands,
foit en gros , foit en détail , & à bien d'autres
Particuliers , de faire mettre leurs adreffes audit
Bureau chaque fois qu'ils changent de demeure
, parce que quelques circonftances les obligent
à quitter un quartier où ils auront acquis une
réputation avantageufe , les perfonnes qui leur
feront attachées auront par-là un moyen fûr de
les retrouver.
On a établi depuis peu dans cette Capitale ,
par privilége exclufif , un Bureau Général d'Indication
, d'Avis , d'Adreffe & de Rencontre.
Cet Etabliſſement , confacré à l'utilité publique,
a pour but d'indiquer par voies d'adreffe , tous
les objets à vendre ou à louer tant à Paris qu'en
Provinces , comme Terres , Maiſons , Domaines ,
Rentes , Charges , Fonds de Commerce , Meubles
, Bijoux , &c. Meubles ou Appartemens
meublés ou non-meublés ; en forte que les perfonnes
tant de Paris que des Provinces qui ont
quelques objets à vendre , à louer ou à acheter ,
peuvent en adreffer à ce Bureau une note circonftancice
, franche de port , en payant feulement
pour tous frais ; fçavoir , pour les objets à
vendre , une livre ; quatre fols, pour ceux du prix
jufqu'à 1000 liv . 3 liv. pour ceux juſqu'à 10000
liv. & 6 liv. pour ceux de 10 , 15 , 20000 liv . &
au-deffus. A l'égard de ceux à louer , les enregiftremens
font de fix fols pour le loyer jufqu'à
300 liv . de douze fols jufqu'à 1000 liv . & de
vingt-quatre fols jufqu'à 3000 liv. & de trois liv.
pour ceux de 3000 liv . & au- deffus. L'on paye le
double de ce prix pour le renfeignement , & lorfque
les perfonnes ne s'accommodent pas de l'ob-
Liv
200 MERCURE DE FRANCE.
et dont on a délivré lé renfeignement , on leur
en donne d'autres gratis , jnfqu'a ce qu'elles foient
fatisfaites.
Ce Bureau préfente enfin au Public un avantage
fupérieur à toutes les voies dont on s'eft fervi
jufqu'à préfent , foit pour vendre , foit pour rencontrer
l'objet que l'on a envie de fe procurer :
1 ° , par la réunion générale de toutes les chofes
qui fe trouvoient auparavant difperfées , & qui
échappoient à ceux qui en faifoient la recherche :
2 ° , parce que les objets que l'on y fait enregif
trer ne font fupprimés du Tableau qui leur eft
propre , qu'après que l'on en a difpofé.
Les Etrangers qui defireront auſſi trouver à
leur arrivée à Paris un appartement prêt à occuper
, pourront écrire directement à ce Bureau ,
qui fe chargera de leur en procurer , enjoignant.
feulement a leur Lettre un Mandat payable à
Paris , au moins pour le montant du premier
mois .
On peut aufli s'y adreffer pour les Extraits de
Baptême , Mariages , Sépultures , & c. & pour
toutes autres recherches & expéditions .
Ce Bureau , pour ne négliger aucun des objets
utiles à la Société , enregistre auffi les diverſes
Penfions Collégiales , Conventuelles & Bourgeoifes
, tant de Paris que des Provinces , moyennant
un abonnement de 3 liv . par année ſealement , &
à la faveur du Tableau détaillé que l'on y aura
fait inférer des prix , nourritures , foins & éducations
qu'on y reçoit , le Particulier ou le Père
de Famille feront moins embarraffés dans le
choix que leur fortune ou les circonstances exigeront.
On a encore réuni un nouvel objet à ce Bureau
qui intérefle particulièrement les Etrangers qui
NOVEMBRE. 1764. 20-
venant à Paris , n'ayant pas de domicile abfoluz
ment fixe & permanent , font fouvent expofes
perdre les Letrres ou effets qui leur font adref
fés , foit par les fréquens changemens de demeu
re , ou par la négligence de ceux chez qui l'on
pourroit le les faire adreffer , foit enfin pour év
ter les incommodités qui peuvent réfulter de la
curiofité , fouvent même de l'indifcrétion de ceux
entre les mains de qui pourroient tomber ces
Lettres. Or ce Bureau préfente un moyen facile
de prévenir ces fortes de défagrémens , par la
railon qu'on peut s'y faire adreffer directement
ces Lettres comme à un domicile qui devient
commun à tous Etrangers & Citoyens ; & que par
l'ordre qu'on y tient, elles font exactement remifes
à la volonté des Commettans , ce qui s'entend
pareillement de toutes les Villes où l'on fe
propofe d'établir de femblables Bureaux .
Il eft effentiel d'obferver qu'on ne fe charge de
la réception defdites Lettres , qu'autant que le
port en eft acquitté , ou que l'on auroit pris avec
le Bureau des arrangemens particuliers & relatifs
à cet objet , en payant deux fols pour la remife de
chacune defdites Lettres.
N. B. Ceux qui defireront former un pareil Etabliffement
dans les principales Villes du Royaume
s'adrefferont , pour en traiter , au Bureau Général ,
rue S. Honoré , à l'Hôtel d'Aligre.
Quoique ce que nous venons d'annoncer ne
foit qu'un extrait fort abrégé de l'utilité de cet
établiſſement , nous pensons qu'il eft fuffisamment
étendu pour que chacun juge en particulier de
l'avantage qu'il peut y trouver.
Les Négocians , les Marchands ou Artiftes ,
&c , qui étant difpofés à augmenter leur Commerce
ou a quitter leur Etat , & qui n'attendent fouvent
Iy
>
202 MERCURE DE FRANCE:
que l'occafion favorable de céder leur fond , ou
enfin les Charges ou Priviléges auxquels ils font
attachés, & ceux qui n'attendent également qu'une
femblable rencontre pour former leur Etabliffement
, envifageront aifément la facilité que leur
préfente à cet égard ce nouveau Bureau. En effet
tous ceux qui font dans l'un & dans l'autre cas
pouvant ufer de la voie qui leur eft ouverte , il est
évident qu'ils feront plus à portée qu'auparavant
de remplir réciproquement leurs vues.
On conçoit qu'il en peut être la même choſe à
l'égard des perfonnes qui defirent fe procurer un
Secrétaire , un Intendant , un Régiffeur , &c , &
de celles qui defirent fe placer en cette qualité.
Nous remarquons auffi qu'il ne feroit pas
moins intéreſſant aux Négocians, aux Marchands,
foit en gros , foit en détail , & à bien d'autres
Particuliers , de faire mettre leurs adreffes audit
Bureau chaque fois qu'ils changent de demeure
, parce que quelques circonftances les obligent
à quitter un quartier où ils auront acquis une
réputation avantageufe , les perfonnes qui leur
feront attachées auront par-là un moyen fûr de
les retrouver.
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Résumé : AVIS DIVERS.
Un Bureau Général d'Indication, d'Avis, d'Adresse et de Rencontre a été créé à Paris. Cet établissement facilite la vente, la location ou l'achat de divers objets, tels que terres, maisons, domaines, rentes, charges, fonds de commerce, meubles, bijoux, et appartements meublés ou non. Les intéressés peuvent soumettre une note détaillée en payant des frais spécifiques selon la valeur des objets. Le Bureau propose également des services de renseignements gratuits jusqu'à satisfaction et enregistre les pensions collégiales, conventuelles et bourgeoises pour aider les particuliers dans leurs choix. Les étrangers peuvent utiliser ce Bureau pour trouver des appartements ou recevoir leur courrier, évitant ainsi les pertes dues aux changements fréquents de domicile. Le Bureau garantit la réception et la remise exacte des lettres contre paiement des frais de port. Pour établir des bureaux similaires dans d'autres villes, il est possible de contacter le Bureau Général à l'Hôtel d'Aligre, rue Saint-Honoré. Ce service est particulièrement utile pour les négociants, marchands, artisans et autres particuliers cherchant à augmenter leur commerce ou à trouver des opportunités d'emploi. Il facilite également la recherche de secrétaires, intendants, régisseurs, et autres postes similaires. Les particuliers sont encouragés à mettre à jour leurs adresses auprès du Bureau pour maintenir le contact avec leurs relations professionnelles.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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