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1
p. 300-301
AUTRE ENIGME.
Début :
Quiconque s'est servy de moy, [...]
Mots clefs :
Éventail
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE ENIGME.
AUTRE ENIGME ..
Viconque s'estforvy de
moy,
:
Sçait combien àpréſent utile estmon
employ.
MonCorps estsimple&froid autant
qu'on lepeut eſtre;
Il estpourveu deplusieurs bras
Dontle nombre ne doitfaire aucun
embarras.
Qu'ilsuffise au Lecteur qui cherche
àme connoistre
GALANT. 301
Que de moyfans c. a l'on feroir peu
decas.
Ilnefautpointque l'on s'étonne,
Si ce queje n'ay pas, quand on veut,
je le donne.
Demoy-mesme je ne puis rien,
Par le fecours d'autruy je rens le
mien utile,
Etjenefais nymal ny bien ,
Tandis qu'on me laiſſe inutile.
Viconque s'estforvy de
moy,
:
Sçait combien àpréſent utile estmon
employ.
MonCorps estsimple&froid autant
qu'on lepeut eſtre;
Il estpourveu deplusieurs bras
Dontle nombre ne doitfaire aucun
embarras.
Qu'ilsuffise au Lecteur qui cherche
àme connoistre
GALANT. 301
Que de moyfans c. a l'on feroir peu
decas.
Ilnefautpointque l'on s'étonne,
Si ce queje n'ay pas, quand on veut,
je le donne.
Demoy-mesme je ne puis rien,
Par le fecours d'autruy je rens le
mien utile,
Etjenefais nymal ny bien ,
Tandis qu'on me laiſſe inutile.
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2
p. 41-46
TRADUCTION De l'Eté de M. l'Abbé Métastaze.
Début :
Des pleurs précieux de l'Aurore [...]
Mots clefs :
Bergère, Chaleur, Amour
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texteReconnaissance textuelle : TRADUCTION De l'Eté de M. l'Abbé Métastaze.
TRADUCTION
De l'Eté de M. l'Abbé Métaftaze.
DEs pleurs précieux de l'Aurore
Nos champs ne font plus pénétrés ;
brillantes couleurs de Flore ,
Njardins ne font plus parés.
L Eté , qu'un blond épic couronne ,
Amene déja la moiffon :
Et la chaleur qui l'environne ,
A terni l'éclat du
gazon.
#
L'air appéfanti nous accable ,
Sitôt que le foleil s'enfuit :
Son feu déposé dans le ſable ,
S'éleve & réchauffe la nuit.
Ces prez voifins d'une fontaine
N'ont plus de ruiffeau bienfaicteurs.
L'autan , fous fa brulante haleine ,
Voit plier la tige des fleurs.
42 MERCURE DE FRANCE:
Des nuages , la terre aride
Ne reçoit aucun aliment :
De leurs dons fa furface avide
Partout fe fillonne & fe fend.
L'arbre que le printems décore ,
N'a plus fa premiere verdeur :
Et le rayon qui le dévore .
Paroît y laiffer fa couleur.
Le faule ingrat fur le rivage ;
A ce ruiffeau qui le nourrit
Ceffant de porter fon ombrage ;
Le livre au chaud qui le tarit.
3
On voit ,fans en craindre l'outrage ,
Le moiffonneur , fous le foleil ,
Accablé du poids de l'ouvrage ,
Gouter la douceur du fommeil .
串
Près de lui la Bergere aimable ,
Courant d'un pas rapide & prompt ,
Ote d'une ma n fécourable
La fueur qui baigne fon front.
NOVEMBRE. 1755. 43
Nos guèrets couverts de pouffiere
Du timide gibier qui fuit
N'offrent plus la piste légere
A l'ennemi qui le pourfuit.
Vainement le chaffeur tourmente
Le chien bientôt las d'aboyer ;
Son haleine courte & fréquente
Paffe & repaffe à ſon gofier.
Ce taureau bondiffant fur l'herbe ,
Dont le Berger a vu l'ardeur,
Et qui furieux & fuperbe
Porta fa flamme dans fon coeur •
Cédant au chaud qui l'extenue ,
Mugit , fe couche lentement ,
Tandis que la géniffe émue
Répond à fon mugiffement.
8
Du roffignol , que rien n'égale ,
Quand les accens charment nos bois ,
Le fon aigu de la cigale
A remplacé la douce voix.
44 MERCURE DE FRANCE.
Le ferpent qui fe renouvelle ,
Siffle , épouvante les pafteurs ;
Fier , au rayon qui le décele ,
Il oppofe mille couleurs.
Au fond de l'élement humide
Qu'attiédit la chaleur du jour ,
Sous l'algue le poiffon timide ,
Cherche à tempérer fon féjour.
D'une faiſon auſſi terrible
Je fupporterois la rigueur ;
Si Life à mes foupirs fenfible ;
S'attendriffoit en ma faveur .
Qu'Amour aux déferts de Lybie ,
Ou dans les climats les plus froids ,
Me mene au gré de fon envie ,
J'y fuis heureux , fi je t'y vois.
Quoique la, cime en foit brulée ;
Ce mont , par fon dos recourbé
Par cette ombrageufe vallée )
A la chaleur eft dérobé,
NOVEMBRE. 1755. 45
De ce côteau coule une fource ,
Dont la chute épure fes eaux
Et qui partagée en la courſe ,
Se répand en mille ruiffeaux,
Jamais la Bergere n'y mene
L'importun troupeau qui la fuit ;
La lune y paroît incertaine ,
Foiblement le foleil y luit.
Qu'en ces beaux lieux la nuit nous trompe ;
Qu'elle nous preſſe de jouir ;
Et qu'aucun fouci n'interrompe
Le moment heureux du plaifir.
Pourquoi chercher dans le nuage
Du fombre & douteux avenir ;
Il n'eft qu'un tems pour le bel âge ,
Life , l'amour doit le remplir,
Si le Dieu du Pinde m'inſpire ,
Si l'amour m'affure ta foi ,
Que le fort contre mor confpire ,
Je l'attends fans aucun effroi.
46 MERCURE DE FRANCE.
Ni le luxe de la richeſſe ,
Ni le faux éclat de l'honneur ,
Ni les glaces de la vieilleffe
Ne changeront jamais mon coeur.
Tout courbé , la tête chenue ,
Mon luth fléchira fous mes doigts ;
A fa corde alors mal tendue
J'accorderai ma foible voix.
Je chercherai l'amour encore
Dans ces beaux yeux moins empreffés ;
Et fur cette main que j'adore ,
Mes froids baifers feront tracés,
Grands Dieux , qu'aucun trouble n'altere ,
De nos maux , paiſibles témoins ,
Souffrez que mon luth , ma Bergere ,
Soient toujours l'objet de mes foins.
#
i
Que pour nous la parque moitis dure ,
D'un long fil couvre ſon fuſeau ,
Life , d'une flamme auffi pure
Je brulerai jufqu'au tombeau.
Pallu , de Poitiers.
De l'Eté de M. l'Abbé Métaftaze.
DEs pleurs précieux de l'Aurore
Nos champs ne font plus pénétrés ;
brillantes couleurs de Flore ,
Njardins ne font plus parés.
L Eté , qu'un blond épic couronne ,
Amene déja la moiffon :
Et la chaleur qui l'environne ,
A terni l'éclat du
gazon.
#
L'air appéfanti nous accable ,
Sitôt que le foleil s'enfuit :
Son feu déposé dans le ſable ,
S'éleve & réchauffe la nuit.
Ces prez voifins d'une fontaine
N'ont plus de ruiffeau bienfaicteurs.
L'autan , fous fa brulante haleine ,
Voit plier la tige des fleurs.
42 MERCURE DE FRANCE:
Des nuages , la terre aride
Ne reçoit aucun aliment :
De leurs dons fa furface avide
Partout fe fillonne & fe fend.
L'arbre que le printems décore ,
N'a plus fa premiere verdeur :
Et le rayon qui le dévore .
Paroît y laiffer fa couleur.
Le faule ingrat fur le rivage ;
A ce ruiffeau qui le nourrit
Ceffant de porter fon ombrage ;
Le livre au chaud qui le tarit.
3
On voit ,fans en craindre l'outrage ,
Le moiffonneur , fous le foleil ,
Accablé du poids de l'ouvrage ,
Gouter la douceur du fommeil .
串
Près de lui la Bergere aimable ,
Courant d'un pas rapide & prompt ,
Ote d'une ma n fécourable
La fueur qui baigne fon front.
NOVEMBRE. 1755. 43
Nos guèrets couverts de pouffiere
Du timide gibier qui fuit
N'offrent plus la piste légere
A l'ennemi qui le pourfuit.
Vainement le chaffeur tourmente
Le chien bientôt las d'aboyer ;
Son haleine courte & fréquente
Paffe & repaffe à ſon gofier.
Ce taureau bondiffant fur l'herbe ,
Dont le Berger a vu l'ardeur,
Et qui furieux & fuperbe
Porta fa flamme dans fon coeur •
Cédant au chaud qui l'extenue ,
Mugit , fe couche lentement ,
Tandis que la géniffe émue
Répond à fon mugiffement.
8
Du roffignol , que rien n'égale ,
Quand les accens charment nos bois ,
Le fon aigu de la cigale
A remplacé la douce voix.
44 MERCURE DE FRANCE.
Le ferpent qui fe renouvelle ,
Siffle , épouvante les pafteurs ;
Fier , au rayon qui le décele ,
Il oppofe mille couleurs.
Au fond de l'élement humide
Qu'attiédit la chaleur du jour ,
Sous l'algue le poiffon timide ,
Cherche à tempérer fon féjour.
D'une faiſon auſſi terrible
Je fupporterois la rigueur ;
Si Life à mes foupirs fenfible ;
S'attendriffoit en ma faveur .
Qu'Amour aux déferts de Lybie ,
Ou dans les climats les plus froids ,
Me mene au gré de fon envie ,
J'y fuis heureux , fi je t'y vois.
Quoique la, cime en foit brulée ;
Ce mont , par fon dos recourbé
Par cette ombrageufe vallée )
A la chaleur eft dérobé,
NOVEMBRE. 1755. 45
De ce côteau coule une fource ,
Dont la chute épure fes eaux
Et qui partagée en la courſe ,
Se répand en mille ruiffeaux,
Jamais la Bergere n'y mene
L'importun troupeau qui la fuit ;
La lune y paroît incertaine ,
Foiblement le foleil y luit.
Qu'en ces beaux lieux la nuit nous trompe ;
Qu'elle nous preſſe de jouir ;
Et qu'aucun fouci n'interrompe
Le moment heureux du plaifir.
Pourquoi chercher dans le nuage
Du fombre & douteux avenir ;
Il n'eft qu'un tems pour le bel âge ,
Life , l'amour doit le remplir,
Si le Dieu du Pinde m'inſpire ,
Si l'amour m'affure ta foi ,
Que le fort contre mor confpire ,
Je l'attends fans aucun effroi.
46 MERCURE DE FRANCE.
Ni le luxe de la richeſſe ,
Ni le faux éclat de l'honneur ,
Ni les glaces de la vieilleffe
Ne changeront jamais mon coeur.
Tout courbé , la tête chenue ,
Mon luth fléchira fous mes doigts ;
A fa corde alors mal tendue
J'accorderai ma foible voix.
Je chercherai l'amour encore
Dans ces beaux yeux moins empreffés ;
Et fur cette main que j'adore ,
Mes froids baifers feront tracés,
Grands Dieux , qu'aucun trouble n'altere ,
De nos maux , paiſibles témoins ,
Souffrez que mon luth , ma Bergere ,
Soient toujours l'objet de mes foins.
#
i
Que pour nous la parque moitis dure ,
D'un long fil couvre ſon fuſeau ,
Life , d'une flamme auffi pure
Je brulerai jufqu'au tombeau.
Pallu , de Poitiers.
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Résumé : TRADUCTION De l'Eté de M. l'Abbé Métastaze.
Le poème 'Des pleurs précieux de l'Aurore' de l'Abbé Métafaze, publié dans le Mercure de France en novembre 1755, décrit les effets dévastateurs de la chaleur estivale sur la nature. Les champs et les jardins ont perdu leur éclat, et les arbres ont perdu leur verdure. La chaleur intense rend les nuits étouffantes et les sources d'eau sont taries. Les animaux, tels que les taureaux et les chiens, souffrent de la chaleur. Les bergers et les moissonneurs cherchent refuge dans le sommeil. Le poète exprime son amour inconditionnel pour une personne, affirmant qu'il serait heureux en sa compagnie même dans les conditions les plus difficiles. Il souhaite que son amour reste pur et constant jusqu'à la fin de sa vie, malgré les épreuves.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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