Auteur du texte (2)
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Détail
Liste
1
p. 54-58
ODE XXIX. L. III. AD MAECENATEM.
Début :
Tyrrhena regum progenies, tibi [...]
Mots clefs :
Pater, Maecenas
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ODE XXIX. L. III. AD MAECENATEM.
ODE XXIX. L. III. :
AD MECENATE M.
Yrrhena regum progenies , tibi
Non antè verfo lene merum cado
Cum flore , Mecenas , rofarum , &
Preffa tuis balanus capillis
Jamdudum apud me eft ; eripe te mora
Ne femper udum Tibur , & Efulæ
Declive contempleris arvum , &
Telegoni juga parricidæ.
Faftidiofam defére copiam , &
Molem propinquam nubibus arduis.
Omitte mirari beatæ
Fumum , & opes ftrepitumque Roma.
Plerumque gratæ divitibus vices ,
Mundæque parvo fub lare pauperum
Coenæ, fine aulæis & oftro ,
Sollicitam explicuere frontem .
Jam clarus occultum Andromedes pater
Oftendit ignem ; jam Procyon furit :
Et ftella vefani Leonis ;
Sole dies referente ficcos.
Jam paftor umbras cum grege languido ,
Rivumque feffus quærit , & horridi
Dumeta Sylvani : caretque
Ripa vagis taciturna ventis.
Tu civitatem quis deceat ftatus
Curas ; & usbi follicitus times ,
Quid Seres , & regnata Cyro
Bactra parent , Tanaiſque diſcors
Prudens futuri temporis exitum
Caliginosâ nocte premit Deus :
Riderque , fi mortalis ultrà
Fas trepidat. Quod adeft , mementa
Componere æquus . Cætera fluminis
Ritû feruntur , nunc medio alveo
Cum pace delabentis Etrufcum
In mare , nunc lapides adeſos ,
Stirpefque raptas , & pecus , & domos ,
Volventis una ; non fine montium
Clamore , vicinæque Sylvæ ;
Cum vera diluvies quietos
Irritat amnes. Ille potens fui
Lætufque deget , cui licet in diem
Dixiffe , vixi : cras vel atrâ
Nube polum pater occupato ,
Vel fole puro : non tamen irritum
Quodcunque retro eft , efficiet : neque
Diffinget , infectumque redder , zsunt
Quod fugiens femel hora vexir.
Fortuna fævo læta negotio , &
Ludum infolentem ludere pertinax ,
Tranfmutat incertos honores :
Nunc mihi , nunc alii benigna.
Laudo manentem. Si celeres quatir 10
Pennas , refigno quæ dedit : & meas
Virtute me involvo , probamque
Pauperiem fine dote quæro.
Non eft meum , fi mugiat Africis
Malus procellis , ad miferas preces
Decurrère ; & votis pacifci ,
Ne Cypria Tyriæque merces
'Addant avaro divitias mari.
Tunc me biremis præfidio fcapha¿
Tutum per Ægæos tumultus
'Aura feret , geminuſque Pollu». -
AD MECENATE M.
Yrrhena regum progenies , tibi
Non antè verfo lene merum cado
Cum flore , Mecenas , rofarum , &
Preffa tuis balanus capillis
Jamdudum apud me eft ; eripe te mora
Ne femper udum Tibur , & Efulæ
Declive contempleris arvum , &
Telegoni juga parricidæ.
Faftidiofam defére copiam , &
Molem propinquam nubibus arduis.
Omitte mirari beatæ
Fumum , & opes ftrepitumque Roma.
Plerumque gratæ divitibus vices ,
Mundæque parvo fub lare pauperum
Coenæ, fine aulæis & oftro ,
Sollicitam explicuere frontem .
Jam clarus occultum Andromedes pater
Oftendit ignem ; jam Procyon furit :
Et ftella vefani Leonis ;
Sole dies referente ficcos.
Jam paftor umbras cum grege languido ,
Rivumque feffus quærit , & horridi
Dumeta Sylvani : caretque
Ripa vagis taciturna ventis.
Tu civitatem quis deceat ftatus
Curas ; & usbi follicitus times ,
Quid Seres , & regnata Cyro
Bactra parent , Tanaiſque diſcors
Prudens futuri temporis exitum
Caliginosâ nocte premit Deus :
Riderque , fi mortalis ultrà
Fas trepidat. Quod adeft , mementa
Componere æquus . Cætera fluminis
Ritû feruntur , nunc medio alveo
Cum pace delabentis Etrufcum
In mare , nunc lapides adeſos ,
Stirpefque raptas , & pecus , & domos ,
Volventis una ; non fine montium
Clamore , vicinæque Sylvæ ;
Cum vera diluvies quietos
Irritat amnes. Ille potens fui
Lætufque deget , cui licet in diem
Dixiffe , vixi : cras vel atrâ
Nube polum pater occupato ,
Vel fole puro : non tamen irritum
Quodcunque retro eft , efficiet : neque
Diffinget , infectumque redder , zsunt
Quod fugiens femel hora vexir.
Fortuna fævo læta negotio , &
Ludum infolentem ludere pertinax ,
Tranfmutat incertos honores :
Nunc mihi , nunc alii benigna.
Laudo manentem. Si celeres quatir 10
Pennas , refigno quæ dedit : & meas
Virtute me involvo , probamque
Pauperiem fine dote quæro.
Non eft meum , fi mugiat Africis
Malus procellis , ad miferas preces
Decurrère ; & votis pacifci ,
Ne Cypria Tyriæque merces
'Addant avaro divitias mari.
Tunc me biremis præfidio fcapha¿
Tutum per Ægæos tumultus
'Aura feret , geminuſque Pollu». -
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Résumé : ODE XXIX. L. III. AD MAECENATEM.
Dans l''Ode XXIX' de l'Anthologie, Horace s'adresse à Mécène, son protecteur, pour exprimer son désir de vivre pleinement avec lui, loin des préoccupations matérielles. Il invite Mécène à se détacher des plaisirs superficiels et à apprécier les moments simples et authentiques. Le poème évoque les signes astrologiques et naturels marquant le passage du temps et les changements saisonniers. Horace souligne la vanité des soucis politiques et des ambitions terrestres, car le destin est imprévisible et les honneurs éphémères. Il prône une vie modeste et vertueuse, préférant la tranquillité et la simplicité aux richesses et aux dangers des voyages en mer. Le poète conclut en affirmant sa fidélité à ses principes, même face aux tempêtes de la vie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 55-61
TRADUCTION. A MECENE.
Début :
Illustre descendant des Souverains de l'Etrurie, Mécene, depuis long-temps [...]
Mots clefs :
Horace, Ode, Mécène, Jupiter, P. Sanadon
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texteReconnaissance textuelle : TRADUCTION. A MECENE.
TRADUCTION.
A MECENE.
2
Illuftre defcendant des Souverains de
l'Etrurie , Mécene , depuis long- tems
je te réſerve d'excellent vin qui n'est point
entamé ; je t'offre des couronnes de rofes
, des effences pour parfumer tes cheveux,
Seconde mon impatience , arrachetoi
aux vues charmantes des humides contrées
de Tybur , des côteaux d'Efola & des
monts du parricide Télégone. Quitte l'ennuyeufe
abondance ; quitte ce vafte édifice
qui s'éleve jufqu'aux nues ; néglige pour
quelques momens de contempler les ri
cheffes , les vain éclat & le tumulte de la
Superbe Rome, Les grands fe plaifent quel
quefois à perdre de vue l'appareil de la
puiffance ; fouvent fous un toît qui ne cou
vre ni riches tapis , ni lits de pourpre, ll a
propreté du pauvre déride un front chagrin.
Déja l'Aftre brillant de Cephée nous
découvre fes feux déja Favant- coureur
de la canicule & le Lion redoutable exercent
leurs fureurs , & le Soleil ramene les
brûlantes chaleurs de l'Eté. Déja le berger
fatigué cherche avec fon troupeau languifĊ
fant , l'ombre des bois & la fraîcheur des
ruiffeaux. ( 1 ) Les Sylvains fe retirent au
au fond des bocages , Zéphire ne mêle
plus fon haleine au doux murmure de l'eau,
& toi toujours occupé de maintenir l'Etat
(2 ) dans fa fplendeur , toujours inquiet
pour Rome , tu crains jufqu'aux projets
que peuvent former contre elle les Séres ,
les Bactriens foumis autrefois à Cyrus &
les féditieux habitans des bords du Tanaïs.
La fageffe des Dieux couvre l'avenir d'épaiffes
ténébres, ils rient d'un mortel dont
l'efprit s'efforce de pénétrer au-delà de fes
bornes . En homme fage contente- toi d'ufer
du préfent ; que le refte foit entraîné
comme un fleuve , au gré des deftinées ;
tel le Tibre , tantôt lent & paisible, tombe
dans la mer d'Etrurie fans s'écarter de fes
rives , tantôt effrayant par fon bruit les forêts
& les montagnes voifines , roule pêle-.
mêle les rochers qu'il a minés , les arbres
qu'il déracine , les troupeaux qu'il englou
tit , les maifons qu'il renverfe quand un
affreux débordement irrite les fleuves tranquilles
qui fe mêlent à fes eaux . Celui- là
feul eft heureux & maître de lui-même , qui
chaque jour peut dire , ( 3 ) j'ai vêcu . Que
demain Jupiter couvre le Ciel d'épais nuages
ou qu'il l'éclaire de la lumiere la plus pare,
Jupiter, tout puiffant qu'il eft , ne peut
anéantir le paffé ; Jupiter ne peut changer ,
ne peut rappeller ce que le tems emporte fur
fes rapides aîles . Conftante à fe jolier infolemment
des mortels , la fortune qui fe
plaît dans ce cruel emploi , tranfporte les
honneurs d'une tête fur une autre , tantôt
me comblant de fes dons , tantôt les faifant
paffer en d'autres mains. S'arrête-t'elle
fur moi ? Je lui fçais gré de ce caprice ; fe
hâte-t'elle de me fair ? Je lui rends fes bienfaits
fans regret ; fous l'abri de ma vertu
je brave fes difgraces , content dans le fein
de l'indigence d'avoir pour dot la probité.
Que mes antennes plient fous l'effort des
des vents , je n'aurai point recours à d'indignes
prieres ; je ne ferai point aux Dieux
de voeux indifcrets , pour qu'ils n'ajoûtent
pas aux richeffes de l'avide mer celles que
j'apporterai de Chypre ou de Tyr. (4) Protegé
de Caftor & de Pollux , à l'aide d'un
léger efquif, je traverſerai fans danger les
flots de la mer en courroux.
REMARQUES.
( 1 ) Le P. Sanadon critique fort judicieuſement
Dacier , d'avoir traduit ainfi ce
paffage , les bergers & les troupeaux cher
chent les bocages du Dieu Sylvain , c'eft faire
dire en effet deux fois la même chofe
à Horace. Tous les autres interprétes paroiffent
s'y être trompés de même & n'ont
pas apperçû , comme le P. Sanadon , que
Sylvani étoit ici au nominatif pluriel ; &
qu'il falloit fous- entendre quærunt.
(2) Les Commentateurs , & même le
P. Sanadon , qui écrit orbis , v . 26 , au lieu
d'urbes , n'ont pas fait la diftinction des
deux mots civitas & urbs , qui fouvent , à
la vérité , ont été employés par les bons
Auteurs comme fynonimes , mais qu'Horace
n'a point employés ici dans le même
fans. Le premier fignifie Refpublica , Reipublica
adminiftratio, Cives , &c. Le fecond
Edificia , fic Cic. de Rep. L. 1. urbem à
civitate claris verbis diftinxit.
(3 ) Le P. Tarteron n'a point traduit
avec exactitude vixi , en l'interprétant ainfi
, j'ai paffe gayement la journée , ni ludum
infolentem , par jeu bizare.
(4) Dacier , malgré ces mots , fans me
foucier du vaiffeau , qu'il ajoûte au texte ,
n'eft pas plus exact ni plus élégant dans fa
traduction de la fin de cette Ode , quorqu'il
fe vante d'être le feul des interprétes
qui en ait entendu le fens . Pour moi , ditil
, dans une pareille occafion , fans me foucier
du vaiffeau , je defcendrai dans l'efquif, &
au plus fort de la tempête je voguerai fur la
mer Egée avec autant d'affûrance & de tranquillité
quefi le vent m'étoit favorable, & que
fi Caftor & Pollux me conduifoient.
A MECENE.
2
Illuftre defcendant des Souverains de
l'Etrurie , Mécene , depuis long- tems
je te réſerve d'excellent vin qui n'est point
entamé ; je t'offre des couronnes de rofes
, des effences pour parfumer tes cheveux,
Seconde mon impatience , arrachetoi
aux vues charmantes des humides contrées
de Tybur , des côteaux d'Efola & des
monts du parricide Télégone. Quitte l'ennuyeufe
abondance ; quitte ce vafte édifice
qui s'éleve jufqu'aux nues ; néglige pour
quelques momens de contempler les ri
cheffes , les vain éclat & le tumulte de la
Superbe Rome, Les grands fe plaifent quel
quefois à perdre de vue l'appareil de la
puiffance ; fouvent fous un toît qui ne cou
vre ni riches tapis , ni lits de pourpre, ll a
propreté du pauvre déride un front chagrin.
Déja l'Aftre brillant de Cephée nous
découvre fes feux déja Favant- coureur
de la canicule & le Lion redoutable exercent
leurs fureurs , & le Soleil ramene les
brûlantes chaleurs de l'Eté. Déja le berger
fatigué cherche avec fon troupeau languifĊ
fant , l'ombre des bois & la fraîcheur des
ruiffeaux. ( 1 ) Les Sylvains fe retirent au
au fond des bocages , Zéphire ne mêle
plus fon haleine au doux murmure de l'eau,
& toi toujours occupé de maintenir l'Etat
(2 ) dans fa fplendeur , toujours inquiet
pour Rome , tu crains jufqu'aux projets
que peuvent former contre elle les Séres ,
les Bactriens foumis autrefois à Cyrus &
les féditieux habitans des bords du Tanaïs.
La fageffe des Dieux couvre l'avenir d'épaiffes
ténébres, ils rient d'un mortel dont
l'efprit s'efforce de pénétrer au-delà de fes
bornes . En homme fage contente- toi d'ufer
du préfent ; que le refte foit entraîné
comme un fleuve , au gré des deftinées ;
tel le Tibre , tantôt lent & paisible, tombe
dans la mer d'Etrurie fans s'écarter de fes
rives , tantôt effrayant par fon bruit les forêts
& les montagnes voifines , roule pêle-.
mêle les rochers qu'il a minés , les arbres
qu'il déracine , les troupeaux qu'il englou
tit , les maifons qu'il renverfe quand un
affreux débordement irrite les fleuves tranquilles
qui fe mêlent à fes eaux . Celui- là
feul eft heureux & maître de lui-même , qui
chaque jour peut dire , ( 3 ) j'ai vêcu . Que
demain Jupiter couvre le Ciel d'épais nuages
ou qu'il l'éclaire de la lumiere la plus pare,
Jupiter, tout puiffant qu'il eft , ne peut
anéantir le paffé ; Jupiter ne peut changer ,
ne peut rappeller ce que le tems emporte fur
fes rapides aîles . Conftante à fe jolier infolemment
des mortels , la fortune qui fe
plaît dans ce cruel emploi , tranfporte les
honneurs d'une tête fur une autre , tantôt
me comblant de fes dons , tantôt les faifant
paffer en d'autres mains. S'arrête-t'elle
fur moi ? Je lui fçais gré de ce caprice ; fe
hâte-t'elle de me fair ? Je lui rends fes bienfaits
fans regret ; fous l'abri de ma vertu
je brave fes difgraces , content dans le fein
de l'indigence d'avoir pour dot la probité.
Que mes antennes plient fous l'effort des
des vents , je n'aurai point recours à d'indignes
prieres ; je ne ferai point aux Dieux
de voeux indifcrets , pour qu'ils n'ajoûtent
pas aux richeffes de l'avide mer celles que
j'apporterai de Chypre ou de Tyr. (4) Protegé
de Caftor & de Pollux , à l'aide d'un
léger efquif, je traverſerai fans danger les
flots de la mer en courroux.
REMARQUES.
( 1 ) Le P. Sanadon critique fort judicieuſement
Dacier , d'avoir traduit ainfi ce
paffage , les bergers & les troupeaux cher
chent les bocages du Dieu Sylvain , c'eft faire
dire en effet deux fois la même chofe
à Horace. Tous les autres interprétes paroiffent
s'y être trompés de même & n'ont
pas apperçû , comme le P. Sanadon , que
Sylvani étoit ici au nominatif pluriel ; &
qu'il falloit fous- entendre quærunt.
(2) Les Commentateurs , & même le
P. Sanadon , qui écrit orbis , v . 26 , au lieu
d'urbes , n'ont pas fait la diftinction des
deux mots civitas & urbs , qui fouvent , à
la vérité , ont été employés par les bons
Auteurs comme fynonimes , mais qu'Horace
n'a point employés ici dans le même
fans. Le premier fignifie Refpublica , Reipublica
adminiftratio, Cives , &c. Le fecond
Edificia , fic Cic. de Rep. L. 1. urbem à
civitate claris verbis diftinxit.
(3 ) Le P. Tarteron n'a point traduit
avec exactitude vixi , en l'interprétant ainfi
, j'ai paffe gayement la journée , ni ludum
infolentem , par jeu bizare.
(4) Dacier , malgré ces mots , fans me
foucier du vaiffeau , qu'il ajoûte au texte ,
n'eft pas plus exact ni plus élégant dans fa
traduction de la fin de cette Ode , quorqu'il
fe vante d'être le feul des interprétes
qui en ait entendu le fens . Pour moi , ditil
, dans une pareille occafion , fans me foucier
du vaiffeau , je defcendrai dans l'efquif, &
au plus fort de la tempête je voguerai fur la
mer Egée avec autant d'affûrance & de tranquillité
quefi le vent m'étoit favorable, & que
fi Caftor & Pollux me conduifoient.
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Résumé : TRADUCTION. A MECENE.
La lettre est adressée à Mécène, descendant des souverains d'Étrurie. L'auteur lui offre du vin, des couronnes de roses et des essences pour ses cheveux, et l'invite à quitter les plaisirs et les préoccupations de Rome pour profiter du moment présent. Il décrit les signes annonciateurs de l'été et les activités des bergers ainsi que celles des divinités sylvestres. L'auteur exprime son inquiétude pour Rome et ses menaces potentielles, tout en conseillant à Mécène de se contenter du présent et de laisser l'avenir aux dieux. Il compare le destin à un fleuve imprévisible et souligne la futilité de s'inquiéter des honneurs éphémères. L'auteur affirme sa résilience face aux caprices de la fortune et son refus de prier pour des richesses supplémentaires. Il conclut en exprimant sa confiance en la protection des dieux pour naviguer en toute sécurité, même en période de tempête.
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