LETTRE de M. de Chabanon, sur les propriétés musicales de la langue françoise.

Données de base

Titre:

LETTRE de M. de Chabanon, sur les propriétés musicales de la langue françoise.

Incipit: J'ai lu, Monsieur, dans le second Mercure d'Octobre, que M. Glouck, célèbre par les Opéras
Page(s): 171-191
Page(s) dans la numérisation: 178-198
Texte (OCR):
LETTRE de M. de Chabanon , fur les
propriétés musicales de la langue françoife.
J'AI la , ' AI lu , Monfieur , dans le fecond Mercure
d'Octobre , que M. Glouck , célèbre par les Opéras
italiens qu'il a mis en mufique , vient de jeter
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Mots clefs: Langue, Musique, Son, Chant, Longues, Brèves, Syllabes, Caractère, Français, Jean-Jacques Rousseau, Genre, Ouvrages, Prosodie, Auteur, Goût, Sens, Christoph Willibald Gluck, Paroles, Opinion, ModerneDomaine: Philologie, connaissance des langues, Belles-lettres, théâtre, Musique, danse
Résumé:
La lettre de M. de Chabanon examine les propriétés musicales de la langue française en réponse aux doutes de Jean-Baptiste Rousseau sur son adaptabilité à l'opéra. Chabanon souligne la préférence de Christoph Willibald Gluck pour la langue française et critique les jugements superficiels sur la supériorité des langues. Il compare les langues anciennes comme le latin et le grec et note les contradictions de la langue française, telle que son obscurité due aux pronoms relatifs et sa clarté philosophique. Il cite des écrivains comme La Fontaine, Boileau et Voltaire. Le texte explore trois opinions sur les propriétés musicales de la langue française : son adaptation à la musique de Lully, son inadaptation à l'opéra, et l'impossibilité de créer une bonne musique en français. Il discute de l'évolution de la musique française et italienne au XVIIIe siècle, soulignant l'influence de Corelli sur Lully et la préférence actuelle pour les œuvres de Quinault. Chabanon critique les partisans du goût antique et compare le public à des maris infidèles. Chabanon distingue la musique de l'opéra de celle de la comédie italienne et conteste l'opinion de Jean-Jacques Rousseau sur l'inadaptabilité de la langue française à la musique. Il explore les caractéristiques de la langue française, comme l'élision des syllabes muettes et la prosodie, et critique ceux qui attribuent les défauts de la musique aux caractéristiques linguistiques. Il soutient que la musique est une langue universelle, indépendante des langues parlées, illustrant cela par des exemples de chants universels. L'auteur affirme que la musique peut être appréciée indépendamment de la compréhension de la langue et compare la voix humaine aux instruments. Il soutient que les différences entre le chant italien et français proviennent des styles musicaux plutôt que des langues elles-mêmes. Il mentionne des exemples d'acteurs italiens modifiant leur chant sans que le public s'en rende compte, illustrant ainsi que l'expression musicale dépend davantage de la musique que des paroles. Pour démontrer l'universalité de la beauté musicale, l'auteur propose des expériences et conclut que la musique domine dans l'alliance avec les paroles, justifiant parfois la répétition des paroles pour des raisons musicales. Il reconnaît que la langue peut contraindre la musique, notamment en matière de prosodie, mais que les maîtres savent naviguer ces contraintes. Des exemples de musique infidèle à la prosodie, incluant des œuvres de Rousseau et de Grétry, sont cités. Le texte discute des privilèges de la musique et des langues, soulignant que la musique cherche à se libérer des contraintes linguistiques.

Provenance

Nom de l'auteur: M. de ChabanonGenre: HommeCollectivité: NonEst rédigé par: Michel Paul Guy de Chabanon

Langue et genre

Langue: FrançaisVers et prose: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraireCourrier des lecteurs: Non

Autres relations, titre dans la table des matières

Est adressé ou dédié à une personne: Jacques Lacombe Concerne une oeuvre: Lettre sur la musique françoise. Par J. J. Rousseau, Le devin du village interméde réprésenté a Fontainebleau devant leurs Majestés les 18. et 24. octobre 1752. Et a Paris par l'Academie royale de musique le 1er mars 1753. Par J.J. Rousseau. Gravé par Melle Vandôme, depuis la 1re planche jusqu'à la 50 Fait partie d'un dossier: Jean-Jacques Rousseau : textes de tiers
Titre d'après la table:

Lettre de M. de Chabanon, sur la musique,

Remarques et validité

Remarque:

Édité dans Jean-Jacques Rousseau, Correspondance complète, Ralph A. Leigh (éd.), Genève, Institut et Musée Voltaire ; Oxford, Voltaire Foundation, 1972-1998, no A638.


Mentions dans d'autres contenus

Références bibliographiques: