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1
p. 26-30
Sur la mesure geometrique des Voutes surhaussées, ou des demi spheroïdes oblongs.
Début :
1. Ayant mesuré la hauteur du dosme qu'on suppose demi elliptique [...]
Mots clefs :
Voûtes, Géométrie, Mesure, Dômes
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texteReconnaissance textuelle : Sur la mesure geometrique des Voutes surhaussées, ou des demi spheroïdes oblongs.
Sur lamesure geometrique des
Voutes surbaussées
5
ou des
demispheroïdes oblongs.
I. Ayant mesure la hau-
.teur du dosme qu'on suppose demi elliptique, &
l'ayant doublée, on luy ajouxtera sa plus grande
largeur, c'est à direlediametre de la base, & on l'en
retranchera,on multipliera
la somme parle reste,& on
tirera la racine quarrée du
produit, pour faire l'analogie suivante.
2. Si le double de la hauteur du dosme, donne la
racine quarrée cy-dessus
;
que donnera le finustotal?
Il viendra au quatriéme
termie un finus, qui mar-
quera un nombre de degrez & de minutes, dont
on se servira pour multiplier le double de la hauteur, afin d'avoir un produit.
3. Comme le nombre absolu ( 180000. ) est à l'absolu ( 3141. ) ainsi le produit
cy-deflfus,est àun quatriéme terme.
4. Comme la racine du
premier article est au double de la hauteur, ainsi le
quatrième terme de l'article precedent
5
a un qua-
,
trième e
terme nouveau, au-
quel on adjoustera le diametre de la bafe pour avoir
une somme qu'on multipliera par la largeur.
5. Enfin si (4ooo. ) nombre absolu, donnent (3141.)
que donnera le produit de
l'article precedent :
Il
viendra un quatriéme terme, qui fera la surface de
la Voûte ;
sçavoir l'interieure, si les mesures ont
este' prises en dedans, &
l'exterieure sielles onteste
prises en dehors.
Et pour avoir la solidité
on prendra la hauteur &
k largeur par le milieu de
l'épaisseur, pour avoir une
superficie moyenne, qu'on
multipliera par son épaiC.
seur, ce qui donnera la soliditédesirée.
Voutes surbaussées
5
ou des
demispheroïdes oblongs.
I. Ayant mesure la hau-
.teur du dosme qu'on suppose demi elliptique, &
l'ayant doublée, on luy ajouxtera sa plus grande
largeur, c'est à direlediametre de la base, & on l'en
retranchera,on multipliera
la somme parle reste,& on
tirera la racine quarrée du
produit, pour faire l'analogie suivante.
2. Si le double de la hauteur du dosme, donne la
racine quarrée cy-dessus
;
que donnera le finustotal?
Il viendra au quatriéme
termie un finus, qui mar-
quera un nombre de degrez & de minutes, dont
on se servira pour multiplier le double de la hauteur, afin d'avoir un produit.
3. Comme le nombre absolu ( 180000. ) est à l'absolu ( 3141. ) ainsi le produit
cy-deflfus,est àun quatriéme terme.
4. Comme la racine du
premier article est au double de la hauteur, ainsi le
quatrième terme de l'article precedent
5
a un qua-
,
trième e
terme nouveau, au-
quel on adjoustera le diametre de la bafe pour avoir
une somme qu'on multipliera par la largeur.
5. Enfin si (4ooo. ) nombre absolu, donnent (3141.)
que donnera le produit de
l'article precedent :
Il
viendra un quatriéme terme, qui fera la surface de
la Voûte ;
sçavoir l'interieure, si les mesures ont
este' prises en dedans, &
l'exterieure sielles onteste
prises en dehors.
Et pour avoir la solidité
on prendra la hauteur &
k largeur par le milieu de
l'épaisseur, pour avoir une
superficie moyenne, qu'on
multipliera par son épaiC.
seur, ce qui donnera la soliditédesirée.
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Résumé : Sur la mesure geometrique des Voutes surhaussées, ou des demi spheroïdes oblongs.
Le texte décrit une méthode pour mesurer géométriquement des voûtes surbaissées ou des demi-sphéroïdes oblongs. La procédure commence par mesurer la hauteur du dôme, supposée demi-elliptique, et la doubler. Ensuite, on ajoute le diamètre de la base et on retranche la somme obtenue. Le résultat est multiplié par le reste, et on extrait la racine carrée du produit. Si le double de la hauteur donne la racine carrée, le sinus total fournit un nombre de degrés et de minutes, utilisé pour multiplier le double de la hauteur. Des proportions sont établies entre des nombres absolus et les produits obtenus. Une autre proportion est créée entre la racine du premier article et le double de la hauteur, ainsi qu'entre un quatrième terme et un troisième terme nouveau. À ce troisième terme, on ajoute le diamètre de la base, puis on multiplie la somme par la largeur pour obtenir la surface de la voûte. La surface intérieure est obtenue si les mesures sont prises à l'intérieur, et la surface extérieure si elles sont prises à l'extérieur. Pour déterminer la solidité, on multiplie la hauteur et la largeur au milieu de l'épaisseur pour obtenir une superficie moyenne, que l'on multiplie par l'épaisseur.
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2
p. 30-34
Sur la mesure des Voutes surbaissées, ou des demi spheroïdes applatis.
Début :
1. Ayant mesuré, comme cy-dessus, le dosme qu'on suppose encore [...]
Mots clefs :
Voûtes, Dômes, Géométrie, Mesure
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texteReconnaissance textuelle : Sur la mesure des Voutes surbaissées, ou des demi spheroïdes applatis.
Sur la mesure des Voutessurbaissées,
ou des demispheroidesaplatis,
1. Ayant mesuré, comme
cy-dessus, le dosme qu'on
suppose encore demi elliptique, on dou blera la hauteur qu'on adjoustera avec
la largeur, pour avoir une
somme onosteraaussi de
la mesme largeur la hauteur doublée, pour avoir
un reste;on multipliera la
somme par le reste, & ofi
tirera la racine quarrée du
produit ( ce qui donnera la
distance desfoyers.)
2. Adjoustez la largeurà
cette racine ou distance
des foyers prenez le logaritme de la somme,&ostezen le logaritme du double
de la hauteur, pour avoir
un second reste.
3. Multipliez ce second
reste par le quarré du double de la hauteur, & divisez
tousjours le produit par
3010300 fois la racine quarrée du premier article
,
pour avoir un quotient.
4. Adjouftez la largeur
à
ce quotient; multipliez
la somme par la mesme
largeur, & faites l'analogie
suivante.
5. Si(4000. ) nombre absolu, donnent (3141. absolu) que donnera le produit cy -
dessus ?
il viendra au quatrième terme U
surface du spheroïde elliptique applati, sur laquelle
on fera les mesmes reHc-
xions que pour l'oblong.
Si les dosmes sont à arrestes
,
au lieu de l'analogie si4000. donnent 214.1.
&c. faites cette autre:si huit
foisle demi diamettre de
la base donne son circuit,
que donnera le produit
trouve, &c.
Voicy donc les Réglés
queMrHuygens n'a donnéesqu'en énigme à,sa manicre ordinaire,dans son
Traité de la Pendule, &
par des voyes beaucoup
plus longues:j'en donneray
les demonstrations
quand l'occasion s'en presentera
ou des demispheroidesaplatis,
1. Ayant mesuré, comme
cy-dessus, le dosme qu'on
suppose encore demi elliptique, on dou blera la hauteur qu'on adjoustera avec
la largeur, pour avoir une
somme onosteraaussi de
la mesme largeur la hauteur doublée, pour avoir
un reste;on multipliera la
somme par le reste, & ofi
tirera la racine quarrée du
produit ( ce qui donnera la
distance desfoyers.)
2. Adjoustez la largeurà
cette racine ou distance
des foyers prenez le logaritme de la somme,&ostezen le logaritme du double
de la hauteur, pour avoir
un second reste.
3. Multipliez ce second
reste par le quarré du double de la hauteur, & divisez
tousjours le produit par
3010300 fois la racine quarrée du premier article
,
pour avoir un quotient.
4. Adjouftez la largeur
à
ce quotient; multipliez
la somme par la mesme
largeur, & faites l'analogie
suivante.
5. Si(4000. ) nombre absolu, donnent (3141. absolu) que donnera le produit cy -
dessus ?
il viendra au quatrième terme U
surface du spheroïde elliptique applati, sur laquelle
on fera les mesmes reHc-
xions que pour l'oblong.
Si les dosmes sont à arrestes
,
au lieu de l'analogie si4000. donnent 214.1.
&c. faites cette autre:si huit
foisle demi diamettre de
la base donne son circuit,
que donnera le produit
trouve, &c.
Voicy donc les Réglés
queMrHuygens n'a donnéesqu'en énigme à,sa manicre ordinaire,dans son
Traité de la Pendule, &
par des voyes beaucoup
plus longues:j'en donneray
les demonstrations
quand l'occasion s'en presentera
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Résumé : Sur la mesure des Voutes surbaissées, ou des demi spheroïdes applatis.
Le texte présente une méthode pour mesurer les vitesses surbaissées ou les demi-sphéroïdes aplatis. La procédure comprend plusieurs étapes. Premièrement, on mesure le dosme supposé demi-elliptique, on double la hauteur et on l'ajoute à la largeur pour obtenir une somme. On double également la hauteur pour obtenir un reste. Ensuite, on multiplie la somme par le reste et on extrait la racine carrée du produit, ce qui donne la distance des foyers. Deuxièmement, on ajoute la largeur à cette racine et on prend le logarithme de la somme. On soustrait le logarithme du double de la hauteur pour obtenir un second reste. Troisièmement, on multiplie ce second reste par le carré du double de la hauteur et on divise le produit par 3010300 fois la racine carrée du premier article pour obtenir un quotient. Quatrièmement, on ajoute la largeur à ce quotient et on multiplie la somme par la même largeur pour effectuer une analogie. Le texte mentionne des ajustements spécifiques si les dosmes sont à arêtes. Ces règles ont été données par Mr. Huygens sous forme d'énigme dans son Traité de la Pendule, et des démonstrations seront fournies ultérieurement.
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3
p. 174-180
MUSIQUE.
Début :
MUSIQUE. LE sieur de la Chevardière, rue du Roule à la Croix d'or, vient de mettre [...]
Mots clefs :
Mesure, Musique, Sonates, Recueil, Auteur, Opéra, Ponctuation, Chapitre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MUSIQUE.
MUSIQUE.
E fieur de la Chevardière , rue du
Roule à la Croix d'or , vient de mettre
en vente les Ouvrages ſuivans.
" Troiſièine Recueil de Pièces Fran-
>>coiſes & Italiennes , Petits Airs , Ro-
>>>mances , Vaudevilles , choifies dans
,
:
JUIN. 1763 . 175
>> les Opéra- Comiques nouveaux , com-
>>> me le Bucheron , le Roi & le Fermier ,
» Sancho-Pança , le Guy de chêne , &
>>> autres , accommodés pour deux flûtes,
>> deux violons , ou deux pardeſſus -de-
» viole. Par M. Granier. Prix , 6 liv.
>> Ce Recueil forme la fuite de ceux qui
>> ont paru précédemment & qui contient
>>>les airs des Opéra un peu plus anciens.
>> 6 Symphonies à 4 parties obligées
>>> avec Hautbois & Cors-de-Chaffe ad
>>> libitum , compofées par M. Stamitz ,
>>>& mifes au jour par M. de la Chevar-
>> dière : ce font les dernières Sympho-
>>> nies qu'on a pu ramaffer de ce célé-
>>> bre Auteur : elles ont été éxécutées
>> au Concert ſpirituel la ſemaine ſainte ;
>>>on les vend 9 livres.
» 5 & 6 ° Livres de piéces de Clave-
>>cin compoſées par M. Ferdinando Pe-
» legrino , prix, 6 liv. chaque livre.
>> 7º Recueil de récréations chantantes
>>par M. Legat de Furcy , contenant des
>>airs détachés des Opéra - comiques
>> avec accompagnement de Violon ,
>>Flûtes ou pardeſſus-de-Viole , & ar-
>> rangés de façon qu'on peut les jouer
>> en Duo ſur tous les inftrumens ; prix ,
» 3 liv. Cet Ouvrage eſt périodique &
>>paroît tous les mois.
Hiv
1
T
176 MERCURE DE FRANCE.
4º Recueil des récréations de Polym
nie , ou choix d'ariettes & airs tendres
& légers , avecaccompagnement de
Violon , Flûte , Hautbois , Pardeſſusde-
Viole , &c . Ces airs feront auſſi trèsbien
à deux inſtrumens de deſſus au défaut
de la voix. Dédiés au beau ſexe ;
recueillis & mis en ordre par M. le
Loup , Maître de Flûte , Editeur de ces
Recueils . Il y adans celui-ci pluſieurs
ariettes & airs de la Sybille , Opéra-Comique
, Parodie des Fêtes d'Euterpe ,
par M. Gibert ; ainſi qu'un air de Soliman,
&c. Prix, 3 liv. chez l'Éditeur , rue
du Mouton , près la Grève , au Caffé
de la Paix , au coin de la rue de la Tixeranderie.
Ce nouveau recueil nous a paru d'un
bon choix , & s'il eſt poffible plus piquant
encore que les premiers. On y
trouve de plus une ariette nouvelle de
M. le Loup , miſe en Symphonie par
M. Ponteau , paroles de M. Pasquier ,
qui ſe vend ſi l'on veut ſéparément à la
même adreſſe.
Cleffacile & méthodique pour apprendre
en peu de temps à battre la meſure, à
diftinguer les modulations , à préluder
& à phrafer la muſique , par le moyen
JUIN. 1763. 177
de la Ponctuation grammaticale & typographique.
Ouvrage utile & intéreſſant
pourles commençans , ſuivi de 6 petites
Sonates méthodiques, fervant d'exemples
pour l'intelligence & la pratique de cette
méthode. Par M. Atys , Maître de Flûte.
OEuvre 5. A Paris , chez l'Auteur , dans
le paſſage de la rue Traverſière S. Honoréà
celle des Boucheries , & aux Adreſſes
ordinaires . Prix , 7 liv . 4 f.
On ne ſera peut-être pas fàché de voir
comment l'Auteur établit ſon ſyſtême ,
dans ſon Avant-propos .
La meſure dans la Muſique eſt l'effence
même de la mélodie & de l'harmonie
; les commençans doivent donc ,
fitôt les premières notions acquiſes , apprendre
à battre la meſure & à obſerver
exactement la valeur des notes , & ne
rien négliger poury parvenir. Sans cette
attention , il eſt impoſſible qu'ils faififfent
le caractère & le goût particulier
de la Piéce qu'ils chantent , ou qu'ils
éxécutent fur leur inſtrument & qu'ils
en ſentent toutes les beautés & les agrémens.
La Muſique a ſa proſodie ainſi
que le langage ; & fi l'on ne s'afſſujettit
àla meſure& à la valeur des notes , on
rend déſagréable le chant le plus flateur
Hv
178 MERCURE DE FRANCE.
& le plus mélodieux : il eſt donc trèsimportant
de battre la meſure avec toute
la juſteſſe requiſe .
On acquérera aisément cette juſteſſe
av ec un peu d'application , & à l'aide de
cepetit traité qui peut auffi fervir à ceux
qui ont déja avec les difpofitions naturelles
un commencement méthodique
, mais qui ne font pas à portée d'avoir
des Maîtres pour les continuer. Le
moyen d'en retirer l'utilité que j'en promets
, eſt de ſuivre ponctuellement les
exemples que j'ai poſés à côté de chaque
précepte & ceux que je donne d'une
manière plus étendue dans les fix
petites Sonates ci-après.
J'indique dans mon ſeptiéme Chapitre
un nouveau ſyſtême pour phrafer la
Muſique. Son utilité m'a frappé lorſque
l'obſervation la plus commune m'en fit
révenir l'idée. La ponctuation de l'Ecriture
meſure la marche & l'étendue du
difcours; ces fignes peuvent naturellement
produire le même effet dans la
Muſique , qui eſt faite pour parler à
l'oreille comme l'Ecriture parle aux
yeux. L'éffai que j'ai fait de ce projet
dans les petites Sonates qui terminent
cet ouvrage ſuffit pour faire concevoir
fans aucun travail toute l'étendue qu'on
JUIN. 1763 . 179
peut donner à cette idée ; car les inventions
les plus utiles & les plus fages
font prèſque toujours les plus intelligibles
& les plus fimples .
Outre cette ponctuation j'employe
encore dans les fix Sonates que je viens
d'annoncer , des marques ou des fignes
pour avertir d'augmenter ou de diminuer
le ſon lorſque le goût & la délicateſſe
l'exigent.
Enfin le huitiéme & dernier Chapitre
contient une expofition des vingt-quatre
Modes tels que la diviſion de la
Gamme ou Echelle diatonique ordinaire
les produit néceſſairement. La méthode
claire , préciſe & exacte avec laquelle
j'ai tâché de détailler cette expofition
apprendra à ceux qui me liront:
avec un peu d'attention, à diftinguer les
modulations , à connoître & à difcerner
en quel mode ou en quel ton ils
feront foit au commencement , foit dans.
le courant d'une Piece , ou même lorfqu'ils
s'éffſayeront à préluder , à décider
en un mot fi ce ton ou Mode eſt Majeur
ou Mineur.
Quant aux fix petites Sonates que je
viens d'annoncer & qui font à la fuite
de ce huitiéme Chapitre, j'avertis qu'on
doit les regarder comme une leçon gé
H vj
180 MERCURE DE FRANCE:
nérale où l'on appercevra aisément l'application
que je fais faire de ce que
j'enſeigne dans ce Traité.
SIX TRIO pour deux Violons & un
Violoncello,compoſés par le Signor Galeotti
de Gènes , dédiés à Madame la
Princeſſe de Monaco ; à Gènes , chez
l'Auteur ; & à Paris, aux adreſſes ordinaires
de Muſique. Prix , 9 liv. avec privilége.
Cet Ouvrage eſt digne de la ré
putation dont cet Auteur jouit en Italie
par ſes ouvrages & par ſon talent
connu pour le Violoncello .
E fieur de la Chevardière , rue du
Roule à la Croix d'or , vient de mettre
en vente les Ouvrages ſuivans.
" Troiſièine Recueil de Pièces Fran-
>>coiſes & Italiennes , Petits Airs , Ro-
>>>mances , Vaudevilles , choifies dans
,
:
JUIN. 1763 . 175
>> les Opéra- Comiques nouveaux , com-
>>> me le Bucheron , le Roi & le Fermier ,
» Sancho-Pança , le Guy de chêne , &
>>> autres , accommodés pour deux flûtes,
>> deux violons , ou deux pardeſſus -de-
» viole. Par M. Granier. Prix , 6 liv.
>> Ce Recueil forme la fuite de ceux qui
>> ont paru précédemment & qui contient
>>>les airs des Opéra un peu plus anciens.
>> 6 Symphonies à 4 parties obligées
>>> avec Hautbois & Cors-de-Chaffe ad
>>> libitum , compofées par M. Stamitz ,
>>>& mifes au jour par M. de la Chevar-
>> dière : ce font les dernières Sympho-
>>> nies qu'on a pu ramaffer de ce célé-
>>> bre Auteur : elles ont été éxécutées
>> au Concert ſpirituel la ſemaine ſainte ;
>>>on les vend 9 livres.
» 5 & 6 ° Livres de piéces de Clave-
>>cin compoſées par M. Ferdinando Pe-
» legrino , prix, 6 liv. chaque livre.
>> 7º Recueil de récréations chantantes
>>par M. Legat de Furcy , contenant des
>>airs détachés des Opéra - comiques
>> avec accompagnement de Violon ,
>>Flûtes ou pardeſſus-de-Viole , & ar-
>> rangés de façon qu'on peut les jouer
>> en Duo ſur tous les inftrumens ; prix ,
» 3 liv. Cet Ouvrage eſt périodique &
>>paroît tous les mois.
Hiv
1
T
176 MERCURE DE FRANCE.
4º Recueil des récréations de Polym
nie , ou choix d'ariettes & airs tendres
& légers , avecaccompagnement de
Violon , Flûte , Hautbois , Pardeſſusde-
Viole , &c . Ces airs feront auſſi trèsbien
à deux inſtrumens de deſſus au défaut
de la voix. Dédiés au beau ſexe ;
recueillis & mis en ordre par M. le
Loup , Maître de Flûte , Editeur de ces
Recueils . Il y adans celui-ci pluſieurs
ariettes & airs de la Sybille , Opéra-Comique
, Parodie des Fêtes d'Euterpe ,
par M. Gibert ; ainſi qu'un air de Soliman,
&c. Prix, 3 liv. chez l'Éditeur , rue
du Mouton , près la Grève , au Caffé
de la Paix , au coin de la rue de la Tixeranderie.
Ce nouveau recueil nous a paru d'un
bon choix , & s'il eſt poffible plus piquant
encore que les premiers. On y
trouve de plus une ariette nouvelle de
M. le Loup , miſe en Symphonie par
M. Ponteau , paroles de M. Pasquier ,
qui ſe vend ſi l'on veut ſéparément à la
même adreſſe.
Cleffacile & méthodique pour apprendre
en peu de temps à battre la meſure, à
diftinguer les modulations , à préluder
& à phrafer la muſique , par le moyen
JUIN. 1763. 177
de la Ponctuation grammaticale & typographique.
Ouvrage utile & intéreſſant
pourles commençans , ſuivi de 6 petites
Sonates méthodiques, fervant d'exemples
pour l'intelligence & la pratique de cette
méthode. Par M. Atys , Maître de Flûte.
OEuvre 5. A Paris , chez l'Auteur , dans
le paſſage de la rue Traverſière S. Honoréà
celle des Boucheries , & aux Adreſſes
ordinaires . Prix , 7 liv . 4 f.
On ne ſera peut-être pas fàché de voir
comment l'Auteur établit ſon ſyſtême ,
dans ſon Avant-propos .
La meſure dans la Muſique eſt l'effence
même de la mélodie & de l'harmonie
; les commençans doivent donc ,
fitôt les premières notions acquiſes , apprendre
à battre la meſure & à obſerver
exactement la valeur des notes , & ne
rien négliger poury parvenir. Sans cette
attention , il eſt impoſſible qu'ils faififfent
le caractère & le goût particulier
de la Piéce qu'ils chantent , ou qu'ils
éxécutent fur leur inſtrument & qu'ils
en ſentent toutes les beautés & les agrémens.
La Muſique a ſa proſodie ainſi
que le langage ; & fi l'on ne s'afſſujettit
àla meſure& à la valeur des notes , on
rend déſagréable le chant le plus flateur
Hv
178 MERCURE DE FRANCE.
& le plus mélodieux : il eſt donc trèsimportant
de battre la meſure avec toute
la juſteſſe requiſe .
On acquérera aisément cette juſteſſe
av ec un peu d'application , & à l'aide de
cepetit traité qui peut auffi fervir à ceux
qui ont déja avec les difpofitions naturelles
un commencement méthodique
, mais qui ne font pas à portée d'avoir
des Maîtres pour les continuer. Le
moyen d'en retirer l'utilité que j'en promets
, eſt de ſuivre ponctuellement les
exemples que j'ai poſés à côté de chaque
précepte & ceux que je donne d'une
manière plus étendue dans les fix
petites Sonates ci-après.
J'indique dans mon ſeptiéme Chapitre
un nouveau ſyſtême pour phrafer la
Muſique. Son utilité m'a frappé lorſque
l'obſervation la plus commune m'en fit
révenir l'idée. La ponctuation de l'Ecriture
meſure la marche & l'étendue du
difcours; ces fignes peuvent naturellement
produire le même effet dans la
Muſique , qui eſt faite pour parler à
l'oreille comme l'Ecriture parle aux
yeux. L'éffai que j'ai fait de ce projet
dans les petites Sonates qui terminent
cet ouvrage ſuffit pour faire concevoir
fans aucun travail toute l'étendue qu'on
JUIN. 1763 . 179
peut donner à cette idée ; car les inventions
les plus utiles & les plus fages
font prèſque toujours les plus intelligibles
& les plus fimples .
Outre cette ponctuation j'employe
encore dans les fix Sonates que je viens
d'annoncer , des marques ou des fignes
pour avertir d'augmenter ou de diminuer
le ſon lorſque le goût & la délicateſſe
l'exigent.
Enfin le huitiéme & dernier Chapitre
contient une expofition des vingt-quatre
Modes tels que la diviſion de la
Gamme ou Echelle diatonique ordinaire
les produit néceſſairement. La méthode
claire , préciſe & exacte avec laquelle
j'ai tâché de détailler cette expofition
apprendra à ceux qui me liront:
avec un peu d'attention, à diftinguer les
modulations , à connoître & à difcerner
en quel mode ou en quel ton ils
feront foit au commencement , foit dans.
le courant d'une Piece , ou même lorfqu'ils
s'éffſayeront à préluder , à décider
en un mot fi ce ton ou Mode eſt Majeur
ou Mineur.
Quant aux fix petites Sonates que je
viens d'annoncer & qui font à la fuite
de ce huitiéme Chapitre, j'avertis qu'on
doit les regarder comme une leçon gé
H vj
180 MERCURE DE FRANCE:
nérale où l'on appercevra aisément l'application
que je fais faire de ce que
j'enſeigne dans ce Traité.
SIX TRIO pour deux Violons & un
Violoncello,compoſés par le Signor Galeotti
de Gènes , dédiés à Madame la
Princeſſe de Monaco ; à Gènes , chez
l'Auteur ; & à Paris, aux adreſſes ordinaires
de Muſique. Prix , 9 liv. avec privilége.
Cet Ouvrage eſt digne de la ré
putation dont cet Auteur jouit en Italie
par ſes ouvrages & par ſon talent
connu pour le Violoncello .
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Résumé : MUSIQUE.
En juin 1763, divers ouvrages musicaux étaient disponibles à la vente. Parmi ceux-ci, on trouvait un troisième recueil de pièces françaises et italiennes, incluant des airs d'opéras-comiques récents tels que 'Le Bûcheron', 'Le Roi et le Fermier' et 'Sancho Pança', arrangés pour deux flûtes, deux violons ou deux altos par M. Granier. Six symphonies de M. Stamitz, exécutées au Concert spirituel pendant la semaine sainte, étaient également en vente. Deux livres de pièces pour clavecin par M. Ferdinando Pellegrino et un recueil mensuel de récréations chantantes par M. Legat de Furcy étaient proposés. Un autre recueil, 'Les Récréations de Polymnie', compilait des ariettes et airs tendres, dédié au beau sexe et édité par M. le Loup. Un ouvrage méthodique pour apprendre à battre la mesure et à moduler, accompagné de six sonates, était écrit par M. Atys. Ce traité incluait une méthode de ponctuation musicale inspirée de la ponctuation grammaticale et typographique. Le texte mentionnait aussi des sonates en mode majeur ou mineur, décrites comme une leçon générale illustrant les enseignements d'un traité. De plus, il annonçait la publication de six trios pour deux violons et un violoncelle, composés par le Signor Galeotti de Gênes. Ces trios étaient dédiés à Madame la Princesse de Monaco et étaient disponibles à Gênes chez l'auteur ainsi qu'à Paris, au prix de neuf livres avec un privilège. L'auteur était reconnu en Italie pour ses œuvres et son talent au violoncelle.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 47-50
EPITRE. A Madame du B***, sur la préférence qu'elle donna aux cheveux de l'Auteur sur une perruque.
Début :
QUAND de ma tête blanchissante [...]
Mots clefs :
Âge, Cheveux, Beauté, Appas, Pinceaux, Image, Mesure, Chevelure, Jeunesse, Sagesse, Art trompeur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EPITRE. A Madame du B***, sur la préférence qu'elle donna aux cheveux de l'Auteur sur une perruque.
EPITRE
A Madame du B *** , fur la préférence
qu'elle donna aux cheveux de
l'Auteur fur une perruque.
QUAND de ma tête blanchiſſante
Vous daignez venger la couleur ,
Charmante Du B *** , cet honneur
De la vieilletſe enlaidillante
Me rend l'approche ſans frayeur.
A la voix de votre ſuffrage
Je parfume mes cheveux blancs ,
Je leur trouve , en dépit des ans ,
Les grâces de mon premier âge.
Je crois ſur mon front ſurranné,
Sentir flotter la chevelure
Qui faisoit jadis la parure
Du Dieu qui chériſſoit Daphné.
Dans l'éſſor d'une noble audace
Jevas fixément en ce jour ,
Elever ſur les pas d'Horace
Ma tête au celeſte ſéjour.
Oui raviſſante Bienfaitrice !
Ma chevelure maintenant
Pourra figurer hardiment
Avec celle de Bérénice ,
48 MERCURE DE FRANCE.
Ou cette boucle de cheveux
Si fubtilement enlevée
Et pompeuſement élevée
A l'honneur d'embellir les Cieux.
Par ma tête aujourd'hui j'en jure ,
Ces fils qu'ont blanchi mes travaux
Du tranchant des cruels ciſeaux
N'éprouveront jamais l'injure ;
Et ſi quelques traits imprévus
Les arrachoient à mon envie ,
A l'inſtant ainſi que Nifus
Je finirois ma triſte vie.
De ces tiffus qu'un art trompeur
Treffe pour maſquer la Nature ,
Je n'emploirai point l'impoſture
Pour diſſimuler la couleur
De mon antique chevelure ,
Dont les reſtes que l'âge épure
Des lys égalent la blancheur,
Un front que la neige de l'âge
Rend éclatant & qu'elle ombrage ,
Offre ſouvent plus d'agrément ,
Que la tournure ſymétrique
Des cheveux qu'un fer tyrannique
Fait plier à l'arrangement
Qu'imprime la main deſpotique
D'un mercénaire fatiguant.
Aux regards purs de la ſageſſe ,
La
DECEMBRE. 1763. 49
La tête blanche de Neftor :
Plaiſoit autant que la jeuneſſe
Qui brilloit fur le front d'Hector.
De ma tête ſexagénaire ,
Ornement ſimple & précieux ,
Croiſſez encore mes cheveux
Juſques à mon heure derniere !
Imitez ces rameaux conftans ,
Qu'on voit couronner un vieux chêne ;
De la cime àqui les enchaîne
La main rigoureuſe du Temps ,
Ils ne s'arrachent qu'avec peine ;
Et quand la foudre & les autans
Renverſent ſon tronc ſur l'arène ,
Dans la chûte alors qui l'entraîne ,
Avec lui tombent ſes enfans.
Doux rejetton de mon jeune âge ,
Des ans ainſi bravez l'outrage ,
Autour de ma tête attachés ,
N'en foyez jamais détachés
Qu'au moment du dernier orage.
Non moins précieux qu'un tréſor ,
Vous aurez mes ſoins , ma tendreſſe;
Vous embellirez ma vieilleſſe
Sous le contour de mon caſtor :
Etvotre couleur vénérable
Sera le ſigne reſpectable
Demon amour pour l'âge d'or.
C
50 MERCURE DE FRANCE.
Jours d'innocence où la Nature
Brilloit par la ſimplicité !
Où les moeurs par leur pureté
Des humains faiſoient la parurel
Vous n'êtes plus qu'une peinture
Sans force& fans réalité ;
Le luxe qui vous défigure ,
Acorrompu la ſource pure
De la véritable Beauté.
Vous qui reçures ſans meſure ,
Sage Du B*** , ces dons divers ,
Pour m'acquitter avecuſure ,
Eſt-ce aſſez pour moi que des vers ?
Commentpareux dans la balance
De l'exacte reconnoiffance ,
Puis-je dignement compenfer
Ce que vous venez de penſer
Pour ma tête& pour ſa décence ?
Un pinceau, mieux que mes accords,
Embelliroit mon tendre hommage ;
Votre tête ſeroit l'image
Que crayonneroient mes efforts.
Pour rendre mon coeuvre complette ;
Grâces, volez à mon ſecours;
Prenez les pinceaux , la palette
Etle coloris des Amours.
Mais ma prière eſt indiſcrette :
J'entends Cypris qui larejette ,
DECEMBRE. 1763. 50
M'accuſer de témérité.
Ah! je le vois , la jalouſie
Lui montre dans votre copie
La rivale de ſa Beauté.
Vengez-moi de ſa réſiſtance ,
Le châtiment eſt dans vos yeux ;
Vous-même paroiſſez : bien mieux
Vous montrerez ſa reſſenıblance.
Mais d'autres traits plus glorieux
Relévent cette Nymphe aimable:
De l'eſprit ſource intarillable ,
Elle laiſſe échapper les feux ,
Dont l'éclat perçant , radieux ,
Sans nul apprêt , ravit , enchante
Mieux que la Beauté ſéduiſante
Qui neſçait flatter que les yeux.
Elle eſt un ombre fugitive ,
Qui ſediſſipe ſous nos pas ;
L'eſprit eſt une flame active
Dont le foyer ne s'éteint pas.
En vous cette flâme ſi vive
Eſt l'âme de tous vos appas.
DE SAULX.
A Madame du B *** , fur la préférence
qu'elle donna aux cheveux de
l'Auteur fur une perruque.
QUAND de ma tête blanchiſſante
Vous daignez venger la couleur ,
Charmante Du B *** , cet honneur
De la vieilletſe enlaidillante
Me rend l'approche ſans frayeur.
A la voix de votre ſuffrage
Je parfume mes cheveux blancs ,
Je leur trouve , en dépit des ans ,
Les grâces de mon premier âge.
Je crois ſur mon front ſurranné,
Sentir flotter la chevelure
Qui faisoit jadis la parure
Du Dieu qui chériſſoit Daphné.
Dans l'éſſor d'une noble audace
Jevas fixément en ce jour ,
Elever ſur les pas d'Horace
Ma tête au celeſte ſéjour.
Oui raviſſante Bienfaitrice !
Ma chevelure maintenant
Pourra figurer hardiment
Avec celle de Bérénice ,
48 MERCURE DE FRANCE.
Ou cette boucle de cheveux
Si fubtilement enlevée
Et pompeuſement élevée
A l'honneur d'embellir les Cieux.
Par ma tête aujourd'hui j'en jure ,
Ces fils qu'ont blanchi mes travaux
Du tranchant des cruels ciſeaux
N'éprouveront jamais l'injure ;
Et ſi quelques traits imprévus
Les arrachoient à mon envie ,
A l'inſtant ainſi que Nifus
Je finirois ma triſte vie.
De ces tiffus qu'un art trompeur
Treffe pour maſquer la Nature ,
Je n'emploirai point l'impoſture
Pour diſſimuler la couleur
De mon antique chevelure ,
Dont les reſtes que l'âge épure
Des lys égalent la blancheur,
Un front que la neige de l'âge
Rend éclatant & qu'elle ombrage ,
Offre ſouvent plus d'agrément ,
Que la tournure ſymétrique
Des cheveux qu'un fer tyrannique
Fait plier à l'arrangement
Qu'imprime la main deſpotique
D'un mercénaire fatiguant.
Aux regards purs de la ſageſſe ,
La
DECEMBRE. 1763. 49
La tête blanche de Neftor :
Plaiſoit autant que la jeuneſſe
Qui brilloit fur le front d'Hector.
De ma tête ſexagénaire ,
Ornement ſimple & précieux ,
Croiſſez encore mes cheveux
Juſques à mon heure derniere !
Imitez ces rameaux conftans ,
Qu'on voit couronner un vieux chêne ;
De la cime àqui les enchaîne
La main rigoureuſe du Temps ,
Ils ne s'arrachent qu'avec peine ;
Et quand la foudre & les autans
Renverſent ſon tronc ſur l'arène ,
Dans la chûte alors qui l'entraîne ,
Avec lui tombent ſes enfans.
Doux rejetton de mon jeune âge ,
Des ans ainſi bravez l'outrage ,
Autour de ma tête attachés ,
N'en foyez jamais détachés
Qu'au moment du dernier orage.
Non moins précieux qu'un tréſor ,
Vous aurez mes ſoins , ma tendreſſe;
Vous embellirez ma vieilleſſe
Sous le contour de mon caſtor :
Etvotre couleur vénérable
Sera le ſigne reſpectable
Demon amour pour l'âge d'or.
C
50 MERCURE DE FRANCE.
Jours d'innocence où la Nature
Brilloit par la ſimplicité !
Où les moeurs par leur pureté
Des humains faiſoient la parurel
Vous n'êtes plus qu'une peinture
Sans force& fans réalité ;
Le luxe qui vous défigure ,
Acorrompu la ſource pure
De la véritable Beauté.
Vous qui reçures ſans meſure ,
Sage Du B*** , ces dons divers ,
Pour m'acquitter avecuſure ,
Eſt-ce aſſez pour moi que des vers ?
Commentpareux dans la balance
De l'exacte reconnoiffance ,
Puis-je dignement compenfer
Ce que vous venez de penſer
Pour ma tête& pour ſa décence ?
Un pinceau, mieux que mes accords,
Embelliroit mon tendre hommage ;
Votre tête ſeroit l'image
Que crayonneroient mes efforts.
Pour rendre mon coeuvre complette ;
Grâces, volez à mon ſecours;
Prenez les pinceaux , la palette
Etle coloris des Amours.
Mais ma prière eſt indiſcrette :
J'entends Cypris qui larejette ,
DECEMBRE. 1763. 50
M'accuſer de témérité.
Ah! je le vois , la jalouſie
Lui montre dans votre copie
La rivale de ſa Beauté.
Vengez-moi de ſa réſiſtance ,
Le châtiment eſt dans vos yeux ;
Vous-même paroiſſez : bien mieux
Vous montrerez ſa reſſenıblance.
Mais d'autres traits plus glorieux
Relévent cette Nymphe aimable:
De l'eſprit ſource intarillable ,
Elle laiſſe échapper les feux ,
Dont l'éclat perçant , radieux ,
Sans nul apprêt , ravit , enchante
Mieux que la Beauté ſéduiſante
Qui neſçait flatter que les yeux.
Elle eſt un ombre fugitive ,
Qui ſediſſipe ſous nos pas ;
L'eſprit eſt une flame active
Dont le foyer ne s'éteint pas.
En vous cette flâme ſi vive
Eſt l'âme de tous vos appas.
DE SAULX.
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Résumé : EPITRE. A Madame du B***, sur la préférence qu'elle donna aux cheveux de l'Auteur sur une perruque.
L'épître est destinée à Madame du B*** et exprime la reconnaissance de l'auteur pour sa préférence pour ses cheveux naturels plutôt qu'une perruque. L'auteur voit cette préférence comme un honneur qui lui permet d'accepter sereinement la vieillesse. Il compare ses cheveux blancs à ceux du dieu Apollon et souhaite les conserver jusqu'à sa mort, rejetant l'idée de porter une perruque. Il valorise la beauté naturelle et la sagesse associées aux cheveux blancs, en prenant l'exemple de Nestor. L'auteur espère que ses cheveux continueront à pousser jusqu'à son dernier jour, symbolisant ainsi la constance et la résistance face au passage du temps. Il oppose la pureté et la simplicité des mœurs anciennes au luxe corrupteur actuel. Enfin, il reconnaît les qualités intellectuelles et spirituelles de Madame du B***, les jugeant supérieures à la simple beauté physique.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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