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1
p. 98-106
Ouvrages manuscrits de l'Abbé Renaudot, [titre d'après la table]
Début :
OUVRAGES manuscrits d'Eusebe Renaudot, de l'Académie Françoise. Extrait [...]
Mots clefs :
Eusèbe Renaudot, Critique, Manuscrits, Publication, Mémoires, Érudition, Lettres, R. P. Niceron
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texteReconnaissance textuelle : Ouvrages manuscrits de l'Abbé Renaudot, [titre d'après la table]
NOUVELLES LITTERAIRES
DES BEAUX ARTS, BC,
UVRAGES manuscrits d'Eusebe
Renaudot , de l'Académie Fran-
,
çoise . Extrait d'une Lettre écrite aux Auteurs
du Mercure , le 1 Decembre 1730. I
En continuant de donner des Extraits
des Mémoires pour fervir à l'Hiftoire des
Hommes Illuftres dans la République des
Lettres , & c. recueillis par le R.P. Niceron
, à mesure que chaque volume paroît
, j'ai gouté les choix que vous avez
faits , et je n'ai point désaprouvé les libertez
que vous avez prises en quelques
occasions en faveur de la verité , et pour
l'instruction du Public , persuadé que
l'Editeur même des Mémoires ne peut
que vous en sçavoir bon gré.
On est cependant surpris que dans votre
dernier Extrait qui regarde Eusebe
Renaudot , vous n'ayiez point relevé les.
termes trop durs , dont cet Editeur s'est
servi en parlant de la critique du R. P.de:
Premare , de la Compagnie de Jesus , sur
l'ouvrage de l'Abbé Renaudot , qui concerne
la Chine. Ces termes ont paru
d'auJANVIER.
1731 .
d'autant plus impropres et outrez à plu
sieurs personnes désinteressées , que le
P. de Prémare lui - même , en ne pensant
pas , comme notre Sçavant , sur le sujet
en question , le traite cependant avec
toute la politesse possible , et ne sort jamais
des bienseances. Il est à croire quesi
le livre du P. de Prémare avoit paru
du vivant de l'Abbé Renaudot , celui- cy
auroit pu répondre et donner des éclaireissemens
qui auroient peut-être satisfait
et le Public et son illustre Adversaire.
Le P. Niceron a eu raison en parlant
des Ouvrages manuscrits du Sçavant
Abbé , de dire que leur nombre surpasse
de beaucoup celui des Ouvrages imprimez
; les Benedictins de S. Germain des.
Prez ne les possedent pas encore , mais
cela n'empêche pas qu'on ne sçache bien
en quoi consistent ces Manuscrits . Ap--
paremment l'Editeur des Mémoires n'a
pas pû pénétrer jusques - là . Il est juste
que le public profite de la facilité que
j'ai eue , non seulement d'en voir plu--
sieurs fois le Catalogue , mais encore d'en
prendre une copie du vivant et de l'agrément
de l'Auteur. Je vous envoye cette
copie , et vous pouvez compter qu'elle
est exacte.
Euse
235165
TOO MERCURE DE FRANCE.
EUSEBII Renaudot , Opera Manuscripta
, et nondum edita .
2
L. De Nestorianis et Nestorianæ
Sectæ propagatione ,
vol. cum Apographis.
II. De Jacobitarum circà duarum
in Christo naturarum
unionem sententiâ , Apo- ,
graphum duntaxat..
III. Excerpta variorum Theologorum
Jacobitarum , quibus
suam ipsi doctrinam
explicant de naturarum duarum
in unam coalitione ,
Apographum.
IV. De hymno Trysagio..
V. De Ecclesiâ Copticâ.
VI. Excerptum ex Codice Vaticano
Quæstionum secundùm
doctrinam Ecclesiæ
Copticæ , cum Apographo.
VII. De Linguâ Copticâ tractatus
diversus ab eo quem Author
, Tom. II. Lyturgiarum
Orientalium edidit.
VIII . De Ecclesiâ Æthyopicâ cum
Apographo.
IX. Item. de eâdem
Æthiopicâ.
X. De Maronitis..
Ecclesia
XI..
JANVIER. 1731 口
XI. De Nestorianis cum Apographo
, sed imperfecto.
XII. De Melchitis.
f
XIII. De Theologiâ Orientali .
XIV. De Fide , Moribus et Institurtis
Christianorum Orientalium.
XV. De Eucharistiâ , ubi .
1. Orientalium Theologorum doctrina
de transmutatione elementorum in Corpus
et Sanguinem Christi. *
2. Observationes ad relata huc usque
testimonia, tàm ex publicis officiis, quàm
ex Theologis Orientalibus circa doctrinam
præsentiæ realis.
3. Observationes singulares de modo
transmutationis elementorum in Corpus
et Sanguinem Christi .
A 4. Observationes singulares de modo
transmutationis Corporis et Sanguinis
Christi , comparatione ducta ab Incarnationis
Mysterio.
XVI. De Liturgiis Orientalibus .
XVII. De Poenitentiâ.
XVIII. De Sacris Ordinationibus
Apographum duntaxat : ubi
De Subdiaconis.
De Diaconis..
De Presbyteris , sed imperfectum
.
XIX. Observationes circà quædam
capita
For MERCURE DE FRANCE
X X.
capita exposita Orientalium
de Sacramentis doctrinæ.
De Sacramento Baptismi secundùm
Melchitas , Jaco
bitas et Nestorianos .
XXI. Officium Baptismi secundùm
Ritum Ecclesiæ Alexandrinæ
Copticæ , cum notis .
XXII. Officium Baptismi Sancti ex
codice Colbertino Syriaco
6068. cum notis .
XXIII. Canon prescriptus à Patre
nostro Sancto Abbate Petro
Episcopo Bahuse , pro
consecratione noviBaptismi.
XXIV. De Circumcisione quæ ab
Ægyptiis, Jacobitis et Ætiopibus
observatur .
XXV. De Sacramento Confirmationis.
XXVI. De Sacramento Poenitentiæ
ejusque administrandi apud
Orientales disciplinâ.
XXVII. Ex tractatu Barsabi Dyonisii,
2
Episcopi Amidensis, de suscipiendis
Poenitentibus observationes
XXVIII. Ordo Reconciliationis Poenirentium
compositus à Mar-
Jesuibb , catholico Nestoriano.
XXIX .
JANVIER. 1731. 109
XXIX . Canones Poenitentiales Syrorum
Jacobitarum.
X X X. Ordo observandus circà eos
qui faciunt Confessionem.
XXXI. Orationes Poenitentiales varia
( cuncta hæc quatuor suis
cum Apographis. )
XXXI I. De oleo infirmorum , seu Extremâ-
Unctione.
XXXIII. De Sacris Ordinationibus cum
suo Apographo.
XXXIV . Officium ordinationis Episcoporum
secundùm Ritum
Ecclesiæ Jacobiticæ Alexandrinæ.
X X X V. Officia ordinationum sub ritu
Jacobitarum Orientis, bina,
quorum unum altero proli
xius est..
XXXV I. Admonitio ad ordinandos.
XXXVII. Officium ordinationis Chorepiscoporum
cum notis .
XXXVIII. In officia ordinationum ...
Jacobiticæ , Notæ.
XXXIX. De Sacramento Matrimonii.
X L. Ordo ad sponsalia celebranda
secundùm Ritum Ecclesiæ
coptica Alexandrina.
XLI. Officium Nuptialis benedictionis
secundùm ritum
Ecclesiæ Jacobitica.
XLIE
T04 MERCURE DE FRANCE
-XLII. De collectione Canonum Met
chitarum , seu eorum Christianorum
qui Græci generis
sunt et arabicè loquuntur.
XLIII. De Canonum Nicanorum
Arabicorum authoritate
Apographum duntaxat .
XLIV. De veteri Canonum codice
•
Syne Magni Ducis Etruriæ.
. XLV. De collectionibus Canonum
Orientalibus.
XLVI. De Canonum collectione Cyrilli
filii Laclak , Patriarcha
Alexandrini .
XLVII. De Canonum collectione Gabrielis
filii Tarik, Patriarcha
Alexandrini.
XLVIII. Collectio Canonum Æthyopica.
XLIX . De collectione Canonum quæ
apud Jacobitas in usu est.
De Calendario Ecclesiæ Jacobitica
Alexandrinæ.
L.
L I.
LIL
De Imaginum ' cultu Orientalium
doctrina.
De Linguam vulgarium in
Sacris usu .
LIII. De Scripturæ Sacræ Versionibus
quæ apud Orientales in
usu sunt.
LIV. Iterùm de fide , moribus et
instiJANVIER.
1731. 105
:
L V.
institutisEcclesiarum Orientis
; ubi , de fide apud Orientales
Schismaticos et Hæreticos
propagandâ.
De ratione agendi cum Orientalibus,
Hæreticis , Schismaticis
, ut ad fidem Catholicam
adducantur.
LV I. De Missionibus ad Orientis
Ecclesias faciendis : Triplex
opus cum suis Apographis.
Opuscula aliquot adversus recentiores quosdam
Scriptores heterodoxos et alios.
1. Réplique à l'Apologiste de M.Ludolf.
z. Adversùs Miscellanea Thomæ Smith
Angli .
3. Adversùs Sebastum Trapezuntium .
4. Dissertatio Apologetica adversùs Simeonem
Josephum Assemanum Maronitam
Bibliothecæ Orientalis Scriptorem
.
-'s . Tourneforlii Relationes castigatæ , in
quæ Christianorum his Orientis ritus
spectant.
OPUSCULA ALIA .
6. De Barbaricis Aristotelicorum librorum
interpretationibus.
7. Mémoire pour l'Academie des Inscriptions.
8.
08 MERCURE DE FRANCE
:
8. Du titre de Princeps Juventutis.
9. Mémoire envoyé à Rome au P. Laderchi.
40. De l'antiquité desVersions Orientales
de l'Ecriture Sainte .
OPUSCULA NON ABSOLUTA.
11. Dosithei Patriarchæ Jerosolimitani
adversùs Cariophilum opusculi translatio
imperfecta pauca desunt .
12. Du Mahometisme et de ses progrès .
13. Des Ecrivains Mahometans , tant Arabes
que Bretons et Turcs .
J'aurois pû ajouter ici l'Epitaphe qui
doit être mise sur le Tombeau de notre
Sçavant , mais ce seroit , ce me semble ,
trop entreprendre. Deux personnes trèsdistinguées
, l'une par son éminente Dignité
, l'autre par une érudition reconnuë
de toute l'Europe , en ont composé
chacun une. On choisira apparemment
celle qui conviendra le mieux. A l'égard
des Ouvrages Manuscrits qui font le sujet
de cette Lettre , l'Eglise et la République
des Lettres , ont un égal intérêt
d'en avoir bientôt la publication.
Je la souhaite plus que personne et je
suis toujours , & c.
DES BEAUX ARTS, BC,
UVRAGES manuscrits d'Eusebe
Renaudot , de l'Académie Fran-
,
çoise . Extrait d'une Lettre écrite aux Auteurs
du Mercure , le 1 Decembre 1730. I
En continuant de donner des Extraits
des Mémoires pour fervir à l'Hiftoire des
Hommes Illuftres dans la République des
Lettres , & c. recueillis par le R.P. Niceron
, à mesure que chaque volume paroît
, j'ai gouté les choix que vous avez
faits , et je n'ai point désaprouvé les libertez
que vous avez prises en quelques
occasions en faveur de la verité , et pour
l'instruction du Public , persuadé que
l'Editeur même des Mémoires ne peut
que vous en sçavoir bon gré.
On est cependant surpris que dans votre
dernier Extrait qui regarde Eusebe
Renaudot , vous n'ayiez point relevé les.
termes trop durs , dont cet Editeur s'est
servi en parlant de la critique du R. P.de:
Premare , de la Compagnie de Jesus , sur
l'ouvrage de l'Abbé Renaudot , qui concerne
la Chine. Ces termes ont paru
d'auJANVIER.
1731 .
d'autant plus impropres et outrez à plu
sieurs personnes désinteressées , que le
P. de Prémare lui - même , en ne pensant
pas , comme notre Sçavant , sur le sujet
en question , le traite cependant avec
toute la politesse possible , et ne sort jamais
des bienseances. Il est à croire quesi
le livre du P. de Prémare avoit paru
du vivant de l'Abbé Renaudot , celui- cy
auroit pu répondre et donner des éclaireissemens
qui auroient peut-être satisfait
et le Public et son illustre Adversaire.
Le P. Niceron a eu raison en parlant
des Ouvrages manuscrits du Sçavant
Abbé , de dire que leur nombre surpasse
de beaucoup celui des Ouvrages imprimez
; les Benedictins de S. Germain des.
Prez ne les possedent pas encore , mais
cela n'empêche pas qu'on ne sçache bien
en quoi consistent ces Manuscrits . Ap--
paremment l'Editeur des Mémoires n'a
pas pû pénétrer jusques - là . Il est juste
que le public profite de la facilité que
j'ai eue , non seulement d'en voir plu--
sieurs fois le Catalogue , mais encore d'en
prendre une copie du vivant et de l'agrément
de l'Auteur. Je vous envoye cette
copie , et vous pouvez compter qu'elle
est exacte.
Euse
235165
TOO MERCURE DE FRANCE.
EUSEBII Renaudot , Opera Manuscripta
, et nondum edita .
2
L. De Nestorianis et Nestorianæ
Sectæ propagatione ,
vol. cum Apographis.
II. De Jacobitarum circà duarum
in Christo naturarum
unionem sententiâ , Apo- ,
graphum duntaxat..
III. Excerpta variorum Theologorum
Jacobitarum , quibus
suam ipsi doctrinam
explicant de naturarum duarum
in unam coalitione ,
Apographum.
IV. De hymno Trysagio..
V. De Ecclesiâ Copticâ.
VI. Excerptum ex Codice Vaticano
Quæstionum secundùm
doctrinam Ecclesiæ
Copticæ , cum Apographo.
VII. De Linguâ Copticâ tractatus
diversus ab eo quem Author
, Tom. II. Lyturgiarum
Orientalium edidit.
VIII . De Ecclesiâ Æthyopicâ cum
Apographo.
IX. Item. de eâdem
Æthiopicâ.
X. De Maronitis..
Ecclesia
XI..
JANVIER. 1731 口
XI. De Nestorianis cum Apographo
, sed imperfecto.
XII. De Melchitis.
f
XIII. De Theologiâ Orientali .
XIV. De Fide , Moribus et Institurtis
Christianorum Orientalium.
XV. De Eucharistiâ , ubi .
1. Orientalium Theologorum doctrina
de transmutatione elementorum in Corpus
et Sanguinem Christi. *
2. Observationes ad relata huc usque
testimonia, tàm ex publicis officiis, quàm
ex Theologis Orientalibus circa doctrinam
præsentiæ realis.
3. Observationes singulares de modo
transmutationis elementorum in Corpus
et Sanguinem Christi .
A 4. Observationes singulares de modo
transmutationis Corporis et Sanguinis
Christi , comparatione ducta ab Incarnationis
Mysterio.
XVI. De Liturgiis Orientalibus .
XVII. De Poenitentiâ.
XVIII. De Sacris Ordinationibus
Apographum duntaxat : ubi
De Subdiaconis.
De Diaconis..
De Presbyteris , sed imperfectum
.
XIX. Observationes circà quædam
capita
For MERCURE DE FRANCE
X X.
capita exposita Orientalium
de Sacramentis doctrinæ.
De Sacramento Baptismi secundùm
Melchitas , Jaco
bitas et Nestorianos .
XXI. Officium Baptismi secundùm
Ritum Ecclesiæ Alexandrinæ
Copticæ , cum notis .
XXII. Officium Baptismi Sancti ex
codice Colbertino Syriaco
6068. cum notis .
XXIII. Canon prescriptus à Patre
nostro Sancto Abbate Petro
Episcopo Bahuse , pro
consecratione noviBaptismi.
XXIV. De Circumcisione quæ ab
Ægyptiis, Jacobitis et Ætiopibus
observatur .
XXV. De Sacramento Confirmationis.
XXVI. De Sacramento Poenitentiæ
ejusque administrandi apud
Orientales disciplinâ.
XXVII. Ex tractatu Barsabi Dyonisii,
2
Episcopi Amidensis, de suscipiendis
Poenitentibus observationes
XXVIII. Ordo Reconciliationis Poenirentium
compositus à Mar-
Jesuibb , catholico Nestoriano.
XXIX .
JANVIER. 1731. 109
XXIX . Canones Poenitentiales Syrorum
Jacobitarum.
X X X. Ordo observandus circà eos
qui faciunt Confessionem.
XXXI. Orationes Poenitentiales varia
( cuncta hæc quatuor suis
cum Apographis. )
XXXI I. De oleo infirmorum , seu Extremâ-
Unctione.
XXXIII. De Sacris Ordinationibus cum
suo Apographo.
XXXIV . Officium ordinationis Episcoporum
secundùm Ritum
Ecclesiæ Jacobiticæ Alexandrinæ.
X X X V. Officia ordinationum sub ritu
Jacobitarum Orientis, bina,
quorum unum altero proli
xius est..
XXXV I. Admonitio ad ordinandos.
XXXVII. Officium ordinationis Chorepiscoporum
cum notis .
XXXVIII. In officia ordinationum ...
Jacobiticæ , Notæ.
XXXIX. De Sacramento Matrimonii.
X L. Ordo ad sponsalia celebranda
secundùm Ritum Ecclesiæ
coptica Alexandrina.
XLI. Officium Nuptialis benedictionis
secundùm ritum
Ecclesiæ Jacobitica.
XLIE
T04 MERCURE DE FRANCE
-XLII. De collectione Canonum Met
chitarum , seu eorum Christianorum
qui Græci generis
sunt et arabicè loquuntur.
XLIII. De Canonum Nicanorum
Arabicorum authoritate
Apographum duntaxat .
XLIV. De veteri Canonum codice
•
Syne Magni Ducis Etruriæ.
. XLV. De collectionibus Canonum
Orientalibus.
XLVI. De Canonum collectione Cyrilli
filii Laclak , Patriarcha
Alexandrini .
XLVII. De Canonum collectione Gabrielis
filii Tarik, Patriarcha
Alexandrini.
XLVIII. Collectio Canonum Æthyopica.
XLIX . De collectione Canonum quæ
apud Jacobitas in usu est.
De Calendario Ecclesiæ Jacobitica
Alexandrinæ.
L.
L I.
LIL
De Imaginum ' cultu Orientalium
doctrina.
De Linguam vulgarium in
Sacris usu .
LIII. De Scripturæ Sacræ Versionibus
quæ apud Orientales in
usu sunt.
LIV. Iterùm de fide , moribus et
instiJANVIER.
1731. 105
:
L V.
institutisEcclesiarum Orientis
; ubi , de fide apud Orientales
Schismaticos et Hæreticos
propagandâ.
De ratione agendi cum Orientalibus,
Hæreticis , Schismaticis
, ut ad fidem Catholicam
adducantur.
LV I. De Missionibus ad Orientis
Ecclesias faciendis : Triplex
opus cum suis Apographis.
Opuscula aliquot adversus recentiores quosdam
Scriptores heterodoxos et alios.
1. Réplique à l'Apologiste de M.Ludolf.
z. Adversùs Miscellanea Thomæ Smith
Angli .
3. Adversùs Sebastum Trapezuntium .
4. Dissertatio Apologetica adversùs Simeonem
Josephum Assemanum Maronitam
Bibliothecæ Orientalis Scriptorem
.
-'s . Tourneforlii Relationes castigatæ , in
quæ Christianorum his Orientis ritus
spectant.
OPUSCULA ALIA .
6. De Barbaricis Aristotelicorum librorum
interpretationibus.
7. Mémoire pour l'Academie des Inscriptions.
8.
08 MERCURE DE FRANCE
:
8. Du titre de Princeps Juventutis.
9. Mémoire envoyé à Rome au P. Laderchi.
40. De l'antiquité desVersions Orientales
de l'Ecriture Sainte .
OPUSCULA NON ABSOLUTA.
11. Dosithei Patriarchæ Jerosolimitani
adversùs Cariophilum opusculi translatio
imperfecta pauca desunt .
12. Du Mahometisme et de ses progrès .
13. Des Ecrivains Mahometans , tant Arabes
que Bretons et Turcs .
J'aurois pû ajouter ici l'Epitaphe qui
doit être mise sur le Tombeau de notre
Sçavant , mais ce seroit , ce me semble ,
trop entreprendre. Deux personnes trèsdistinguées
, l'une par son éminente Dignité
, l'autre par une érudition reconnuë
de toute l'Europe , en ont composé
chacun une. On choisira apparemment
celle qui conviendra le mieux. A l'égard
des Ouvrages Manuscrits qui font le sujet
de cette Lettre , l'Eglise et la République
des Lettres , ont un égal intérêt
d'en avoir bientôt la publication.
Je la souhaite plus que personne et je
suis toujours , & c.
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Résumé : Ouvrages manuscrits de l'Abbé Renaudot, [titre d'après la table]
Le 1er décembre 1730, Eusèbe Renaudot adresse une lettre aux auteurs du Mercure de France pour commenter les extraits des 'Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres dans la République des Lettres' recueillis par le Père Niceron. Renaudot approuve les libertés prises par les auteurs en faveur de la vérité et de l'instruction du public. Cependant, il critique le dernier extrait le concernant, estimant que l'éditeur des Mémoires a utilisé des termes trop durs à propos de la critique du Père de Prémare sur l'ouvrage de l'Abbé Renaudot concernant la Chine. Renaudot souligne que le Père de Prémare a traité le sujet avec politesse et bienséance, contrairement à l'éditeur. La lettre met également en lumière les nombreux ouvrages manuscrits d'Eusèbe Renaudot, dont le nombre excède largement celui des ouvrages imprimés. Ces manuscrits couvrent divers sujets théologiques et liturgiques orientaux, ainsi que des observations et des réponses à des écrivains hétérodoxes. Renaudot fournit une copie exacte du catalogue de ces manuscrits et espère qu'ils seront bientôt publiés, dans l'intérêt de l'Église et de la République des Lettres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 2618-2625
Mémoires pour servir à l'Histoire des Hommes Illustres, [titre d'après la table]
Début :
MEMOIRES pour servir à l'Histoire des Hommes Illustres dans la République [...]
Mots clefs :
Histoire, Savants, Mémoires, Hommes illustres, R. P. Niceron, Jacques Sirmond
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Mémoires pour servir à l'Histoire des Hommes Illustres, [titre d'après la table]
EMOIRES pour servir à l'Histoire
des Hommes Illustres dans la République des Lettres , &c. T. XVIl. de 408.
pages , sans les Tables. A Paris , chez
Briasson , rue S. Jacques , à la Science
M. DCC. XXXII.
Voici les noms des Sçavans dont il est
fait mention dans le xv11. Volume des
Mémoires du R. P. Niceron , qui continuent d'être bien reçûs du Public,
Henri Corneille Agrippa. Pierre Ayrault. Guillaume Barclay. Jean Barclay.
Gaspard Bauhin. Jean Baukin. Jordanus
1. vol.
Bru
DECEMBRE. 1732 2619
Brunus. Jean Chapeauville. Hilarion de
Coste. André Dudith. Charles Riviere Dufreny. Jacques Philippe Foresta. Jerôme Fracastor. Conrad Gesner. DenisGodefroy l'His>`·
torien. Jacques Godefroy. Theodore Godefroy. François Guichardin. Louis Guichardin. Jean Henri Heidedger. J. Gentien
Hervet. Christophe de Longueil. Gilbert
de Longüeil. Charles Paschal. Claude Pocquet Delivonniere. Modesta Pozzo. Eri→
cius Puteanus. Jean Savaron. Jacques Sirmond. Luc Tozzi.
Nous insererons ici , selon notre coûtume , l'un des articles de ces Mémoires ,
& nous croyons faire plaisir à nos Lectcurs , de choisir par préférence celui qui:
regarde le sçavant Pere Sirmond.
Jacques Sirmond nâquit le 12 Octobre 1559. à Riom en Auvergne , de Jean
Sirmond , Magistrat de cette Ville , et
d'Amable Barrier. Lorsqu'il eut 10 ans ,
ses parens l'envoyerent à Billon , Ville de
la basse Auvergne , pour y étudier dans
le College des Jésuites , qui est le premier qu'ils ayent eu en France.
Après qu'il eut fait ses Humanitez , il
entra dans leur Compagnie le 26 Juillet
1576. et en reçût l'Habit le 21 Août suivant dans sa 17 année. Il commença son
Noviciat à Verdun , dont il acheva les
I. Vol. E iij deux
620 MERCURE DE FRANCE
deux années à Pont-à-mousson , où il fir
ses vœux.
Il étudia ensuite en Philosophie, après
quoi sesSuperieurs connoissant ses talens,
le firent venir à Paris , où il professa deux
ans les Humanitez , et trois ans la Rhetorique. Il eut alors l'honneur d'avoir
pour Disciples Charles de Valois , Duc
d'Angoulême , Fils naturel de Charles IX.
et S. François de Sales.
Ce fut pendant ce peu de tems qu'il
acquit une parfaite connoissance des Langues Latine et Grecque , et qu'il se forma ce beau stile , qui joint à la solidité
de son jugement , et à la justesse de ses
pensées , a fait estimer tout ce qui est
sorti de sa plume. M. Cousin nous apprend dans le Journal des Sçavans , qu'il
avoit pris Muret pour son modele , et
qu'il ne laissoit passer aucun jour sans en
lire quelques pages.
En 1586. il commença son Cours de
Theologie , qui dura quatre ans , pendant lesquels il eut pour compagnon d'études le célébre Fronton du Duc. Il ne
se contenta pas d'une Scholastique séche
et décharnée telle qu'on l'enseignoit
alors , il lût avec soin les Saints Peres et
les Auteurs Ecclesiastiques , et entreprit
même dès lors de traduire en Latin quelو
I.Vel ques
DECEMBRE. 1732 2621
ques Ouvrages des Peres Grecs , et de
composer des Remarques sur Sidonius.
A peine fut- il sorti de Theologie , que
le P. Claude Aquaviva , General de sa
Compagnie , l'appella en 1590. à Rome,
pour être son Secretaire , et il s'acquitta
pendant plus de seize ans de cet emploi
avec un succès qui répondit parfaitement
aux espérances qu'on avoit conçues de
lui.
Ses heures de loisir étoient employées à
l'étude de l'Antiquité : il visitoit les Bibliotheques , et en consultoit les Manuscrits , il s'appliquoit aussi à l'étude des
Antiques , des Médailles et des Inscriptions ; et les Italiens , quoique jaloux de
la gloire de leur Nation , ne se faisoient
point une honte de le consulter fur ces
sortes de matieres , persuadez que ses connoissances pouvoient suppléer aux lumie
res qui leur manquoient.
Le P. Sirmond pendant fon séjour en
Italie , lia un commerce d'amitié avec
les Sçavans les plus illustres , qui y vivoient alors , & particulierement avec
Bellarmin et Tolet , qui étoient de sa Societé et avec les Cardinaux Baronius,d'Ossal et du Perron, Le Cardinal Baronius
tira même de lui de grands fecours pour
ses Annales Ecclesiastiques , principale
I. Vol. E iiij ment
2622 MERCURE DE FRANCE
ment par rapport à l'Histoire Grecque ,
sur laquelle il lui fournit un grand nombre de Piéces traduites de Grec en Latin.
Il revint à Paris en 1608. et depuis
ce temps-là il ne cessa point d'enrichir
le Public de nouveaux Ouvrages. Il demeura d'abord environ quatre ans dans
la Maison Professe , d'où il passa sur la
fin de 1612. au College , où il devoit être
plus commodément pour travailler à la
collection des Conciles de France , qu'il
avoit entreprise , et cinq ans après il en
fut fait Recteur.
Le Pape Urbain VIII. qui connoissoit
depuis long-temps son mérite , voulut
l'attirer de nouveau à Rome , et fit écrire
pour cela en France par le P. Vitelleschi,
qui étoit alors General de la Compagnie;
mais Louis XIII. ne voulut pas souffrir
qu'on lui ravit un Homme qui faisoit tant
d'honneur à son Royaume , et qui pouvoit lui rendre de grands services.
Sur la fin du mois de Décembre de l'an
1637. il fut choisi pour être Confesseur
du Roi à la place du P. Caussin. Il eut de
la peine à accepter un poste si délicat ;
quelques-uns même de ses amis , qui ne
songeoient qu'au tems qu'il leur alloit
dérober , jugeoient qu'il lui convenoit
moins qu'à un autre ; mais enfin obligé
I.Vol. de
- DECEMBR E. 1732: 2623
,
de se soumettre au choix qui avoit été
fait de lui , il se conduisit à la Cour avec
tant de précautions et de prudence , qu'il
n'y donna jamais à personne le moindre
sujet de plainte. Renfermé dans les bornes de son Ministere , il ne s'y mêla d'aucune affaire temporelle , et témoigna un
désinteressement si parfait , qu'il n'avança aucun de ses parens , et ne demanda
qu'un petit Benefice pour M. de la Lande,
son Neveu , auquel même il fut contesté.
Après la mort de Louis XIII. arrivée le
14 Mai 1643. il quitta la Cour , et reprit
ses occupations ordinaires avec la même
tranquillité , que s'il ne fut jamais sorti
de sa Retraite. 10
,
En 1645. il voulut bien , malgré son
grand âge , aller encore à Rome en qualité de Député des Jésuites de France
pour y assister à l'élection d'un General
à la place du P. Vitelleschi , comme il avoit fait trente ans auparavant , après
la mort du Pere Aquaviva , son prédécesseur.
De retour en France , il donna encore
quelques Ouvrages au Public , et il se préparoit à en mettre d'autres sous la presse ,
lorsqu'au retour d'une Assemblée tenue
à la Maison Professe , où il s'étoit un peu
I.Vol. Ev échauffé
2624 MERCURE DE FRANCE
échauffé, en soûtenant son avis, il fut attaqué d'une maladie , qui peu de jours
après se trouva accompagnée d'un débordement de bîle par tout le corps. Il en
mourut le 7. Octobre 1651. âgé de 92.
ans.
» Il avoit sçu joindre une grande dé-
» licatesse d'esprit et un discernement
très-juste , avec une profonde érudi-
» tion. Il sçavoit en perfection le Grec, le
» Latin , les Auteurs Profanes , l'Histoi-
» re et, tout ce qui s'appelle Belles- Let-
» tres. Il avoit une connoissance fort
étendue de l'Antiquité Ecclesiastique ,
» et avoit étudié avec soin les Auteurs du
» moyen âge. Son stile est pur , concis et
»serré. Il affecte néanmoins trop , de se
servir de certains mots des Poëtes
» Comiques. Il méditoit beaucoup sur ce
» qu'il écrivoit , et avoit un art tout par-
» ticulier de le réduire en une Note qui
»comprenoit bien des choses en peu de
mots , sans être chargée de rien d'inu-
» tile ou d'étranger. Il est éxact , judi-
» cieux , simple , et cependant . n'omet
»rien de ce qui est nécessaire. Ses Disser-
» tations ont passé pour un modele sur
»lequel il seroit à souhaitter qu'on se
»format. Quand il traitoit une matiere
» il ne disoit jamais d'abord tout ce qu'il
I. Vol. sça-
DECEMBRE. 1732. 2625
» sçavoit , et se réservoit toujours de nous.
» veaux argumens pour la réplique , com-
»me des troupes auxiliaires , pour venir
» au secours du corps de bataille. Il étoit
» désinteressé , équitable , moderé , sin-
» cere , modeste , laborieux , et cepen-
» dant familier , conversant agréablement
» avec ses amis , et appliqué à ses devoirs.
Il s'étoit attiré par son érudition et par
>> ses manieres , l'estime non seulement
» des Sçavans , mais encore de tous les
»honnêtes gens. Il a laissé après lui une
>> réputation qui durera pendant plusieurs
"siécles. C'est le jugement que M. Dupin
porte de cet Auteur.
»
Suit le Catalogue raisonné des Ouvrages
du P. Sirmond , qu'on ne sçauroit lire
sans admiration et sans profit. D'un côté ,
le fonds des matieres , et de l'autre l'arrangement et les Remarques de l'Editeur
ont de quoi satisfaire les Lecteurs intelli.
gens. Nous sommes fâchez de ne pouvoir
rapporter ce Catalogue à cause de sa prolixité. Il contient 55 Articles bien rem
plis. Les Antiquaires doivent s'interesser
aux Art. 43. 44. et 45.
des Hommes Illustres dans la République des Lettres , &c. T. XVIl. de 408.
pages , sans les Tables. A Paris , chez
Briasson , rue S. Jacques , à la Science
M. DCC. XXXII.
Voici les noms des Sçavans dont il est
fait mention dans le xv11. Volume des
Mémoires du R. P. Niceron , qui continuent d'être bien reçûs du Public,
Henri Corneille Agrippa. Pierre Ayrault. Guillaume Barclay. Jean Barclay.
Gaspard Bauhin. Jean Baukin. Jordanus
1. vol.
Bru
DECEMBRE. 1732 2619
Brunus. Jean Chapeauville. Hilarion de
Coste. André Dudith. Charles Riviere Dufreny. Jacques Philippe Foresta. Jerôme Fracastor. Conrad Gesner. DenisGodefroy l'His>`·
torien. Jacques Godefroy. Theodore Godefroy. François Guichardin. Louis Guichardin. Jean Henri Heidedger. J. Gentien
Hervet. Christophe de Longueil. Gilbert
de Longüeil. Charles Paschal. Claude Pocquet Delivonniere. Modesta Pozzo. Eri→
cius Puteanus. Jean Savaron. Jacques Sirmond. Luc Tozzi.
Nous insererons ici , selon notre coûtume , l'un des articles de ces Mémoires ,
& nous croyons faire plaisir à nos Lectcurs , de choisir par préférence celui qui:
regarde le sçavant Pere Sirmond.
Jacques Sirmond nâquit le 12 Octobre 1559. à Riom en Auvergne , de Jean
Sirmond , Magistrat de cette Ville , et
d'Amable Barrier. Lorsqu'il eut 10 ans ,
ses parens l'envoyerent à Billon , Ville de
la basse Auvergne , pour y étudier dans
le College des Jésuites , qui est le premier qu'ils ayent eu en France.
Après qu'il eut fait ses Humanitez , il
entra dans leur Compagnie le 26 Juillet
1576. et en reçût l'Habit le 21 Août suivant dans sa 17 année. Il commença son
Noviciat à Verdun , dont il acheva les
I. Vol. E iij deux
620 MERCURE DE FRANCE
deux années à Pont-à-mousson , où il fir
ses vœux.
Il étudia ensuite en Philosophie, après
quoi sesSuperieurs connoissant ses talens,
le firent venir à Paris , où il professa deux
ans les Humanitez , et trois ans la Rhetorique. Il eut alors l'honneur d'avoir
pour Disciples Charles de Valois , Duc
d'Angoulême , Fils naturel de Charles IX.
et S. François de Sales.
Ce fut pendant ce peu de tems qu'il
acquit une parfaite connoissance des Langues Latine et Grecque , et qu'il se forma ce beau stile , qui joint à la solidité
de son jugement , et à la justesse de ses
pensées , a fait estimer tout ce qui est
sorti de sa plume. M. Cousin nous apprend dans le Journal des Sçavans , qu'il
avoit pris Muret pour son modele , et
qu'il ne laissoit passer aucun jour sans en
lire quelques pages.
En 1586. il commença son Cours de
Theologie , qui dura quatre ans , pendant lesquels il eut pour compagnon d'études le célébre Fronton du Duc. Il ne
se contenta pas d'une Scholastique séche
et décharnée telle qu'on l'enseignoit
alors , il lût avec soin les Saints Peres et
les Auteurs Ecclesiastiques , et entreprit
même dès lors de traduire en Latin quelو
I.Vel ques
DECEMBRE. 1732 2621
ques Ouvrages des Peres Grecs , et de
composer des Remarques sur Sidonius.
A peine fut- il sorti de Theologie , que
le P. Claude Aquaviva , General de sa
Compagnie , l'appella en 1590. à Rome,
pour être son Secretaire , et il s'acquitta
pendant plus de seize ans de cet emploi
avec un succès qui répondit parfaitement
aux espérances qu'on avoit conçues de
lui.
Ses heures de loisir étoient employées à
l'étude de l'Antiquité : il visitoit les Bibliotheques , et en consultoit les Manuscrits , il s'appliquoit aussi à l'étude des
Antiques , des Médailles et des Inscriptions ; et les Italiens , quoique jaloux de
la gloire de leur Nation , ne se faisoient
point une honte de le consulter fur ces
sortes de matieres , persuadez que ses connoissances pouvoient suppléer aux lumie
res qui leur manquoient.
Le P. Sirmond pendant fon séjour en
Italie , lia un commerce d'amitié avec
les Sçavans les plus illustres , qui y vivoient alors , & particulierement avec
Bellarmin et Tolet , qui étoient de sa Societé et avec les Cardinaux Baronius,d'Ossal et du Perron, Le Cardinal Baronius
tira même de lui de grands fecours pour
ses Annales Ecclesiastiques , principale
I. Vol. E iiij ment
2622 MERCURE DE FRANCE
ment par rapport à l'Histoire Grecque ,
sur laquelle il lui fournit un grand nombre de Piéces traduites de Grec en Latin.
Il revint à Paris en 1608. et depuis
ce temps-là il ne cessa point d'enrichir
le Public de nouveaux Ouvrages. Il demeura d'abord environ quatre ans dans
la Maison Professe , d'où il passa sur la
fin de 1612. au College , où il devoit être
plus commodément pour travailler à la
collection des Conciles de France , qu'il
avoit entreprise , et cinq ans après il en
fut fait Recteur.
Le Pape Urbain VIII. qui connoissoit
depuis long-temps son mérite , voulut
l'attirer de nouveau à Rome , et fit écrire
pour cela en France par le P. Vitelleschi,
qui étoit alors General de la Compagnie;
mais Louis XIII. ne voulut pas souffrir
qu'on lui ravit un Homme qui faisoit tant
d'honneur à son Royaume , et qui pouvoit lui rendre de grands services.
Sur la fin du mois de Décembre de l'an
1637. il fut choisi pour être Confesseur
du Roi à la place du P. Caussin. Il eut de
la peine à accepter un poste si délicat ;
quelques-uns même de ses amis , qui ne
songeoient qu'au tems qu'il leur alloit
dérober , jugeoient qu'il lui convenoit
moins qu'à un autre ; mais enfin obligé
I.Vol. de
- DECEMBR E. 1732: 2623
,
de se soumettre au choix qui avoit été
fait de lui , il se conduisit à la Cour avec
tant de précautions et de prudence , qu'il
n'y donna jamais à personne le moindre
sujet de plainte. Renfermé dans les bornes de son Ministere , il ne s'y mêla d'aucune affaire temporelle , et témoigna un
désinteressement si parfait , qu'il n'avança aucun de ses parens , et ne demanda
qu'un petit Benefice pour M. de la Lande,
son Neveu , auquel même il fut contesté.
Après la mort de Louis XIII. arrivée le
14 Mai 1643. il quitta la Cour , et reprit
ses occupations ordinaires avec la même
tranquillité , que s'il ne fut jamais sorti
de sa Retraite. 10
,
En 1645. il voulut bien , malgré son
grand âge , aller encore à Rome en qualité de Député des Jésuites de France
pour y assister à l'élection d'un General
à la place du P. Vitelleschi , comme il avoit fait trente ans auparavant , après
la mort du Pere Aquaviva , son prédécesseur.
De retour en France , il donna encore
quelques Ouvrages au Public , et il se préparoit à en mettre d'autres sous la presse ,
lorsqu'au retour d'une Assemblée tenue
à la Maison Professe , où il s'étoit un peu
I.Vol. Ev échauffé
2624 MERCURE DE FRANCE
échauffé, en soûtenant son avis, il fut attaqué d'une maladie , qui peu de jours
après se trouva accompagnée d'un débordement de bîle par tout le corps. Il en
mourut le 7. Octobre 1651. âgé de 92.
ans.
» Il avoit sçu joindre une grande dé-
» licatesse d'esprit et un discernement
très-juste , avec une profonde érudi-
» tion. Il sçavoit en perfection le Grec, le
» Latin , les Auteurs Profanes , l'Histoi-
» re et, tout ce qui s'appelle Belles- Let-
» tres. Il avoit une connoissance fort
étendue de l'Antiquité Ecclesiastique ,
» et avoit étudié avec soin les Auteurs du
» moyen âge. Son stile est pur , concis et
»serré. Il affecte néanmoins trop , de se
servir de certains mots des Poëtes
» Comiques. Il méditoit beaucoup sur ce
» qu'il écrivoit , et avoit un art tout par-
» ticulier de le réduire en une Note qui
»comprenoit bien des choses en peu de
mots , sans être chargée de rien d'inu-
» tile ou d'étranger. Il est éxact , judi-
» cieux , simple , et cependant . n'omet
»rien de ce qui est nécessaire. Ses Disser-
» tations ont passé pour un modele sur
»lequel il seroit à souhaitter qu'on se
»format. Quand il traitoit une matiere
» il ne disoit jamais d'abord tout ce qu'il
I. Vol. sça-
DECEMBRE. 1732. 2625
» sçavoit , et se réservoit toujours de nous.
» veaux argumens pour la réplique , com-
»me des troupes auxiliaires , pour venir
» au secours du corps de bataille. Il étoit
» désinteressé , équitable , moderé , sin-
» cere , modeste , laborieux , et cepen-
» dant familier , conversant agréablement
» avec ses amis , et appliqué à ses devoirs.
Il s'étoit attiré par son érudition et par
>> ses manieres , l'estime non seulement
» des Sçavans , mais encore de tous les
»honnêtes gens. Il a laissé après lui une
>> réputation qui durera pendant plusieurs
"siécles. C'est le jugement que M. Dupin
porte de cet Auteur.
»
Suit le Catalogue raisonné des Ouvrages
du P. Sirmond , qu'on ne sçauroit lire
sans admiration et sans profit. D'un côté ,
le fonds des matieres , et de l'autre l'arrangement et les Remarques de l'Editeur
ont de quoi satisfaire les Lecteurs intelli.
gens. Nous sommes fâchez de ne pouvoir
rapporter ce Catalogue à cause de sa prolixité. Il contient 55 Articles bien rem
plis. Les Antiquaires doivent s'interesser
aux Art. 43. 44. et 45.
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Résumé : Mémoires pour servir à l'Histoire des Hommes Illustres, [titre d'après la table]
Le texte présente les 'Mémoires pour servir à l'Histoire des Hommes Illustres dans la République des Lettres', volume XVII, publié en 1732 à Paris par Briasson. Ce volume mentionne plusieurs savants, dont Henri Corneille Agrippa, Pierre Ayrault, Guillaume Barclay, et Jacques Sirmond. Jacques Sirmond, né le 12 octobre 1559 à Riom en Auvergne, a étudié au Collège des Jésuites à Billom. Il est entré dans la Compagnie de Jésus en 1576 et a commencé son noviciat à Verdun, le terminant à Pont-à-Mousson. Il a enseigné les humanités et la rhétorique à Paris, comptant parmi ses disciples Charles de Valois et François de Sales. Sirmond a acquis une maîtrise du latin et du grec, et a adopté un style influencé par Muret. En 1586, il a commencé ses études de théologie, durant lesquelles il a traduit des œuvres des Pères grecs et a composé des remarques sur Sidonius. En 1590, il a été appelé à Rome par le Père Claude Aquaviva pour devenir son secrétaire, poste qu'il a occupé pendant seize ans. À Rome, il a étudié l'antiquité, visité des bibliothèques, et consulté des manuscrits. Il a également collaboré avec des savants italiens comme Bellarmin et Baronius. De retour à Paris en 1608, Sirmond a continué à publier des ouvrages et a été nommé recteur du Collège en 1617. En 1637, il est devenu confesseur du roi Louis XIII, poste qu'il a occupé avec prudence et désintéressement. Après la mort du roi en 1643, il a repris ses occupations habituelles. En 1645, il est retourné à Rome pour l'élection d'un général des Jésuites. De retour en France, il a continué à publier jusqu'à sa mort le 7 octobre 1651, à l'âge de 92 ans. Sirmond est décrit comme un érudit polyglotte, maîtrisant le grec, le latin, et les auteurs profanes. Son style est pur et concis, et ses dissertations sont considérées comme des modèles. Il était désintéressé, équitable, et modeste, et a laissé une réputation durable. Le texte mentionne également un catalogue des œuvres de Sirmond, contenant 55 articles, et note l'intérêt des antiquaires pour certains articles spécifiques.
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