P I T A P H E
d'un Levron qu'on
avoirerapefché de
croistre enluy faisant
boire de l'eaude vie.
PajjrntReflechiff?urqui
vois cemonument,
Dis-moy?puisquel'amour
fut éternellement,
Pourquoy faut- ilquela
xJ nature eaù pointfait d'éternel
amant?
Un petit Chien dontfé~
crisl'aventure,
J'adis d'amourfut un brasier ardent:
Maintenant,chose estrange,
il estfroid comme
glace,
Car il est mort: grand
bien luy faffe
,
Puisse-t'ilestreconfiellé,
C'est-à-dire bien installé
Au dessus du Signe d'Hercule
y Dans le Ciel de la Canicule
:
Helas! combien de pleurs
Amarilhsversa.
Lejourfatalquiltrépassa
Elle auroitmoinspleuré
maint Amant Romanesque,
Qui de bruslantdevient
glacé
Avantque d'estretrépassé.
Feu Levron, quoy quijju
deracegigantesque,
Fit vœu devivre nain 9fn
raison la voicy :
Levriers allonoez, sont
proprespour la chasse,
Maispres des Dames non,
* 1
Levrons en raccourcj,
Nichez au coin du feu
tiennent bien moins de
place,
Cecy confideré, Leruron
voulut refer
Danssapetite taille, en
pria Jupiter,
Jupiterl'exauça
,
biscuit
eS confiture
fiu lieu deJe tourner en
vdine nourriture,
Se convertissoient en amour.
Le Levron temeraire en-
finpourfairecourt,
Sous le jupon desa mais
tresse,
Pour avoir plus chaudse
glissa
,
Sans serupule elle Ij
laissa.
JI estoitsipetit
;
heureuse
petitesse !
S'écria le Levron transporté d'allegresse
0
Si ]efiois Levrier grand
comme mes ayeux,
Pourrois
-
je impunement
promener ma tendresse
Sous ce dosmedelicieux ?
Que je my trouve bien.
Dieux! quelle architecture.
Pour la mieux contempler
Levron leve lesyeux
,
De ce palais jupon la
voute estoit obscure,
Cependant il la prit pour
la voute des deux:
Mais la trouvant voûtée
Trophautpoursaportée,
Alors ilfut fasche d'estre
nési petit-
Je l'ay voulu, dit-il, je
rioseplus m'enplaindre;
Ainsi voyant
les
Cieux
& , n) pouvant atteindre,
Petit Levron mourut d'a-
- mour & de depit.
Si quelquepassants'interesse
jiu sort d'un amant raccourcy
y Passant refiechijJeur, conclus de tout cecyy
Que grandeur en amour
vaut mieux quepetitesse