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p. 169-176
LETTRE sur une Maladie populaire ; qui a régné & qui regne encore dans les Hôpitaux Militaires, & autres de Provence.
Début :
Vous me demandez, Monsieur, les observations que j'ai pu faire cette année sur [...]
Mots clefs :
Maladie, Chyle, Vin, Sang, Pauvres, Chaleur, Fluides, Hôpitaux
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE sur une Maladie populaire ; qui a régné & qui regne encore dans les Hôpitaux Militaires, & autres de Provence.
LETTRE fur une Maladie populaire ;
qui a régné & qui regne encore dans les
Hôpitaux Militaires , & autres de Provence.
Vous me demandez , Monfieur , les obfervations
que j'ai pu faire cette année fur
les maladies courantes dans nos cantons :
je ne fçaurois vous mieux fatisfaire qu'en
vous marquant ce qui s'eft paffé dans les
deux Hôpitaux qui font commis à mes
foins. D'environ deux mille deux cens malades
, tant foldats que mandians , qui
font entrés dans ces Hôpitaux , depuis la
H
170 MERCURE DE FRANCE.
fin de Mai jufqu'à la fin de Novembre
feize cens , & plus , y font venus étant attaqués
ou de cours de ventre ou de flux de
fang ; & le plus grand nombre n'a eu ni
fievre , ni dégoût , ni naufée , ni puanteur
de bouche. Les plus robuftes ont été
attaqués , fans diſtinction , comme les plus
foibles : ce qui marque affez que la difpofition
propre des corps n'a point par ellemême
influé dans cette maladie. Mais ce
qui eft à remarquer , c'eft que les femmes
y ont été moins fujettes que les hommes ;
les enfans , moins que les vieillards ; les
perfonnes fédentaires , moins que les ouvriers
; les riches , moins que les pauvres.
Lorfque ces deux fortes de maladies, qui
ne différoient entr'elles que du plus au
moins , ont été attaquées dans leur commencement
, elles n'ont point eu de mauvaifes
fuites : la racine feule du Bréfil &
la Rhubarbe ont bientôt rétabli l'action dé.
rangée de l'eftomac & des inteftins. Au
contraire tous ceux qui ont négligé ces
fecours , ou qui , voulant pendant quelque
temps fe conduire eux-mêmes , ont
ufé de certains fruits rafraîchiſſans & aftringens
, comme citrons , coings , forbes
, & c. remedes ordinaires des pauvres ,
tous ceux- là , dis- je , font malheureufement
tombés ou dans un affreux maraſme ,
MARS. 1757. 171
ou dans une hydropifie univerfelle.
Cette maladie n'eft pas venue d'un ufage
immodéré des fruits ; elle a commencé
avant leur faifon : d'ailleurs il n'y en a pas
eu abondance cette année , & les riches en
ont plus mangé que les pauvres. Elle n'eft
pas venue non plus à la fuite d'une chaleur
exceffive durant le printemps & l'été : on
en a fouvent reffenti de plus fortes qui
n'ont pas occafionné de pareils maux. On
pourroit peut-être en chercher la caufe
dans la longue féchereffe de la faiſon , qui
auroit contribué à irriter les parties : mais
j'ai déja fait obferver que les malades en
queftion ont été la plûpart fans fievre &
fans altération fur la langue ; elle paroiffoit
feulement à tous chargée & pâteufe :
à quoi j'ajoute que leur flux diffentérique
participoit plus de férofité muqueufe , que
de bile âcre & piquante.
Ce n'eft donc ni dans la difpofition
propre des corps , ni dans l'intempérie de
la faifon , ni dans l'ufage immodéré des
fruits , qu'il faut chercher la caufe de cette
maladie populaire ; mais je la trouve dans
la boiffon de cette année. Le vin de la récolte
de 1755 a été peu naturel dans nos.
cantons à peine les raifins commençoientils
à entrer en maturité , que la chaleur
manqua par les pluies abondantes qui tom-
Hij
172 MERCURE DE FRANCE .
berent fans interruption durant l'automne.
Le fruit ainfi privé de chaleur , & abreuvé
d'une eau fuperflue , ne put donner qu'un
fuc , pour ainfi dire , indigefte , par la
confufion & l'altération des principes qui
le compofent : la fermentation qu'il effuya
pour fe convertir en vin fut trop foible ;
fes parties fulfureufes furent trop peu
développées ; les fpiritueufes ardentes trop
affoiblies , & comme noyées ; delà vient
que tous les vins de cette récolte ont été
extrêmement clairs & foibles , & qu'on les
a vus bientôt fe brouiller & s'épaiffir ,
lorfqu'on les expofoit durant quelque
temps à un air libre & ouvert. Tant que
le froid de l'hyver a tenu les parties de ce
vin concentrées , le corps , qui s'en eft
nourri , n'en a reçu aucune altération fenfible
; mais à mefure que la chaleur de la
faifon en a développé & fait évaporer les
particules intégrantes les plus fubtiles ,
alors , bienloin de devenir un baume
dans le fang , il n'a pu s'en former qu'un
vrai levain de maladie , je veux dire un
chyle dépravé , qui à fon tour a appauvri
& perverti le fang & les fluides qui s'en féparent
: ainfi la bile & les fucs digeftifs qui
viennent de la même fource , étant perpétuellement
einpreints de cette boiffon per
nicieufe , ont dû conféquemment partici
per de fa mauvaiſe qualité.
MARS. 1757. 173
Ce qui acheve de le démontrer , c'eſt
que les perfonnes aifées qui ont ufé du vin
de l'année précédente , n'ont point été fujettes
à cette maladie , non plus que les
enfans & les femmes , lefquelles , foit par
économie , vu la cherté préfente de cette
denrée , foit ( & c'eft le témoignage qu'on
doit leur rendre ) par leur tempérance généralement
reconnue fur cet article , n'en
ont pas fait un grand ufage ; au lieu que
les foldats , les ouvriers , les vieillards &
les mandians qui en boivent avec excès ,
& qui en font le foutien principal de leur
vie ou de leur mifere , ont été les feuls
maltraités.
Ce n'eft pas ici le lieu d'examiner fi la
caufe immédiate de ces dévoiemens a été
une irritation dans les fibres , plutôt qu'un
relâchement & une véritable atonie : il
n'eft pas douteux
que l'action
des folides
n'ait été altérée
& pervertie
; mais
ce n'a pu être que par ce vin infect
dont on s'a- breuvoit
chaque
jour , & qui ne pouvoit fournir
qu'un
très- mauvais
chyle indépen- damment
de l'action
des folides
: néanmoins
tout me perfuade
que l'effet
de ce
mauvais
chyle
a été de relâcher
plutôt
que d'irriter
, puifque
l'Hypécacuana
a fuffi
dans les commencemens
pour rétablir
le
ton de l'eftomac
& des inteftins
. Ce re-
Hiij
174 MERCURE DE FRANCE.
mede merveilleux remplit toutes les indications
qui fe préfentent. En agiffant ſur
les folides , il les irrite d'une part , & leur
fait exprimer les humeurs viciées qui les
furchargent , tandis que d'autre part il les
affermit & les corrobore par fa vertu aftringente.
Mais fi tous les fluides participent
depuis quelque temps de la mauvaiſe
qualité du chyle , quel défordre n'en doitil
pas réfulter dans toute l'économie animale
? Les folides partout arrofés de ces
fluides dépravés , éprouveront une altération
manifefte dans leur action : il en réfultera
un relâchement univerfel dans toutes
les fibres ; un affaiffement conftant dans
les voies par où le chyle a coutume de paffer
pour réparer le fang ; une fonte générale
dans ce fluide qui , privé de fon reffort
, s'accumule auffitôt dans les extrêmités
artérielles ; delà le cours de ventre
opiniâtre , le dégoût , la bouffiffure ou le
marafme qui croiffent à vue d'oeil : c'eſt ce
qu'ont malheureufement éprouvé tous
ceux qui ont négligé le commencement de
leur maladie , & qui ont continué l'uſage
de ce vin mal élaboré.
Si vous me demandez , Monfieur , quel
remede on peut apporter à ce funefte état ,
je répondrai qu'il n'en eft prefque aucun ,
& qu'il faut que le malade périffe : car les
MAR S. 1757. 175
abſorbans ou les aftringens , dont on voudra
fe fervir , accumuleront davantage les
engorgemens qui fe trouvent déja dans les
routes du chyle ; les apéritifs ou les cordiaux
fouetteront encore plus les fluides
diffous ; les uns accéléreront les dévoiemens
; les autres , l'hydropifie : il ne reſte
que les anodins mêlés avec les ftomachiques
, & de légers purgatifs aftringens réitérés
de temps en temps , qui pourront
prolonger la maladie , & rarement la guérir.
R
Il importe donc de faire choix de certains
alimens dont on doit fe nourrir , ou
de n'en point abufer lorfqu'on ne peut s'en
paffer. On voit auffi de quelle conféquence
il eft de remédier aux maux dans leur
principe. C'eſt une erreur de croire , comme
la plupart qui ont été les victimes de
leur impéritie & de leur entêtement , que
la limonade ou les aftringens pris dans les
commencemens , puiffent détruire cette
maladie fort différente de celles où leurs
fecours font fi bienfaifans. Il n'eft point ici
queſtion ni d'irritation dans les folides , ni
d'une bile abondante qui l'ait procurée.
Non , c'eft un chyle mal digéré , qui
formé en partie d'un aliment auffi mal digéré
que lui , ne peut que rendre un fang
extrêmement maigre & appauvri . Telle eſt
>
Hiv
176 MERCURE DE FRANCE.
la caufe , tels doivent en être les effets......
A Toulon , ce 2 Décembre 1756.
LA BERTHONYE , Docteur en Médecine.
qui a régné & qui regne encore dans les
Hôpitaux Militaires , & autres de Provence.
Vous me demandez , Monfieur , les obfervations
que j'ai pu faire cette année fur
les maladies courantes dans nos cantons :
je ne fçaurois vous mieux fatisfaire qu'en
vous marquant ce qui s'eft paffé dans les
deux Hôpitaux qui font commis à mes
foins. D'environ deux mille deux cens malades
, tant foldats que mandians , qui
font entrés dans ces Hôpitaux , depuis la
H
170 MERCURE DE FRANCE.
fin de Mai jufqu'à la fin de Novembre
feize cens , & plus , y font venus étant attaqués
ou de cours de ventre ou de flux de
fang ; & le plus grand nombre n'a eu ni
fievre , ni dégoût , ni naufée , ni puanteur
de bouche. Les plus robuftes ont été
attaqués , fans diſtinction , comme les plus
foibles : ce qui marque affez que la difpofition
propre des corps n'a point par ellemême
influé dans cette maladie. Mais ce
qui eft à remarquer , c'eft que les femmes
y ont été moins fujettes que les hommes ;
les enfans , moins que les vieillards ; les
perfonnes fédentaires , moins que les ouvriers
; les riches , moins que les pauvres.
Lorfque ces deux fortes de maladies, qui
ne différoient entr'elles que du plus au
moins , ont été attaquées dans leur commencement
, elles n'ont point eu de mauvaifes
fuites : la racine feule du Bréfil &
la Rhubarbe ont bientôt rétabli l'action dé.
rangée de l'eftomac & des inteftins. Au
contraire tous ceux qui ont négligé ces
fecours , ou qui , voulant pendant quelque
temps fe conduire eux-mêmes , ont
ufé de certains fruits rafraîchiſſans & aftringens
, comme citrons , coings , forbes
, & c. remedes ordinaires des pauvres ,
tous ceux- là , dis- je , font malheureufement
tombés ou dans un affreux maraſme ,
MARS. 1757. 171
ou dans une hydropifie univerfelle.
Cette maladie n'eft pas venue d'un ufage
immodéré des fruits ; elle a commencé
avant leur faifon : d'ailleurs il n'y en a pas
eu abondance cette année , & les riches en
ont plus mangé que les pauvres. Elle n'eft
pas venue non plus à la fuite d'une chaleur
exceffive durant le printemps & l'été : on
en a fouvent reffenti de plus fortes qui
n'ont pas occafionné de pareils maux. On
pourroit peut-être en chercher la caufe
dans la longue féchereffe de la faiſon , qui
auroit contribué à irriter les parties : mais
j'ai déja fait obferver que les malades en
queftion ont été la plûpart fans fievre &
fans altération fur la langue ; elle paroiffoit
feulement à tous chargée & pâteufe :
à quoi j'ajoute que leur flux diffentérique
participoit plus de férofité muqueufe , que
de bile âcre & piquante.
Ce n'eft donc ni dans la difpofition
propre des corps , ni dans l'intempérie de
la faifon , ni dans l'ufage immodéré des
fruits , qu'il faut chercher la caufe de cette
maladie populaire ; mais je la trouve dans
la boiffon de cette année. Le vin de la récolte
de 1755 a été peu naturel dans nos.
cantons à peine les raifins commençoientils
à entrer en maturité , que la chaleur
manqua par les pluies abondantes qui tom-
Hij
172 MERCURE DE FRANCE .
berent fans interruption durant l'automne.
Le fruit ainfi privé de chaleur , & abreuvé
d'une eau fuperflue , ne put donner qu'un
fuc , pour ainfi dire , indigefte , par la
confufion & l'altération des principes qui
le compofent : la fermentation qu'il effuya
pour fe convertir en vin fut trop foible ;
fes parties fulfureufes furent trop peu
développées ; les fpiritueufes ardentes trop
affoiblies , & comme noyées ; delà vient
que tous les vins de cette récolte ont été
extrêmement clairs & foibles , & qu'on les
a vus bientôt fe brouiller & s'épaiffir ,
lorfqu'on les expofoit durant quelque
temps à un air libre & ouvert. Tant que
le froid de l'hyver a tenu les parties de ce
vin concentrées , le corps , qui s'en eft
nourri , n'en a reçu aucune altération fenfible
; mais à mefure que la chaleur de la
faifon en a développé & fait évaporer les
particules intégrantes les plus fubtiles ,
alors , bienloin de devenir un baume
dans le fang , il n'a pu s'en former qu'un
vrai levain de maladie , je veux dire un
chyle dépravé , qui à fon tour a appauvri
& perverti le fang & les fluides qui s'en féparent
: ainfi la bile & les fucs digeftifs qui
viennent de la même fource , étant perpétuellement
einpreints de cette boiffon per
nicieufe , ont dû conféquemment partici
per de fa mauvaiſe qualité.
MARS. 1757. 173
Ce qui acheve de le démontrer , c'eſt
que les perfonnes aifées qui ont ufé du vin
de l'année précédente , n'ont point été fujettes
à cette maladie , non plus que les
enfans & les femmes , lefquelles , foit par
économie , vu la cherté préfente de cette
denrée , foit ( & c'eft le témoignage qu'on
doit leur rendre ) par leur tempérance généralement
reconnue fur cet article , n'en
ont pas fait un grand ufage ; au lieu que
les foldats , les ouvriers , les vieillards &
les mandians qui en boivent avec excès ,
& qui en font le foutien principal de leur
vie ou de leur mifere , ont été les feuls
maltraités.
Ce n'eft pas ici le lieu d'examiner fi la
caufe immédiate de ces dévoiemens a été
une irritation dans les fibres , plutôt qu'un
relâchement & une véritable atonie : il
n'eft pas douteux
que l'action
des folides
n'ait été altérée
& pervertie
; mais
ce n'a pu être que par ce vin infect
dont on s'a- breuvoit
chaque
jour , & qui ne pouvoit fournir
qu'un
très- mauvais
chyle indépen- damment
de l'action
des folides
: néanmoins
tout me perfuade
que l'effet
de ce
mauvais
chyle
a été de relâcher
plutôt
que d'irriter
, puifque
l'Hypécacuana
a fuffi
dans les commencemens
pour rétablir
le
ton de l'eftomac
& des inteftins
. Ce re-
Hiij
174 MERCURE DE FRANCE.
mede merveilleux remplit toutes les indications
qui fe préfentent. En agiffant ſur
les folides , il les irrite d'une part , & leur
fait exprimer les humeurs viciées qui les
furchargent , tandis que d'autre part il les
affermit & les corrobore par fa vertu aftringente.
Mais fi tous les fluides participent
depuis quelque temps de la mauvaiſe
qualité du chyle , quel défordre n'en doitil
pas réfulter dans toute l'économie animale
? Les folides partout arrofés de ces
fluides dépravés , éprouveront une altération
manifefte dans leur action : il en réfultera
un relâchement univerfel dans toutes
les fibres ; un affaiffement conftant dans
les voies par où le chyle a coutume de paffer
pour réparer le fang ; une fonte générale
dans ce fluide qui , privé de fon reffort
, s'accumule auffitôt dans les extrêmités
artérielles ; delà le cours de ventre
opiniâtre , le dégoût , la bouffiffure ou le
marafme qui croiffent à vue d'oeil : c'eſt ce
qu'ont malheureufement éprouvé tous
ceux qui ont négligé le commencement de
leur maladie , & qui ont continué l'uſage
de ce vin mal élaboré.
Si vous me demandez , Monfieur , quel
remede on peut apporter à ce funefte état ,
je répondrai qu'il n'en eft prefque aucun ,
& qu'il faut que le malade périffe : car les
MAR S. 1757. 175
abſorbans ou les aftringens , dont on voudra
fe fervir , accumuleront davantage les
engorgemens qui fe trouvent déja dans les
routes du chyle ; les apéritifs ou les cordiaux
fouetteront encore plus les fluides
diffous ; les uns accéléreront les dévoiemens
; les autres , l'hydropifie : il ne reſte
que les anodins mêlés avec les ftomachiques
, & de légers purgatifs aftringens réitérés
de temps en temps , qui pourront
prolonger la maladie , & rarement la guérir.
R
Il importe donc de faire choix de certains
alimens dont on doit fe nourrir , ou
de n'en point abufer lorfqu'on ne peut s'en
paffer. On voit auffi de quelle conféquence
il eft de remédier aux maux dans leur
principe. C'eſt une erreur de croire , comme
la plupart qui ont été les victimes de
leur impéritie & de leur entêtement , que
la limonade ou les aftringens pris dans les
commencemens , puiffent détruire cette
maladie fort différente de celles où leurs
fecours font fi bienfaifans. Il n'eft point ici
queſtion ni d'irritation dans les folides , ni
d'une bile abondante qui l'ait procurée.
Non , c'eft un chyle mal digéré , qui
formé en partie d'un aliment auffi mal digéré
que lui , ne peut que rendre un fang
extrêmement maigre & appauvri . Telle eſt
>
Hiv
176 MERCURE DE FRANCE.
la caufe , tels doivent en être les effets......
A Toulon , ce 2 Décembre 1756.
LA BERTHONYE , Docteur en Médecine.
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