Oeuvre commentée (1)
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1
p. 121-126
PRINCIPES généraux & particuliers de la Langue Françoise, confirmés par des exemples choisis, instructifs, agréables & tirés des bons Auteurs, avec des Remarques sur les Lettres, la prononciation, les Accents, Ponctuation, l'Ortographe & un Abrégé de la Versification Françoise. Par M. de WAILLY. Nouvelle Edition, revue & considérablement augmentée, avec cette Epigraphe Surtout qu'en vos écrits, la langue révérée Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée. Boileau. A Paris , chez J. Barbou, rue S. Jacques, aux Cigognes. 1763. Avec Approbation & Privilége du Roi, un Volume in-12 .
Début :
La nouvelle édition de cette Grammaire peut compter sur les suffrages du [...]
Mots clefs :
Grammaire, Langue, Règles, Principes, Réflexions, Esprit
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texteReconnaissance textuelle : PRINCIPES généraux & particuliers de la Langue Françoise, confirmés par des exemples choisis, instructifs, agréables & tirés des bons Auteurs, avec des Remarques sur les Lettres, la prononciation, les Accents, Ponctuation, l'Ortographe & un Abrégé de la Versification Françoise. Par M. de WAILLY. Nouvelle Edition, revue & considérablement augmentée, avec cette Epigraphe Surtout qu'en vos écrits, la langue révérée Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée. Boileau. A Paris , chez J. Barbou, rue S. Jacques, aux Cigognes. 1763. Avec Approbation & Privilége du Roi, un Volume in-12 .
PRINCIPES généraux & particuliers
de la Langue Françoise , confirmés
par des exemples choisis , inftructifs ,
agréables & tirés des bons Auteurs ,
avec des Remarques fur les Lettres ,
la prononciation , les Accents
Ponctuation , l'Ortographe & un
Abrégé de la Verſification Françoise.
Par M. de WAILLY. Nouvelle
,
la
Edition revile & confidérablement
,
augmentée , avec cette Epigraphe
ל
Surtout qu'en vos écrits, la langue révérée
Dans vos plus grands excès vous ſoit toujours fa-
4 crée.
Boileau.
A Paris , chezJ. Barbou , rue S. Jacques
, aux Cigognes. 1763. Avec
Approbation & Privilége du Roi , un
Volume in- 12 .
La nouvelle édition de cette Grain
maire peut compter fur les fuffrages du
F
F
122 MERCURE DE FRANCE .
Public. Elle les mérite par les additions
confidérables& utiles quel'Auteur a faites
à fon livre,& qu'il explique dans ſa Préface.
Le mérite principalde cet Ouvrage
confiſte dans la préciſion & la clarté
du ſtyle , dans l'ordre & la fecondité
des principes . M. de Wailly a travaillé
furtout pourles jeunes gens. C'eſt pour
ſe mettre à leur portée , qu'il s'eſt éfforcé
de fimplifier les règles de la Grammaire
; peut-être a-t-il rendu un égał fer
vice aux perſonnes plus avancées en âge,
Loin de rechercher & de multiplier les
termes métaphyſiques , comme ont
fait quelques Auteurs qui ſemblent confondre
la ſcience avec les mots ſcientifiques
, il a tâché d'en diminuer le nombre
, & de s'en paſſer. L'oftentation des
raiſonnemens abſtraits lui a paru ſans
doute également inutile & ridicule,
Un bon Grammairien doit être Philoſophe
; mais quand à Paide de la Philofophie
il a trouvé les vrais principes , il
faut qu'il débarraffe fon Ouvrage de
toutes les fubtilités, métaphyfiques ,
moins propres à éclairer le Lecteur ,
qu'à l'embrouiller , le fatiguer , l'ennuier.
Lorsque l'Edifice eft bati, la charpente
eſt inutile: on l'enleve.
Cette Grammaire , quoique en un
NOVEMBRE. 1763. 123
volume de grofſeur ordinaire , eſt peutêtre
l'Ouvrage le plus étendu que nous
ayons fur notre langue. On y trouve
non - ſeulement tout ce que renferment
les Grammaires les plus accréditées ,
mais encore une infinité de chofes
qu'on cherchoit en vain dans celle - ci .
M. de Wailly ſe fait honneur d'avouer
qu'il a lu & médité tout ce que pluſieurs
grands hommes du ſiècle dernier ont
écrit fur notre langue , tels que MM..
de Vaugelas , de l'Académie , Corneille,
Bouhours , Ménage , Andry de Boifregard,
Bellegarde , Gamache , &c. Il a
profité de leurs recherches & de leurs
découvertes. Les réfléxions de ces Sçavans
font éparſes en pluſieurs volumes
confidérables , & elles ne font pour la
plupart appliquées qu'à des exemples
particuliers. Notre Auteur les a rapprochées
l'une de l'autre , & autant qu'il
a pu , il en a formé des principes généraux.
Par cette laborieuse économie
il procure aux Lecteurs l'avantage de
profiter des travaux utiles des Auteurs
qu'il l'ont précédé , & leur épargne la
peine de feuilleter des volumes pleins
d'érudition , mais dont la lecture a peu
d'attraits.
M. de Wailly ne s'eſt pas appefanti
Fij
124 MERCURE DE FRANCE.
fur les premiers élémens de la Grammaire.
Il a mépriſé la chimère des déclinaiſons
; mais s'il eſt occupé ſérieuſeument
de la ſyntaxe , qu'il regarde
avec raiſon comme la partie la plus importante
du langage. Il a traité les Verbes
& les Participes en particulier avec
toute l'étendue qui convenoit. Les régles
qu'il donne ſur cet article impor
tant , font juſtes , fimples & claires .
Les grands principes de la Grammaire
Françoiſe , ne font peut- être pas ce
qu'il y a de plus difficile à connoître
& de plus embarraſſant dans l'application.
Tout homme un peu inſtruit les
ſçait , les devine même & les applique.
Mais il y a une infinité de petites difficultés
qui arrêtent un homme d'eſprit ,
lorſqu'il parle ou qu'il écrit qui
l'obligent à changer un tour agréable
, à facrifier une expreſſion énergique
, à prendrede longs tours pour for .
tir d'embaras. M. de Wailly les a prévenues
, ces difficultés & les a réſolues
dans une ſuite de réflexions & d'éxemples
tirés des meilleurs Auteurs.
,
L'uſage , l'arrangement , la répétition,
le retranchement , l'aſſortiement des
mots font des objets intéreſſans que
l'Auteur n'a pas négligés,
NOVEMBRE. 1763. 125
Il parle auſſi des Antithéſes , des Métaphores
, des Synonymes , des Périodes
, des Jeux de mots ou Pointes ,
toutes chofes dont les autres Grammairiens
ne diſent rien , & qui cependant
appartiennent à la Grammaire , au
moins quant aux mots dont elles font
habillées.
L'exactitude de l'Orthographe & de
la Prononciation , eſt auſſi important
que la pureté de la diction . M. de Wailly
s'eſt efforcé de fixer les caprices de
l'une par des régles tres-juſtes. La raifon
& l'uſage , ſes guides néceſſaires
& ordinaires , l'ont conduit dans les
réfléxions qu'il a faites ſur l'autre . Surtout
il a remarqué que la partie la plus
embaraſſante & la plus irrégulière de
l'Orthographe Françoiſe , c'étoit la manière
d'écrire les dernières fyllabes des
mots. Ces finales ont très-ſouvent le
même ſon & unefOrthographe toute
différente. Il eſt entré ſur cet article
dans un plus grand détail qu'aucun autre
Grammairien. Les régles & les réfléxions
qu'il fait fur les finales ne peuvent
être que fort utiles aux perfon.
nes peu accoutumées à feuilleter unDictionnaire.
Il y en apluſieurs qui ſerviront
beaucoup aux jeunes gens qui étu-
Fiij
126 MERCURE DE FRANCE.
dient la Langue Latine , & en général
à tous ceux qui ont quelque connoiffance
de cette langue Un abrégé
des régles de la verfification Françoiſe
termine cet Ouvrage.
Cette Grammaire eſt riche pour le
fonds ; l'acceſſoire en eſt agréable &
utile ; je veux dire les exemples par
leſquels l'Auteur explique ſes définitions
& fes régles. Ce font de belles maximes
en proſe ou en vers ; un trait
d'histoire une bonne Epigramme ,
un Madrigal ingénieux. Les piéces de
vers qu'il a citées dans l'Abrégé de la
verfification Françoiſe , ſont également
propres a former l'eſprit & le coeur.
La lecture de ces morceaux tirés de
nos meilleurs Auteurs , délaſſe l'eſprit,
flatte l'imagination , inſpire le goût du
beau & du bon , & ce qui en fait le
plus grand avantage relativement à la
Grammaire , elle imprime dans la mémoire
la régle avec l'exemple.
de la Langue Françoise , confirmés
par des exemples choisis , inftructifs ,
agréables & tirés des bons Auteurs ,
avec des Remarques fur les Lettres ,
la prononciation , les Accents
Ponctuation , l'Ortographe & un
Abrégé de la Verſification Françoise.
Par M. de WAILLY. Nouvelle
,
la
Edition revile & confidérablement
,
augmentée , avec cette Epigraphe
ל
Surtout qu'en vos écrits, la langue révérée
Dans vos plus grands excès vous ſoit toujours fa-
4 crée.
Boileau.
A Paris , chezJ. Barbou , rue S. Jacques
, aux Cigognes. 1763. Avec
Approbation & Privilége du Roi , un
Volume in- 12 .
La nouvelle édition de cette Grain
maire peut compter fur les fuffrages du
F
F
122 MERCURE DE FRANCE .
Public. Elle les mérite par les additions
confidérables& utiles quel'Auteur a faites
à fon livre,& qu'il explique dans ſa Préface.
Le mérite principalde cet Ouvrage
confiſte dans la préciſion & la clarté
du ſtyle , dans l'ordre & la fecondité
des principes . M. de Wailly a travaillé
furtout pourles jeunes gens. C'eſt pour
ſe mettre à leur portée , qu'il s'eſt éfforcé
de fimplifier les règles de la Grammaire
; peut-être a-t-il rendu un égał fer
vice aux perſonnes plus avancées en âge,
Loin de rechercher & de multiplier les
termes métaphyſiques , comme ont
fait quelques Auteurs qui ſemblent confondre
la ſcience avec les mots ſcientifiques
, il a tâché d'en diminuer le nombre
, & de s'en paſſer. L'oftentation des
raiſonnemens abſtraits lui a paru ſans
doute également inutile & ridicule,
Un bon Grammairien doit être Philoſophe
; mais quand à Paide de la Philofophie
il a trouvé les vrais principes , il
faut qu'il débarraffe fon Ouvrage de
toutes les fubtilités, métaphyfiques ,
moins propres à éclairer le Lecteur ,
qu'à l'embrouiller , le fatiguer , l'ennuier.
Lorsque l'Edifice eft bati, la charpente
eſt inutile: on l'enleve.
Cette Grammaire , quoique en un
NOVEMBRE. 1763. 123
volume de grofſeur ordinaire , eſt peutêtre
l'Ouvrage le plus étendu que nous
ayons fur notre langue. On y trouve
non - ſeulement tout ce que renferment
les Grammaires les plus accréditées ,
mais encore une infinité de chofes
qu'on cherchoit en vain dans celle - ci .
M. de Wailly ſe fait honneur d'avouer
qu'il a lu & médité tout ce que pluſieurs
grands hommes du ſiècle dernier ont
écrit fur notre langue , tels que MM..
de Vaugelas , de l'Académie , Corneille,
Bouhours , Ménage , Andry de Boifregard,
Bellegarde , Gamache , &c. Il a
profité de leurs recherches & de leurs
découvertes. Les réfléxions de ces Sçavans
font éparſes en pluſieurs volumes
confidérables , & elles ne font pour la
plupart appliquées qu'à des exemples
particuliers. Notre Auteur les a rapprochées
l'une de l'autre , & autant qu'il
a pu , il en a formé des principes généraux.
Par cette laborieuse économie
il procure aux Lecteurs l'avantage de
profiter des travaux utiles des Auteurs
qu'il l'ont précédé , & leur épargne la
peine de feuilleter des volumes pleins
d'érudition , mais dont la lecture a peu
d'attraits.
M. de Wailly ne s'eſt pas appefanti
Fij
124 MERCURE DE FRANCE.
fur les premiers élémens de la Grammaire.
Il a mépriſé la chimère des déclinaiſons
; mais s'il eſt occupé ſérieuſeument
de la ſyntaxe , qu'il regarde
avec raiſon comme la partie la plus importante
du langage. Il a traité les Verbes
& les Participes en particulier avec
toute l'étendue qui convenoit. Les régles
qu'il donne ſur cet article impor
tant , font juſtes , fimples & claires .
Les grands principes de la Grammaire
Françoiſe , ne font peut- être pas ce
qu'il y a de plus difficile à connoître
& de plus embarraſſant dans l'application.
Tout homme un peu inſtruit les
ſçait , les devine même & les applique.
Mais il y a une infinité de petites difficultés
qui arrêtent un homme d'eſprit ,
lorſqu'il parle ou qu'il écrit qui
l'obligent à changer un tour agréable
, à facrifier une expreſſion énergique
, à prendrede longs tours pour for .
tir d'embaras. M. de Wailly les a prévenues
, ces difficultés & les a réſolues
dans une ſuite de réflexions & d'éxemples
tirés des meilleurs Auteurs.
,
L'uſage , l'arrangement , la répétition,
le retranchement , l'aſſortiement des
mots font des objets intéreſſans que
l'Auteur n'a pas négligés,
NOVEMBRE. 1763. 125
Il parle auſſi des Antithéſes , des Métaphores
, des Synonymes , des Périodes
, des Jeux de mots ou Pointes ,
toutes chofes dont les autres Grammairiens
ne diſent rien , & qui cependant
appartiennent à la Grammaire , au
moins quant aux mots dont elles font
habillées.
L'exactitude de l'Orthographe & de
la Prononciation , eſt auſſi important
que la pureté de la diction . M. de Wailly
s'eſt efforcé de fixer les caprices de
l'une par des régles tres-juſtes. La raifon
& l'uſage , ſes guides néceſſaires
& ordinaires , l'ont conduit dans les
réfléxions qu'il a faites ſur l'autre . Surtout
il a remarqué que la partie la plus
embaraſſante & la plus irrégulière de
l'Orthographe Françoiſe , c'étoit la manière
d'écrire les dernières fyllabes des
mots. Ces finales ont très-ſouvent le
même ſon & unefOrthographe toute
différente. Il eſt entré ſur cet article
dans un plus grand détail qu'aucun autre
Grammairien. Les régles & les réfléxions
qu'il fait fur les finales ne peuvent
être que fort utiles aux perfon.
nes peu accoutumées à feuilleter unDictionnaire.
Il y en apluſieurs qui ſerviront
beaucoup aux jeunes gens qui étu-
Fiij
126 MERCURE DE FRANCE.
dient la Langue Latine , & en général
à tous ceux qui ont quelque connoiffance
de cette langue Un abrégé
des régles de la verfification Françoiſe
termine cet Ouvrage.
Cette Grammaire eſt riche pour le
fonds ; l'acceſſoire en eſt agréable &
utile ; je veux dire les exemples par
leſquels l'Auteur explique ſes définitions
& fes régles. Ce font de belles maximes
en proſe ou en vers ; un trait
d'histoire une bonne Epigramme ,
un Madrigal ingénieux. Les piéces de
vers qu'il a citées dans l'Abrégé de la
verfification Françoiſe , ſont également
propres a former l'eſprit & le coeur.
La lecture de ces morceaux tirés de
nos meilleurs Auteurs , délaſſe l'eſprit,
flatte l'imagination , inſpire le goût du
beau & du bon , & ce qui en fait le
plus grand avantage relativement à la
Grammaire , elle imprime dans la mémoire
la régle avec l'exemple.
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PRINCIPES généraux & particuliers de la Langue Françoise, confirmés par des exemples choisis, instructifs, agréables & tirés des bons Auteurs, avec des Remarques sur les Lettres, la prononciation, les Accents, Ponctuation, l'Ortographe & un Abrégé de la Versification Françoise. Par M. de WAILLY. Nouvelle Edition, revue & considérablement augmentée, avec cette Epigraphe Surtout qu'en vos écrits, la langue révérée Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée. Boileau. A Paris , chez J. Barbou, rue S. Jacques, aux Cigognes. 1763. Avec Approbation & Privilége du Roi, un Volume in-12 .