Oeuvre commentée (1)
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1
p. 136-137
LETTRE de M. l'Abbé AUBERT, à M. DE LA PLACE, Auteur du Mercure.
Début :
L'AUTEUR de CLOVIS, Poëme Héroï-Comique en 3 volumes, que vous [...]
Mots clefs :
Auteur, Clovis, Jean-Louis Aubert, Honneur, Poème, Fables, Journal
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE de M. l'Abbé AUBERT, à M. DE LA PLACE, Auteur du Mercure.
LETTRE de M. l'Abbé AUBERT , à
M. DE LA PLACE , Auteur du
Mercure.
L'AUTEUR de CLOVIS , Pоёте Не-
roï- Comique en 3 volumes , que vous
avez annoncé , Monfieur , dans le Mercure
de Septembre , m'a fait l'honneur
de s'égayer à mes dépens , dans un épilogue
où il maltraite ſérieuſement MM.
de Voltaire , Piron , Greffet , Thomas ,
Mirabeau , Rousseau , & c. Je le remercie
de m'avoir mis en auffi bonne compagnie
; mais je crois devoir déſabuſer
les perſonnes qui liront ſon Poëme ,
d'une petite calomnie qui lui eſt échappée
à mon ſujet. » Aubert , dit-il ,
En fables inſtruiſoit ,
>> Se rendoit neuf , & voyant qu'il plaiſoit ,
>>>Tout uniment complimentoit ſa veine
Dans un Journal que lui-même faiſoit,
NOVEMBRE. 1763. 137
Cela eft faux : je ne fais point le Journal
dont cet Auteur veut parler. Il ſe
feroit épargné un menfonge , s'il avoit
confulté la France Littéraire ; il y auroit
vù que c'eſt M. de Querlon ſeul
qui compoſe les Affiches des Provinces,
Ouvrage périodique où mes Fables ont
été effectivement annoncées avec éloge
, mais auquel je n'ai aucune part , &
dont le travail eſt totalement étranger
à celui des Affiches de Paris , qui font
confiées à mes foins ,& dans leſquelles
je n'ai certainement jamais été
loué. Au refte , comme cet Auteur
écrit au fond de la Bretagne , ainfi
qu'il l'avoue lui-même , on peut lui
pardonner cette erreur ; mais ce qu'on
ne sçauroit guères excuſer , c'eſt le
ton d'aſſurance avec lequel il dit dans
ſa Préface que ſon Poëme n'eſt la fatyre
de personne.
J'ai l'honneur d'être &c.
M. DE LA PLACE , Auteur du
Mercure.
L'AUTEUR de CLOVIS , Pоёте Не-
roï- Comique en 3 volumes , que vous
avez annoncé , Monfieur , dans le Mercure
de Septembre , m'a fait l'honneur
de s'égayer à mes dépens , dans un épilogue
où il maltraite ſérieuſement MM.
de Voltaire , Piron , Greffet , Thomas ,
Mirabeau , Rousseau , & c. Je le remercie
de m'avoir mis en auffi bonne compagnie
; mais je crois devoir déſabuſer
les perſonnes qui liront ſon Poëme ,
d'une petite calomnie qui lui eſt échappée
à mon ſujet. » Aubert , dit-il ,
En fables inſtruiſoit ,
>> Se rendoit neuf , & voyant qu'il plaiſoit ,
>>>Tout uniment complimentoit ſa veine
Dans un Journal que lui-même faiſoit,
NOVEMBRE. 1763. 137
Cela eft faux : je ne fais point le Journal
dont cet Auteur veut parler. Il ſe
feroit épargné un menfonge , s'il avoit
confulté la France Littéraire ; il y auroit
vù que c'eſt M. de Querlon ſeul
qui compoſe les Affiches des Provinces,
Ouvrage périodique où mes Fables ont
été effectivement annoncées avec éloge
, mais auquel je n'ai aucune part , &
dont le travail eſt totalement étranger
à celui des Affiches de Paris , qui font
confiées à mes foins ,& dans leſquelles
je n'ai certainement jamais été
loué. Au refte , comme cet Auteur
écrit au fond de la Bretagne , ainfi
qu'il l'avoue lui-même , on peut lui
pardonner cette erreur ; mais ce qu'on
ne sçauroit guères excuſer , c'eſt le
ton d'aſſurance avec lequel il dit dans
ſa Préface que ſon Poëme n'eſt la fatyre
de personne.
J'ai l'honneur d'être &c.
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Résumé : LETTRE de M. l'Abbé AUBERT, à M. DE LA PLACE, Auteur du Mercure.
L'abbé Aubert répond à une accusation formulée par l'auteur du poème héroï-comique 'Clovis'. Cet auteur avait critiqué plusieurs écrivains, y compris Voltaire, Piron, Greffet, Thomas, Mirabeau, Rousseau et l'abbé Aubert lui-même. Aubert réfute une calomnie selon laquelle il serait l'éditeur d'un journal ayant publié ses fables. Il précise qu'il ne compose pas ce journal et que les éloges sur ses fables proviennent des 'Affiches des Provinces', rédigées par M. de Querlon. Il mentionne également que les 'Affiches de Paris' sont sous sa responsabilité, mais qu'il n'y a jamais été loué. Enfin, Aubert critique l'auteur de 'Clovis' pour son assurance à affirmer que son poème n'est pas une satire, malgré les attaques personnelles qu'il contient.
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