Titre et contenu

Titre:

REMARQUES sur le véritable sens de deux Vers de MARTIAL, & sur la meilleure manière de les traduire.

Titre d'après la table:

REMARQUES sur le véritable sens de deux Vers de Martial.

Premiers mots: EN m'amusant à parcourir les Lettres de Bussy, je me suis arrêté quelque [...] Domaines: Philosophie, Belles-lettres, théâtreMots clefs: Vers, Épigramme, Traductions, Distique, Véritable sens, Nature, JalousieConcerne une oeuvre: Lettres de messire Roger de Rabutin, comte de Bussy,... avec les réponses. Nouvelle édition, où l'on a inséré les trois volumes de nouvelles lettres publiez en 1709 et rangé toutes les lettres selon l'ordre chronologique. Tome premier (-…

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire

Auteur et provenance du texte

Signature:

Par M. Formey, Secrétaire perpétuel de l'Académie Royale de Prusse.

Est rédigé par: M. Formey (Johann Heinrich Samuel Formey) Activité de l'auteur: Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de PrusseGenre de l'auteur: HommeLieu indiqué: Berlin

Résumé (IA)

Le texte examine la traduction de deux vers de Martial : 'Immodicis brevis est ætas, & rara senectus' et 'Quidquid ames, cupias non placuisse nimis'. L'auteur critique les interprétations et traductions existantes, notamment celles de Buffy, les jugeant imprécises et inadaptées au sens original. Selon lui, Martial ne parle pas des excès personnels mais des individus exceptionnels souvent enlevés prématurément. Il propose ses propres traductions : 'On ne peut marcher vite, & faire longue route' et 'Tout excès fait périr, ou hâte les années', respectant mieux la forme distique des vers originaux. L'auteur analyse également les traductions de Buffy et de ses contemporains, les trouvant trop longues et imprécises. Il insiste sur l'importance de rendre fidèlement le sens des vers de Martial, qui exhortent à ne pas désirer des objets trop parfaits pour éviter la douleur de leur perte. Le texte aborde également une épigramme de Martial, que certains jugent dépourvue de bon sens. Buffier affirme que personne n'aime sans souhaiter que l'objet de son affection soit parfaitement aimable. L'auteur conteste cette interprétation, soutenant que Martial prône la prudence de ne pas s'attacher à des objets exceptionnels et immodérés que l'on risque de perdre rapidement. Il propose une traduction des vers en français, soulignant que l'idée principale est de ne pas aimer des objets dont les charmes provoquent une grande douleur lorsqu'ils disparaissent. Pour illustrer les dangers d'un amour excessif, il cite deux vers de Quinault.

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Copie numérique :
1763, 07, vol. 1-2, 08-09