Titre et contenu

Titre:

ACADÉMIES. EXTRAIT du Mémoire lu à l'Assemblée publique de l'Académie Royale des Sciences, le 13 Novembre 1762 par M. DE PARCIEUX, de la même Académie ; sur un moyen de donner une abondante quantité de bonne eau dans tous les Quartiers de PARIS.

Titre d'après la table:

EXTRAIT du Mémoire lu à l'Assemblée publique de l'Académie Royale des Sciences ; par M. de Parcieux.

Premiers mots: LES Anciens & surtout les Romains furent toujours occupés du soin de procurer [...] Domaines: Métiers, arts mécaniquesMots clefs: Pouces, Eaux , Projet, Mémoire, Rivière, Aqueduc

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire

Auteur et provenance du texte

Genre de l'auteur: Indéterminé

Résumé

En 1762, M. de Parcieux présente à l'Académie Royale des Sciences un projet visant à fournir une abondante quantité d'eau potable à Paris. Les Romains et d'autres anciens avaient déjà construit des infrastructures pour acheminer l'eau dans leurs villes. À Paris, les machines utilisées jusqu'alors étaient insuffisantes, à l'exception des eaux de Rungis apportées par Marie de Médicis. Le projet de M. de Parcieux propose de capter les eaux de la rivière d'Yvette à Vaugien et de les acheminer jusqu'à la Porte Saint-Michel, d'où elles seraient distribuées dans toute la ville. L'aqueduc proposé parcourrait environ dix-sept à dix-huit mille toises, suivant le lit naturel de l'Yvette jusqu'à Palaiseau, puis traversant une montagne pour rejoindre la vallée de la Bièvre. L'eau suivrait ensuite la côte droite de la Bièvre, traversant plusieurs ponts aqueducs jusqu'à Arcueil, où elle rejoindrait l'aqueduc actuel. M. de Parcieux a analysé la qualité de l'eau de l'Yvette, confirmée par les chimistes Hellot et Macquer comme étant de la plus excellente qualité. Il a également estimé la quantité d'eau disponible, concluant qu'il était possible de fournir à Paris deux mille pouces d'eau continus. Le projet est présenté comme essentiel et urgent pour Paris, qui manque d'eau ou n'en dispose qu'en petites quantités. M. de Parcieux compare les travaux nécessaires à ceux réalisés dans d'autres villes comme Montpellier et Carcassonne, soulignant que Paris, avec sa population plus importante, mérite un tel investissement. Il espère que des citoyens généreux, inspirés par des exemples historiques de philanthropie, contribueront à la réalisation de ce projet. Le texte discute également des avantages d'une eau courante pour la propreté des cuisines, l'évacuation des immondices, et la salubrité de l'air. Les rues deviendraient des ruisseaux permettant d'évacuer les boues et de maintenir le pavé propre. En été, les rues pourraient être arrosées plus fréquemment avec de l'eau propre, améliorant ainsi la qualité de l'air et la santé des citoyens. Le mémoire de M. Dep. a été bien accueilli lors de sa présentation à l'Académie Royale des Sciences et a suscité un grand intérêt. Le ministre et le roi ont également montré un intérêt favorable pour ce projet. Le mémoire est disponible dans les publications de l'Académie des Sciences pour l'année 1762.

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