Provenance du texte (9)
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Résultats : 9 texte(s)
1
p. 1570-1571
A Madame la Marquise de G... qui s'étoit brûlé le pied. Par M. de *** d'Arles.
Début :
Oui, je la sçais, votre avanture, [...]
Mots clefs :
Coeur, Pied, Brûlure
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texteReconnaissance textuelle : A Madame la Marquise de G... qui s'étoit brûlé le pied. Par M. de *** d'Arles.
Madame la Marquise de G ... qui
s'étoit brûlé le pied. Par M. de * **
d'Arles.
Ovi, Ui , je la fçais , votre avanture
Et voici d'où vient la brûlure.
L'Amour piqué que votre coeur
Bravât fi long- tems fa puiffance,
Vouloit abfolument s'en rendre le vainqueur,
Et le punir de tant d'indifference.
4
Pour un exploit fi grand il forme un trait nouveau
,
Et plus fort & plus invincible
Qu'aucun qui fut dans fon carquois terrible.
Mais comme il craint que fon Bandeau
Ne rende fes efforts fteriles ,
Et , lui cachant l'endroit qu'il veut percer
Ne lui faffe au hazard lancer,
Des coups qui feroient inutiles ,
Il le quitte , & dès lors du triomphe affuré ,
Par un fouris moqueur applaudit à ſa gloire.
Déja tous les Amours celebrent fa victoire ,
Et ce fuccés fi long- tems defiré ;
Déja dans mille Amans naît la douce efperance
De voir bientôt la fin de leur tourment.
Moi
JUILLET . 1730. 1574
Moi-même je fentis dans cet heureux moment
Moi , qui toujours pour vous brule dans le filen
ce ,
4
Je fentis un contentement
>
Que je n'éprouve point depuis qu'à tant de charmes
J'ai malgré moi rendu les armes.
Tremblez , tremblez , cruelle , il va partir le trait,
Grands Dieux ! que mon bonheur feroit digne
d'envie ,
Si je pouvois être l'objet
Pour lequel vous allez être enfin attendrie !
Mais quel Démon combat pour vous :
Au moment que l'Amour animé de courroux
Alloit lancer cette fleche invincible ,
Par malice , il vous porte un regard curieux ;
Ebloui tout à coup par l'éclat de vos yeux ,
Il manque votre coeur , & ce trait fi terrible
Qui devoit le remplir d'allarmes & de feux ,
Ce trait que j'attendois dans l'efpoir & la crainte
Ne porte à votre pied. qu'une legere atteinte.
s'étoit brûlé le pied. Par M. de * **
d'Arles.
Ovi, Ui , je la fçais , votre avanture
Et voici d'où vient la brûlure.
L'Amour piqué que votre coeur
Bravât fi long- tems fa puiffance,
Vouloit abfolument s'en rendre le vainqueur,
Et le punir de tant d'indifference.
4
Pour un exploit fi grand il forme un trait nouveau
,
Et plus fort & plus invincible
Qu'aucun qui fut dans fon carquois terrible.
Mais comme il craint que fon Bandeau
Ne rende fes efforts fteriles ,
Et , lui cachant l'endroit qu'il veut percer
Ne lui faffe au hazard lancer,
Des coups qui feroient inutiles ,
Il le quitte , & dès lors du triomphe affuré ,
Par un fouris moqueur applaudit à ſa gloire.
Déja tous les Amours celebrent fa victoire ,
Et ce fuccés fi long- tems defiré ;
Déja dans mille Amans naît la douce efperance
De voir bientôt la fin de leur tourment.
Moi
JUILLET . 1730. 1574
Moi-même je fentis dans cet heureux moment
Moi , qui toujours pour vous brule dans le filen
ce ,
4
Je fentis un contentement
>
Que je n'éprouve point depuis qu'à tant de charmes
J'ai malgré moi rendu les armes.
Tremblez , tremblez , cruelle , il va partir le trait,
Grands Dieux ! que mon bonheur feroit digne
d'envie ,
Si je pouvois être l'objet
Pour lequel vous allez être enfin attendrie !
Mais quel Démon combat pour vous :
Au moment que l'Amour animé de courroux
Alloit lancer cette fleche invincible ,
Par malice , il vous porte un regard curieux ;
Ebloui tout à coup par l'éclat de vos yeux ,
Il manque votre coeur , & ce trait fi terrible
Qui devoit le remplir d'allarmes & de feux ,
Ce trait que j'attendois dans l'efpoir & la crainte
Ne porte à votre pied. qu'une legere atteinte.
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Résumé : A Madame la Marquise de G... qui s'étoit brûlé le pied. Par M. de *** d'Arles.
Le poème 'Madame la Marquise de G...' de M. de * ** d'Arles relate une anecdote où la Marquise de G... se brûle le pied. Cette blessure est métaphorique et provient de l'Amour, qui punit la Marquise pour son indifférence. L'Amour, craignant de manquer sa cible, retire son bandeau pour s'assurer de son triomphe. Le narrateur exprime sa satisfaction face à cet événement, mais regrette que la Marquise n'ait pas été touchée au cœur. Il décrit comment l'Amour, ébloui par les yeux de la Marquise, a manqué son cœur et blessé son pied par erreur. Le poème souligne ainsi l'échec de l'Amour à atteindre son objectif initial.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 2202-2205
L'OMBRE DE PETRARQUE OU LA SORGUE CANTATE. Présentée à Madame la Princesse de Conti, à son arrivée dans le Comtat.
Début :
Dans ces agréables Vallons [...]
Mots clefs :
Nymphes, Pétrarque, Princesse de Conti, Sorgue
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texteReconnaissance textuelle : L'OMBRE DE PETRARQUE OU LA SORGUE CANTATE. Présentée à Madame la Princesse de Conti, à son arrivée dans le Comtat.
L'OMBRE DE PETRARQUE
OU LA SORGUE
2
CANTATE.
Préfentée à Madame la Princeffe de Conti
à fon arrivée dans le Comtat:
DAAns ces agréables Vallons
Où de Laure l'Amant fidele
Reveilloit les échos par les tendres chanfons
Que lui dictoit l'Amour pour toucher cette Bellé
Jous un antre à couvert des rigueurs des Saiſons,
Le chef- d'oeuvre de la Nature ,
Sur un lit de gazon , au doux chant des Oiseaux,
Enfin à l'aimable murmure
Qu'en retombant faifoient fes eaux ;
La Sorgue jouiffoit d'un paifible repos :
Quel bruit vient fraper fon oreille !
Quel fpectacle nouveau tout à coup la reveille !
Elle voit à grands cris , fortant de leurs rofeaux ,
Par le plus vif éclat fes Nymphes éblouies ,
Accourir fur ces bords d'étonnement ſaiſies ;
Elles l'appellent par ces mots :
Quelle
OCTOBRE . 1730. 2203
Quelle Divinité nouvelle
Paroît fur ce bord enchanté !
Tant d'éclat , tant de majesté
N'eft pas d'une fimple mortelle .
Jufqu'aux Cieux pouffons nos Concerts
Accourez , notre aimable Reine ;
Voyez fi c'eft la Souveraine
Des Cieux , de la Terre ou des Mers.
Quelle Divinité nouvelle &c .
Elle accourt , elle voit ... quelle furpriſe extrême
A ce divin afpect la faifit à fon tour !
Nymphes , cette Beauté fuprême ,
des Dieux reçût le
Vous ne vous trompez pas ,
jour ,
Dit- elle , elle eft du fang du grand Jupiter même,
Pour loüer fes vertus n'employons point nos
chants ;
Empruntons , s'il fe peut , de plus dignes accens
Toi , qui fur mes aimables rives
Echauffant Pétrarque autrefois ,
Aux tendres accens de fa voix
Rendois mes Nymphes attentives ,
Amour , ranime fes accords ;
Va le chercher aux fombres bords ,
Lui feul peut de cette Déeffe
Chanter dignement les attraits :
Cours ; que Pluton même s'empreffe
A remplir mes juftes fouhaits.
Ain
2204 MERCURE DE FRANCE
'Ainfi parle la Sorgue , & du Royaume fombre
De Petrarque bientôt elle voit fortir l'ombre.
Nymphe , dit- il , à qui j'ai tant de fois
Confié mes tendres allarmes ,
Qui tant de fois fus témoin de mes larmés ,
Pluton dans les Enfers vient d'entendre ta voix ,
Et pour feconder ton attente ,
Il veut bien m'arracher d'auprès de mon Amante.
Mais où fuis-je ! que vois- je ! eh quoy ? dans ces
climats
Auroit- elle fuivi ures pas ?
Que dis-je ? ce n'eft point Laure qui ſe préſente!
Laure brilloit de moins d'appas ;
Jamais rien de fi beau ne s'offrit à ma vûë ;
Jamais rien de fi beau n'a paru fur ces bords.
Nymphe , pour moi ton ame eft envain préve
nue ;
Pour
la louer
mes chants
ne font pas
affez forts ,
Et je fens expirer mes timides accords.
J'avois crû que les Dieux à Laure
Avoient prodigué leurs bienfaits ,
Et
que du Couchant à l'Aurore
Nulle autre n'uniroit jamais
Tant de vertus à tant d'attraits.
Pour rendre fa gloire immortelle
Ma Lyre épuifa fes accords ;
Mais pour cette Beauté nouvelle
Encore ..
OCTOBRE . 1730. 2205
Encore plus parfaite qu'elle
Je tenterois de vains efforts .
Laiffons aux Cignes de la Seine
Le foin de louer tant d'appas ;
C'eft des Chantres de ces climats
Qu'Apollon échauffe la veine.
Laiffons aux Cignes de la Seine
Le foin de louer tant d'appas.
Par M. de Morand , d'Arles en Provence
OU LA SORGUE
2
CANTATE.
Préfentée à Madame la Princeffe de Conti
à fon arrivée dans le Comtat:
DAAns ces agréables Vallons
Où de Laure l'Amant fidele
Reveilloit les échos par les tendres chanfons
Que lui dictoit l'Amour pour toucher cette Bellé
Jous un antre à couvert des rigueurs des Saiſons,
Le chef- d'oeuvre de la Nature ,
Sur un lit de gazon , au doux chant des Oiseaux,
Enfin à l'aimable murmure
Qu'en retombant faifoient fes eaux ;
La Sorgue jouiffoit d'un paifible repos :
Quel bruit vient fraper fon oreille !
Quel fpectacle nouveau tout à coup la reveille !
Elle voit à grands cris , fortant de leurs rofeaux ,
Par le plus vif éclat fes Nymphes éblouies ,
Accourir fur ces bords d'étonnement ſaiſies ;
Elles l'appellent par ces mots :
Quelle
OCTOBRE . 1730. 2203
Quelle Divinité nouvelle
Paroît fur ce bord enchanté !
Tant d'éclat , tant de majesté
N'eft pas d'une fimple mortelle .
Jufqu'aux Cieux pouffons nos Concerts
Accourez , notre aimable Reine ;
Voyez fi c'eft la Souveraine
Des Cieux , de la Terre ou des Mers.
Quelle Divinité nouvelle &c .
Elle accourt , elle voit ... quelle furpriſe extrême
A ce divin afpect la faifit à fon tour !
Nymphes , cette Beauté fuprême ,
des Dieux reçût le
Vous ne vous trompez pas ,
jour ,
Dit- elle , elle eft du fang du grand Jupiter même,
Pour loüer fes vertus n'employons point nos
chants ;
Empruntons , s'il fe peut , de plus dignes accens
Toi , qui fur mes aimables rives
Echauffant Pétrarque autrefois ,
Aux tendres accens de fa voix
Rendois mes Nymphes attentives ,
Amour , ranime fes accords ;
Va le chercher aux fombres bords ,
Lui feul peut de cette Déeffe
Chanter dignement les attraits :
Cours ; que Pluton même s'empreffe
A remplir mes juftes fouhaits.
Ain
2204 MERCURE DE FRANCE
'Ainfi parle la Sorgue , & du Royaume fombre
De Petrarque bientôt elle voit fortir l'ombre.
Nymphe , dit- il , à qui j'ai tant de fois
Confié mes tendres allarmes ,
Qui tant de fois fus témoin de mes larmés ,
Pluton dans les Enfers vient d'entendre ta voix ,
Et pour feconder ton attente ,
Il veut bien m'arracher d'auprès de mon Amante.
Mais où fuis-je ! que vois- je ! eh quoy ? dans ces
climats
Auroit- elle fuivi ures pas ?
Que dis-je ? ce n'eft point Laure qui ſe préſente!
Laure brilloit de moins d'appas ;
Jamais rien de fi beau ne s'offrit à ma vûë ;
Jamais rien de fi beau n'a paru fur ces bords.
Nymphe , pour moi ton ame eft envain préve
nue ;
Pour
la louer
mes chants
ne font pas
affez forts ,
Et je fens expirer mes timides accords.
J'avois crû que les Dieux à Laure
Avoient prodigué leurs bienfaits ,
Et
que du Couchant à l'Aurore
Nulle autre n'uniroit jamais
Tant de vertus à tant d'attraits.
Pour rendre fa gloire immortelle
Ma Lyre épuifa fes accords ;
Mais pour cette Beauté nouvelle
Encore ..
OCTOBRE . 1730. 2205
Encore plus parfaite qu'elle
Je tenterois de vains efforts .
Laiffons aux Cignes de la Seine
Le foin de louer tant d'appas ;
C'eft des Chantres de ces climats
Qu'Apollon échauffe la veine.
Laiffons aux Cignes de la Seine
Le foin de louer tant d'appas.
Par M. de Morand , d'Arles en Provence
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Résumé : L'OMBRE DE PETRARQUE OU LA SORGUE CANTATE. Présentée à Madame la Princesse de Conti, à son arrivée dans le Comtat.
Le texte 'L'ombre de Pétrarque ou La Sorgue' est une cantate présentée à la Princesse de Conti lors de son arrivée dans le Comtat. La Sorgue, une rivière paisible dans un vallon agréable, est comparée à l'endroit où Pétrarque chantait son amour pour Laure. Des nymphes, émerveillées par une nouvelle divinité, accourent et invitent Pétrarque à chanter les louanges de la Princesse. Pétrarque, appelé par Pluton, apparaît et est stupéfait par la beauté de la Princesse, qu'il trouve plus parfaite que Laure. Incapable de louer dignement cette nouvelle beauté, il laisse cette tâche aux chanteurs locaux, reconnaissant que sa lyre ne suffit pas à exprimer tant de perfections.
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3
p. 2156
LOGOGRYPHE.
Début :
Cinq lettres composent mon nom ; [...]
Mots clefs :
Louis
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texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPHE.
Cinq lettres composent mon nom ♪
Qui dans la Franee a grand renom ,
J'y fûs grand , juste , débonnaire
Pieux , et des Peuples le Pere ;
On m'y vit d'Outremer sans avoir de bons yeuxi
Enfin parmi les Saints on me voit dans les Cieux.
Tu trouveras en moi deux Notes de Musique ;
Mes derniers pieds unis , sans moi la Mecanique
Presseroit les corps foiblement ;
Devine, Lecteur, promptement.
M. L. C. L ... d'Arles,
Cinq lettres composent mon nom ♪
Qui dans la Franee a grand renom ,
J'y fûs grand , juste , débonnaire
Pieux , et des Peuples le Pere ;
On m'y vit d'Outremer sans avoir de bons yeuxi
Enfin parmi les Saints on me voit dans les Cieux.
Tu trouveras en moi deux Notes de Musique ;
Mes derniers pieds unis , sans moi la Mecanique
Presseroit les corps foiblement ;
Devine, Lecteur, promptement.
M. L. C. L ... d'Arles,
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4
p. 2194-2195
AUTRE, à Mademoiselle de...
Début :
Vous voulez, trop belle Manon, [...]
Mots clefs :
Tendresse
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE, à Mademoiselle de...
AUTRE , à Mademoiselle de ...
Vous voulez , trop belle Manon ,
Que je compose un Logogriffe ,
Sans quoi , dites- vous , l'on me biffe ,
De votre coeur , tout doux , je vas changer de
: ton . J'offre
OCTOBRE. 1733 . 2195
J'offre à vos yeux un nom plein de tendresse,
Et dont neuf pieds font l'ornement ,
Nom fort commun à tout amant ,
Qui vante son ardeur à celle qui le blesse ,
Sept , six , trois , huit , Cloris . c'est un présent
des Cieux ,
Dont à mon grand regret vous ornerent les
Dieux ,
Que mainte et mainte fois je voudrois voir au
Diable
2.
Don cruel qui s'oppose aux plus tendres plaisirs,
Qui combat nuit et jour mes amoureux désirs ,
Et qui vous rend plus fiére , et toujours plus aimable.
Par trois , deux , cinq, neuf, six , si l'on en croit
la Fable.
On découvre un incestueux ;
Mais comme fille raisonnable ,
yous ne vous plaisez pas à tous ces contes bleus.
De la fable à l'instant je passe au véritable ;
Je me targuois jadis d'une noble fierté ;
Mon coeur étoit à toute épreuve 2
Et si l'on m'a cru pris dans les las d'une veuve
C'est un crime , Manon , de leze- vérité ;
Content de mon destin dans une paix profonde
J'affrontois hardiment et labrune et la blonde.
Mais vous seule avez sçu me rendre , jeune Iris,
Un , deux , trois , quatre , cinq et six.
Blesin d'Arles,
Vous voulez , trop belle Manon ,
Que je compose un Logogriffe ,
Sans quoi , dites- vous , l'on me biffe ,
De votre coeur , tout doux , je vas changer de
: ton . J'offre
OCTOBRE. 1733 . 2195
J'offre à vos yeux un nom plein de tendresse,
Et dont neuf pieds font l'ornement ,
Nom fort commun à tout amant ,
Qui vante son ardeur à celle qui le blesse ,
Sept , six , trois , huit , Cloris . c'est un présent
des Cieux ,
Dont à mon grand regret vous ornerent les
Dieux ,
Que mainte et mainte fois je voudrois voir au
Diable
2.
Don cruel qui s'oppose aux plus tendres plaisirs,
Qui combat nuit et jour mes amoureux désirs ,
Et qui vous rend plus fiére , et toujours plus aimable.
Par trois , deux , cinq, neuf, six , si l'on en croit
la Fable.
On découvre un incestueux ;
Mais comme fille raisonnable ,
yous ne vous plaisez pas à tous ces contes bleus.
De la fable à l'instant je passe au véritable ;
Je me targuois jadis d'une noble fierté ;
Mon coeur étoit à toute épreuve 2
Et si l'on m'a cru pris dans les las d'une veuve
C'est un crime , Manon , de leze- vérité ;
Content de mon destin dans une paix profonde
J'affrontois hardiment et labrune et la blonde.
Mais vous seule avez sçu me rendre , jeune Iris,
Un , deux , trois , quatre , cinq et six.
Blesin d'Arles,
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5
p. 2409-2410
SONNET ENIGMATIQUE.
Début :
Cher Lecteur, sans que rien m'engage, [...]
Mots clefs :
Esprit
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SONNET ENIGMATIQUE.
SONNET ENIGMATIQUE.
CHer Lecteur , sans que rien m'engage `; ,
Je parcours ce vaste Univers ;
Et suis fort souvent dans les airs
Malgré la tempête et l'orage.
Sans craindre jamais le naufrage ;
Je traverse toutes les Mers ,
Et quand je descends aux Enfers
Rien ne s'oppose à mon passage..
Tel qui fouille dans l'avenir ,
Ne sçaura jamais définir ,
Day NI
2410 MERCURE DE FRANCE
Ni ma couleur , ni mon allure.
Enfin quoiqu'invisible aux yeux ,
Sans corps , sans forme et sans figure ;
Je suis le chef- d'oeuvre des Cieux .
BLEZIN , d'Arles:
CHer Lecteur , sans que rien m'engage `; ,
Je parcours ce vaste Univers ;
Et suis fort souvent dans les airs
Malgré la tempête et l'orage.
Sans craindre jamais le naufrage ;
Je traverse toutes les Mers ,
Et quand je descends aux Enfers
Rien ne s'oppose à mon passage..
Tel qui fouille dans l'avenir ,
Ne sçaura jamais définir ,
Day NI
2410 MERCURE DE FRANCE
Ni ma couleur , ni mon allure.
Enfin quoiqu'invisible aux yeux ,
Sans corps , sans forme et sans figure ;
Je suis le chef- d'oeuvre des Cieux .
BLEZIN , d'Arles:
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6
p. 2852
LOGOGRYPHE.
Début :
Mon corps n'a que cinq pieds en bonne Arithmétique. [...]
Mots clefs :
Vertu
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPHE,
J
M
Arithmétique.
On corps n'a que cinq pieds en bonne
Mon premier chef tranché , me lisant à rebours ,
J'offre aux yeux deux tons de Musique ;
Ma premiere moitié se fait voir tous les jours ,
Dans l'eau , dans le bois , dans la terre.
Quatre , cinq , deux et trois , c'est le fruit de la
guerre ;
A
Trois , un et deux , je nais dans un Jardin ;
Pris dans un autre sens , je deviens un chemin.
Remis dans mon entier sans qu'on me décompose
,
Je suis l'apanage d'Iris ;
Heureux enfin qui se dispose
A vouloir sans tarder connoître qui je suis .
Blezin , d'Arles.
J
M
Arithmétique.
On corps n'a que cinq pieds en bonne
Mon premier chef tranché , me lisant à rebours ,
J'offre aux yeux deux tons de Musique ;
Ma premiere moitié se fait voir tous les jours ,
Dans l'eau , dans le bois , dans la terre.
Quatre , cinq , deux et trois , c'est le fruit de la
guerre ;
A
Trois , un et deux , je nais dans un Jardin ;
Pris dans un autre sens , je deviens un chemin.
Remis dans mon entier sans qu'on me décompose
,
Je suis l'apanage d'Iris ;
Heureux enfin qui se dispose
A vouloir sans tarder connoître qui je suis .
Blezin , d'Arles.
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9
p. 151-152
ÉNIGME.
Début :
Nous sommes plusieurs soeurs, toutes de taille fine ; [...]
Mots clefs :
Jeu de cartes
Pas de résultat.