Auteur du texte (4)
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Auteur probable (1)
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Détail
Liste
1
p. 114-132
SUR LA LETTRE S, A MONSEIGNEUR LE DUC DE S. AIGNAN.
Début :
MONSEIGNEUR, Je ne sçaurois assez déclamer contre l'injustice de [...]
Mots clefs :
Lettre, Termes, Sapho, Lettre S, Orthographe, Dictionnaire, Académie, Alphabet, Français, Langue, Duc de S. Aignan
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texteReconnaissance textuelle : SUR LA LETTRE S, A MONSEIGNEUR LE DUC DE S. AIGNAN.
les termes de Serviteur de de Ser-
vante. 1
GUYONNETDEVERTRON,
Ffijloriographe du Roy,&
deCAcadémie Royale
vante. 1
GUYONNETDEVERTRON,
Ffijloriographe du Roy,&
deCAcadémie Royale
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2
p. 313-314
DEVISE Sur la Défaite de l'Heresie. Elle a pour corps le Soleil montant sur l'Horison, & pour ame. Procul, error, & umbra.
Début :
En ouvrant chaque jours la barriere des Cieux, [...]
Mots clefs :
Hérésie, Cieux, Erreur, Défaite
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texteReconnaissance textuelle : DEVISE Sur la Défaite de l'Heresie. Elle a pour corps le Soleil montant sur l'Horison, & pour ame. Procul, error, & umbra.
DEVISE
Sur la Défaite de l'Heresie.
Elle a pour corps le Soleil
montant sur l'Horison, &
pour ame, Procul,error, &
umbr. EN ouvrant chaque jour la barriere
des citux)
je porte mon éclat aux endroits les
plus lômbreç;
£tfaifint rcjpmir ma presence en
tous lieux,
Je tire l'Univers de Cerreur & des ombres. Lemesme.
Sur la Défaite de l'Heresie.
Elle a pour corps le Soleil
montant sur l'Horison, &
pour ame, Procul,error, &
umbr. EN ouvrant chaque jour la barriere
des citux)
je porte mon éclat aux endroits les
plus lômbreç;
£tfaifint rcjpmir ma presence en
tous lieux,
Je tire l'Univers de Cerreur & des ombres. Lemesme.
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3
p. 183-186
Compliment fait à Mr le Marquis de Dangeau, de la part de Mrs de l'Academie des Ricovrati. [titre d'après la table]
Début :
Aussi tost que Mr de Vertron eut receu le dernier paquet [...]
Mots clefs :
Compliment, Académie des Ricovrati de Padoue, Parnasse italien
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texteReconnaissance textuelle : Compliment fait à Mr le Marquis de Dangeau, de la part de Mrs de l'Academie des Ricovrati. [titre d'après la table]
Auffi toft que Mr de Vertron cut receu le dernier paquet de feu M' Patin , il mit
la main à la plume , & fit un
184 MERCURE
compliment en Italien , pour
M' le Marquis de Dangeau
alla à fon Hoftel , & à fon retour le mit en François , à la
priere d'un de fes Confreres.
Je vous envoye la traduction
de ce compliment , que fon
Amy m'a donnée.
MONSIEUR,
Ce n'est point comme Député
de l'Academie Royale d'Arles ,
que je viens vous faluër aujourd'huy. Je viens m'acquiter d'une
Commiffion fort agreable . Meffieurs les Ricovrati m'ont honoré de leur choix , pour vous
GALANT. 18
prefenter ces preuves éclatantes
de la diftinction particuliere
qu'ils font de voftre illuftre Per
fonne. La celebre Academie de
Padoue en vous donnant une
place parmi les grands hommes ,
lesfublimes Genies qui la compofent , n'a point eu égard à la
noblesse de vostre fang, à l'éclat
de vos Dignitez à la grandeur de
vos emplois,ny aurang élevé que
vous tenez dans la Cour la plus
polie laplus augufte du Monde. Elle n'a confideré, Monfieur ,
que vostre efprit feul , qui peut
remplir fi dignement toutes les
vues que l'on doit avoir pour
Fevrier 1694.
186 MERCURE
•
former un Academicien parfait.
Elle a voulu joindre fon estime
à celle mefme des Teftes Couronnées , qui dans plufieurs occa
fions ont rendu juftice à vos qualitez excellentes. Enfin , Monfieur , ce Parnaffe Italien pouvoit fe vanter avant voftre reception , d'avoir de grands ornemens,poffedant des MuſesFrançoifes , les Scudery, les des- Houlieres, les Dacier, & les Saliez,
mais il lui manquoit un Apollon
la main à la plume , & fit un
184 MERCURE
compliment en Italien , pour
M' le Marquis de Dangeau
alla à fon Hoftel , & à fon retour le mit en François , à la
priere d'un de fes Confreres.
Je vous envoye la traduction
de ce compliment , que fon
Amy m'a donnée.
MONSIEUR,
Ce n'est point comme Député
de l'Academie Royale d'Arles ,
que je viens vous faluër aujourd'huy. Je viens m'acquiter d'une
Commiffion fort agreable . Meffieurs les Ricovrati m'ont honoré de leur choix , pour vous
GALANT. 18
prefenter ces preuves éclatantes
de la diftinction particuliere
qu'ils font de voftre illuftre Per
fonne. La celebre Academie de
Padoue en vous donnant une
place parmi les grands hommes ,
lesfublimes Genies qui la compofent , n'a point eu égard à la
noblesse de vostre fang, à l'éclat
de vos Dignitez à la grandeur de
vos emplois,ny aurang élevé que
vous tenez dans la Cour la plus
polie laplus augufte du Monde. Elle n'a confideré, Monfieur ,
que vostre efprit feul , qui peut
remplir fi dignement toutes les
vues que l'on doit avoir pour
Fevrier 1694.
186 MERCURE
•
former un Academicien parfait.
Elle a voulu joindre fon estime
à celle mefme des Teftes Couronnées , qui dans plufieurs occa
fions ont rendu juftice à vos qualitez excellentes. Enfin , Monfieur , ce Parnaffe Italien pouvoit fe vanter avant voftre reception , d'avoir de grands ornemens,poffedant des MuſesFrançoifes , les Scudery, les des- Houlieres, les Dacier, & les Saliez,
mais il lui manquoit un Apollon
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Résumé : Compliment fait à Mr le Marquis de Dangeau, de la part de Mrs de l'Academie des Ricovrati. [titre d'après la table]
Monsieur de Vertron reçoit un paquet de feu Monsieur Patin et rédige un compliment en italien pour le Marquis de Dangeau, qu'il traduit ensuite en français. Ce compliment est envoyé via un ami de Monsieur de Vertron. Dans sa lettre, Monsieur de Vertron précise qu'il agit non en tant que député de l'Académie Royale d'Arles, mais en tant que représentant des Ricovrati, une académie célèbre de Padoue. Les Ricovrati ont désigné Monsieur de Vertron pour transmettre au Marquis des marques de leur haute considération. L'Académie de Padoue honore le Marquis non pour sa noblesse, ses dignités ou sa position à la cour, mais pour son esprit, qui le rend digne d'être un académicien parfait. Cette reconnaissance rejoint celle des têtes couronnées, qui ont déjà salué les qualités exceptionnelles du Marquis. Avant l'arrivée du Marquis, le Parnasse italien comptait des figures illustres comme Scudéry, Deshoulières, Dacier et Salliez, mais manquait d'un Apollon, référence probable au Marquis de Dangeau.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 138-146
Lettre en Prose & en Vers à Mademoiselle de Scudery, sur la mort de son Perroquet. [titre d'après la table]
Début :
Le nom de Vertron me fait souvenir d'une Lettre que / MADEMOISELLE. En lisant le Mercure j'apprens la triste nouvelle [...]
Mots clefs :
Perroquet, Mort, Vers, Lettre, Impromptu
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texteReconnaissance textuelle : Lettre en Prose & en Vers à Mademoiselle de Scudery, sur la mort de son Perroquet. [titre d'après la table]
Le nom de Vertron me
fait fouvenir d'une Lettre que
vous ferez bien aife de voir.
Il l'a écrite à l'illuftre Mademoiſelle
de Scuderi , fur la
mort de fon Perroquet .
MADEMOISELLE
En lifant le Mercure jap
prens la trifte nouvelle de la
mort de voſtre inimitable Perroquet.
En verité je prens tou
te la part qu'un Ami doit
prendre à la perte d'un oiſeau
ཡནམའོི་་ི་
GALNIM 139
de fon illuftre Amie , qui en
faifoit le plus doux de fes
plaifirs.
Confolez vous du Perroquet,
Recevez en un en peinture;
OV
Celay cyn'a point de caquet,
Mais ilplaira par fa figure.
Je ne doute point que les
Mufes Françoiles , & les Italiennes,
parmy lefquelles vous
brillez , ne vous témoignent
leur fenfibilité pour ce qui
vous touche ; & certes ,
Mademoiselle
, fi Pithagore , ce
Philofophe fameux , Auteur de
la Metempficofe , revenoit
dans le nouveau Siecle , il ai
Mij
146 MERCURE
meroit mieux que fon ame
paffaft dans le corps de votre
Perroquet , pour le ranimer ,
& pour vous réjouir , que dans
celuy d'un cheval qu'il prétend
avoir efté. Mais fans nous ar
refter icy à combattre fon
opinion de la
tranfmigration
drs Ames , il faut avouër , Mademoiſelle
, que voſtre Perroquet
eftoit un joly animal.
Pardonnez à ce mor échapé,
& excufez moy , fi je parle
ainfi d'une petite befte qui
avoit tant d'efprits , int
Je le dis en une parole ,
*3)Qui n'en auroit à voſtre écoles
GALANT. 140
Que Perfe ceffe de nous
vanter dans le Prologue de
fes Satires un certain Perroquet,
qui avoit appris à don
ner tous les matins le bon jour
à fon Maistre. Levoftre quien
faifoit de même , en pronon
çant fi diftinctement le beau
noni de fa chere Maiftreffe ,
SAPHO , aura des Epitaphes
& des Eloges Funebres , comme
en a eu celuy de Madame
de Foix , lequel , fi j'ay bonne
memoire , mourut le 6. Février
1682. Toutes les perfonnes
qui ont l'avantage d'avoir
avec yous un commerce de
14ª MERCURE
Vers , ne manqueront Pas d'en
faire. Je juge que vostre agréa
ble Fauvette ſe confolera aifément
de n'avoir plus un fi
dangereux Rival , qui partageoit
vos momens de loifir &
voftre coeur.
Les Oiseaux , foit dans l'air , ou
no bien dans une cage ,
N'aiment , non plus que nous , un
femblable partage.
939523
Le Sonnet de M ' l'Abbé
de Poiffy , fur le fujet de voſtre
perte , eftoit digne de voftre
réponſe , rien n'eft plus fpirituel
de part & d'autre,
GALANT. 143
Votre Oifeaufurpaffoul'Aigle de
Jupiter ;
Pour vous feule Apollon fe fair
Pharmacopole.
En langage divinje ne fuis qu'un
Frater ,
Mais Poißy pour les Vers eft un
Xantre
Nicole .
Je ne sçaurois achever ce Sonnet
fur de vieilles rimes , que
ce galant Abbé vient de rem .
plir de nouvelles penfêes avec
tant de fuccés .
Pour l'efprit, pour le coeur point de
captivité:
En Vers comme en amourje veux
ma liberté,
144 MERCURE
Cependant pour vous plaire ,
Mademoiſelle, j'ay tâché d'ac.
corder dans cet Impromptu la
Rime avec la Raiſon ; jugezen
, je vous prie , fouveraine
ment , vous qui fçûtes toujours
fi bien unir l'une & l'autre
dans vos Ouvrages.
Enfin il n'eft donc plus celuy , dont
le
ramage , [ nuit.
Sapho, vous charmoit jour ,
Faloufe de cet avantage,
La fiere Parque l'a détruit .
Que ne puis je avec vous parta .
ger l'heritage!
Vous garderiez fa plume , &
j'auroisfon langage ;
Le
GALANT 45
Le vostre fçait charmer le plus
grand des Humains ;
Sans eftre tout parfait rien ne fort
de vos mains.
Si vous me faites l'honneur de
répondre à ma Lettre , je demeure
dans l'lfle des Perro
quets , proche Meſdemoiſelles
de Tronchot .
Celuy de ces aimables Soeurs
Parfa voix charme les oreilles,
Ses Maiftreffes, ces deux Merveilles
,
Par leurs appas charment les
voeurs.
Soyez perfuadée , Mademoitelle
, que dans le ferieux ,
Septembre 1699.
N
146 MERCURE
comme dans la bagatelle , je
ne manqueray jamais de vous
marquer ou ma doulenr , ou
ma joye , prenant intereſt à
tout ce qui vous regarde , en
qualité de voſtre , &c.
fait fouvenir d'une Lettre que
vous ferez bien aife de voir.
Il l'a écrite à l'illuftre Mademoiſelle
de Scuderi , fur la
mort de fon Perroquet .
MADEMOISELLE
En lifant le Mercure jap
prens la trifte nouvelle de la
mort de voſtre inimitable Perroquet.
En verité je prens tou
te la part qu'un Ami doit
prendre à la perte d'un oiſeau
ཡནམའོི་་ི་
GALNIM 139
de fon illuftre Amie , qui en
faifoit le plus doux de fes
plaifirs.
Confolez vous du Perroquet,
Recevez en un en peinture;
OV
Celay cyn'a point de caquet,
Mais ilplaira par fa figure.
Je ne doute point que les
Mufes Françoiles , & les Italiennes,
parmy lefquelles vous
brillez , ne vous témoignent
leur fenfibilité pour ce qui
vous touche ; & certes ,
Mademoiselle
, fi Pithagore , ce
Philofophe fameux , Auteur de
la Metempficofe , revenoit
dans le nouveau Siecle , il ai
Mij
146 MERCURE
meroit mieux que fon ame
paffaft dans le corps de votre
Perroquet , pour le ranimer ,
& pour vous réjouir , que dans
celuy d'un cheval qu'il prétend
avoir efté. Mais fans nous ar
refter icy à combattre fon
opinion de la
tranfmigration
drs Ames , il faut avouër , Mademoiſelle
, que voſtre Perroquet
eftoit un joly animal.
Pardonnez à ce mor échapé,
& excufez moy , fi je parle
ainfi d'une petite befte qui
avoit tant d'efprits , int
Je le dis en une parole ,
*3)Qui n'en auroit à voſtre écoles
GALANT. 140
Que Perfe ceffe de nous
vanter dans le Prologue de
fes Satires un certain Perroquet,
qui avoit appris à don
ner tous les matins le bon jour
à fon Maistre. Levoftre quien
faifoit de même , en pronon
çant fi diftinctement le beau
noni de fa chere Maiftreffe ,
SAPHO , aura des Epitaphes
& des Eloges Funebres , comme
en a eu celuy de Madame
de Foix , lequel , fi j'ay bonne
memoire , mourut le 6. Février
1682. Toutes les perfonnes
qui ont l'avantage d'avoir
avec yous un commerce de
14ª MERCURE
Vers , ne manqueront Pas d'en
faire. Je juge que vostre agréa
ble Fauvette ſe confolera aifément
de n'avoir plus un fi
dangereux Rival , qui partageoit
vos momens de loifir &
voftre coeur.
Les Oiseaux , foit dans l'air , ou
no bien dans une cage ,
N'aiment , non plus que nous , un
femblable partage.
939523
Le Sonnet de M ' l'Abbé
de Poiffy , fur le fujet de voſtre
perte , eftoit digne de voftre
réponſe , rien n'eft plus fpirituel
de part & d'autre,
GALANT. 143
Votre Oifeaufurpaffoul'Aigle de
Jupiter ;
Pour vous feule Apollon fe fair
Pharmacopole.
En langage divinje ne fuis qu'un
Frater ,
Mais Poißy pour les Vers eft un
Xantre
Nicole .
Je ne sçaurois achever ce Sonnet
fur de vieilles rimes , que
ce galant Abbé vient de rem .
plir de nouvelles penfêes avec
tant de fuccés .
Pour l'efprit, pour le coeur point de
captivité:
En Vers comme en amourje veux
ma liberté,
144 MERCURE
Cependant pour vous plaire ,
Mademoiſelle, j'ay tâché d'ac.
corder dans cet Impromptu la
Rime avec la Raiſon ; jugezen
, je vous prie , fouveraine
ment , vous qui fçûtes toujours
fi bien unir l'une & l'autre
dans vos Ouvrages.
Enfin il n'eft donc plus celuy , dont
le
ramage , [ nuit.
Sapho, vous charmoit jour ,
Faloufe de cet avantage,
La fiere Parque l'a détruit .
Que ne puis je avec vous parta .
ger l'heritage!
Vous garderiez fa plume , &
j'auroisfon langage ;
Le
GALANT 45
Le vostre fçait charmer le plus
grand des Humains ;
Sans eftre tout parfait rien ne fort
de vos mains.
Si vous me faites l'honneur de
répondre à ma Lettre , je demeure
dans l'lfle des Perro
quets , proche Meſdemoiſelles
de Tronchot .
Celuy de ces aimables Soeurs
Parfa voix charme les oreilles,
Ses Maiftreffes, ces deux Merveilles
,
Par leurs appas charment les
voeurs.
Soyez perfuadée , Mademoitelle
, que dans le ferieux ,
Septembre 1699.
N
146 MERCURE
comme dans la bagatelle , je
ne manqueray jamais de vous
marquer ou ma doulenr , ou
ma joye , prenant intereſt à
tout ce qui vous regarde , en
qualité de voſtre , &c.
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1
p. 82-89
Autre Portrait aussi d'un honneste homme; mais en Vers. [titre d'après la table]
Début :
Voicy un autre Portrait fait par Mr le Chevalier de Vertron, / Heureux, qui n'a point de desirs ! [...]
Mots clefs :
Portrait, Ressembler, Heureux, Bonne foi, Sage, Bien vivre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Autre Portrait aussi d'un honneste homme; mais en Vers. [titre d'après la table]
Voicyun autre Portrait fait
par Mr le Chevalier de Verdont on pourra auſſi tron ,
envoyer les noms de ceux que
l'on croira reffembler à ce portrait.
Heureux, quin'apoint dedefirs !
Heureux , quife fait violence !
Quifeprive de fes plaifirs ,
Etfe plaift dans la dépendance!
Heureux l'homme de bonnefoy,
Simple , fage , plein d'innocence ,
Qui toûjours fevere pourfoy ,
Pourfonprochain eft rempli de clemence!
GALANT 83
Heureux , qui cherit lefilence ,
Qui neparle qu'utilement ,
Et fe repofe uniquement
Sur la divine Providence
Heureux , qui connoiffantfon extrême indigence ,
L'expofe auCiel inceffamment ;
Et qui defonDieu feulement
Attend toutefon affiftance !
Heureux , qui n'a rien d'affecté !
Heureux l'homme fans olonté;
Et qui tout vuide de luy- même,
84 MERCURE
Eft tout plein du
qu'il aime !
vray Dien
Heureux qui penetré des befoins
du Prochain ,
Lui partagefon cœur , fon efprit ,
&fon pain!
Heureuxceluy qui l'édifie !
Heureux celuy qu'on humilie ,
Et quifçait profiter de fes abaiffemens !
52
Heureux , qui n'ajamais de vertus chimeriques ;
Etquicherit fes domestiques ,
Comme s'ils eftoient fes enfans !
ALANT
: 85
Heureux, qui ne va point pardes
routes obliques !
Heureux , plus heureux qu'on
ne croit ,
Qui marche conftamment dans le
chemin étroit !
Heureuxquiparfesfoins ,parfon
œconomie
Scaitamafferpour l'autre vie ;
Et ménager fi bien fes precieux
momens
Qu'il n'en perd pas un feul en
vains amuſemens !
Heureux, qui fe voitfans attache i
86 MERCURE
Quife faitpetit , quifecache ;
Et qui ne fuit jamais fes propres
mouvemens !
Heureux qui fur la Grace uniquement e fonde;
Qui fçait, & ne croit rien fçavoir ;
Qui peut, &qui n'a du pouvoir,
Quepour obliger tout le monde.
Heureux celuy qui du Sauveur
S'efforce d'eftre la copie !
Heureux celuy de qui le cœur.
Goûte la parole de vie !
GALANT 87
Heureux qui fçait aimer , craindre, croire , efperer
Commeledoit un vray Fidelle !
Heureuxqui fçait perfeverer ,
Etfoumettre à l'efprit une chair
firebelle !
Heureux l'homme nouveau , qui
fouvent dansfoncœur
Trouve une utile , douce &fainte
folitude:
Et qui fait toute fon étude
De la Croix de fon Redempteur!
Heureux le Grand fans tyrannie!
88 MERCURE
Heureuxle Petitfans euvie!
Heureux l'Homme toujours égal',
Qui ne penfe d'autruy , ny ne dit
aucun mal!
強
Heureuxqui gemit&quiprie
Pour le prochain comme pour
Joy;
Et qui fent pour le vice une horreur infinie !
Heureux qui fefait une loy
Defondevoir, qu'il aime & qu'il
veut toûjours fuivre !
Heureux quifouffre tout, & në
faitrienfouffrir!
ITALANT 8)
Heureux , celuy qui fait bien
vivre !
C'est le moyen de bien mourir!
par Mr le Chevalier de Verdont on pourra auſſi tron ,
envoyer les noms de ceux que
l'on croira reffembler à ce portrait.
Heureux, quin'apoint dedefirs !
Heureux , quife fait violence !
Quifeprive de fes plaifirs ,
Etfe plaift dans la dépendance!
Heureux l'homme de bonnefoy,
Simple , fage , plein d'innocence ,
Qui toûjours fevere pourfoy ,
Pourfonprochain eft rempli de clemence!
GALANT 83
Heureux , qui cherit lefilence ,
Qui neparle qu'utilement ,
Et fe repofe uniquement
Sur la divine Providence
Heureux , qui connoiffantfon extrême indigence ,
L'expofe auCiel inceffamment ;
Et qui defonDieu feulement
Attend toutefon affiftance !
Heureux , qui n'a rien d'affecté !
Heureux l'homme fans olonté;
Et qui tout vuide de luy- même,
84 MERCURE
Eft tout plein du
qu'il aime !
vray Dien
Heureux qui penetré des befoins
du Prochain ,
Lui partagefon cœur , fon efprit ,
&fon pain!
Heureuxceluy qui l'édifie !
Heureux celuy qu'on humilie ,
Et quifçait profiter de fes abaiffemens !
52
Heureux , qui n'ajamais de vertus chimeriques ;
Etquicherit fes domestiques ,
Comme s'ils eftoient fes enfans !
ALANT
: 85
Heureux, qui ne va point pardes
routes obliques !
Heureux , plus heureux qu'on
ne croit ,
Qui marche conftamment dans le
chemin étroit !
Heureuxquiparfesfoins ,parfon
œconomie
Scaitamafferpour l'autre vie ;
Et ménager fi bien fes precieux
momens
Qu'il n'en perd pas un feul en
vains amuſemens !
Heureux, qui fe voitfans attache i
86 MERCURE
Quife faitpetit , quifecache ;
Et qui ne fuit jamais fes propres
mouvemens !
Heureux qui fur la Grace uniquement e fonde;
Qui fçait, & ne croit rien fçavoir ;
Qui peut, &qui n'a du pouvoir,
Quepour obliger tout le monde.
Heureux celuy qui du Sauveur
S'efforce d'eftre la copie !
Heureux celuy de qui le cœur.
Goûte la parole de vie !
GALANT 87
Heureux qui fçait aimer , craindre, croire , efperer
Commeledoit un vray Fidelle !
Heureuxqui fçait perfeverer ,
Etfoumettre à l'efprit une chair
firebelle !
Heureux l'homme nouveau , qui
fouvent dansfoncœur
Trouve une utile , douce &fainte
folitude:
Et qui fait toute fon étude
De la Croix de fon Redempteur!
Heureux le Grand fans tyrannie!
88 MERCURE
Heureuxle Petitfans euvie!
Heureux l'Homme toujours égal',
Qui ne penfe d'autruy , ny ne dit
aucun mal!
強
Heureuxqui gemit&quiprie
Pour le prochain comme pour
Joy;
Et qui fent pour le vice une horreur infinie !
Heureux qui fefait une loy
Defondevoir, qu'il aime & qu'il
veut toûjours fuivre !
Heureux quifouffre tout, & në
faitrienfouffrir!
ITALANT 8)
Heureux , celuy qui fait bien
vivre !
C'est le moyen de bien mourir!
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Résumé : Autre Portrait aussi d'un honneste homme; mais en Vers. [titre d'après la table]
Le texte décrit les qualités idéales d'un homme heureux et vertueux. Cet individu maîtrise ses désirs, fait preuve de simplicité, de sagesse et d'innocence, et est rempli de clémence. Il est silencieux, parle utilement et se repose sur la divine Providence. Il connaît sa pauvreté, prie Dieu inlassablement et attend de Lui toute assistance. Humble et sans orgueil, il est plein de l'amour du vrai Dieu. Il partage son cœur, son esprit et son pain avec autrui, édifie les autres et profite de ses abaissements. Il ne possède pas de vertus chimériques, aime ses domestiques comme ses enfants et ne suit pas des routes obliques. Il marche constamment dans le chemin étroit, économise ses moments précieux pour l'au-delà et évite les vains amusements. Détaché, il se fait petit, cache ses propres mouvements et se fonde uniquement sur la grâce. Il sait aimer, craindre, croire et espérer comme un vrai fidèle, persévère et soumet l'esprit à une chair sobre. Il est grand sans tyrannie, petit sans envie, toujours égal, ne pense ni ne dit de mal d'autrui, gémit et prie pour le prochain, et ressent une horreur infinie pour le vice. Il souffre tout et ne fait souffrir personne, et vit bien pour bien mourir.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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