Auteur du texte (1)
[empty]
Auteur probable (2)
[empty]
[empty]
Destinataire probable (1)
[empty]
Détail
Liste
1
p. 267-270
REMARQUES critiques sur cet Ouvrage trés-moderne par un Scholiaste trés-ancien. A la belle Maistresse de Bichon.
Début :
Si vous estes embarassée [...]
Mots clefs :
Bichon
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texteReconnaissance textuelle : REMARQUES critiques sur cet Ouvrage trés-moderne par un Scholiaste trés-ancien. A la belle Maistresse de Bichon.
REMARQUES
critiquessur cet Ouvrage
très - moderne
par un Schohajte trésancien.
A la belle Maistressê de
Bichon.
SI
vous estes embarraffée
De découvrir le noeud
detoutcecy,
Incomparable Iris voicy
Comme la chose s'eit
pallee.
Ne scachant comment
ni par ou
Faire unBouquetgaland,
honneste,
Et qui fut bien reçu le
jour de vostre feste :
Conseil tenu chez Madame
&Aveu
On appelle Bichon, on
la flatte
) on s'appreste
A faire cet écrit, à le luy
-
pendreaucou;
Et, comme ilse pratique
en toutes les affaires,
On luy graille la patte
avec un Poulet gras,
Dont dejeuina Bichon,
sanss'embarrasser gueres
Des raisons de ce bon , repas. , Hebé qui sçait aÍlner la
plus digne des Meres,
Mais aimer, comme on
n'aime pas,
Et qui doit à ses traits
tout ce qu'elle a d'apas,
Hebedictoit,& le vieil
lolas
Ce tranquille Doyen des
p-auvres Secretaires
Se Tentant rajeusnir
, regaillardidu
cas 1 Tenoit la plume en nouveau
Dubartas
) Qui vain Gascon
, 8c
fier d'entrer dans ces
mysteres
Jusques aux jours caniculai
res
Auroit écrit sans estre
las.
Par M. PJaprat.
critiquessur cet Ouvrage
très - moderne
par un Schohajte trésancien.
A la belle Maistressê de
Bichon.
SI
vous estes embarraffée
De découvrir le noeud
detoutcecy,
Incomparable Iris voicy
Comme la chose s'eit
pallee.
Ne scachant comment
ni par ou
Faire unBouquetgaland,
honneste,
Et qui fut bien reçu le
jour de vostre feste :
Conseil tenu chez Madame
&Aveu
On appelle Bichon, on
la flatte
) on s'appreste
A faire cet écrit, à le luy
-
pendreaucou;
Et, comme ilse pratique
en toutes les affaires,
On luy graille la patte
avec un Poulet gras,
Dont dejeuina Bichon,
sanss'embarrasser gueres
Des raisons de ce bon , repas. , Hebé qui sçait aÍlner la
plus digne des Meres,
Mais aimer, comme on
n'aime pas,
Et qui doit à ses traits
tout ce qu'elle a d'apas,
Hebedictoit,& le vieil
lolas
Ce tranquille Doyen des
p-auvres Secretaires
Se Tentant rajeusnir
, regaillardidu
cas 1 Tenoit la plume en nouveau
Dubartas
) Qui vain Gascon
, 8c
fier d'entrer dans ces
mysteres
Jusques aux jours caniculai
res
Auroit écrit sans estre
las.
Par M. PJaprat.
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Résumé : REMARQUES critiques sur cet Ouvrage trés-moderne par un Scholiaste trés-ancien. A la belle Maistresse de Bichon.
Le texte est une série de remarques et de critiques sur un ouvrage moderne écrit par un auteur ancien. Il est adressé à une dame nommée Bichon, qualifiée de 'belle Maistressê'. Plusieurs personnes, dont Hebé et le vieil Iolas, se réunissent pour résoudre un problème : créer un bouquet galant et honnête pour la fête de Bichon. Pour obtenir son aide, on la flatte et on lui offre un poulet gras, qu'elle accepte sans se soucier des raisons de ce repas. Hebé est décrite comme une mère digne et aimante, tandis que le vieil Iolas est un secrétaire tranquille. Un certain Dubartas, un Gascon vain et fier, est également mentionné comme prêt à écrire sans se lasser, même pendant les jours les plus chauds. L'auteur de ce texte est M. PJaprat.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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1
p. 168
ENVOY.
Début :
Ces Vers partent du cœur, l'amitié les inspire [...]
Mots clefs :
Vers, Cœur, Amitié, Pindare
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texteReconnaissance textuelle : ENVOY.
ENVOY.
Ces Vers partent du
coeur, tamitie les ins
pire
Ils riont pas ces merveilleux
traits
Des Pindares nouveaux
dont on vante la Lyre,
Mais lessentimens en
font vrais.
Par M. Palaprat.
Ces Vers partent du
coeur, tamitie les ins
pire
Ils riont pas ces merveilleux
traits
Des Pindares nouveaux
dont on vante la Lyre,
Mais lessentimens en
font vrais.
Par M. Palaprat.
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2
p. 251-267
HISTOIRE de Bichon, Chienne favorite de Madame de P... presentée par Bichon mesme à sa belle Maistresse pour son Bouquet, le 21. de Janvier jour de sa Feste.
Début :
Vostre Bichon, vostre chere Maman [...]
Mots clefs :
Chien, Chienne, Amour, Jupiter, Yeux, Bichon
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texteReconnaissance textuelle : HISTOIRE de Bichon, Chienne favorite de Madame de P... presentée par Bichon mesme à sa belle Maistresse pour son Bouquet, le 21. de Janvier jour de sa Feste.
HISTO IRE
de BichonyChienne
favorite de Madame
deP.presèntée par
Bichonmejmeasa belle
Maistressepourfin
Bouquet) lezi. dejanrrjierjour
de sa Fesie.
Ostre Bichon, vostre
chere Maman *
Pour son Bouquet vous
donne son Histoire,
Qui passeroit pour Fable
ou pour Roman
S'il estrien dedisette
à croire.
Quand il s'agit du pouvoir
de vos yeux; Mais puisqu'enfin je les
prefere aux Cieux
Que deformaisnul égard
ne m'arreste,
Je doisl'aveu, mesme en
dépit des Dieux , De vostregloire au jour
de vostre feste.
Gonnoissez-moy iàu$
la peau de Bichoa*
Vous possedez une
Chienne immortelle
Qui , vous adore, & qui
veut fous ce nom
Fuïr le sejour des enfans
de Cibelle
Pourvous servir,pour
vous suivreen tous
lieux;
Pour moy ce fort a d'autant
plus de charmes ,
Que vous pouvez m'aimer
sans qu'à vos yeux
Jamais ma mort puisse
couster des larmes :
Or lisez donc la suite
sansallarmes.
Ce chien fameux, ce
chien de si haut prix
Qui fut donné par Diane
à Procris
y Et par Procrisàson Epoux
Cephale,
Qui s'en feroit heureusement
servi
Si ce beau chien de bonté
sans égale,
Du Dard fataln'avoitestésuivi.
Lelape enfin, c'est son
nom,fut mon pere :
S'il s'affranchit de la dent
de Cerbere
Ovideassez vous en in
formera,
Et comme chien, de tout
ce qu'il sçut faire;
Venons àmoy. Sous le
nom deMoera
Je fus jadiscelebre da,. ns
la Grece,
Chienne n'aima jamais,
ny n'aimera,
Comme j'aimay * ma
! Erigone. 1
premiere Maistresse:
Je la perdis. Quel fut
mon desarroy ?
Jevalus seule un funebre
convoy; J'étourdis tant VQurJe,
v
le Crepuscule,
-
Des jours, des nuits, par
maint perçant abboy,
Mes cris des airs par le
perpendicule
Frappent si fort les oreilles
du Roy,
Qui sur l'Olympe aux
autres fait la loy,
-. Que
Que Jupiter au Ciel
m'immatricule:
Ma loyauté fit un Astre
de moy
Que les Mortels nommerent
Canicule.
Tout l'U nivers sçaitquel
fut mon employ ;
Embraser tout. Mais
certaines années
Je vis pourtant que malgré
tous mes soins
Soit par malin vouloir
des Destinés, Soit autrement,je réüC
fïflois moins.
On frissonnoit quelquefois
fous mon regne >
Quoy de baiser est-il.
temps que je craigne,
M'imaginois-je ? un foir
a Í/"ïl'e::'rt':.[l
( Quand ces pensées me
rendoient triste&
sombre)
Pour mon bonheur vos.
beaux yeux par hazard
Comme un éclair tout
autravers de l'ombre,
Jusques à moy lancerent
un regard.
J'en vis ~paslir les naifsaintes
estoiles,
Et de leurs feux ses flammes
triompher,
Quoiqu'un nuage eut
opposé ses voiles
Je m'en sentis moi-filer.
-- me rechauffer.
Ho! ho! pensai-jeÏlefl
une Mortelle
--
Qui d'un regard peut
mettre tout en feu
Allons la , voir, allons
apprendre un peu
A raffiner nostre metier
prés d'elle.
Voilà comment (jevous
en fais l'aveu)
Je vins chez vous, où
fous cette figure
De
-
me cacher j'eus la
précaution,
Laissant le foin à la Vierge,
au Lion
Pour quelques jours
d'embraser la nature.
Je crus d'abord dans
chacun de vos traits-
Revoir ce Dard du malheureux.
Cephale
Seur de ses coups, Se
dont le but jamais
Ne fut soustrait à sa
pointe fatale..
Vos traits font plus, &C
par leur grand fracas
Dans tous les coeurs il y
doit bien paroistre.
Dessein
,
hazard
, tout
fert à vos appas, Et vous portez bien fouventle
trépas
Où vous n'avez jamais
visé-peut-e.stre1.
Meres tremblez pour
vos adolescens;
Sagesvieillards malgré
vostre bon sens
Dans vos glaçons craignez
de voiréclore
-
Folles ardeurs. Et vous
jeune Procris,
A qui l'hymen paroist
l'amour encore
De ma!Maistresse.efloi.
gnez vos Maris,
Elleestautant à craindre
que taurorer
Dés qu'on la voit pour
tousjours on l'adore:
Telest enfin son empire
charmant
Qu'elle pourroit (chose
impossible à Flore)
Fixer le coeur de son
volage Amant.
De tous vos traitsquand
je fus bien instruite
Un beau matin je meditois
ma fuite
Au Diable zot. Sortir
d'auprés de vous
Qui le pourroit? j'en ai
trouvé le giste
Sibon pourmoy, si commode
)
si doux,
De ses honneurs que je
tiens le Ciel quitte.
Si Jupiter voyoit ce que
je voy , Pour partager vostre lit
comme moy , Jupiter mesme en descendroit
plus viste,
Qu'il ne fit pour Alemene
& Leda j
Jamais l'amour si bien ne
le guida.
Quoyque l'amour fait sa
grande
grande Marotte,
Il paroistroitchez vous *
tel que la Motte
Vient de le peindre au
haut du mont Ida.
Pour moy , mon Ciel
n'est qu'aux lieux où
vous estes,
Aux plus huppez j'y dame
le pion,
Et mets au rang des plus
vilaines bestes
* La Cynosure avec le
Scorpion.
Dans son Iliade,l.7.
PetiteOurse.
Prés de ma Reine orgueilleuxSagittaire
Je ne vous croy qu'un
Archer mal adroit
Prenez chacun quelque
trait de Cithere
Et nous verrons qui tirera
plus droit.
Je vous verrai briller
sans jalousie,
Adieu vous dis Ecrevis-
-
jeyPoissons,
Je mangeicy * soyes gras
Sç Pigeons
* J'en mstémoin le premier del'an,
Qui valent mieux que
la maigre Ambrozie.
de BichonyChienne
favorite de Madame
deP.presèntée par
Bichonmejmeasa belle
Maistressepourfin
Bouquet) lezi. dejanrrjierjour
de sa Fesie.
Ostre Bichon, vostre
chere Maman *
Pour son Bouquet vous
donne son Histoire,
Qui passeroit pour Fable
ou pour Roman
S'il estrien dedisette
à croire.
Quand il s'agit du pouvoir
de vos yeux; Mais puisqu'enfin je les
prefere aux Cieux
Que deformaisnul égard
ne m'arreste,
Je doisl'aveu, mesme en
dépit des Dieux , De vostregloire au jour
de vostre feste.
Gonnoissez-moy iàu$
la peau de Bichoa*
Vous possedez une
Chienne immortelle
Qui , vous adore, & qui
veut fous ce nom
Fuïr le sejour des enfans
de Cibelle
Pourvous servir,pour
vous suivreen tous
lieux;
Pour moy ce fort a d'autant
plus de charmes ,
Que vous pouvez m'aimer
sans qu'à vos yeux
Jamais ma mort puisse
couster des larmes :
Or lisez donc la suite
sansallarmes.
Ce chien fameux, ce
chien de si haut prix
Qui fut donné par Diane
à Procris
y Et par Procrisàson Epoux
Cephale,
Qui s'en feroit heureusement
servi
Si ce beau chien de bonté
sans égale,
Du Dard fataln'avoitestésuivi.
Lelape enfin, c'est son
nom,fut mon pere :
S'il s'affranchit de la dent
de Cerbere
Ovideassez vous en in
formera,
Et comme chien, de tout
ce qu'il sçut faire;
Venons àmoy. Sous le
nom deMoera
Je fus jadiscelebre da,. ns
la Grece,
Chienne n'aima jamais,
ny n'aimera,
Comme j'aimay * ma
! Erigone. 1
premiere Maistresse:
Je la perdis. Quel fut
mon desarroy ?
Jevalus seule un funebre
convoy; J'étourdis tant VQurJe,
v
le Crepuscule,
-
Des jours, des nuits, par
maint perçant abboy,
Mes cris des airs par le
perpendicule
Frappent si fort les oreilles
du Roy,
Qui sur l'Olympe aux
autres fait la loy,
-. Que
Que Jupiter au Ciel
m'immatricule:
Ma loyauté fit un Astre
de moy
Que les Mortels nommerent
Canicule.
Tout l'U nivers sçaitquel
fut mon employ ;
Embraser tout. Mais
certaines années
Je vis pourtant que malgré
tous mes soins
Soit par malin vouloir
des Destinés, Soit autrement,je réüC
fïflois moins.
On frissonnoit quelquefois
fous mon regne >
Quoy de baiser est-il.
temps que je craigne,
M'imaginois-je ? un foir
a Í/"ïl'e::'rt':.[l
( Quand ces pensées me
rendoient triste&
sombre)
Pour mon bonheur vos.
beaux yeux par hazard
Comme un éclair tout
autravers de l'ombre,
Jusques à moy lancerent
un regard.
J'en vis ~paslir les naifsaintes
estoiles,
Et de leurs feux ses flammes
triompher,
Quoiqu'un nuage eut
opposé ses voiles
Je m'en sentis moi-filer.
-- me rechauffer.
Ho! ho! pensai-jeÏlefl
une Mortelle
--
Qui d'un regard peut
mettre tout en feu
Allons la , voir, allons
apprendre un peu
A raffiner nostre metier
prés d'elle.
Voilà comment (jevous
en fais l'aveu)
Je vins chez vous, où
fous cette figure
De
-
me cacher j'eus la
précaution,
Laissant le foin à la Vierge,
au Lion
Pour quelques jours
d'embraser la nature.
Je crus d'abord dans
chacun de vos traits-
Revoir ce Dard du malheureux.
Cephale
Seur de ses coups, Se
dont le but jamais
Ne fut soustrait à sa
pointe fatale..
Vos traits font plus, &C
par leur grand fracas
Dans tous les coeurs il y
doit bien paroistre.
Dessein
,
hazard
, tout
fert à vos appas, Et vous portez bien fouventle
trépas
Où vous n'avez jamais
visé-peut-e.stre1.
Meres tremblez pour
vos adolescens;
Sagesvieillards malgré
vostre bon sens
Dans vos glaçons craignez
de voiréclore
-
Folles ardeurs. Et vous
jeune Procris,
A qui l'hymen paroist
l'amour encore
De ma!Maistresse.efloi.
gnez vos Maris,
Elleestautant à craindre
que taurorer
Dés qu'on la voit pour
tousjours on l'adore:
Telest enfin son empire
charmant
Qu'elle pourroit (chose
impossible à Flore)
Fixer le coeur de son
volage Amant.
De tous vos traitsquand
je fus bien instruite
Un beau matin je meditois
ma fuite
Au Diable zot. Sortir
d'auprés de vous
Qui le pourroit? j'en ai
trouvé le giste
Sibon pourmoy, si commode
)
si doux,
De ses honneurs que je
tiens le Ciel quitte.
Si Jupiter voyoit ce que
je voy , Pour partager vostre lit
comme moy , Jupiter mesme en descendroit
plus viste,
Qu'il ne fit pour Alemene
& Leda j
Jamais l'amour si bien ne
le guida.
Quoyque l'amour fait sa
grande
grande Marotte,
Il paroistroitchez vous *
tel que la Motte
Vient de le peindre au
haut du mont Ida.
Pour moy , mon Ciel
n'est qu'aux lieux où
vous estes,
Aux plus huppez j'y dame
le pion,
Et mets au rang des plus
vilaines bestes
* La Cynosure avec le
Scorpion.
Dans son Iliade,l.7.
PetiteOurse.
Prés de ma Reine orgueilleuxSagittaire
Je ne vous croy qu'un
Archer mal adroit
Prenez chacun quelque
trait de Cithere
Et nous verrons qui tirera
plus droit.
Je vous verrai briller
sans jalousie,
Adieu vous dis Ecrevis-
-
jeyPoissons,
Je mangeicy * soyes gras
Sç Pigeons
* J'en mstémoin le premier del'an,
Qui valent mieux que
la maigre Ambrozie.
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Résumé : HISTOIRE de Bichon, Chienne favorite de Madame de P... presentée par Bichon mesme à sa belle Maistresse pour son Bouquet, le 21. de Janvier jour de sa Feste.
Le poème narratif relate l'histoire d'une chienne nommée Bichon, offerte à une maîtresse aimée. Le texte commence par une dédicace à la 'chère Maman' pour un bouquet et souligne que l'histoire pourrait sembler incroyable si elle n'était pas vraie. Le narrateur exprime son admiration pour la maîtresse et son amour pour Bichon, décrite comme immortelle et dévouée. L'histoire fait référence à Laïpe, un chien célèbre donné par Diane à Procris, puis à Céphalé, son époux. Laïpe est connu pour avoir échappé à Cerbère, le chien des Enfers, et ses exploits sont relatés par Ovide. Le narrateur se révèle être Moéra, une chienne célèbre en Grèce pour son amour pour Érigone, sa première maîtresse. Après la perte d'Érigone, Moéra est transformée en étoile, connue sous le nom de Canicule, et chargée d'embraser la Terre. Moéra observe que son influence diminue certaines années et se sent triste jusqu'à ce qu'elle voie la maîtresse actuelle. Un regard de cette dernière réchauffe Moéra, qui décide alors de la servir et de l'aimer. Le poème se conclut par une description des pouvoirs envoûtants de la maîtresse, capable de captiver tous les cœurs, et par une comparaison avec divers astres et constellations, soulignant la supériorité de la maîtresse sur toutes les autres.
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1
p. 43-46
EPITRE EN VERS SEMÉS, PAR M... A M. DE PALAPRAT.
Début :
Vous venez de vous surpasser dans les Vers que vous [...]
Mots clefs :
Sublime, Enchantement, Prodige, Ornements, Ardeur, Muse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EPITRE EN VERS SEMÉS, PAR M... A M. DE PALAPRAT.
EPITRE EN VERS SEME'S ,
PARM...
A M. DE PALAPRAT .
VOus venez de vous ſurpaſſerdans
les Vers que vous avez fait pour
44
LE MERCUERE
Madame la Maréchalle de .....
11 n'appartient qu'à vous d'écrire en
moins de 24 heures , tant & de fi
belles choſes.
Il faut que du Mont aux deux Cimes ,
Le Dieudes vers ait à grands Flots
Versésurvous ces toursnouveaux
Et ce débordement de kimes ,
Où vous sçavés joindre àpropos
Les traits badins , aux tons fublimes.s
Le haut-bois , à nos chalumeaux.
D'une veine bien moins rapide
Dans Rome chantoit autrefois ,
Le galant & célébre Ouide ;
Quand Phabus lui prêtaitsa voix.
Je ne ſçai de quelle maniere Mon
fieur&Madame la Marechalle refpon
dront à votre Epitre , mais je ſçaibien
qu'ils en paroiſſent deſarmés.
A moy s'adreſſe l'Apostille
D'un escrit plein d'enchantements
Qui de graces & d'agréments
Dans chacun de vos vers petille,
Et dont chaque page fourmille ;
Où, par des termes séduisans
Votre main prodigue l'encens
ip
DE SEPTEMBRE .
45
D'une façon noble & gentille';
Mais, qui tourne la tête aux gens .
J'enferois des remerciments ;
Car ma Muse par fois babille ,
Mais l'éclat dont la vôtre brille ,
Ces attraits & ces ornements
Dont Phoebus la pare & t'habille ,
Etonne mes accords tremblants ,
Et je rentre dans ma coquille :
Je pourrois faire de ces vers
Où la rime métamorphose
Tant bien que mal , la ſimple Profe ,
Comme Jadıs faisoit Neversi
Mais,je tiens qu'il vaut mieux me taire,
Que de tomber dans cet abusi
Car rimer n'est pas mon affaire ,
A moins que le fils de Vénus,
Pour une Deité plus belle que fa Mere,
Ne m'inspire l'ardeur d'en faire.
Alors ,fans attendre Phoebus ,
On m'entend d'un air téméraire
Chanter par tout le nom de Claire
fous les auspices de Baccus.
Apropos Seigneur Palaprat, voilà jultemēt
celle qui me tient au coeur depuis
un tems infini , & qui n'a pas daigné
juſques à préſent accorder, pour la valeur
d'une épingle de récompenfe,à ma
46 LE MERCURE
fidelité . Il me ſemble que vous lui
promettés monts & merveilles du côté
du Parnaffe, en cas qu'elle me ſoit favorable
, & que vous la menacés de
vôtre indignation , en cas d'inhumanité.
Cependant , toute infenſible que
je la trouve , je vous prie de lui faire
grace , car entre nous , ce n'est pas fa
faute.
N'allés donc pas d'un vers Yambe
Pour me venger de ſes rebuts ,
La traiter comme Archilocus
Traita Son Bean-pere Lycambe ,
Qu'il mit au nombre des pendus.
Je ne sçaurois me plaindre d'elle ,
Eh! Comment parois-jeàses yeux;
C'est en vain qu'un Amant fidelle ,
pourtoucher le coeur d'une Belle ,
S'exprime en tours ingenieux :
Tour cela n'est que bagattelle.
Un peu de jeunesse vaut mieux ,
Et tout Soupirant, s'il eſt vieux ,
Pourplaire est un méchant Modelle.
PARM...
A M. DE PALAPRAT .
VOus venez de vous ſurpaſſerdans
les Vers que vous avez fait pour
44
LE MERCUERE
Madame la Maréchalle de .....
11 n'appartient qu'à vous d'écrire en
moins de 24 heures , tant & de fi
belles choſes.
Il faut que du Mont aux deux Cimes ,
Le Dieudes vers ait à grands Flots
Versésurvous ces toursnouveaux
Et ce débordement de kimes ,
Où vous sçavés joindre àpropos
Les traits badins , aux tons fublimes.s
Le haut-bois , à nos chalumeaux.
D'une veine bien moins rapide
Dans Rome chantoit autrefois ,
Le galant & célébre Ouide ;
Quand Phabus lui prêtaitsa voix.
Je ne ſçai de quelle maniere Mon
fieur&Madame la Marechalle refpon
dront à votre Epitre , mais je ſçaibien
qu'ils en paroiſſent deſarmés.
A moy s'adreſſe l'Apostille
D'un escrit plein d'enchantements
Qui de graces & d'agréments
Dans chacun de vos vers petille,
Et dont chaque page fourmille ;
Où, par des termes séduisans
Votre main prodigue l'encens
ip
DE SEPTEMBRE .
45
D'une façon noble & gentille';
Mais, qui tourne la tête aux gens .
J'enferois des remerciments ;
Car ma Muse par fois babille ,
Mais l'éclat dont la vôtre brille ,
Ces attraits & ces ornements
Dont Phoebus la pare & t'habille ,
Etonne mes accords tremblants ,
Et je rentre dans ma coquille :
Je pourrois faire de ces vers
Où la rime métamorphose
Tant bien que mal , la ſimple Profe ,
Comme Jadıs faisoit Neversi
Mais,je tiens qu'il vaut mieux me taire,
Que de tomber dans cet abusi
Car rimer n'est pas mon affaire ,
A moins que le fils de Vénus,
Pour une Deité plus belle que fa Mere,
Ne m'inspire l'ardeur d'en faire.
Alors ,fans attendre Phoebus ,
On m'entend d'un air téméraire
Chanter par tout le nom de Claire
fous les auspices de Baccus.
Apropos Seigneur Palaprat, voilà jultemēt
celle qui me tient au coeur depuis
un tems infini , & qui n'a pas daigné
juſques à préſent accorder, pour la valeur
d'une épingle de récompenfe,à ma
46 LE MERCURE
fidelité . Il me ſemble que vous lui
promettés monts & merveilles du côté
du Parnaffe, en cas qu'elle me ſoit favorable
, & que vous la menacés de
vôtre indignation , en cas d'inhumanité.
Cependant , toute infenſible que
je la trouve , je vous prie de lui faire
grace , car entre nous , ce n'est pas fa
faute.
N'allés donc pas d'un vers Yambe
Pour me venger de ſes rebuts ,
La traiter comme Archilocus
Traita Son Bean-pere Lycambe ,
Qu'il mit au nombre des pendus.
Je ne sçaurois me plaindre d'elle ,
Eh! Comment parois-jeàses yeux;
C'est en vain qu'un Amant fidelle ,
pourtoucher le coeur d'une Belle ,
S'exprime en tours ingenieux :
Tour cela n'est que bagattelle.
Un peu de jeunesse vaut mieux ,
Et tout Soupirant, s'il eſt vieux ,
Pourplaire est un méchant Modelle.
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Résumé : EPITRE EN VERS SEMÉS, PAR M... A M. DE PALAPRAT.
L'épître est adressée à M. de Palaprat, dont les talents poétiques sont loués pour sa rapidité et sa qualité. L'auteur compare Palaprat à Ovide, admirant sa capacité à mêler traits badins et tons sublimes. Une apostille reçue, remplie d'enchantements et de grâce, suscite son admiration. L'auteur reconnaît humblement ne pas exceller en poésie. Il mentionne Claire, une femme qui occupe son cœur depuis longtemps mais reste insensible à ses avances. Il demande à Palaprat de ne pas se venger poétiquement de cette indifférence, préférant pardonner. L'auteur souligne que la jeunesse est un atout majeur pour plaire, impliquant que son âge avancé pourrait être un obstacle.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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