Nouvelles de Varsovie.
•»"•J• Onmande deVarsovie,
que dans la conference que
les deux Envoyez ont euë
avec plusieurs Senateurs lk.
lesMinistres du Roy Auguste
, on avoit fait cinq
propositions ; sçavoir.
, Qu'une amnistiegeneraleseroit
accordée au Roy
Stanislas&àtous les Polonois
les adherans.
Quele Grand Seigneur
employeroit sa mediation
pour faire la paix entre les
Polonois & le Roy de Suede.
Que les Cosaques d'Orlik
, qui sont au nombre de
quatre-vingtmille, ob->
tinssent la permission de demeurerdans
l'UkrainePolonoise
;commeSujets de la
République.
Que l'on conferve aux
Tartaresétablis en Pologne
& en Lituanieles privileges
dont ilsjouissoient cidevant,
& que le Palatinat
de Posnanie soit restitué aUt
Roy Stanislas. 1 Le rapport de cette conserence
ayant été fait au
Roy Auguste,ilrépondit
que cherchant à rétablir la
tranquilitéenPologne
,
il
consentoit au premier &
au dernier article: mais
queles trois autres devoient
être examinezplus particulierement.
Neanmoins les
deux Envoyez étoient regalez&
traitezavecbeaucoup
dedistinction.Ils a(->
furent qu'aussitôtqu'ils seroient
retournez à Andrinople
,&qu'ils auroient
rendu compte de leur commission
, le traité de paix
feroit renouvcllé, & que
les ambassadeurs du Roy.
ôc dela
:
République se- j
roient renvoyezavec toute
forte de satisfaction. Malgre
toutes ces assurances,
on crainttoûjours que le
dessein desTurcs ne foit
d'amuser par toutes ces dé-
J marches le RoyAuguste, afinde gagnerdutemps& j
de penetrer les sentimens j
des Polonois, & même de
former des intrigues.Ils j
continuent
,
leurs preparatifs
pour la guerre, & tra- ]
vaillent avec empressement
aux
aux fortifications de Choc- -
zin : on a même appris que
leur armée grossissoit par
des nouvelles troupes, qui
prenoient leurs quartiers
d'hyver le long du Niester
& de la frontiere de Podolie,
& que le nombre des
Tartares s'augmentoit. On
mande d'Andrinople que
les ambassadeurs du Czar
avoient eu le13.Septembre
audiance du Grand-Vizir;
6c qu'on lui avoit presenté
la ratificationdu traité de
paix
rqu'illesavoit
exhor- ~.1 d téescekaui*de-
1- ,~~, 1.
pendroit deux pour parvenir
à la conclusion dela
paix, en terminantl'article
qui étoit demeuré indecis
touchant les sommes pretenduës
par le Kan des Tartares.
Les lettres de Hambourg
portent que la mortalicé
y diminuoit fort;que
les troupesduDuc de Hanover
étoient entrées dans
les 4.Bailliages qui dépendent
de cetteville, fous prétextede
garder les passages
& d'empêcher toute communicationavec
les Etatsde
leur;Maître;queleRoy de
Prusse avoit offert la permission
de porter de cette
ville dans ses Etats toute
forte de métaux & d'épiceries
,du bois de teinture,
& mêmede la soye ; que la
ville de Tonningen étoit
toujours étroitement bloquée
par les troupes Danoi,
ses; mais qu'on n'y manquoit
pas encore de pain,
de bière ni de sel; mais de
bois,dechandelle & d'huile
à brûler;que la garnison
étoit encore de quatre cent
soixante hommes en y
comprenant les malades,
dont le Commandant prenoit
grand soin. On mande
de Coppenhague que le
Colonel Viereg avoit levé
& presenté au Roy de Danemark
une compagniede
cent Cadets, tous fils de
Colonels, de Lieutenans-
Colonels, de Majors, de
Capitaines ou de Conseillers
, qui feront la garde
dans les apparcemens du
Palais, & feront instruits
dans l'artmilitaire, pour
être ensuite avancez selon
leur merite.