LETTRE DE Mr GILBERT, CY-DEVANT MINISTRE, Touchant les raisons qui l'ont engagé à se convertir.
Données de base
Fait partie d'une livraison: MERCURE GALANT / DEDIÉ A MONSEIGNEUR / LE DAUPHIN. / JUIN 1685. (Google Books)
Titre: LETTRE DE Mr GILBERT, CY-DEVANT MINISTRE, Touchant les raisons qui l'ont engagé à se convertir.
Incipit: Mr Gilbert, Gentilhomme de Die en Dauphiné, apres avoir fait plusieurs / MONSIEUR MON CHER FRERE, Je croy que vous ne serezPage(s): 23-59
Page(s) dans la numérisation: 44-80
Texte (OCR):
Mots clefs: Conversions, Prétendus réformés, Dauphiné, Die, Abjuration, Ministre, Religion catholique, Difficulté, Réformateurs, Protestants, Erreurs, Unité de l'Église, Autorité, Confession, Calvin, Luther, Dieu, Culte, Désolation, Écriture, Concile, Secte, Controverse, Sacrements, MartyrsDomaine: Théologie, religionFM Gilbert, Gentilhomme
de Die en Dauphiné
, apres
S avoir fait plufieurs années la
fonction de Miniftre, a connu
enfin qu'il ne marchoit pas
dans la bonne voye. Il a fait
fon Abjuration depuis quel
e que temps entre les mains de
M…
de Die en Dauphiné
, apres
S avoir fait plufieurs années la
fonction de Miniftre, a connu
enfin qu'il ne marchoit pas
dans la bonne voye. Il a fait
fon Abjuration depuis quel
e que temps entre les mains de
M…
Résumé:
François-Michel Gilbert, ancien ministre protestant de Die en Dauphiné, relate sa conversion au catholicisme après une longue réflexion. Dans une lettre à son frère aîné, M. de Salieres, il explique que ses sentiments l'orientaient déjà vers le catholicisme, mais qu'il avait hésité en raison de ses préjugés et de son éducation protestante. Gilbert critique la Réforme protestante, jugeant la séparation des protestants injustifiée et les comparant aux donatistes. Il reproche aux réformateurs protestants l'absence de mission divine et de miracles, ainsi que leurs divisions et violences internes. Il dénonce également l'abolition de pratiques recommandées par l'Écriture et les saints Pères, comme l'abstinence et le célibat. Gilbert critique Martin Luther et ses successeurs, les accusant d'être motivés par l'orgueil et la vanité plutôt que par un véritable désir de réforme spirituelle. Il reproche aux réformateurs leur manque de respect envers l'Église catholique, qu'ils devraient considérer comme leur mère spirituelle, et leur ouverture des cloîtres pour satisfaire leur désir de leadership. Bien qu'il reconnaisse la corruption et l'ignorance de l'Église, il affirme que les réformateurs auraient dû attendre les remèdes divins sans usurper un droit divin. Il souligne que l'Église s'est réformée selon le modèle des premiers siècles et invite les protestants à revenir dans son sein. Le texte pose des questions rhétoriques sur la résistance de l'Église aux portes de l'enfer et critique les protestants pour leur manque de continuité historique et leur association avec des hérétiques. Il insiste sur l'importance de l'interprétation des Écritures par l'Église, considérée comme infaillible et souveraine. Gilbert mentionne également la nécessité de soumettre ses interprétations personnelles aux décisions de l'Église et aborde des questions de discipline ecclésiastique, comme la communion sous les deux espèces. Enfin, il exhorte son interlocuteur à réfléchir sérieusement à ces questions et à consulter des livres pour mieux comprendre.
Provenance
Lieu: ParisProvient d'un lieu: Date de rédaction ou d'envoi du texte:Langue et genre
Langue: FrançaisVers et prose: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire, Relation / Nouvelle politiqueCourrier des lecteurs: NonAutres relations, titre dans la table des matières
Fait partie d'un dossier: Au sujet de la Religion prétendue réforméeTitre d'après la table:
Lettre de M. Gilbert, cy-devant Ministre, touchant les raisons qui l'ont engagé à se convertir.
Remarques et validité
Mentions dans d'autres contenus
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