SEANCE PUBLIQUE de l'Académie royal de Nismes.
Données de base
Fait partie d'une livraison: MERCURE DE FRANCE, / DÉDIÉ AU ROI. / AOUST 1755. (Google Books)
Fait partie d'une section: ARTICLE II. NOUVELLES LITTERAIRES.Titre: SEANCE PUBLIQUE de l'Académie royal de Nismes.
Incipit: L'Académie s'étant assemblée le 15 May 1755, M. de Massip, avocat du Roi auPage(s): 139-146
Page(s) dans la numérisation: 394-401
Texte (OCR):
Mots clefs: Académie royale de Nîmes, Lettres, Voyageurs, Romains, Grecs, HospitalitéDomaine: HistoireSEANCE PUBLIQUE
de l'Académie royale de Nifmes .
L'Académie s'étant affemblée le 15 May
1755 , M. de Maffip , avocat du Roi an
préfidial de Nifmes , & directeur , ouvrit
la feance par un Difcoursfur les avantages
que procurent les Lettres…
de l'Académie royale de Nifmes .
L'Académie s'étant affemblée le 15 May
1755 , M. de Maffip , avocat du Roi an
préfidial de Nifmes , & directeur , ouvrit
la feance par un Difcoursfur les avantages
que procurent les Lettres…
Résumé:
Le 15 mai 1755, l'Académie royale de Nifmes organisa une séance publique. M. de Maffip, avocat du Roi et directeur, inaugura la séance par un discours sur les avantages des lettres. Il souligna que la plupart des hommes recherchent des biens éphémères, tandis que les lettres offrent un véritable bonheur et une gloire authentique. Cultiver les lettres permet de servir la patrie et d'atteindre une gloire personnelle inaliénable, exemptée des passions tumultueuses. L'homme de lettres trouve dans l'étude et la solitude une tranquillité inaltérable, une égalité d'âme et une résistance aux revers de la vie. M. de Maffip insista également sur l'importance des grands exemples de l'Antiquité pour enflammer l'émulation et rappela l'héritage des grands hommes ayant formé l'Académie, ainsi que l'obligation de conserver et transmettre ce précieux dépôt de gloire. Par la suite, M. le Beau de Schoffne lut un poème en deux chants sur l'harmonie. M. Meynier présenta un mémoire sur l'hospitalité ancienne, explorant les différentes formes pratiquées par les Patriarches, les Hébreux et les Grecs. Il souligna l'ancienneté et la sacralité de cette vertu, distinguant trois types d'hospitalité : celle envers les étrangers, celle entre personnes ayant déjà logé ensemble, et celle contractée par échange de présents. Il mentionna également le droit du suppliant, où un homme en détresse trouvait refuge et protection. M. Meynier conclut en attribuant la perte de cette vertu à l'esprit de commerce, qui privilégie la justice exacte au détriment des vertus morales. Il nota que les Grecs et les Romains avaient restreint l'hospitalité à mesure que leur empire s'étendait, et que la charité chrétienne avait suppléé aux besoins des pauvres.
Provenance
Langue et genre
Langue: FrançaisVers et prose: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraireCourrier des lecteurs: NonAutres relations, titre dans la table des matières
Titre d'après la table:
Séance de la Société de Nismes,
Remarques et validité
Mentions dans d'autres contenus
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