Reconnaissance textuelle : CANTATE Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par M. Cretois, de la Ville de Meaux. A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
CANTATE
Sur la naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne, par M. Cretois, de la Ville
de Meaux.
A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
DIGNE Fils d'un Monarque Auguste &
Généreux,
Grand Prince, pardonnez mon essor téméraire;
Daignez. un moment vous distraire:
Je chante le présent que vous ont fait les Dicux
Anotre tendrs amour si cher, si précieux.
Si mes accens peuvent vous plairo
De l'Univers entier je suis le plus heureux,
La France.
LOUIS avoit vaincu ses superbes rivaux;
Il avoit enchaîné la discorde ennemie.
Je jouissois des douceurs du repos;
Mais ma tranquilité sembloit mal affermie,
si le Ciel n'accordoit à mes empressemens
Un Prince qui, par sa naissance
Du Trône de mes Rois soutenant l'espérance
En assurât les fondemens.
JANVIER.
1752.
29
Peuples unissez-vous; aux transports d'allengressa
Joignez les plus charmans concerts;
Un Prince vous est né: Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers
Chœur
Unissons-nous; aux transports d'allégresse
Joignons les plus charmans concerts.
Un Prince nous est né. Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers,
La Renommée.
FRANCS, tu dois compter sur l'ardeur de mon zele.
Par cette importante nouvelle
Je vais remplit l'attente des Mortels.
Pour ton bonheur tout l'Univers soupire,
LOUIS chérit la Paix, protège ses Autels;
Sur les cœurs par ses soins il étend ton Empire-
Tu n'as plus d'envieux, tu n'as plus d'ennemis,
Ses vertus te les ont soumis.
Chæeur.
Vnissons-nous; aux transports d'allégresse
Joignons les plus charmans concerts.
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30 MERCURE DEFRANCE.
Un Prince nous est né. Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers.
La France.
Tous les Peuples divers prendront part à ma joye.
L'Europe sur ses mauxa vu couler mes pleurs;
Le Laurier sur le front à la douleut en proie,
J'ai, l'olive à la main, dissipé ses malheurs.
Elle eut à combattre un Alcide;
Mais en tombant à ses genoux,
Elle connut qu'un Roi que la Justice guide
A le cœeur exemt de courroux.
Tous les Peuples divers prendront part à ma joye.
L'Europe sur ses maux a vu couler mes pleurs;
Le Laurier sur le front, à la douleur en proie,
J'ai, l'olive à la main, dissipé ses malheurs.
Vn Etranger.
Son repos tient à ta puissanco ;.
Elle est sensible à ton bonheur.
Partout tu maintiens la balance;
Aux Loix tu donnes la vigueur.
Tes Rois contens de leur partage
Ne sont point jaloux de nos droits;
JANVIER. 1752.
Sils font redouter leur courage,
Notre bien naît de leurs exploits.
Depuis la rive Orientale
Jusqu'aux lieux où finit le jour,
FRANCI, ca gloire est sans égale;
Tu sçais captiver notre amout.
Choeur d'Etrangers.
/es Rois contens de leur partage
Ne sont point jaloux de nos droits;
S'ils font redouter leur courage,
Notre bien naît de leurs exploits.
La France.
Illustre rejetton, ah! puissiez- vous connaître
La tendresse, pour vous, dont mon cœur est
épris
Des Augustes Epoux dont les Dieux vous font
naître
Vous aurez les vertus, les dons que je chéris,
Sur vos jours mon espoir se sonde;
Prince, pour faire des heureux
Le Ciel vous accorde à mes vœux;
Vivez pour le bonheur du Monde.
Que de votre tige féconde
Ilnaisse des Héros dignes de leurs Aieux;
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32 MERCURE DEFRANCE
Qu'un jour témoins de votre gloire,
Ils s'ouvrent un chemin au Temple de Mémoire;
Et que dans l'Empire des Lys
Refleurisse à jamais le Régne de LOUIS.
Illustre Rejetton, ab! puissiez- vous connoltre
La tendresse, pour vous, dont mon cour est
épris;
Des Augustes Epoux dont les Dieux vous font
naître,
Vous aurez les vertus, les dons que je chéris.
Chœeur.
Sur vos jours notre espoir se fonde,
Prince, pour faire des heureux,
Le Ciel vous accorde à nos vœux;
Vivez pour le bonheur du Monde.
Le Dieu tutelaire de la France.
YRANCI, godtez les doux fruits de la Paix;
Les plaisirs & les jeux ne finiront jamais;
Vous en jouirez d'âge en âge;
Les Immortels de leurs bienfaits
Vous donnent aujourd'hui le plus précieux gage.
Sur l'avenit mes yeux se sont ouverts;
Qelle gloire t'attend, Déesse fortunée :
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JANVIER. 1752.
Aux Enfans de LOUIS que de Trônes offerts:
Je vois sa nombreuse Lignée,
Par d'equitables Loix, de cent Climats divera
Régler l'heureuse destinée.
Mortels, ne faites plus qu'un Peuple désormais;
C'est aux Bourbons à gouverner la Terre,
ke Ciel entre leurs mains a remis son Tonnerre:
Il les a faits les Héros de la Guerre
Et les Arbitres de la Paix.
Chœur.
Ne faisons plus qu'un Peuple désormais,
C'est aux Bourbons à gouverner la Terre;
Re Ciel entre leurs mains a remis son Tonnerre;
Il les a faits les Héros de la Guerre,
Et les Arbitres de la Paix.