Si l'on peut aimer fans eftre jaloux
.
RONDE A U.
Ans jalonfie & fans tourment
L'on n'aime pas parfaitement .
Dis- moy , verrois- tu bien , Philéne ,
Tircis aux pieds de Celimene,
Sans un jaloux emportement ?
Alors qu'un rival eſt charmant ,
Nous le voyons malaiſément ,
Rendre vifite à noftre Reine,
Sans jaloufie.
Quelqu'un va dire en ce moment :
Vous ignorez apparemment
Qu'un jaloux eft digne de haine ?
Mais je luy répondray fans peine:
Il eft vray, mais eft - on Amant
Sans jaloufie?
C. F. LOURDET ,
du quartier de la Place Maubert .
du Mercure Galant. 89
Si l'on
A
peut mourir d'amour.
Imer & n'eftre pás aimé
De l'objet qui nous tient charmé,
Jadis nous mettoit à la gehenne.
L'un & l'autre Sexe aujourd'huy
Sur le moindre fujet rompt la plus belle
chaine
Sans en fentir le moindre ennuy.
Non, certes , ce n'est plus la mode
D'aller chez les defunts pour avoir trop
-
d'amour,
Et la maxime eft incommode
D'aimer à prefent plus d'un jour.
Que deux Amans , d'une pudique flame
S'aiment , fans partager leur ame ;
Cela pourra fe rencontrer ,
Mais difficilement pourroit- on le montrer.`
Que cela foit ! ils goûtent avec joye
Tous les plaifirs que l'amour peutfoufl'on
croye
frir,
Mais il nefaut pas que
Qu'ils en puiffent mourir.
Q. d'Octobre 1685.
H
90 Extraordinaire
Que l'on n'appelle point cecy Rodomentade
:
Philis , dont je fais tant de cas,
S'éloigne , & je me vois privé de fes
appas.
Je l'aime , j'en feray malade ,
Mais je n'en mouray pas.
Le mefme.
Lequel de deux Amans aime le
plus , celuy qui fouhaite la petiteverole
à fa Maiftreffe , pour luy
faire voir que la laideur feroit incapable
de le faire changer ; ou
celuy qui aime mieux qu'elle doute
de fon amour , que de luy voir
arriver une pareille difgrace..
Souhaiter
qu'un malheur accable in
Cloris ,
Qui terniffe fon teint & grave fon vifage
;
Afin de luy prouver que la Rofe & le
Lys
$
du Mercure Galant.
91*
Les amours & les ris
Oni d'ordinaire accompagnent fon âge ,
Ye tempefcheroient pas , Daphnis , d'es
ftre volage,
Et qu'une future laideur
Ne luy ravira point ton coeur ;
Le but eft affez bon , mais l'épreuve eſt
mauvaiſe ;
Cher amy , c'eft aimer ensemble & n'ai²
mer pas.
Cloris ayant perdu prefque tous fes apapas
,
Qu'encore elle te plaiſe ,
C'eft eftre amant ;
Mais voir fouffrir ce que l'on aime
Unfeul moment,
Sans en reffentir du tourment ,
4
Cela n'eft plus amour , c'eft la cruanté é
mesme.
Pour moy, fi de mes feux Phili's vou--
loit douter
Fe la laifferois dans le doute ;
Et j'aime bien mieux qu'il me coûter
Quelques Soupirs , que jamais fouhaiters
Hij
29
Extraordinaire
Que la Belle , pour me connêtre,
Ait quelque mal que ce puiffe eftre:
Le meſme .
Le texte explore les relations entre amour et jalousie. Il affirme que l'amour parfait inclut une certaine dose de jalousie. Philène est interrogé sur sa réaction face à Tircis visitant Célimène, soulignant la difficulté de rester indifférent devant un rival. La jalousie, bien que détestable, est considérée comme intrinsèque à l'amour. Le texte aborde aussi l'amour non partagé et la tendance actuelle aux relations éphémères, critiquant l'absence d'engagement profond entre amants. Une anecdote mentionne un amant souhaitant la petite vérole à sa maîtresse pour prouver son amour, contrastant avec celui qui préfère que sa bien-aimée doute de son amour plutôt que de lui voir subir un malheur. Le texte discute ensuite de l'amour et de la fidélité, illustrant la cruauté de souhaiter du mal à l'être aimé pour tester son amour. Il conclut en préférant les soupirs d'amour à la volonté de nuire à la personne aimée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
XVII.
Ajeune Iris pour qui mon coeur eft
tout de flame ,
Me commanda dernierement
Abfolument
De luy faire fon Anagramme.
Feftois chez elle alors ,& je m'en défendis,
Mais en vain , car la jeuneFris
Me jurafur fon ame
Qu'elle le pretendoit. Mais , luy dis-je
Madame ,
Si j'eftois dans mon cabinet
Aprendre tont le temps que defire l'effet
De quelques Lettres affemblées,
Aprés avoir efté cinquantefois brouillées,
Remifes en eftat, & puis encor mélées ,
Je pourrois ajuster ce que vous demandez.
Mais encor un coup , je vous prie,.
108 Extraordinaire
"
Veuillez en diſpenſer mon trop foible gea
nie !
Non,je le veux. Puis que vous comandez,
Il faut vous obeir, & l'amourm'y convie
Oyant ces mots , joyeuse elle ne fait qu'un
Sant
Du bas en haut
Pourm'apporter l'Ecritoire & la Plume 5
Et puis d'un vieux Volume
Qu'elle tient dans fes mains , elle arrache
un Cabier.
Tenez , voilà , dit- elle , du papier ;
Iris, vous vous mocquez, je ne veux point
écrire
Voftre beau nom
Sur un brouillon ,
Qu'au hazard pour rien l'on déchire.
Permettez-moy. de vous dire Et
Que pour cet Ouvrage galant,
Une Feüille de Papier blanc
Ne pourroit dignement fuffire.
Au lieu d'une Feuille , foudain
Elle m'en apporte une Main.
C. F. LOURDET,
du quartier de la Place Maubert
Le texte relate une interaction entre le narrateur et une jeune femme nommée Iris. Iris demande au narrateur de créer un anagramme de son nom. Initialement hésitant, le narrateur accepte après l'insistance d'Iris. Elle lui fournit une écritoire, une plume et un cahier provenant d'un vieux volume. Le narrateur refuse d'utiliser ce support, jugeant qu'il n'est pas approprié. Iris insiste alors en apportant des feuilles de papier blanc, qu'elle considère plus adaptées pour cette tâche. Le narrateur mentionne également qu'il habite dans le quartier de la Place Maubert.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
XXIII.
MErcure eft admirable en tout ce
qu'il projette ,
Ilfçait fort bien pourvoir à nos neceffi
tez.
Tantoft il nous recrée avec un feu qu'il
jette ,
Il nous donne tantoft des Surtout bien
montez
Là l'on le voit jetter des marons fous :
un masque ;
Il reprend
du Mercure Galant.
217
Il reprend , il quitte le cafque ;
Et puis avec un fien Amy
·
Le premier qu'il rencontre , il entonne Ut
Re Mi
(Enigme,
Tantoft aux beaux Eſprits il délivre une
Aux Femmes il donne un fufeau :
Ce Dieu fur tous digne d'eftime ,
Peut-il rienfaire de plus beau ?
Une autre fois , il fait prefent de deux
voyelles,
Qui peuvent fe vanter d'eftre les deux \
plus belles ,
Puifqu'il ne feroit point fans elles
Un LOVIS & Fufte & Vainqueur.
Enfin ce beau Seigneur ,
Fentens ce beau Seigneur Mercure ,
Continuant toûjours fes liberalitez ,
Nous donne ce que la Nature
Tient parmy fes trefors mefme les plus
vantez :
C'estun Epy de Froment : je vous jure
Que mes yeux en font enchantez .
C. F. LOURDET,
du quartier de la Place Maubert
Le texte met en lumière les diverses qualités et actions du dieu Mercure. Ce dernier est célébré pour sa capacité à répondre aux besoins humains et à procurer de la joie grâce à son influence bénéfique. Mercure se distingue par sa polyvalence, apparaissant tour à tour sous différents aspects : il lance des marrons déguisé ou chante 'Ut Re Mi' après avoir ôté un casque. Il propose des énigmes aux esprits éclairés et offre un fuseau aux femmes. Mercure est décrit comme un dieu respectable, capable de créer un Louis d'or, symbole de triomphe et de réussite. De plus, il offre un épi de froment, un trésor naturel très prisé. Le texte exprime une admiration pour ces dons. L'auteur de ce texte est C. F. LOURDET, résidant du quartier de la Place Maubert.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
XXIV.
Mercure , après une forte moiſſon,
Avoit fait apporterfon bled dans fa maifon:
Il en avoit remply fes greniers & fes
granges ;
Mais enfin au temps des Vendanges
Mercure ayant force raifin ,
Ne fçavoit où faire fon vin.
Cependant le temps paffe ,
Il luy faut trouver place :
Que refondra - t-il donc ce Meſſagerdivin?
Il a du bled plus que pour fon année :
Et du vin pas plus qu'il n'en faut.
Il gardera le bled d'enhaut ,
Et vnidera le bas pour mettre la vinée :
Cela d'autant plus volontiers ,
Que le Froment de fes greniers
Eft battu ; l'autre encore en paille
Se portera plus aisément
Mais ! combien mon efprit travaille
Pour peindre un Fpy de Froment !
Le meſme.
Mercure récolte du blé et du raisin. Manquant d'espace pour le vin, il décide de déplacer le blé des greniers supérieurs vers ceux du bas, car il est déjà battu et plus facile à déplacer. Le poète mentionne la difficulté de décrire un épi de blé.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Reconnaissance textuelle : Les Pierides changées en Pies. FABLE.
Voicy deux Fables qui renferment
les vrais mots des Enigmes de Novembre
, dont l'uu estoit la Pie , &
l'autre l'Afne, L'Autheur de ces Fa
bles eft M. Lourdet , du quartier de
la Place Maubert.
Les Pierides changées en Pies. ~
FABLE.
S'
pourfaire des Vers je n'eftois pas un
Cancre ,
Fécrirois , mais de la bonne ancre
286 Extraordinaire
( F'emprunte cecy de Poiffon )
L'Hiftoire de Pierus & de chaque Pies
ride ,
Mais ne pouvant fur le beau ton
Entonner fi haute chanson ,
Je vous renvoiray chez Ovide ,
Ovide furuommé Nazon .
Cet Autheur vous dira dans fes Metamorphofes
Sur cela de tres- belles chofes ;
Ily rapporte tout au long,
Comme jadis en Macedoine ,
Avant qu'on connuft aucun Moine,
Regnoit un Roy defort grands revenus
le vous l'ay nommé , c'eft Pierus .
Ce Roy de fa Femme eut neuf Filles,
Toutes neuffort gentilles ,
Et comme Ovide nous le dit ,
Croiffantes en beauté , croiffantes en efprit
;
Et de l'efprit tant elles eurent ,
Qu'à la fin elles creurent ,
Sans contredit ,
Pouvoir bien deffier les Muſes.
du Mercure Galant. 287
6
Comme en effet ces pauvres buses
Par des complimens du Pont- neuf,
Dirent : Allons , neufcontre neuf,
Vous ne pouvez nous refufer, Mesdames,
Voyons qui chantera le mieux ;
Preparez vos plus belles games ,
Il arrivera l'un des deux ;
Où vous nous cederez l'une & l'autre
Fontaine ,
Aganippe, Hyppocrene ,
Si nous gagnons dans ce Combats
Où moy , comme auſſi mes compagnes
Nous vous cederons les campagnes
De Macedoine , dont l'éclat
Pourroit charmer maint Potentat ,
Si nous perdons dans ce debat.
Au reste , vous pouvez aller voir choz.
Ovide
Comment ce different ſe vuide
le ne fçaurois tout rapporter
Dans fa jufteſſe ;
le diray feulement qu'une feule Déeſſe
Fut choifie afin de chanter ;
Calliope ( c'eftoit le nom de cette Muse)
288
Extraordinaire
Par fes belles Chansons bien- toft vain
quit la bufe
Que l'on luy venoit d'oppofer.
L'autre par fes impertinences
Venoit contre les Dieux cent chofes avan
cer ,
C'est à dire autant d'infolences ;
Parquoy fut par ces mefmes Dieux
La belle Mie
Changée en Pie
Avant que fortir de ces lieux
Et fes bonnes Soeurs fes complices
Non moins qu'elle pleines de vices ,
Encoururent le mefme fort
Pour elles pire que la mort.
Se voyant en telles poftures ,
Ces miferables Creatures
Effayerent à qui mieux mieux ,
D'injurier encor les Dieux.
Et tous les jours ces beftes folles
Chez les Laquais font leurs Ecoles
Afin d'apprendre d'eux
Ce qu'au monde l'on dit de plus pernicienx
;
Elles
du Mercure Galant . 289
"
Elles le repetent fans ceffe
.
A Baron , Marquis & Princeffe,
Croyant entre eux
Rencontrer quelqu'un de ces Dieux
Elles pillent par tout , les pauvres & les
riches,
Croyant aux Dieux faire ces niches .
Le texte présente deux fables écrites par M. Lourdet, résidant dans le quartier de la Place Maubert. La première fable, 'Les Pierides changées en Pies', relate l'histoire de Pierus, roi de Macédoine, dont les neuf filles, douées de beauté et d'esprit, défièrent les Muses dans un concours de chant. Les Muses acceptèrent, et seule Calliope, une déesse, chanta. En punition de leur insolence et de leurs impertinences envers les dieux, les filles de Pierus, appelées les Pierides, furent transformées en pies. Malgré leur transformation, elles continuèrent à injurier les dieux et à répéter des propos malveillants, apprenant cela des laquais. Elles pillent indifféremment les pauvres et les riches, croyant nuire aux dieux.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Reconnaissance textuelle : Le Divorce de la Lune & du Soleil. FABLE.
Le Divorce de la Lune & du
Soleil.
PAY
FABLE .
Ar un jour que le blond Phebus ,
A caufe d'un grand heritage,
Venoit de toucher du quibus :
le n'en voulois pas davantage ,
Dit- il , pour me mettre en ménage.
Il avoit bien deux mille écus
Enfin tant du moins que du plus ;
Ilfut trouver Dame Diane ,
Et luy dit : ma Soeur , Dieu me damne ,
Q. d'Octobre 1685.
Bb
290 Extraordinaire
Nous fommes tous deux immortels ,
Chacun nous dreffe des Autels ,
Mais à prefent la Deftinée
Pretend que de nous l'Hymenée
En reçoive à fon tour auffi ;
le fçay toute voſtre menée ,
Vous vous plaifez ailleurs qu'icy
(Vous voyez que dans l' Empirée ,
Maifon magnifique & dorée ,
Parloit noftre amoureux tranfi )
C'est ce qui me met enfoucy.
Mais cela pourra ſe refaire :
Pouvez- vous pas vous fatisfaire
Sans abandonner ce lieu.cy ?
Chere Soeur , devriez - vous vous plaire
Autre part qu'avec voftre Frere ?
Faut- il qu'un vilain Poliffon ,
Un Gueux , un Paftre , Endimion ,
Soit vifité d'une Déeffe ,
·Tandis que remply "de trifteffe
Loin de vous le pauvre Apollon
Demeurera ? Non , ma Soeur , non ;
Vous fied-il bien d'eftre fevere
Au plus beau des Dieux , voftre Frere ?
du Mercure Galant. 291
Si je faifois tout ton Soucy .
Je t'aimerois , quoy ? ... Signor - fi ,
Mais de te voir vingt- cinq Maiftreffes,
Qui toutes nefont pas Déeffes ,
Cela me donne mille ennuis.
Thetis vous a toutes les nuits ,
La jeune Hebé vous femble belle :
N'eft ce pas encore pour elle ,
En faveur defes beaux
yeux doux
Qu 'Hercule vous promet cent coups ?
Sans parler de la tendre Aurore ,
De Daphné , Coronis & Flore ;
De plus , vous fçavez bien l'horreur
Qu'Hymen du Frere avec la Soeur,
Doit jetter dans tout homme fage :
Comment donc avez - vous le coeur
De me parler de mariage ?
le ne ris point , c'est tout de bon ;
Ie n'aime rien qu'Endimion.
Vous , vous pouvez voir vos Maitreffes
Leur faire de tendres careffes ;
Encore un coup , Sire Apollon ,
le ne cheris que mon mignon.
Quoy donc , pour l'amour d'un Prophane
, Bb ij
292
Extraordinaire
Ie fuis méprisé de Diane ?
Non , fur le champ employant l'x ,
Ie jure par le Fleuve Styx ,
Que ce témeraire maroufle ,
( Ou bien j'y perdray ma pantoufle )
Par moyfera privé du jour
Pour ofer nuire à mon amour.
Regarde dans cette vallée ,
Ma Soeur , auprés de cette allée ;
Le vois- tu bien , ton cher Amant.
*Pour tout autre que moy charmant ?
Si tu tardes à te résoudre ,
Ie m'envais le réduire en poudre ;
Je m'envais détacher exprés .
Le plus aigu de tous mes traits.
Tu ferois un veritable Alne ,
Luy répond Madame Diane ,
Eftant Dieu, fi contre un Mortel
Tu pouvois prendre le Martel?
Non , non quoy que Diane die ,
le feray cette Tragedie:
La farce aprés fera de voir
La trifte Amante au deſeſpoir.
Diane demeure teftuë ;
2
du Mercure Galant.
293
J
Tout auffi toft Phoebus fe ruë
Proche Lathmos dans un Fallon ,
Perce d'un trait Endimion .
Diane s'en depite & crie ,
Et fait ferment que de fa vie
Elle ne veut voir Apollon ,
Qu'elle veut fuivre Endimion.
Auffi - toft la belle Pucelle ,
Dans l'ardeur de voir fon Amant ,
Veut que fes chevaux on attelle.
Préparez qu'ils font promptement ,
Elle fe couvre de fes voiles
Peur du Rhume , & prend ſes étoiles ;
Ainfi bien- toft defcend en bas
Où l'Amanticide n'eft pas ,
•Sans vouloir que de fa lumiere
Deformais le traitre l'éclaire.
Ainfi toûjours il la pourfuit ,
Ainfi toûjours elle le fuit.
C. F. LOURDET,
du quartier de la PlaceMaubert.
Résumé : Le Divorce de la Lune & du Soleil. FABLE.
La fable 'Le Divorce de la Lune & du Soleil', publiée en octobre 1685, raconte la décision de Phébus, le dieu Soleil, de se marier après avoir reçu un héritage. Il propose à Diane, la déesse Lune et sa sœur, de l'épouser, mais elle refuse, préférant son amant mortel Endymion. Diane reproche à Phébus ses nombreuses maîtresses et son infidélité. Offensé, Phébus menace de tuer Endymion. Diane reste ferme dans son refus et choisit de suivre Endymion. Elle descend sur Terre pour le rejoindre, tandis que Phébus la poursuit sans cesse. Cette situation conduit à une séparation éternelle, Diane fuyant constamment Phébus.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.