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1
p. 100-113
CHAPITRE V. Suite du Chapitre precedent, & de quantité d'autres belles choses que fit & dit Mehemet, jusqu'au jour qu'il sortit de Marseille.
Début :
Si tout ce qu'il y a d'écrivains négligents, semez comme [...]
Mots clefs :
Mehmet Riza Beg, Monde, Maître, Marseille, Empereur d'Orient, Roi de France
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texteReconnaissance textuelle : CHAPITRE V. Suite du Chapitre precedent, & de quantité d'autres belles choses que fit & dit Mehemet, jusqu'au jour qu'il sortit de Marseille.
CHAPITRE V.
t
Suite du Chapitre precedent ,
de quantité d'autres belles cho-
1. fes que fit & dit Mibemet,
jusqu'au jour qu'il fortit de
Marseille.
-30
जी
Si tout ce qu'il y a d'écrivains
négligents , ſemez.comme
vermine dans tous les Etats
du monde , imitoient mon
exactitude à conter juſqu'aux
moindres circonstances des
évenemens que j'expoſe aux
yeux du Public , l'excés du tra
GALANT. 101
vail les dégoûteroit , & nous
affranchiroit bien-toſt de l'en
nuy que nous cauſe leurs miferables
écrits. Pour moy qui
ne veux rien laiffer à defirer
au Lecteur,jeiluy apprends que
Mehemet de retour à la Ville,
aprés avoir coupé les jambes
du belier , & tué lon cochon ,
alla chez Midame l'Intendante
, où il trouvaluurn grand
nombre de belles Dames af
ſemblées,quiil ſedéchauſſa en
leur prefence,& fe careffa avec
ſes mains les doigts &la plante
des pieds . Ce tableau n'eſt pas
beau; mais ce n'eſt pas ma
Getableau
Iiij
102 MERCURE
faute,il eft indiſpentablement
attaché à la verité de cette
Hiſtoire. En même temps il
leur fit comprendre par grimace
& par Interprete , qu'il
venoit de faire les deux plus
beaux coups du monde. Alors
pour celebrer avec plus d'honneur
cette double victoire ,
Madame l'Intendante l'invita
àdiner le lendemain chez elle;
il topa à la propoſition , &
fut fe coucher en attendant.
Je ne ſçaymaintenantcommentme
tirer du mauvais pas
où je ſuis,j'ay bien peur que
le piedne me gliffe ;& tout ce
GALANT. 103
que je peux vous dire de plus
vray, c'eſt que c'eſt icy un des
chefs d'oeuvre de mon recit ...
deux mots néanmoins fuffiront
peutd'affaire
.
eſtre , pour me tirer
Pendant que Mehemet faifoit
ſa viſite , l'obligeant Padery
introduiſoit dans la
chambre de Son Excellence ,
la Payſane dont nous avons
parlé tantoſt , où il l'entretint
à ſon dam , juſqu'au retour
de fon Maiſtre. Vers les
quatre ou cinq heures du matin
, le Coq chanta , Mehemer
s'éveilla , & la belle s'en alla
I iiij
104 MERCURE
attendre le jour chez fon con
ducteur. Enfin aprés bien des
vetilles qui n'ont nul rapport
aux faits importants de cette
Hiſtoire , midy fonna. Alors
l'Ambaffadeur fit une douzaine
de nouvelles incartades
avant de ſe rendre à la maiſon
de Madame Arnou , que ſes
marmitons Muſulmans avoient
dés le matin eſté mettre
en defordre , pour préparer le
feftin de leur Maiſtre , qui ne
voulut jamais fouffrir,ni avant,
ni aprés , que les Chreſtiens
touch fient à ſes viandes.
Ala fin tous les convives fe
GALANT. 103
i
!
mirent à table ; Mehemet fut
ſeplanter commeun finge, au
milieu d'un Theatre qu'on
avoit dreffé dans l'endroit de
la falle où il convenoit qu'il
fut. Alors M. Arnou luy fit
le Salamalek , en luy portant
la ſanté du Roy , qu'il refuſa
longtemps de boire , diſant
pour ſes raiſons que c'eſtoir
à luy M. Arnou à boire le
premier à la fanté du Sophi
fon Maiſtre , qu'il ne pou
voit pas donner une moindre
marque de refſpect au plus
grand Seigneur du monde , &
qu'aprés qu'il luy auroitrendu
:
106 MERCURE
cethommage, il verroit cequ'il
auroit àfaire àl'égard du Roy
de France , qui n'entroit pas à
fon gré en comparaiſon , avec
le plus puffant Empereur de
l'Orient. La diſpute s'échauffa
fur ce point , &de telle façon,
que peu s'en fallut que tout le
feſtin ne fut troublé , que les
tables ne fuſſent culbutées , &
qu'enfin il ne s'en retournât
ſans boite. Ce qui ſeroit arrivé
fans miracle , fiun perſonnage
bien avifé , n'avoit criéà pleine
voix , Meſſeigneurs , Meffieurs.
Mesdames , pour rétablir icy
le calme &l'union qui doivent
GALANT. 107
estreparmy nous , &pour empêcher
que du reſte de ce jour, la
difcorde aux crins heriffeznetrouble
la tranquillité de cettefeste,
j'opine qu'il convientàla Majesté
des deux Empereurs qui donnent
lieu à cette altercation que
Monfieur Mehemet Riza Beg,
Monsieur Arnou boivent chacun
en même temps à lafanté des
Rois deurs Maistres.
Auffitoftdit, auſſi coſt fait,
les deux coupes furent remplies
de part & d'autre , l'une
de vin,& l'autre de forbet pour
le Mahometan. Hs bûrene
cofia chacun leur portion
108 MERCURE
Alors l'aſſemblée ſe mit à cries
vivent , vivent les deux Empereurs
, les boëtes à tirer , les
violons , tambours , fifres , &
haut bois à joüer, les tables à
ſe couvrir , & les convivés à
manger...
On m'a affûré maintes fois
que Mehemet, en mangeant
fon pileau , avoit dit dans le
repas quantité de belles chofes;
en voicyuneentreautres, c'eſt
une douceur dont il regala
MadameArnou. Vous estes, luy
dit il , Noble comme un Palmier,
vermeille comme une cerise, et
belle comme la Lune , &ficher
CALANT. 109
rie du S. Prophète , que ſi vow's
vouliez emb affer l'Alcoran , il
vous aimerott aprés vostre mort ,
plus que la mieux aimée de toutes
fes femmes ,& vous feriez enfemble
les bonneurs &les delices
defon Paradis.
La Dame le remercia fort
poliment de la magnificence
-dedecompliment,&la feſte ſe
paſſa en paix & en lieffe. Le
four on fit un grand lanſquenet
avec pluſieurs repriſes
d'hombre , où l'Ambaſſadeur
auroit cûle loiſir de s'ennuyer
longtemps f, i Madame Arnou
& quelques Dames n'a
110 MERCURE
voient pas cû l'honnêteté de
quitter le jeu pour aller s'en.
nuyer avecluy. Cefut encette
occaſion qu'il dit par reconnoiffance
à Madame Arnou
qu'elle étoit uneDame pleine
de merite & d'eſprit , qu'elle
ſçavoit fort bien vivre ,& qu'il
rendroit un bon témoignage
d'elle à la Cour & aux Minif
tres.
Cette converſation& tous
les plaiſirs de cette journée
finis , il retourna à ſa maiſon
avec fon cortege ordinaire
& le même ſoir il effuya une
furicuſe aubade de MademoiGALANT
هللا
felle Catin , qui avoit appris
avec douleur l'avanture de la
Payſane , & qui la luy avoit
reprochée avectant d'aigreur
qu'il ciût ne pouvoit mieux
faire , pour la ranger à fon
devoir , que luy caffer fur le
viſage ,un platde fayence qui
ſe trouva ſous ſa main. Cette
querelle n'eût pas de ſuite ,une
petite generofité &quelques
careffes réparérent tout ce
déſordre.
Le lendemain M. de S.
Olon , dont il avoit cent fois
mis la patience à bout , fut
luyfignifier qu'il falloit partir
112 MERCURE
de Martealle , & s'acheminer
pour la Capitale de ceRoyaume,
il luy remontra que la rigueur
de la ſaiſon , la fonte
des neiges , & le débordement
des rivieres , leur pourroient
ôter les moyens de fortir de
la Provence , s'il attendoit que
cesCinconveniens empêchaf
fent la fuite de ſon voyage ;
mais Mehemet ſe trouvoit
bien à Marseille ,& la crainte
d'entortir auſſi toſt queM. de
S. Olon' le prétendoit , le mit .
dans une ſigrande colere, qu'il
jura de tout tuër , ſi on ne le
laffoit en scpos. Onil'appaila
pourtant
GALANT
pourtant encore
& on fit fi
bien à force de bellesraiſons ,
que le vingt-deux Decembre
1714 on le ravit aux inconſolableshabitans
deMarſeille.
t
Suite du Chapitre precedent ,
de quantité d'autres belles cho-
1. fes que fit & dit Mibemet,
jusqu'au jour qu'il fortit de
Marseille.
-30
जी
Si tout ce qu'il y a d'écrivains
négligents , ſemez.comme
vermine dans tous les Etats
du monde , imitoient mon
exactitude à conter juſqu'aux
moindres circonstances des
évenemens que j'expoſe aux
yeux du Public , l'excés du tra
GALANT. 101
vail les dégoûteroit , & nous
affranchiroit bien-toſt de l'en
nuy que nous cauſe leurs miferables
écrits. Pour moy qui
ne veux rien laiffer à defirer
au Lecteur,jeiluy apprends que
Mehemet de retour à la Ville,
aprés avoir coupé les jambes
du belier , & tué lon cochon ,
alla chez Midame l'Intendante
, où il trouvaluurn grand
nombre de belles Dames af
ſemblées,quiil ſedéchauſſa en
leur prefence,& fe careffa avec
ſes mains les doigts &la plante
des pieds . Ce tableau n'eſt pas
beau; mais ce n'eſt pas ma
Getableau
Iiij
102 MERCURE
faute,il eft indiſpentablement
attaché à la verité de cette
Hiſtoire. En même temps il
leur fit comprendre par grimace
& par Interprete , qu'il
venoit de faire les deux plus
beaux coups du monde. Alors
pour celebrer avec plus d'honneur
cette double victoire ,
Madame l'Intendante l'invita
àdiner le lendemain chez elle;
il topa à la propoſition , &
fut fe coucher en attendant.
Je ne ſçaymaintenantcommentme
tirer du mauvais pas
où je ſuis,j'ay bien peur que
le piedne me gliffe ;& tout ce
GALANT. 103
que je peux vous dire de plus
vray, c'eſt que c'eſt icy un des
chefs d'oeuvre de mon recit ...
deux mots néanmoins fuffiront
peutd'affaire
.
eſtre , pour me tirer
Pendant que Mehemet faifoit
ſa viſite , l'obligeant Padery
introduiſoit dans la
chambre de Son Excellence ,
la Payſane dont nous avons
parlé tantoſt , où il l'entretint
à ſon dam , juſqu'au retour
de fon Maiſtre. Vers les
quatre ou cinq heures du matin
, le Coq chanta , Mehemer
s'éveilla , & la belle s'en alla
I iiij
104 MERCURE
attendre le jour chez fon con
ducteur. Enfin aprés bien des
vetilles qui n'ont nul rapport
aux faits importants de cette
Hiſtoire , midy fonna. Alors
l'Ambaffadeur fit une douzaine
de nouvelles incartades
avant de ſe rendre à la maiſon
de Madame Arnou , que ſes
marmitons Muſulmans avoient
dés le matin eſté mettre
en defordre , pour préparer le
feftin de leur Maiſtre , qui ne
voulut jamais fouffrir,ni avant,
ni aprés , que les Chreſtiens
touch fient à ſes viandes.
Ala fin tous les convives fe
GALANT. 103
i
!
mirent à table ; Mehemet fut
ſeplanter commeun finge, au
milieu d'un Theatre qu'on
avoit dreffé dans l'endroit de
la falle où il convenoit qu'il
fut. Alors M. Arnou luy fit
le Salamalek , en luy portant
la ſanté du Roy , qu'il refuſa
longtemps de boire , diſant
pour ſes raiſons que c'eſtoir
à luy M. Arnou à boire le
premier à la fanté du Sophi
fon Maiſtre , qu'il ne pou
voit pas donner une moindre
marque de refſpect au plus
grand Seigneur du monde , &
qu'aprés qu'il luy auroitrendu
:
106 MERCURE
cethommage, il verroit cequ'il
auroit àfaire àl'égard du Roy
de France , qui n'entroit pas à
fon gré en comparaiſon , avec
le plus puffant Empereur de
l'Orient. La diſpute s'échauffa
fur ce point , &de telle façon,
que peu s'en fallut que tout le
feſtin ne fut troublé , que les
tables ne fuſſent culbutées , &
qu'enfin il ne s'en retournât
ſans boite. Ce qui ſeroit arrivé
fans miracle , fiun perſonnage
bien avifé , n'avoit criéà pleine
voix , Meſſeigneurs , Meffieurs.
Mesdames , pour rétablir icy
le calme &l'union qui doivent
GALANT. 107
estreparmy nous , &pour empêcher
que du reſte de ce jour, la
difcorde aux crins heriffeznetrouble
la tranquillité de cettefeste,
j'opine qu'il convientàla Majesté
des deux Empereurs qui donnent
lieu à cette altercation que
Monfieur Mehemet Riza Beg,
Monsieur Arnou boivent chacun
en même temps à lafanté des
Rois deurs Maistres.
Auffitoftdit, auſſi coſt fait,
les deux coupes furent remplies
de part & d'autre , l'une
de vin,& l'autre de forbet pour
le Mahometan. Hs bûrene
cofia chacun leur portion
108 MERCURE
Alors l'aſſemblée ſe mit à cries
vivent , vivent les deux Empereurs
, les boëtes à tirer , les
violons , tambours , fifres , &
haut bois à joüer, les tables à
ſe couvrir , & les convivés à
manger...
On m'a affûré maintes fois
que Mehemet, en mangeant
fon pileau , avoit dit dans le
repas quantité de belles chofes;
en voicyuneentreautres, c'eſt
une douceur dont il regala
MadameArnou. Vous estes, luy
dit il , Noble comme un Palmier,
vermeille comme une cerise, et
belle comme la Lune , &ficher
CALANT. 109
rie du S. Prophète , que ſi vow's
vouliez emb affer l'Alcoran , il
vous aimerott aprés vostre mort ,
plus que la mieux aimée de toutes
fes femmes ,& vous feriez enfemble
les bonneurs &les delices
defon Paradis.
La Dame le remercia fort
poliment de la magnificence
-dedecompliment,&la feſte ſe
paſſa en paix & en lieffe. Le
four on fit un grand lanſquenet
avec pluſieurs repriſes
d'hombre , où l'Ambaſſadeur
auroit cûle loiſir de s'ennuyer
longtemps f, i Madame Arnou
& quelques Dames n'a
110 MERCURE
voient pas cû l'honnêteté de
quitter le jeu pour aller s'en.
nuyer avecluy. Cefut encette
occaſion qu'il dit par reconnoiffance
à Madame Arnou
qu'elle étoit uneDame pleine
de merite & d'eſprit , qu'elle
ſçavoit fort bien vivre ,& qu'il
rendroit un bon témoignage
d'elle à la Cour & aux Minif
tres.
Cette converſation& tous
les plaiſirs de cette journée
finis , il retourna à ſa maiſon
avec fon cortege ordinaire
& le même ſoir il effuya une
furicuſe aubade de MademoiGALANT
هللا
felle Catin , qui avoit appris
avec douleur l'avanture de la
Payſane , & qui la luy avoit
reprochée avectant d'aigreur
qu'il ciût ne pouvoit mieux
faire , pour la ranger à fon
devoir , que luy caffer fur le
viſage ,un platde fayence qui
ſe trouva ſous ſa main. Cette
querelle n'eût pas de ſuite ,une
petite generofité &quelques
careffes réparérent tout ce
déſordre.
Le lendemain M. de S.
Olon , dont il avoit cent fois
mis la patience à bout , fut
luyfignifier qu'il falloit partir
112 MERCURE
de Martealle , & s'acheminer
pour la Capitale de ceRoyaume,
il luy remontra que la rigueur
de la ſaiſon , la fonte
des neiges , & le débordement
des rivieres , leur pourroient
ôter les moyens de fortir de
la Provence , s'il attendoit que
cesCinconveniens empêchaf
fent la fuite de ſon voyage ;
mais Mehemet ſe trouvoit
bien à Marseille ,& la crainte
d'entortir auſſi toſt queM. de
S. Olon' le prétendoit , le mit .
dans une ſigrande colere, qu'il
jura de tout tuër , ſi on ne le
laffoit en scpos. Onil'appaila
pourtant
GALANT
pourtant encore
& on fit fi
bien à force de bellesraiſons ,
que le vingt-deux Decembre
1714 on le ravit aux inconſolableshabitans
deMarſeille.
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Résumé : CHAPITRE V. Suite du Chapitre precedent, & de quantité d'autres belles choses que fit & dit Mehemet, jusqu'au jour qu'il sortit de Marseille.
À son retour à Marseille, Mehemet effectue plusieurs tâches et se rend chez Madame l'Intendante, où il se déchausse et nettoie ses pieds devant plusieurs dames. Il mime avoir accompli deux grandes actions. Madame l'Intendante l'invite à dîner le lendemain, invitation qu'il accepte. Pendant ce temps, Padery introduit une paysanne dans la chambre de l'ambassadeur, où elle reste jusqu'au matin. Le jour suivant, Mehemet se rend chez Madame Arnou pour un festin préparé par ses cuisiniers musulmans. Une dispute éclate lorsqu'il refuse de porter un toast au roi de France avant celui de son propre maître. La tension retombe lorsque les deux hommes boivent simultanément à la santé de leurs souverains. Mehemet complimente Madame Arnou sur sa beauté et sa noblesse. La fête se poursuit avec des jeux de cartes et des compliments. Le soir, Mehemet est confronté par Mademoiselle Catin, jalouse de l'aventure avec la paysanne. La querelle est rapidement résolue par des excuses et des cadeaux. Plus tard, Mehemet utilise un plat de faïence pour se défendre lors d'une autre dispute, qui est également apaisée par des excuses et des cadeaux. M. de S. Olon informe ensuite Mehemet qu'il doit quitter Marseille pour la capitale du royaume. Initialement réticent en raison des conditions météorologiques, Mehemet finit par accepter et part le 22 décembre 1714, laissant les habitants de Marseille inconsolables.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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