Résultats : 5 texte(s)
Accéder à la liste des genres littéraires.
Détail
Liste
1
p. 1-16
VERS LIBRES.
Début :
On n'a point encore proposé de Question plus difficile / L'Ambition & l'Amour [...]
Mots clefs :
Question, Courtisan, Amant, Amour, Ambition, Ouvrage, Auteur, Tromperie, Complaisance, Tircis, Dorilas, Tourments, Dispute, Ombre, Coeur, Douleur, Âme, Tendresse, Ardeur , Heureux, Faiblesse, Fourberie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : VERS LIBRES.
,séde,/[ssion plus
difficiledr:foudre
, que
celle qui met en balance
lainquiétudes d'unCoarii/an,a qui
la Fortune efl toujours contraire
,
&
les peines d'un Amant) qui rend des
foins inutiles à la personne auil aime.
Comme CAmour & l*Ambitions
font deuxpaJftens tres-viotentes, eU-V
les déchirent si crutliement le coeunm
de ccluy qu'elles agitent, qu'on peuagdire
que dans l'un & l'awtre efldt, iài
n'y a rien qui puisse égaler ce quifa*.
endure.L'Ouvrage par leqtieljecom-t,
mence le Recueil de Pieces diverjestx\
quejevous envoyetoiu les troismois
nous en donnelin vifportraityquivotm>\
fraperafans doute, tant la matierey^\
efi délicatement traitée. se ne pue'u
voeuen dire davantage,sansretardent
le plaisir que vsm donnera cette lec-ii
ture.VAutheur, qui n'a voulu dejfàq
gner sonnom -que parlessix lettres*
qui fontaubas deJes Versseferacon,
noiftre qflandil luypUirapard'autres
Ouvrages, puis qu'il efl aisé de voi.)\
qu'un homme quiauntalcmsihCllr(NJ.
pour laPoésie,nedédaigne jaidans/&\j
-
heures de loisir
,
d'tmploytr quelques
wornens à s'entreteniravecles Mujes.
Si un Courtifah trompé dans ses
esperances, est plus à plaindre
qu'un Amant passionné, qui ne
peutfléchir le coeur de la personne
qu'il aime.
VERS LIBRES.
L)Ambition & tAmour
,
Sont de toutes les' affaires;
Et ces deux passionsménagent tour à
tour
De la Ville & de la Cour.',
Et l'intrigueCJ" les mifleres ;
Mais de fçavoir au vray laquelle fait
des deux
Vn plus sensible martire,
Elles font si peu d'heureux
i Qgl* peinepeut-on le dire.
Mercure toigtefoù desire de fçavoir
Quelle en efl la differcnce;
Et je voudrais bien pouvoir
Par raison & par devoir,
Etmlfme par complaisance
Luy donner contentement.
Hier je revoit comment
Je pourrois lesatisfaire,
QuandTircis & Dorilas
JQue je trouvay sur mes pas,
Vinrent me tirer d'affairei
Tircü, le tendre Tircü,
Dont les James amoureuses,
Fidelles & malheureuses,
Parlent dans tous les écrits;
Dorilas qui de la gloire
Fait tout [on enteffement
»
Dorilas qui ne peut croire
Rue la peine d'un Amant
Puisseégaler le tourment
D"un homme ambitieux dont le dessein
échoue
jin moment qu'ilse crott au dejfta dé
la rouë.
Ils Mnteftoientfirtementl
-
Et loin te m'avifcrtCappaiftr leur querelle
J Tranquille & d'un grand loisîr animay leur Dispute, & m'en fis un
plaisir.
yoflre difficulté, leur dis-je, ep assez. belle
Sil faut pour vous accorder
Vn homme qui n'ait point d'interest dans
l'affaire,
Ce(l a moy dé la décider ; Dites donc vos rai/ans,ie[HÜ press *
me taire.
Le languissant Tircis me répondits helatî
Se peut-il que du mal extrême ilun malheureux Amant baydece qu'il
aime,
Et des maux de Doriltu
On pitijfe faire un Problème?
MAil plûtofl, répondit Dorilas a son
tour,
Croira-t-onqu'ilfoit possible
JQu'un Jegertranfptrt d'amour,
Cause un mal aussi sensible
jQue ce quonfoujfre a la Cour,
Lors qu'un fourbe impofieur, plusffa*
vant dans ¡'intrigu,
A rompre vos desseins s'appliquant nuit
& jour,
Fait échouervotfrehrivue.
Expliquez, voi raisons alternativement,
Les Mufes, dit Virgile, en aiment la
maniéré,
La c,n!I:/f:'tiÕn paroiss plus clairement,
Et la décision en efl plus reguliere
Leur dis-je; &' dans ce moment
A tombre tom les deux,auprès de moy
s'agirent
Et , tour a tour Je plaignirent;
A peu prés voicy comment. TIRCIS.
f.!..!!'un cJlr tendre &sensible a de maux
nom expose!
Ouel'on foujfre en amour de secretes langUCHfS,
Quand de lObjet qui lescause
On ne sçauroitfléchir les rf/verts rigueurs
! DORILAS.
QHune ame du dejir de la gleire tnflamÙ
A de douloureux mowvemens !
Qui peut comprendre les tourmens
Dont sans cesse elle est alarmée?
Sera-ce vous, foibles Amans? j TIRCIS. aime, faymillemaux queje noftrois
dires
Alfjlres d'Amarilis je languis je fokr
pire,
Et lorsque ma douleur est peinte dans
mes yeux , Si jecherche les fiens, l'ingratt se re-- tire.
Qui peut en ce moment concevoir mon
mardre?
Sera-ce vous ,
dorAimlbaitiseu.x?
Lanoblepassion dont mon ame est éprise,
ji pourobjet lagloiret & lagloire £efi
tout.
Quel charme, quel transport quand en
en vient a bout!
S^ucl desespoir pour qui manque dans
Centreprise !
1 TIRCIS.
J'ay pour AmÍfrillis une flame fidelle ;
Si je pouvois toucher le coeur de Ucruelle,
Sice-coeursentoit pour moy
Ce que le mien fent pour elle,
OH), ma gloireferait telle,
Que lafélicité d'un Roy
Ne me poroiftroit pas si touchante &J%
belle.
DORILAS.
Si Dardas ponvoit pretendre
De s'établir quelque jour
Au posse ou l'heureux Alcandre,
Efl maintenant à la Cour3
Desfouffiances de tAmour
Il (çauroit bien se defendre. TIRCIS.
Si mon Amarilis,sensible a ma tendrejfc,
Refpondoit un marnental'ardeur qui me
presse,
Herosï dont la vaillance itonneI'Vnivers,
Non,ce-n'elf pas pour vous que jefsrois
des Vers.
DORILAS.
L'Amour a quelques appas,
A4ais il en fait bien accroire,
Et ne dédommage pas.
Des pertes quefait la GlDire.
TIRCIS.
La Gloire,jel'avoué,ade nobles efforts
Mais peut - elle égaler dansses plus
beaux transports
La sensibilité douce & delicieuse
!0'un tendre amour inppire aux coeurs
quifonttouchez ?
1 dk! qu'uneflameamoureuse
Donne de plaijîrscachez.,
Et qu'une ame ambitieuse
Pourroits'estimer heureuse
De lesavoir recherchez!
Mais quand un amour fineert
Ne peutfléchir les rigueurs
D'une inhumaineBergere,
Que de maux, que de langueurs
Son ame injuste & fellerc
Faitressentir à noscoeurs!
Vous qui courez ala gloire,
Si vous le compreniezbien,
rfJUS n'auriez,paspeine à croire
Que tous vos maux ne font rien.
D ORILAS.
Je vous l'avoué à mon tourj Il est vray ,
Tircú lAmour
si des endroits agreabbs ;
Mais aux faveurs de la Cour
Ils ne font pas comparables.
VAin; &faiblesAmans, si vous aviez.
goûté
Desùcharmes flateurs de la Gloire,
Tous les appas de.lABeaUté
Qui vous tient en captivité,
Seroient en un moment hors de vostre
memoire.
Jlfaissi votu ffaviez, aussi
R!!,e/le est la douleur mortelle
D'ln Courtisan qui ria pat rtiffi,
Le chagrin & le feucy
Que vous canfe une Criielle,
Ne feroient que bagatelle. TIRCIS.
La fiere Amarillis d'un air indiffèrent
Regarde tous les maux quej'endurepour
elle.
Ah! Berger tendre & fide/le
Que ta douleur efi cruelle!
Personne ne la comprend. DORILAS.
Le fier Alcimedor peutfaire ma fortune,
11sçait que je m'attache uniquement a
fay lt'Y de l'ambition, cependant aujourd'huy
Sans cmploy,Cans refonree aucune Jemevois accab,'é de chagrin & d'ermur.
Comprend-t-ondemmfort la rigueur importune?
TIRCIS.
ilne tiendroit qu'à VOHS de vouloir vivre
heureux.
1 DORILAS.
Si vousvouliez aussi cesser d'efïreamoureux.
TIR CI S.
Ostez. de vojire esprit cette vainefoible(se.
DORILAS.
Guerissez. Vojirecoeurdesafolle tenàreffi.
TIRCIS.
QuefoHffrez-vopu? Yosmauxfontaifez;,
àquérir.
DORILAS.
Les Amansfont toujours malades a mourir.
TIR CI S.
Contre lemauvaisfort ayez, tifprit Jelle.
DO RILA S,
JQuittez* Amarilis, &vousvoilatranquille.
TIRCIS.
JHelai ! pour la quitter il faut perdre le
jour.
DORILAS.
llmefaudroit mourirsijequittaislaCoun
TIRCIS.
jvQu/md le bonheur vousfuit, aquoy bon
yfretendre?
DORILAS.
R!!,And l'amourvous rebute, a quoy bon
efiretendre ? TIRCIS.
Quay-je a vous dire, hellU ! mon eoenr
ie veut ainsi.
DO RI LAS.
Jefuis néPour la gloire, & j*obéisanssi. TIRCIS.
LifandYIfortuné tu dois a tes richesses
Les plaisirs que l'Himen enleve a mes
tlndrejJès,
jimaritlù efl preste a vivrefous ta loy
Aiais si jufliceestoit faite t
A ma passion discrete,
Amarilis jamais ne vivroit que pour
moDy. ORI LAS.
Trop heureuxFloridorjafourberieinsigne
T'eleve en un hautrang, a laCourde
hOVISt
Tuffais qui denom deux en efloit leplus
digne,
Tu [çaù à qui tu dois l'honneur dont tu
jokis. TIRCIS.
Vous est:,s sur vos pieds,faitesuneautre
brigue. DORILAS.
Ilne tiendra qua vont de faire uneautre
intrigue.
TIRCIS.
Il est d'autres appuis qui votu eleveront.
DO RI LAS.
Il est d'autres beautez. qui vous conflleront.
TIRCIS.
Tous mes voeux malgrémoy font pour
AVJltrillis,
Celimcne, Aminte,Cloris,
Ne sçauroient me rendre inftielle.
Pe'ut-estreauxyeuxdun autre elle n'etf
passi belle,
Mon amour me captive & ne maveugle
pas,
me connais leur merite & jevois leurs appas1
eMais je nDefçOauRroIisLaiAmeSr .qu'elle. peut faire l'amour M fambition regné?
Gelimene, AminteJ Cloris,
Ce n'est pat que je vous dédaigne,
Vont encor moins, uimarillis
> &,Vôtre merite efi grand & peut, jele
veux croire
Contenter , un ambitieux ;
MAisn'en dépiaife à vos beauxyeux,
Je ne puis aimer que la oloire.
J'enviens d'oüirasez, leur dis-je
, pour
comprendre,
Sans
davantage
vous entendre
Quelefi ledegréds vos maux; Mais poursçavoir s'ilsfontégaux,
QUi na plUsenty l'un & l'autre
Le dira difficilement.
Il parle pour le fien, vous parlez, pour le
vofire3
L'unAmbitieux,fantre jAmanu
Si vos tourmcns fontgrands, ilstUfont
pas semblables
, Tour terminer enfinenspropos AmbitUl,
Jecrois vos maux, Tircis. un peu plus
incurables,
Ceux de Dorilas plus aigus.
Le tout roule & se partage
,
Entre îefpprriitt & le ccooeeuurr..
Si Tircis meurt de langueur,
Dorilas moura de rage.
le n'ajoute rien deplus,
On peut juger là-desus
Lequelfoijfre dAvantage.
A.M. A. D. M. D.
difficiledr:foudre
, que
celle qui met en balance
lainquiétudes d'unCoarii/an,a qui
la Fortune efl toujours contraire
,
&
les peines d'un Amant) qui rend des
foins inutiles à la personne auil aime.
Comme CAmour & l*Ambitions
font deuxpaJftens tres-viotentes, eU-V
les déchirent si crutliement le coeunm
de ccluy qu'elles agitent, qu'on peuagdire
que dans l'un & l'awtre efldt, iài
n'y a rien qui puisse égaler ce quifa*.
endure.L'Ouvrage par leqtieljecom-t,
mence le Recueil de Pieces diverjestx\
quejevous envoyetoiu les troismois
nous en donnelin vifportraityquivotm>\
fraperafans doute, tant la matierey^\
efi délicatement traitée. se ne pue'u
voeuen dire davantage,sansretardent
le plaisir que vsm donnera cette lec-ii
ture.VAutheur, qui n'a voulu dejfàq
gner sonnom -que parlessix lettres*
qui fontaubas deJes Versseferacon,
noiftre qflandil luypUirapard'autres
Ouvrages, puis qu'il efl aisé de voi.)\
qu'un homme quiauntalcmsihCllr(NJ.
pour laPoésie,nedédaigne jaidans/&\j
-
heures de loisir
,
d'tmploytr quelques
wornens à s'entreteniravecles Mujes.
Si un Courtifah trompé dans ses
esperances, est plus à plaindre
qu'un Amant passionné, qui ne
peutfléchir le coeur de la personne
qu'il aime.
VERS LIBRES.
L)Ambition & tAmour
,
Sont de toutes les' affaires;
Et ces deux passionsménagent tour à
tour
De la Ville & de la Cour.',
Et l'intrigueCJ" les mifleres ;
Mais de fçavoir au vray laquelle fait
des deux
Vn plus sensible martire,
Elles font si peu d'heureux
i Qgl* peinepeut-on le dire.
Mercure toigtefoù desire de fçavoir
Quelle en efl la differcnce;
Et je voudrais bien pouvoir
Par raison & par devoir,
Etmlfme par complaisance
Luy donner contentement.
Hier je revoit comment
Je pourrois lesatisfaire,
QuandTircis & Dorilas
JQue je trouvay sur mes pas,
Vinrent me tirer d'affairei
Tircü, le tendre Tircü,
Dont les James amoureuses,
Fidelles & malheureuses,
Parlent dans tous les écrits;
Dorilas qui de la gloire
Fait tout [on enteffement
»
Dorilas qui ne peut croire
Rue la peine d'un Amant
Puisseégaler le tourment
D"un homme ambitieux dont le dessein
échoue
jin moment qu'ilse crott au dejfta dé
la rouë.
Ils Mnteftoientfirtementl
-
Et loin te m'avifcrtCappaiftr leur querelle
J Tranquille & d'un grand loisîr animay leur Dispute, & m'en fis un
plaisir.
yoflre difficulté, leur dis-je, ep assez. belle
Sil faut pour vous accorder
Vn homme qui n'ait point d'interest dans
l'affaire,
Ce(l a moy dé la décider ; Dites donc vos rai/ans,ie[HÜ press *
me taire.
Le languissant Tircis me répondits helatî
Se peut-il que du mal extrême ilun malheureux Amant baydece qu'il
aime,
Et des maux de Doriltu
On pitijfe faire un Problème?
MAil plûtofl, répondit Dorilas a son
tour,
Croira-t-onqu'ilfoit possible
JQu'un Jegertranfptrt d'amour,
Cause un mal aussi sensible
jQue ce quonfoujfre a la Cour,
Lors qu'un fourbe impofieur, plusffa*
vant dans ¡'intrigu,
A rompre vos desseins s'appliquant nuit
& jour,
Fait échouervotfrehrivue.
Expliquez, voi raisons alternativement,
Les Mufes, dit Virgile, en aiment la
maniéré,
La c,n!I:/f:'tiÕn paroiss plus clairement,
Et la décision en efl plus reguliere
Leur dis-je; &' dans ce moment
A tombre tom les deux,auprès de moy
s'agirent
Et , tour a tour Je plaignirent;
A peu prés voicy comment. TIRCIS.
f.!..!!'un cJlr tendre &sensible a de maux
nom expose!
Ouel'on foujfre en amour de secretes langUCHfS,
Quand de lObjet qui lescause
On ne sçauroitfléchir les rf/verts rigueurs
! DORILAS.
QHune ame du dejir de la gleire tnflamÙ
A de douloureux mowvemens !
Qui peut comprendre les tourmens
Dont sans cesse elle est alarmée?
Sera-ce vous, foibles Amans? j TIRCIS. aime, faymillemaux queje noftrois
dires
Alfjlres d'Amarilis je languis je fokr
pire,
Et lorsque ma douleur est peinte dans
mes yeux , Si jecherche les fiens, l'ingratt se re-- tire.
Qui peut en ce moment concevoir mon
mardre?
Sera-ce vous ,
dorAimlbaitiseu.x?
Lanoblepassion dont mon ame est éprise,
ji pourobjet lagloiret & lagloire £efi
tout.
Quel charme, quel transport quand en
en vient a bout!
S^ucl desespoir pour qui manque dans
Centreprise !
1 TIRCIS.
J'ay pour AmÍfrillis une flame fidelle ;
Si je pouvois toucher le coeur de Ucruelle,
Sice-coeursentoit pour moy
Ce que le mien fent pour elle,
OH), ma gloireferait telle,
Que lafélicité d'un Roy
Ne me poroiftroit pas si touchante &J%
belle.
DORILAS.
Si Dardas ponvoit pretendre
De s'établir quelque jour
Au posse ou l'heureux Alcandre,
Efl maintenant à la Cour3
Desfouffiances de tAmour
Il (çauroit bien se defendre. TIRCIS.
Si mon Amarilis,sensible a ma tendrejfc,
Refpondoit un marnental'ardeur qui me
presse,
Herosï dont la vaillance itonneI'Vnivers,
Non,ce-n'elf pas pour vous que jefsrois
des Vers.
DORILAS.
L'Amour a quelques appas,
A4ais il en fait bien accroire,
Et ne dédommage pas.
Des pertes quefait la GlDire.
TIRCIS.
La Gloire,jel'avoué,ade nobles efforts
Mais peut - elle égaler dansses plus
beaux transports
La sensibilité douce & delicieuse
!0'un tendre amour inppire aux coeurs
quifonttouchez ?
1 dk! qu'uneflameamoureuse
Donne de plaijîrscachez.,
Et qu'une ame ambitieuse
Pourroits'estimer heureuse
De lesavoir recherchez!
Mais quand un amour fineert
Ne peutfléchir les rigueurs
D'une inhumaineBergere,
Que de maux, que de langueurs
Son ame injuste & fellerc
Faitressentir à noscoeurs!
Vous qui courez ala gloire,
Si vous le compreniezbien,
rfJUS n'auriez,paspeine à croire
Que tous vos maux ne font rien.
D ORILAS.
Je vous l'avoué à mon tourj Il est vray ,
Tircú lAmour
si des endroits agreabbs ;
Mais aux faveurs de la Cour
Ils ne font pas comparables.
VAin; &faiblesAmans, si vous aviez.
goûté
Desùcharmes flateurs de la Gloire,
Tous les appas de.lABeaUté
Qui vous tient en captivité,
Seroient en un moment hors de vostre
memoire.
Jlfaissi votu ffaviez, aussi
R!!,e/le est la douleur mortelle
D'ln Courtisan qui ria pat rtiffi,
Le chagrin & le feucy
Que vous canfe une Criielle,
Ne feroient que bagatelle. TIRCIS.
La fiere Amarillis d'un air indiffèrent
Regarde tous les maux quej'endurepour
elle.
Ah! Berger tendre & fide/le
Que ta douleur efi cruelle!
Personne ne la comprend. DORILAS.
Le fier Alcimedor peutfaire ma fortune,
11sçait que je m'attache uniquement a
fay lt'Y de l'ambition, cependant aujourd'huy
Sans cmploy,Cans refonree aucune Jemevois accab,'é de chagrin & d'ermur.
Comprend-t-ondemmfort la rigueur importune?
TIRCIS.
ilne tiendroit qu'à VOHS de vouloir vivre
heureux.
1 DORILAS.
Si vousvouliez aussi cesser d'efïreamoureux.
TIR CI S.
Ostez. de vojire esprit cette vainefoible(se.
DORILAS.
Guerissez. Vojirecoeurdesafolle tenàreffi.
TIRCIS.
QuefoHffrez-vopu? Yosmauxfontaifez;,
àquérir.
DORILAS.
Les Amansfont toujours malades a mourir.
TIR CI S.
Contre lemauvaisfort ayez, tifprit Jelle.
DO RILA S,
JQuittez* Amarilis, &vousvoilatranquille.
TIRCIS.
JHelai ! pour la quitter il faut perdre le
jour.
DORILAS.
llmefaudroit mourirsijequittaislaCoun
TIRCIS.
jvQu/md le bonheur vousfuit, aquoy bon
yfretendre?
DORILAS.
R!!,And l'amourvous rebute, a quoy bon
efiretendre ? TIRCIS.
Quay-je a vous dire, hellU ! mon eoenr
ie veut ainsi.
DO RI LAS.
Jefuis néPour la gloire, & j*obéisanssi. TIRCIS.
LifandYIfortuné tu dois a tes richesses
Les plaisirs que l'Himen enleve a mes
tlndrejJès,
jimaritlù efl preste a vivrefous ta loy
Aiais si jufliceestoit faite t
A ma passion discrete,
Amarilis jamais ne vivroit que pour
moDy. ORI LAS.
Trop heureuxFloridorjafourberieinsigne
T'eleve en un hautrang, a laCourde
hOVISt
Tuffais qui denom deux en efloit leplus
digne,
Tu [çaù à qui tu dois l'honneur dont tu
jokis. TIRCIS.
Vous est:,s sur vos pieds,faitesuneautre
brigue. DORILAS.
Ilne tiendra qua vont de faire uneautre
intrigue.
TIRCIS.
Il est d'autres appuis qui votu eleveront.
DO RI LAS.
Il est d'autres beautez. qui vous conflleront.
TIRCIS.
Tous mes voeux malgrémoy font pour
AVJltrillis,
Celimcne, Aminte,Cloris,
Ne sçauroient me rendre inftielle.
Pe'ut-estreauxyeuxdun autre elle n'etf
passi belle,
Mon amour me captive & ne maveugle
pas,
me connais leur merite & jevois leurs appas1
eMais je nDefçOauRroIisLaiAmeSr .qu'elle. peut faire l'amour M fambition regné?
Gelimene, AminteJ Cloris,
Ce n'est pat que je vous dédaigne,
Vont encor moins, uimarillis
> &,Vôtre merite efi grand & peut, jele
veux croire
Contenter , un ambitieux ;
MAisn'en dépiaife à vos beauxyeux,
Je ne puis aimer que la oloire.
J'enviens d'oüirasez, leur dis-je
, pour
comprendre,
Sans
davantage
vous entendre
Quelefi ledegréds vos maux; Mais poursçavoir s'ilsfontégaux,
QUi na plUsenty l'un & l'autre
Le dira difficilement.
Il parle pour le fien, vous parlez, pour le
vofire3
L'unAmbitieux,fantre jAmanu
Si vos tourmcns fontgrands, ilstUfont
pas semblables
, Tour terminer enfinenspropos AmbitUl,
Jecrois vos maux, Tircis. un peu plus
incurables,
Ceux de Dorilas plus aigus.
Le tout roule & se partage
,
Entre îefpprriitt & le ccooeeuurr..
Si Tircis meurt de langueur,
Dorilas moura de rage.
le n'ajoute rien deplus,
On peut juger là-desus
Lequelfoijfre dAvantage.
A.M. A. D. M. D.
Fermer
Résumé : VERS LIBRES.
Le texte examine la comparaison entre l'amour et l'ambition, deux passions intenses génératrices de souffrances. Un recueil de pièces anonymes, où l'auteur se dissimule derrière un acronyme, traite de cette question. Dans le poème 'Vers Libres', Mercure interroge la distinction entre ces deux passions. Tircis, un amant passionné, et Dorilas, un ambitieux, débattent de leurs souffrances respectives. Tircis affirme que la douleur d'un amour non réciproque est extrême, tandis que Dorilas soutient que les déceptions ambitieuses, souvent sabotées par des intrigants, sont tout aussi douloureuses. Les Muses sont sollicitées pour trancher le débat. Tircis décrit les tourments secrets de l'amour non partagé, tandis que Dorilas évoque les alarmes constantes de l'âme assoiffée de gloire. Tircis met en avant la douceur et la délicatesse de l'amour, alors que Dorilas vante les efforts nobles et les transports de la gloire. Le débat reste ouvert, chaque passion ayant ses propres souffrances et plaisirs. Tircis et Dorilas discutent ensuite de leurs dilemmes personnels. Tircis, épris d'Amarillis, exprime sa douleur face à son amour non partagé et compare ses souffrances à celles d'un courtisan déçu. Dorilas est déchiré entre son ambition et son amour pour une autre personne, reconnaissant que son attachement à l'ambition le rend malheureux. Ils comparent leurs souffrances : Tircis souffre de langueur amoureuse, tandis que Dorilas est consumé par la rage et l'ambition. Le texte se conclut par une réflexion sur la nature de leurs maux, soulignant que les tourments de Tircis sont peut-être plus incurables, tandis que ceux de Dorilas sont plus aigus.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
2
p. 18-22
VERS LIBRES.
Début :
Si la Prodigalité est moins condamnable que l'Avarice. / Qui donne tout est fort blasmable, [...]
Mots clefs :
Pardonner, Avares, Dangereux, Prodigue, Passions, Sentiments, Innocent
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : VERS LIBRES.
SilaProdigalité.estmoins condamnable
que l rivarce.
VERS LIBRES. QVidonne tout efl fort blafmable,
Car avec un panchant semblable
A force de s'abandonner,
On saccoutume enfin a prendre pourdon
ner;
Et cela n'est pas raisonnable,
1 e moyen de le pardonner?
Qui ga-de tout est encor pire,
Et les Avares ont beau dire,
Les croire, cefl trop hazarder.
A cette méchante habitude
Quand on se laiJlè foJlèder,
On s'accoutume enfina prendre pour
,
garder,
Et cefl pour le salut un dangereux
prélude.
Que le Prodigueefl imprudent?
Sans regle il diJIipe, il déptn/f.
Il mesure encor moins sa vie, &cependant
Il arrive souvent qu'il vit plus qu'il"
ne pense.
Oh! qu'il fait beau le voir, quand
tout est fricafé
} Mourir lançuijfant & café
Dans une honteuseindigence?
Mais aujji que 1"Avartest fou!
Tremblant sur favenir
,
il vit dansla
misere,
Comme s'il navoit pas unfou;
Et narrive-1-il pas qu'il vit moins
qu'ilnespere?
Oh! qu'il fait beau le voirvieux *
languissant, perclus,
Se retrancher le necessaire,
Pour laisser des biens superflus
A quelques héritiers, quine leplaindront
guere!
Quand un Prodigue a tout mange,
Le monde contre Iny murmure.
Franchement fen connais
s
qui fontpauvre
figure,
Et qui vaudraient peut - estre avoir
mieuxménagé.
Lorsque pour senrichir
,
sans regl,
sans mesure,
Vn Avare a tout ravagé,
Tout le monde en efl enragé;
Et dit qu'il efl contre nature.
Me voilà donc bien partagé
Pour me dberminer, Mercure;
Sur cette grande Queflion;
',MAis à ptrier sans passion,
Voulantex-cuser un Prodigue,
Ml est vray ,je prendrais des foins
fort fuperfius,
La Retorique là-dessûs
P:troit un vain effort pour si tirer
r dâi"ntrigue;
\JSkvare toutesfois me déplaift beaucoup
plus.
lEn voicylaraison qui me paroijt
sensible.
LA force de donner en fait quelques
heureux, rVn Avare au contraire, inhumAin)
inflexible,
K Vouiroit encor piller tHospital & les
Gueux.
De nul devoir il ne s'acquitte
La misere du Mendiant
Au lieu de le toucher l'irrite,
Il regarde peu le merite
Du plus honneste Suppliant.
Il veut tout engloutir, il efl insatiable,
Son aveugle fureurne peut je contenir}
Toujours tremblant & miserable,
Par la peur de le devenir.
Le Prodilue, il cft vray, qui na plus
de reffiurce,
Se voit abandonné
,
sans amis, sans
secours;
Mais tandis qu'il vuide sa burfil"
Il a du moins quelques beaux jours.
Enfin c'efi sur la Loy divine
Que je réglé mon sentiment ; Et Cans plus de raisonnement
Vcicy ce qui me determine.
Si je vay consulter F Evangile
, il
mapprend
, Qxetan lis que VEnfantProdigue
Et se ravise &se repent; Par sa detcftable intrigue
Ayant livré l'Innocent)
L'avare Judas se pend.
que l rivarce.
VERS LIBRES. QVidonne tout efl fort blafmable,
Car avec un panchant semblable
A force de s'abandonner,
On saccoutume enfin a prendre pourdon
ner;
Et cela n'est pas raisonnable,
1 e moyen de le pardonner?
Qui ga-de tout est encor pire,
Et les Avares ont beau dire,
Les croire, cefl trop hazarder.
A cette méchante habitude
Quand on se laiJlè foJlèder,
On s'accoutume enfina prendre pour
,
garder,
Et cefl pour le salut un dangereux
prélude.
Que le Prodigueefl imprudent?
Sans regle il diJIipe, il déptn/f.
Il mesure encor moins sa vie, &cependant
Il arrive souvent qu'il vit plus qu'il"
ne pense.
Oh! qu'il fait beau le voir, quand
tout est fricafé
} Mourir lançuijfant & café
Dans une honteuseindigence?
Mais aujji que 1"Avartest fou!
Tremblant sur favenir
,
il vit dansla
misere,
Comme s'il navoit pas unfou;
Et narrive-1-il pas qu'il vit moins
qu'ilnespere?
Oh! qu'il fait beau le voirvieux *
languissant, perclus,
Se retrancher le necessaire,
Pour laisser des biens superflus
A quelques héritiers, quine leplaindront
guere!
Quand un Prodigue a tout mange,
Le monde contre Iny murmure.
Franchement fen connais
s
qui fontpauvre
figure,
Et qui vaudraient peut - estre avoir
mieuxménagé.
Lorsque pour senrichir
,
sans regl,
sans mesure,
Vn Avare a tout ravagé,
Tout le monde en efl enragé;
Et dit qu'il efl contre nature.
Me voilà donc bien partagé
Pour me dberminer, Mercure;
Sur cette grande Queflion;
',MAis à ptrier sans passion,
Voulantex-cuser un Prodigue,
Ml est vray ,je prendrais des foins
fort fuperfius,
La Retorique là-dessûs
P:troit un vain effort pour si tirer
r dâi"ntrigue;
\JSkvare toutesfois me déplaift beaucoup
plus.
lEn voicylaraison qui me paroijt
sensible.
LA force de donner en fait quelques
heureux, rVn Avare au contraire, inhumAin)
inflexible,
K Vouiroit encor piller tHospital & les
Gueux.
De nul devoir il ne s'acquitte
La misere du Mendiant
Au lieu de le toucher l'irrite,
Il regarde peu le merite
Du plus honneste Suppliant.
Il veut tout engloutir, il efl insatiable,
Son aveugle fureurne peut je contenir}
Toujours tremblant & miserable,
Par la peur de le devenir.
Le Prodilue, il cft vray, qui na plus
de reffiurce,
Se voit abandonné
,
sans amis, sans
secours;
Mais tandis qu'il vuide sa burfil"
Il a du moins quelques beaux jours.
Enfin c'efi sur la Loy divine
Que je réglé mon sentiment ; Et Cans plus de raisonnement
Vcicy ce qui me determine.
Si je vay consulter F Evangile
, il
mapprend
, Qxetan lis que VEnfantProdigue
Et se ravise &se repent; Par sa detcftable intrigue
Ayant livré l'Innocent)
L'avare Judas se pend.
Fermer
Résumé : VERS LIBRES.
Le texte compare la prodigalité et l'avarice, deux comportements moralement répréhensibles. La prodigalité, bien que condamnable, peut amener à demander pardon, mais cela n'est pas raisonnable. Le prodigue, sans règle, dilapide ses biens sans mesure et peut vivre plus longtemps que prévu. L'avare, obsédé par l'avenir, vit dans la misère et laisse des biens superflus à des héritiers indifférents. La société critique davantage le prodigue, mais certains devraient mieux gérer leurs finances. L'avare, en accumulant sans mesure, est jugé contre nature. Le narrateur, consulté par Mercure, préfère la prodigalité car elle rend heureux quelques personnes. L'avare, inhumain et inflexible, néglige ses devoirs et ignore la misère des autres. Le prodigue, ruiné, se retrouve seul mais profite de moments agréables. La décision finale du narrateur repose sur la loi divine : l'Évangile montre le prodigue se repentant, tandis que l'avare Judas se pend.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
3
p. 199-208
L'AMOUR puni & justifié. Vers libres.
Début :
Loin de ces prisons redoutables, [...]
Mots clefs :
Amour
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : L'AMOUR puni & justifié. Vers libres.
Ausone à qui les Muses
ouvrirent la roure à
la plus haute Magistrature;
Ausone, Poëte &:
Consul,fitautrefois une
Piece intitulée, Cupido
cruciaassixus. Il dit que
c'est d'aprés un Tableau
placé à Treves, dans la
Galerie d'Eole, qu'il a
tiré son Poëme. Mr R..
a imité cette Pièce,&
l'a renduë en Vers françois.
L' A MO U R
puni &justifié.
Verslibres.
Loin de ces prisons redoutables,
OùPluton aux Ombres
coupables
Faitsentirsonjustecourroux,
Il est dans les Enfers des
aZilesplus doux.
Des Myrthes tousjours
verdsyforment des
ombrages
Quin'ont rien de l'horreur
de l'eternelle nuit.
Des Fleuvesy coulent
sans bruits;
DesPavots languissants
couronnent leur rivages.
On voitparmi les fleurs
quiparent cesejour,
Hyacinthe
,
Narcijje,
&tant d'autres encore
Qui,mortels autrejois-3
de L'empire d'Amour
Ont paffe dans celuy de
Flore.
CesBeautezdontlesnoms
fameux
Remplissentla FableeS
CHistoire,
Malgrél'eau du Lethé
conservent la memoïre
De leurs malheurs f5 deleursfeux.
-
L'ambitieuseimprudente
Qui voulut ruoirJupiter
Armé de la foudre tonnante,
Rappelle ce plaisri qui
< luy coustasi cher.
La maistressedeCephale,
Plaignanttoûjours son
vainqueur,
Chérit laflechefatale,
Dont il luy perça le coeur.
Hero d'une main tremblante
Tient la lampe étincelante,
Qui luyservitseulement
Avoirperirson Amant.
Ariane roule en colere
Ce fil, triste instrument
d'unperfide attentat.
Infortunée
,
helas
,
d'avoirtrahisonpere
Pour ne rendre heureux
qu'uningrat.
Phedre interdite, es confitfe,
Baigne trop tard deses
pleurs
L'écrit,oùsamainaccuse
Sescriminelles ardeurs.
Moinscoupables centfois,
e5plus à plaindre
qu'elle,
EtDidon fîfThijbévont
se frapper lefem.
D'unperfideennemi l'une
a lefer en main
L'autre celujd'un Amant
tropfidelle.
De leurs douleurs L'Amourvoulut
estre
témoin.
Car dans nos maux le
traistre admireson
ouvrage.
o
Il cachoit Jon carquois
finflambeau dun
nuage.
Vaine adreJJè ! inutile
foin! oln.
Le voila découvert.La
cohorte rebelle
Le menace. Il veutfuir.
•
linebatque dune aile.
- Iltombe. Onlesaisît. Il
versè en vain des fleurs.
AttachéJur un Myrthe,
unefureur nouvelle
Luj va de mille morts
frefenter les horreurs.
TendreAmour de ton
sein l'une approche
l'epee
Parquisa tramesutcoupee;
L'autre offreates regards
les débris enJlla¡rJÍneZ
Du Bûcher
3
ouses jours
ont ete confume\^
Mjrrha de quilesDieux
ont endurcy les larmes,
EnfaitpouJrt'accabler de
redoutables armes.
Tes cris ont attire ta mere
dans ces lieux.
Vient-elle a tonsecours ?
INion. Quel'audacieux
DitVenus5éprouvé ma rage.rote-ve ma,
Desflets deVulcain, des
ris malins des Dieuxy
J-e riay pas oublié Coutrage.
Vn Buisson epineux offre
auxjeux de Cypris ','
DeIon?sbouquetsde ro-
- j'es
De leur boutons apeine écloses.
Elle en arme samain;
elle approche[onfils.
ArrestezDesseirritée
S'ecrte avec transport la
troupe epouvantée :
Lorsque nous respirions le
jour
Lefort fit nos malheursi
ce nefloîtpas l'Amour.
ouvrirent la roure à
la plus haute Magistrature;
Ausone, Poëte &:
Consul,fitautrefois une
Piece intitulée, Cupido
cruciaassixus. Il dit que
c'est d'aprés un Tableau
placé à Treves, dans la
Galerie d'Eole, qu'il a
tiré son Poëme. Mr R..
a imité cette Pièce,&
l'a renduë en Vers françois.
L' A MO U R
puni &justifié.
Verslibres.
Loin de ces prisons redoutables,
OùPluton aux Ombres
coupables
Faitsentirsonjustecourroux,
Il est dans les Enfers des
aZilesplus doux.
Des Myrthes tousjours
verdsyforment des
ombrages
Quin'ont rien de l'horreur
de l'eternelle nuit.
Des Fleuvesy coulent
sans bruits;
DesPavots languissants
couronnent leur rivages.
On voitparmi les fleurs
quiparent cesejour,
Hyacinthe
,
Narcijje,
&tant d'autres encore
Qui,mortels autrejois-3
de L'empire d'Amour
Ont paffe dans celuy de
Flore.
CesBeautezdontlesnoms
fameux
Remplissentla FableeS
CHistoire,
Malgrél'eau du Lethé
conservent la memoïre
De leurs malheurs f5 deleursfeux.
-
L'ambitieuseimprudente
Qui voulut ruoirJupiter
Armé de la foudre tonnante,
Rappelle ce plaisri qui
< luy coustasi cher.
La maistressedeCephale,
Plaignanttoûjours son
vainqueur,
Chérit laflechefatale,
Dont il luy perça le coeur.
Hero d'une main tremblante
Tient la lampe étincelante,
Qui luyservitseulement
Avoirperirson Amant.
Ariane roule en colere
Ce fil, triste instrument
d'unperfide attentat.
Infortunée
,
helas
,
d'avoirtrahisonpere
Pour ne rendre heureux
qu'uningrat.
Phedre interdite, es confitfe,
Baigne trop tard deses
pleurs
L'écrit,oùsamainaccuse
Sescriminelles ardeurs.
Moinscoupables centfois,
e5plus à plaindre
qu'elle,
EtDidon fîfThijbévont
se frapper lefem.
D'unperfideennemi l'une
a lefer en main
L'autre celujd'un Amant
tropfidelle.
De leurs douleurs L'Amourvoulut
estre
témoin.
Car dans nos maux le
traistre admireson
ouvrage.
o
Il cachoit Jon carquois
finflambeau dun
nuage.
Vaine adreJJè ! inutile
foin! oln.
Le voila découvert.La
cohorte rebelle
Le menace. Il veutfuir.
•
linebatque dune aile.
- Iltombe. Onlesaisît. Il
versè en vain des fleurs.
AttachéJur un Myrthe,
unefureur nouvelle
Luj va de mille morts
frefenter les horreurs.
TendreAmour de ton
sein l'une approche
l'epee
Parquisa tramesutcoupee;
L'autre offreates regards
les débris enJlla¡rJÍneZ
Du Bûcher
3
ouses jours
ont ete confume\^
Mjrrha de quilesDieux
ont endurcy les larmes,
EnfaitpouJrt'accabler de
redoutables armes.
Tes cris ont attire ta mere
dans ces lieux.
Vient-elle a tonsecours ?
INion. Quel'audacieux
DitVenus5éprouvé ma rage.rote-ve ma,
Desflets deVulcain, des
ris malins des Dieuxy
J-e riay pas oublié Coutrage.
Vn Buisson epineux offre
auxjeux de Cypris ','
DeIon?sbouquetsde ro-
- j'es
De leur boutons apeine écloses.
Elle en arme samain;
elle approche[onfils.
ArrestezDesseirritée
S'ecrte avec transport la
troupe epouvantée :
Lorsque nous respirions le
jour
Lefort fit nos malheursi
ce nefloîtpas l'Amour.
Fermer
Résumé : L'AMOUR puni & justifié. Vers libres.
Le texte présente une pièce poétique intitulée 'L'Amour puni & justifié', inspirée du poème 'Cupido cruciatus' d'Ausone. Ce dernier, poète et consul, avait écrit son œuvre d'après un tableau à Trèves. Monsieur R. a traduit cette pièce en vers français. Le poème décrit les Enfers comme un lieu agréable, avec des myrtes verts, des ombrages doux, des fleuves silencieux et des pavots languissants. Parmi les fleurs, on trouve Hyacinthe, Narcisse et d'autres figures mythologiques célèbres. Ces personnages, malgré l'eau du Léthé, conservent la mémoire de leurs malheurs et de leurs amours. Le texte énumère plusieurs personnages mythologiques punis par l'Amour : Junon, Procris, Héro, Ariane, Phèdre, Didon et Hippolyte. Le poème se termine par la description de la punition de Cupidon, attaché à un myrte et menacé par une cohorte rebelle. Myrrha, accablée par les dieux, appelle sa mère à l'aide sans succès. Vénus, la mère de Cupidon, se venge des moqueries des dieux en armant sa main de rosiers épineux.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
4
p. 403-405
VERS LIBRES, Sur le Feu d'Artifice tiré sur l'Eau, par ordre du Roy d'Espagne, & les soins de M M. les Ambassadeurs à la Cour de France.
Début :
Hier dans ces Grottes profondes, [...]
Mots clefs :
Feu d'artifice, Naissance du Dauphin, Fête
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : VERS LIBRES, Sur le Feu d'Artifice tiré sur l'Eau, par ordre du Roy d'Espagne, & les soins de M M. les Ambassadeurs à la Cour de France.
VERS LIBRES,
Surje Feu d' Artifice tiré fur l'Eau , par
ordre du Roy d'Espagne , & les foins,,
de MM. les Ambassadeurs à la Cour
de France.
r dans ces Grottes profondes,
D'où la Seine épanche ses Ondes ,
CQui chaque jour la gloire & l'honncur de no*
' champs ,
De la B onde Cerés augmentent les prefens )
Ëífe appella les Dieux soumis à son Empire ;
Nayades, Nimphes &Tritons ,
Sont assis dans leur rang fur des sièges de joncs:
Un mal commun à tous , en ces lieux nous at
tire :
Vous le fçavez , l'hyver, dit la Reine des flots,,
De nos jours tous les ans vient troubler le re
pos,
Ce- n'est plus à présent un tranqui I Zephire,.
Ç£ui folâtre & qui rit sur le sein de mes eaux*.
Non. l' Aquilon bien- tôt, toujours prompt £
me nuire ,
Arrêtera mon corn» & rompra mes roseaux.
1 y Ceffi
'404 MÊRCURE DE FRANCTj .
. C'elt sut ce point » tritons , qu'il faut qu'orïdélibère.
Mettons nous à l'abrides coups de fa coîere j
Voyons par quels moyens on peut s'en ga
rantir i
Ou par quels dons enfin nous pourrons la fle«*
chir ; •
la tristesse à ces mots se peint sur le visage,
Les Nayadea alors regardent le Rivage,
* Où quand le Ciel donnoit des jours purs &
serains >
Elles alloient au son d'un instrument cham
pêtre ,
A l'ombre de quelque vieux hêtre ,
Datiser avec les Dieux Silvains.-
les Nimphes de leurs yeux laissent couler des;
larmes j
t es Tritons affligez n'y trouventplus les char--
mes
Qui sçureht asservir leurs coeurs ;
Ainsi chacun se llvroit aUx douleurs.
Quand une'Nimphe accourt : helasl en Cetteplace
>
Que fahes- vous í'uh mal bien plus grand hotts
menace j. .
Venez , Reine des flots, arrêtez les desseins »
Que forment contre nous des aveugles Hu
mains.
Allons , courons punir une main sacrilège ,
Dit ia Seine . . . elle part en ce même momèhrí
les Nimphes, les Tritons, composent son cor"
■ ' C'est:
• f EV RIE,R. i-fìó. 40í
C'est ainsi qu'en la voie dans le vaste Océan ,
'truand elle offre à ce Dieu les Eaux de son
Hmpire.
Elle approche. .. elle voit. . > & son courrou»
expire.
Sur sa Suite surprise elle jette les yeux j
Enfin elle applaudit d'un rire gracieux »
Elle voit les Jardins dignes de la Nature >
Une Nayade y court sécher sa chevelure >
l'une y cueille à lafois & des fruits & des
fleurs ,
L'autre ne songe plus aux cruelles rigueurs
Que l' Amant fougueux d'Orithie >
Leur prépare dans fa furie.
L'autre fous ces Rochers va chercher le repos i
Tandis que l'une ici contemple cet Ouvrage >
Ett l'autre des Poissons en embrassant le dos >
Coupe rapidement les flots.
Les Himphes . à l'envi , courent fur le Rivages
Élies dansent d'un pas leger ,
-Âu doux chant des Triions qui font retens
tir Pair»
Alors la Seine les appelle 3,
Courez à I'Ocean, chers Tritons, leur dit-elle;
Que ses Dieux fur ces bords se rendent avec
voUî* ! >
Allez encore au Tage , à cet ami fidèle >
Apprendre les apprêts d'une fête fi belle >
Qu'il vienne paitager les plaisirs avec nous-,-
UAbbi Bonnoi de Mably.
Surje Feu d' Artifice tiré fur l'Eau , par
ordre du Roy d'Espagne , & les foins,,
de MM. les Ambassadeurs à la Cour
de France.
r dans ces Grottes profondes,
D'où la Seine épanche ses Ondes ,
CQui chaque jour la gloire & l'honncur de no*
' champs ,
De la B onde Cerés augmentent les prefens )
Ëífe appella les Dieux soumis à son Empire ;
Nayades, Nimphes &Tritons ,
Sont assis dans leur rang fur des sièges de joncs:
Un mal commun à tous , en ces lieux nous at
tire :
Vous le fçavez , l'hyver, dit la Reine des flots,,
De nos jours tous les ans vient troubler le re
pos,
Ce- n'est plus à présent un tranqui I Zephire,.
Ç£ui folâtre & qui rit sur le sein de mes eaux*.
Non. l' Aquilon bien- tôt, toujours prompt £
me nuire ,
Arrêtera mon corn» & rompra mes roseaux.
1 y Ceffi
'404 MÊRCURE DE FRANCTj .
. C'elt sut ce point » tritons , qu'il faut qu'orïdélibère.
Mettons nous à l'abrides coups de fa coîere j
Voyons par quels moyens on peut s'en ga
rantir i
Ou par quels dons enfin nous pourrons la fle«*
chir ; •
la tristesse à ces mots se peint sur le visage,
Les Nayadea alors regardent le Rivage,
* Où quand le Ciel donnoit des jours purs &
serains >
Elles alloient au son d'un instrument cham
pêtre ,
A l'ombre de quelque vieux hêtre ,
Datiser avec les Dieux Silvains.-
les Nimphes de leurs yeux laissent couler des;
larmes j
t es Tritons affligez n'y trouventplus les char--
mes
Qui sçureht asservir leurs coeurs ;
Ainsi chacun se llvroit aUx douleurs.
Quand une'Nimphe accourt : helasl en Cetteplace
>
Que fahes- vous í'uh mal bien plus grand hotts
menace j. .
Venez , Reine des flots, arrêtez les desseins »
Que forment contre nous des aveugles Hu
mains.
Allons , courons punir une main sacrilège ,
Dit ia Seine . . . elle part en ce même momèhrí
les Nimphes, les Tritons, composent son cor"
■ ' C'est:
• f EV RIE,R. i-fìó. 40í
C'est ainsi qu'en la voie dans le vaste Océan ,
'truand elle offre à ce Dieu les Eaux de son
Hmpire.
Elle approche. .. elle voit. . > & son courrou»
expire.
Sur sa Suite surprise elle jette les yeux j
Enfin elle applaudit d'un rire gracieux »
Elle voit les Jardins dignes de la Nature >
Une Nayade y court sécher sa chevelure >
l'une y cueille à lafois & des fruits & des
fleurs ,
L'autre ne songe plus aux cruelles rigueurs
Que l' Amant fougueux d'Orithie >
Leur prépare dans fa furie.
L'autre fous ces Rochers va chercher le repos i
Tandis que l'une ici contemple cet Ouvrage >
Ett l'autre des Poissons en embrassant le dos >
Coupe rapidement les flots.
Les Himphes . à l'envi , courent fur le Rivages
Élies dansent d'un pas leger ,
-Âu doux chant des Triions qui font retens
tir Pair»
Alors la Seine les appelle 3,
Courez à I'Ocean, chers Tritons, leur dit-elle;
Que ses Dieux fur ces bords se rendent avec
voUî* ! >
Allez encore au Tage , à cet ami fidèle >
Apprendre les apprêts d'une fête fi belle >
Qu'il vienne paitager les plaisirs avec nous-,-
UAbbi Bonnoi de Mably.
Fermer
Résumé : VERS LIBRES, Sur le Feu d'Artifice tiré sur l'Eau, par ordre du Roy d'Espagne, & les soins de M M. les Ambassadeurs à la Cour de France.
Le texte relate une scène mythologique où la Seine, personnifiée, convoque les Nayades, les Nymphes et les Tritons pour discuter des perturbations causées par l'hiver. La Reine des flots déplore les actions de l'Aquilon, qui troublent ses eaux et menacent ses roseaux. Les Nymphes et les Tritons se souviennent des jours paisibles où ils se divertissaient sur le rivage. Une Nymphe annonce ensuite une menace plus grave : des humains préparent un feu d'artifice sur l'eau, sur ordre du roi d'Espagne et en présence des ambassadeurs à la cour de France. Furieuse, la Seine décide de punir cette offense, mais en chemin, elle découvre des jardins magnifiques et des Nayades profitant de la nature. Apaisée, elle appelle les Tritons à annoncer les préparatifs d'une fête à l'Océan et au Tage. Les Nymphes et les Tritons, ravis, dansent au chant des Tritons, tandis que la Seine les invite à se rendre à l'Océan pour la fête.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
5
p. 1334-1335
VERS LIBRES Présentés à Monseigneur le Prince de Conti par les mêmes Ecoliers.
Début :
La Déesse Minerve en Mentor déguisée, [...]
Mots clefs :
Dieux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : VERS LIBRES Présentés à Monseigneur le Prince de Conti par les mêmes Ecoliers.
VERS LIBRES
Préfentés à Monseigneur le Prince de Conti
par les mêmes Ecoliers.
LA Déeffe Minerve en Mentor déguifée ,
Du jeune fils d'Uliffe accompagnoit les pas ;
S'il faut croire, au rapport d'Homere en l'Odiffée;
Pour moi , Conti , je ne m'y trompe pas
Et voici quelle eft ma penſée :"
Cet habile Poëte infpiré par les Dieux ,
Sous un fimbole ingénieux
Sans doute voulut nous dépeindre
Ce qui devoit un jour fe paffer fous nos yeux,
Oui , pofe le dire , fans craindre >
Les frivoles difcours d'un Cenfeur odieux
Du jeune Voyageur d'Homere
Vous avez tous les traits , le port , la majefté ,
La naiffance , les moeurs & la docilité
Pour la vertu la plus fevere.
Entre Minerve & votre augufte Mere
Les rapports font trop reflemblans
Pour que l'on puiffe s'y méprendre ;
Tout le monde à la voir peut ailément compren
dre
Qu'Homere en écrivant l'eut préfente à les fens.
De Mentor elle a la ſcience ,
L'efprit , le coeur & la douce éloquence
Qui fçait charmer en inftruifant ;
II. Vel Jufques
JUIN. 1730.
1337
Jufques- là le portrait eft en tout reffemblant
Entre vous & le fils du Monarque d'Ithaque ;
Mais au lieu que Pallas pour fuivre Telemaque
Se revêtit des traits d'un fourcilleux vieillard ;
Plus favorable à votre égard ,
Pour vous fuivre en votre voyage ,
De votre augufte Mere elle a pris le vifage ,
La démarche , la voix , le port majestueux
Pour n'en dire pas davantage ,
Elle a voulu fe montrer à vos yeux
Telle qu'elle paroît dans le Confeil des Dieux.
Préfentés à Monseigneur le Prince de Conti
par les mêmes Ecoliers.
LA Déeffe Minerve en Mentor déguifée ,
Du jeune fils d'Uliffe accompagnoit les pas ;
S'il faut croire, au rapport d'Homere en l'Odiffée;
Pour moi , Conti , je ne m'y trompe pas
Et voici quelle eft ma penſée :"
Cet habile Poëte infpiré par les Dieux ,
Sous un fimbole ingénieux
Sans doute voulut nous dépeindre
Ce qui devoit un jour fe paffer fous nos yeux,
Oui , pofe le dire , fans craindre >
Les frivoles difcours d'un Cenfeur odieux
Du jeune Voyageur d'Homere
Vous avez tous les traits , le port , la majefté ,
La naiffance , les moeurs & la docilité
Pour la vertu la plus fevere.
Entre Minerve & votre augufte Mere
Les rapports font trop reflemblans
Pour que l'on puiffe s'y méprendre ;
Tout le monde à la voir peut ailément compren
dre
Qu'Homere en écrivant l'eut préfente à les fens.
De Mentor elle a la ſcience ,
L'efprit , le coeur & la douce éloquence
Qui fçait charmer en inftruifant ;
II. Vel Jufques
JUIN. 1730.
1337
Jufques- là le portrait eft en tout reffemblant
Entre vous & le fils du Monarque d'Ithaque ;
Mais au lieu que Pallas pour fuivre Telemaque
Se revêtit des traits d'un fourcilleux vieillard ;
Plus favorable à votre égard ,
Pour vous fuivre en votre voyage ,
De votre augufte Mere elle a pris le vifage ,
La démarche , la voix , le port majestueux
Pour n'en dire pas davantage ,
Elle a voulu fe montrer à vos yeux
Telle qu'elle paroît dans le Confeil des Dieux.
Fermer
Résumé : VERS LIBRES Présentés à Monseigneur le Prince de Conti par les mêmes Ecoliers.
Le texte compare le Prince de Conti à Télémaque, le fils d'Ulysse, à travers une allégorie homérique. Minerve, déguisée en Mentor, accompagne le jeune prince comme elle le fait avec Télémaque. Conti possède les traits, la majesté, la naïveté, les mœurs et la docilité nécessaires pour la vertu la plus sévère. Les rapports entre Minerve et la mère du prince sont trop similaires pour être confondus, permettant de comprendre qu'Homère aurait présenté Minerve ainsi. La mère du prince incarne la science, l'esprit, le cœur et l'éloquence de Mentor, charmant tout en instruisant. Contrairement à Pallas qui se déguise en vieillard pour suivre Télémaque, Minerve prend l'apparence de la mère du prince pour l'accompagner dans son voyage, se montrant telle qu'elle apparaît dans le Conseil des Dieux.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer