Oeuvre commentée (1)
[empty]
Détail
Liste
Résultats : 1 texte(s)
1
p. 173-175
« ESSAI d'une nouvelle Théorie de la résistance des fluides. Pat M. d'Alembert, de l'Académie [...] »
Début :
ESSAI d'une nouvelle Théorie de la résistance des fluides. Pat M. d'Alembert, de l'Académie [...]
Mots clefs :
Théorie, Résistance des fluides, Académie royale des sciences, Lettres, Argenson, René Louis de Voyer de Paulmy d'Argenson, Savants
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « ESSAI d'une nouvelle Théorie de la résistance des fluides. Pat M. d'Alembert, de l'Académie [...] »
ESSAI d'une nouvelle Théorie de la résistance
174 MERCUREDEFRANCE.
des fluides. Pat M. d'Alembert, de l'Académie
Royale des Sciences de Paris, de celle de Prusse
& de la Société Royale de Londres. Chez David,
l'aîné, tue Saint Jacques, à la Plume d'or.
A la tête de cet ouvrage est une introduction
assez étendue, dont l'Extrat a été la dans l'As-
semblée publique de l'Académie Royale des
Sciences, du 13 Novembre dernier, & reçu très-
favorablement du public. Cet Extrait a été inseré
dans le Mercure de Janvier, premier volume,
& nous dispense d'entrer daus un gtand détail sut
cet ouvrage, dont il n'appartient d'ailleurs de
juger qu'i un petit nombre de Géométres. Mais
nous ne pouvons nous empêcher d'apptendie à
nos Lecteurs, que l'ouvrage est dédie à M. le
Marquis d'Argenson, Ministre d'Etat, ci-devant
Secretaite d'Etat au Département des Adaites
Etrangeres, si estimé & si chéri de tous ceux qui
l'approchent, par son amour pour les Lettres,
par le succès avec lequel il les cultive en vtai Phi-
lo ophe, par la maniere dont il traite les Sçavans,
& part la douceur de son caractère & de ses mœuts.
Voici l'Epître:
Monseigneur le Marquis d'Argenson,
Miuistre a' Etat.
Monscigneur, les Sçavans & les Ecrivans cé-
lebres qui vous approchent en si gtand nombre
applaudiront à l'hommage que je vous rends. Le
respect qu'ils vous temoignent est d'autant plus
sincère, que l'attachement en est le principe: &
d'autant plus juste, que vous ne pensez pas à l'e-
xger. Vous devez, Monseigneur, un sentiment
si flatteur & si vrai, à cette familiarité sans or-
gueil avec laquelle vous accueillez les talens, &
gitized by Goo
FEVRIER.
1752.
175
qui seule peut rendre la société des Grands & des
gens de Lettres également digne des uns & des
autres. Votre commerce, utile & agréable par
une étendue de connoissances, qui vous assure le
suffrage de la partie la plus éclatrée de notre Na-
tion, est encore pour tous ceux qui vous en vir on-
nent une leçon continuelle de modestie, de can-
deur, d'amour du bien public, & de toutes les
vertus que notre slécle se contente d'estimer. Phi-
losophe enhin dans vos sentimens & dans votte
conduite, vous joignez à cette qualité trop rare
& qui en renferme tant d'autres, le mérite plus ra-
re encore de l'avoir sans ostentation. Puisse votre
exemple, Monseigneur, & celui de votre illustre
Maison, apprendre à la plupart de nos Mécenes,
trop multipliés aujourd'hut pour la gloire & le
bien des Lettres, que le vrai moyen d'honorer le
mérite en le protégeant, est de s'honorer soi-
même par la maniere dont on le distingue. Je suio
avec un profond respect, &c.
174 MERCUREDEFRANCE.
des fluides. Pat M. d'Alembert, de l'Académie
Royale des Sciences de Paris, de celle de Prusse
& de la Société Royale de Londres. Chez David,
l'aîné, tue Saint Jacques, à la Plume d'or.
A la tête de cet ouvrage est une introduction
assez étendue, dont l'Extrat a été la dans l'As-
semblée publique de l'Académie Royale des
Sciences, du 13 Novembre dernier, & reçu très-
favorablement du public. Cet Extrait a été inseré
dans le Mercure de Janvier, premier volume,
& nous dispense d'entrer daus un gtand détail sut
cet ouvrage, dont il n'appartient d'ailleurs de
juger qu'i un petit nombre de Géométres. Mais
nous ne pouvons nous empêcher d'apptendie à
nos Lecteurs, que l'ouvrage est dédie à M. le
Marquis d'Argenson, Ministre d'Etat, ci-devant
Secretaite d'Etat au Département des Adaites
Etrangeres, si estimé & si chéri de tous ceux qui
l'approchent, par son amour pour les Lettres,
par le succès avec lequel il les cultive en vtai Phi-
lo ophe, par la maniere dont il traite les Sçavans,
& part la douceur de son caractère & de ses mœuts.
Voici l'Epître:
Monseigneur le Marquis d'Argenson,
Miuistre a' Etat.
Monscigneur, les Sçavans & les Ecrivans cé-
lebres qui vous approchent en si gtand nombre
applaudiront à l'hommage que je vous rends. Le
respect qu'ils vous temoignent est d'autant plus
sincère, que l'attachement en est le principe: &
d'autant plus juste, que vous ne pensez pas à l'e-
xger. Vous devez, Monseigneur, un sentiment
si flatteur & si vrai, à cette familiarité sans or-
gueil avec laquelle vous accueillez les talens, &
gitized by Goo
FEVRIER.
1752.
175
qui seule peut rendre la société des Grands & des
gens de Lettres également digne des uns & des
autres. Votre commerce, utile & agréable par
une étendue de connoissances, qui vous assure le
suffrage de la partie la plus éclatrée de notre Na-
tion, est encore pour tous ceux qui vous en vir on-
nent une leçon continuelle de modestie, de can-
deur, d'amour du bien public, & de toutes les
vertus que notre slécle se contente d'estimer. Phi-
losophe enhin dans vos sentimens & dans votte
conduite, vous joignez à cette qualité trop rare
& qui en renferme tant d'autres, le mérite plus ra-
re encore de l'avoir sans ostentation. Puisse votre
exemple, Monseigneur, & celui de votre illustre
Maison, apprendre à la plupart de nos Mécenes,
trop multipliés aujourd'hut pour la gloire & le
bien des Lettres, que le vrai moyen d'honorer le
mérite en le protégeant, est de s'honorer soi-
même par la maniere dont on le distingue. Je suio
avec un profond respect, &c.
Fermer