Titre et contenu
Titre:LETTRE de M. de Voltaire, à Messieurs les Auteurs du Nouvelliste.
Position sur la page: 2Premiers mots: MESSIEURS, On m'a fait tenir à la Campagne où je suis près de Canterbury, depuis quatre [...] Domaines: Belles-lettres, théâtreMots clefs: Nouvelliste, Canterbury, Lettres, Jalousie, Politesse française, Vérité, Ouvrages, Mémoire, Scène françaiseDestinataire ou dédicataire: Pierre-François Guyot Desfontaines, François GranetForme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire
Auteur et provenance du texte
Signature:VOLTAIRE. A Fakener, près de Canterbury, ce 20. Juin. 1. Juillet.
Est rédigé par: Voltaire (Voltaire) Lieu indiqué: Fakener, près de CanterburyDate de rédaction ou d'envoi du texte:Remarque
Voltaire n'est pas en Angleterre, mais en France au moment d'adresser sa lettre. Le lieu d'expédition est donc fictif.
Résumé
Voltaire, depuis Canterbury, répond aux accusations publiées dans le Mercure de France. Un ami ou parent de feu M. de Campistron l'accuse d'avoir insulté la mémoire de cet écrivain dans une brochure. Voltaire nie catégoriquement avoir écrit cette brochure et affirme n'avoir jamais produit d'écrits satiriques depuis l'âge de seize ans. Il souligne qu'il passe ses jours dans les souffrances physiques et l'étude des bons livres, et qu'il n'a jamais été impliqué dans des écrits injurieux. Voltaire explique qu'il respecte la mémoire des auteurs illustres et qu'il a toujours évité d'utiliser des termes impolis pour parler des écrivains. Il mentionne avoir critiqué la pièce 'Alcibiade' de Campistron pour son style faible, mais sans intention d'insulter l'auteur. Il compare des vers de Campistron à ceux de Corneille et Racine pour illustrer ses points sur la qualité du style. Voltaire conclut en affirmant qu'il n'a fait que dire la vérité sur les défauts de la pièce, ce qui lui a attiré des injures. Il reconnaît les défauts de ses propres œuvres et les corrige constamment. Dans une autre lettre, Voltaire exprime son attachement à la vérité et son aversion pour la satire, qu'il considère comme le langage de l'envie. Il souligne l'importance de la politesse et des bienséances dans les écrits littéraires. Voltaire mentionne avoir reçu des épigrammes contre M. de Fontenelle et affirme que ces attaques ressemblent aux insultes d'un esclave envers un triomphateur. Il encourage à rendre justice aux contemporains et à louer les œuvres méritantes, citant des exemples comme les 'Mondes' de Fontenelle et les traductions de M. de la Motte. Voltaire conteste l'idée que la France manque d'hommes de talent, citant des progrès récents en mathématiques et en histoire. Il critique ceux qui se plaignent de la dégénérescence de leur époque et affirme que le siècle actuel a vu des avancées significatives. Il conclut en se justifiant pour la longueur de sa lettre, motivée par son amour pour les lettres, la patrie et la vérité.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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