Titre et contenu
Titre:LETTRE de M. L... à M. l'Abbé S.... en lui renvoyant la Lettre de M. Rousseau, sur la Zaïre de M. de Voltaire.
Titre d'après la table:Lettre de M. &c. sur Zaïre,
Premiers mots: Estes-vous, Monsieur, du sentiment de M. Rousseau, sur la Zaïre de [...] Domaines: Belles-lettres, théâtreMots clefs: Zaïre, Voltaire, Pièce, Rousseau, Orosmane, Polyeucte, Raison, Critique, Dieu, ReligionConcerne une oeuvre: La Zayre de M. de Voltaire, représentée à Paris aux mois d'aoust, novembre et décembre 1732, augmentée de l'épître dédicatoireForme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire
Auteur et provenance du texte
Signature:A Paris, ce 8. de Mars 1733.
Est rédigé par: M. L... Lieu indiqué: ParisDate de rédaction ou d'envoi du texte:Résumé
Dans sa lettre à l'abbé S..., M. L... répond aux critiques de Jean-Jacques Rousseau sur la pièce 'Zaïre' de Voltaire. Il défend l'œuvre en soulignant que la grâce divine y triomphe des passions, notamment à travers la foi chrétienne croissante de Zaïre, qui avoue sa foi à son père et prie avant de mourir. La moralité de la tragédie, selon lui, met en garde contre les dangers des passions débridées, illustrés par le parcours de Zaïre. M. L... réfute l'accusation de Rousseau selon laquelle Zaïre manque deux occasions de révéler sa foi au sultan Orosmane, expliquant que ses silences sont motivés par la nécessité de protéger des secrets importants. Bien qu'il reconnaisse que 'Zaïre' n'atteint pas la grandeur de 'Polyeucte' de Corneille, il estime que la pièce possède des qualités notables. La lettre critique ensuite la progression de la foi de Zaïre, jugée moins marquée que celle de Polyeucte, et souligne des incohérences dans le caractère d'Orosmane, qui passe brutalement d'un noble à un monstre sans justification suffisante. M. L... trouve également la catastrophe de la pièce plus dure que celle de l'opéra 'Athys'. Il compare les tragédies d'Athys et d'Orosmane, toutes deux impliquant des meurtres commis sous l'influence de la jalousie. Dans 'Athys', le meurtre est involontaire et manipulé, tandis que dans 'Zaïre', Orosmane tue par jalousie et se suicide sans comprendre ses motivations. M. L... affirme avoir lu 'Zaïre' sans parti pris et note que certaines observations de Rousseau ne sont pas entièrement exactes, bien qu'il reconnaisse la valeur des écrits de Rousseau. La lettre se conclut par une formule de politesse datée du 8 mars 1733.
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