Résultats : 3 texte(s)
Détail
Liste
1
p. 150-154
LETTRE au même, sur le Ver Solitaire.
Début :
JE VIENS, Monsieur, de lire dans votre Mercure du mois de Janvier dernier, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE au même, sur le Ver Solitaire.
LETTRE au même, sur le Ver Solitaire.
JE VIENS, Monsieur, de lire dans votre
Mercure du mois de Janvier dernier,
A V R I L. 1764.
I 51
des Obſervations ſur le Ver Solitaire ,
par M. P. .. .. , iJocteur en Médecine,
ancien Chirurgien en Chef du G. H. L.
de L.
-
L'Auteur dit, à la page 154, qu'il
avoit acquis le Spéçifique contre ce Ver,
de la veuve du Docteur Nouter, Méde
cin Suiſſe ; qu'il guérit ſubitement un
Seigneur Ruſſe, lui ayant donné ce Spé
cifique à ſept heures du matin , lequel
fit ſon effet dans quatre heures de temps.
C'eſt certainement là ce qu'on peut a
peller un Spécifique; & il ſeroit à §
rer qu'il fût public , y ayant bien des
-
perſonnes attaquées de cette Maladie. .
Je ne ſuis point étonné que le Poſſeſſeur
d'un pareil Remède ne le divulgue pas ;
mais je le ſuis de ce qu'il nous cache ſon
nom & ſa demeure. Je ne doute pas
qu'il ne ſe faſſe un plaiſir de contribuer
au bonheur de ſes ſemblables, qui pour
roient recourir à lui dans leur malheureux
état. Trouvez bon, Monſieur, que je
me ſerve de votre canal pour lui faire
parvenir cette Lettre, & que je l'invite à
nous apprendre dans quel lieu pourroient
le rencontrer ceux qui auroient cette
· maladie.
Il y a, Monſieur, neuf à dix ans que
la Femme de charge de ma Maiſon avoit
-
G iv ^
152 MERCIIRE DE FRANCE.
un.Ver ſolitaire.
Elle en avoit rendu
pluſieurs aulnes à différentes fois. J'ap
pris qu'il y avoit à Lyon un Médecin
Suiſſe qui avoit un Remède contre ce
Ver, (peut être eſt-ce le Docteur Nou
. ter) & qu'il devoit y être quelque temps.
J'envoyai la Malade à Lyon avec un do
meſtique. Elle vit dans cette Ville plu
ſieurs perſonnes qui avoient été guéries
par ce Médecin, qu'elle fut trouver. Il
lui fit nombre de queſtions, & lui dit
que ſon Remède étoit trop violent,
qu'elle n'auroit pas la force de le ſup
porter , & qu'elle pourroit fort bien
mourir dans l'opération ; qu'ainſi il ne
jugeoit pas à propos de le lui donner. La
Malade, fatiguée de ſon état, lui répon
dit qu'elle aimoit autant mourir que de
vivre comme elle faiſoit, & qu'elle étoit
décidée à le prendre; que cela ne retom
beroit pas ſur lui, s'il lui en arrivoit mal.
Le Médecin lui demanda ſi elle avoit ap
pcrté de ſon Ver. Elle en avoit quelques
aunes dans une bouteille, qu'il prit en lui
diſant, qu'il lui donneroit le Remède,
mais qu'il le modéreroit, & qu'elle ren
droit ſonVer par lambeaux.Il lui ordonna
de manger le ſoir une ſoupe au beurre ,
de prendre trois verres de vin blanc , &
un lavement avec du lait & du ſucre : ce
A V R I L. 1764.
-
153
qui fut fait. Le lendemain au matin il
vint à ſon Auberge de bonne heure,
avec un compagnon qu'il avoit, & lui
donna le Remède à prendre, ſans vou
loir laiſſer ouvrir les rideaux du lit, de
façon qu'elle n'a pu ſçavoir la couleur
dont il étoit. Environ deux heures après
elle ſe mit ſur le fiége, & ſe trouva ſi
mal qu'on crut qu'elle alloit expirer. Le
compagnon du Médecin lui diſoit : vous
l'aviez bien dit, Monſieur, qu'elle en
mourroit. On la fit revenir avec quel
ques eaux. Elle rendit enfin ſon Ver, &
ſentit tout-à-coup un vuide conſidérable
dans le creux de l'eſtomach. Elle ſortit
le reſte de la journée, & rendit quelques
autres portions du Ver, & remonta à
cheval le lendemain pour revenir chez
moi. Je n'ai point oui dire qu'elle en ait
été incommodée depuis environ cinq
ans qu'elle n'eſt plus à mon ſervice. Je
lui avois recommandé de m'apporter ſon
Ver; elle m'en préſenta un dans une
bouteille. Je lui dis dans l'inſtant que
ce n'étoit pas le ſien, & qu'il n'étoit pas
fait de même. Elle me dit que le Mé
decin l'avoit gardé, & lui avoit don
né celui-là. | Les difficultés qu'avoit
faites ce Docteur de lui donner le Re
mède, la demande qu'il lui avoit faite
G v
--
!
1 54 MERCURE DE FRANCE.
ſi elle avoit apporté † portion
de ce Ver, le parti qu'il avoit pris de la
traiter, après s'être emparé du morceau
qu'elle avoit, joint à ce qu'il ne voulut
pas lui rendre ce qu'elle avoit rendu,
mais qu'il lui donna un autre ver; tou
tes ces raiſons me font ſoupçonner que
c'eſt avec la poudre même du Ver qu'il
traite ſes Malades. Il connut, par les
queſtions qu'il avoit faites, que la nature
de ce Ver étoit différente de ceux qu'il
avoit ; & que, faute de poudre de pareil
Ver, il ne pourroit pas la guérir. C'étoit
peut-être le ſeul qu'il eût vu de cette
eſpèce, & il a voulu garder celui-là
pour s'en ſervir au beſoin,
Je vous prie,Monſieur,de vouloir bien
inſérer cette Lettre dans votre Mercure.
Les remarques que j'y fais pourroient
donner des idées à des perſonnes habi
les, ou attaquées de cette Maladie, &
pourroient être avantageuſes au Public.
J'ai l'honneur d'être, & c.
DE SAINT-ANGEL, Conseiller à la Cour
des Aydes de Clermont-Ferrand.
JE VIENS, Monsieur, de lire dans votre
Mercure du mois de Janvier dernier,
A V R I L. 1764.
I 51
des Obſervations ſur le Ver Solitaire ,
par M. P. .. .. , iJocteur en Médecine,
ancien Chirurgien en Chef du G. H. L.
de L.
-
L'Auteur dit, à la page 154, qu'il
avoit acquis le Spéçifique contre ce Ver,
de la veuve du Docteur Nouter, Méde
cin Suiſſe ; qu'il guérit ſubitement un
Seigneur Ruſſe, lui ayant donné ce Spé
cifique à ſept heures du matin , lequel
fit ſon effet dans quatre heures de temps.
C'eſt certainement là ce qu'on peut a
peller un Spécifique; & il ſeroit à §
rer qu'il fût public , y ayant bien des
-
perſonnes attaquées de cette Maladie. .
Je ne ſuis point étonné que le Poſſeſſeur
d'un pareil Remède ne le divulgue pas ;
mais je le ſuis de ce qu'il nous cache ſon
nom & ſa demeure. Je ne doute pas
qu'il ne ſe faſſe un plaiſir de contribuer
au bonheur de ſes ſemblables, qui pour
roient recourir à lui dans leur malheureux
état. Trouvez bon, Monſieur, que je
me ſerve de votre canal pour lui faire
parvenir cette Lettre, & que je l'invite à
nous apprendre dans quel lieu pourroient
le rencontrer ceux qui auroient cette
· maladie.
Il y a, Monſieur, neuf à dix ans que
la Femme de charge de ma Maiſon avoit
-
G iv ^
152 MERCIIRE DE FRANCE.
un.Ver ſolitaire.
Elle en avoit rendu
pluſieurs aulnes à différentes fois. J'ap
pris qu'il y avoit à Lyon un Médecin
Suiſſe qui avoit un Remède contre ce
Ver, (peut être eſt-ce le Docteur Nou
. ter) & qu'il devoit y être quelque temps.
J'envoyai la Malade à Lyon avec un do
meſtique. Elle vit dans cette Ville plu
ſieurs perſonnes qui avoient été guéries
par ce Médecin, qu'elle fut trouver. Il
lui fit nombre de queſtions, & lui dit
que ſon Remède étoit trop violent,
qu'elle n'auroit pas la force de le ſup
porter , & qu'elle pourroit fort bien
mourir dans l'opération ; qu'ainſi il ne
jugeoit pas à propos de le lui donner. La
Malade, fatiguée de ſon état, lui répon
dit qu'elle aimoit autant mourir que de
vivre comme elle faiſoit, & qu'elle étoit
décidée à le prendre; que cela ne retom
beroit pas ſur lui, s'il lui en arrivoit mal.
Le Médecin lui demanda ſi elle avoit ap
pcrté de ſon Ver. Elle en avoit quelques
aunes dans une bouteille, qu'il prit en lui
diſant, qu'il lui donneroit le Remède,
mais qu'il le modéreroit, & qu'elle ren
droit ſonVer par lambeaux.Il lui ordonna
de manger le ſoir une ſoupe au beurre ,
de prendre trois verres de vin blanc , &
un lavement avec du lait & du ſucre : ce
A V R I L. 1764.
-
153
qui fut fait. Le lendemain au matin il
vint à ſon Auberge de bonne heure,
avec un compagnon qu'il avoit, & lui
donna le Remède à prendre, ſans vou
loir laiſſer ouvrir les rideaux du lit, de
façon qu'elle n'a pu ſçavoir la couleur
dont il étoit. Environ deux heures après
elle ſe mit ſur le fiége, & ſe trouva ſi
mal qu'on crut qu'elle alloit expirer. Le
compagnon du Médecin lui diſoit : vous
l'aviez bien dit, Monſieur, qu'elle en
mourroit. On la fit revenir avec quel
ques eaux. Elle rendit enfin ſon Ver, &
ſentit tout-à-coup un vuide conſidérable
dans le creux de l'eſtomach. Elle ſortit
le reſte de la journée, & rendit quelques
autres portions du Ver, & remonta à
cheval le lendemain pour revenir chez
moi. Je n'ai point oui dire qu'elle en ait
été incommodée depuis environ cinq
ans qu'elle n'eſt plus à mon ſervice. Je
lui avois recommandé de m'apporter ſon
Ver; elle m'en préſenta un dans une
bouteille. Je lui dis dans l'inſtant que
ce n'étoit pas le ſien, & qu'il n'étoit pas
fait de même. Elle me dit que le Mé
decin l'avoit gardé, & lui avoit don
né celui-là. | Les difficultés qu'avoit
faites ce Docteur de lui donner le Re
mède, la demande qu'il lui avoit faite
G v
--
!
1 54 MERCURE DE FRANCE.
ſi elle avoit apporté † portion
de ce Ver, le parti qu'il avoit pris de la
traiter, après s'être emparé du morceau
qu'elle avoit, joint à ce qu'il ne voulut
pas lui rendre ce qu'elle avoit rendu,
mais qu'il lui donna un autre ver; tou
tes ces raiſons me font ſoupçonner que
c'eſt avec la poudre même du Ver qu'il
traite ſes Malades. Il connut, par les
queſtions qu'il avoit faites, que la nature
de ce Ver étoit différente de ceux qu'il
avoit ; & que, faute de poudre de pareil
Ver, il ne pourroit pas la guérir. C'étoit
peut-être le ſeul qu'il eût vu de cette
eſpèce, & il a voulu garder celui-là
pour s'en ſervir au beſoin,
Je vous prie,Monſieur,de vouloir bien
inſérer cette Lettre dans votre Mercure.
Les remarques que j'y fais pourroient
donner des idées à des perſonnes habi
les, ou attaquées de cette Maladie, &
pourroient être avantageuſes au Public.
J'ai l'honneur d'être, & c.
DE SAINT-ANGEL, Conseiller à la Cour
des Aydes de Clermont-Ferrand.
Fermer
2
p. 155-160
ÉCOLE ROYALE VÉTÉRINAIRE.
Début :
LE 21 Mars, les Elèves de l'Ecole Royale Vétérinaire, toujours animés de [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ÉCOLE ROYALE VÉTÉRINAIRE.
ÉCOLE ROYALE VÉTÉRINAIRE.
LE 21 Mars, les Elèves de l'Ecole
Royale Vétérinaire, toujours animés de
l'émulation la plus grande, en donnèrent
au Public de nouvelles marques,
La Séance fut honorée de la préſence de
M. l'Intendant de la Généralité, & d'un
nombre de Perſonnes de diſtinction. .
Les objets enviſagés dans le Concours,
ne furent pas moins intéreſſans que ceux
qui avoient été diſcutés dans l'Aſſem
blée du 3 du même mois. Il y fut queſ
tion des muſcles en général & des muſ
cles en particulier. On en obſerva les
· différences, les dénominations diverſes,
la figure, la direction, la ſituation, les
attaches, la force, la compoſition^iu
terne , & l'action méchanique, ſans ce
pendant tenter d'outre-paſſer les bornes
des connoiſſances humaines relative
ment à ce dernier point. D'une autre
part, les Elèves firent la démonſtration
de chaque muſcle ſéparément, ſur des
parties préparées à cet effet.
Cinquante d'entre eux s'étoient offerts
pour entrer en lice. L'impoſſibilité d'ad
mettre ce nombre de Contendans & de
G vj
-
156 MERCURE DE FRANCE.
les entendre tous dans une ſeule Séance,
détermina à en retrancher vingt-deux,
, qui ſubirent le 2o, c'eſt-à-dire, la veille
du jour de l'Aſſemblée dont nous ren
drons compte , un examen particulier.
Le réſultat fut d'adjuger un Prix à neuf
d'entre eux, & ce Prix fut tiré au ſort
le lendemain en préſence du Public.
Ces vingt-deux Elèves ſont les Sieurs
d'Auvergne le cadet, Girard, Thomas,
Greſſet, Beaumont fils, de la Province
de Franche-Comté ; Pequet , Noeq ,
Didné , Mouſſette , de la Généralité
d'Amiens ; Girard, de la Ville de Va
lenciennes ; Déchaux, de la Ville de
Lyon ; Chanu, de la Province de Bour
gogne; Mirot, de la Généralité de Li
moges ; Saunier, de la Province de
Dauphiné ; Puſenas, de la Généralité
de Moulins; Moret, de la Ville de Châ
lons-ſur-Saône ; Rouſſet & Guillet, de la
Province de Bugey ; Boudier, de la Gé
néralité d'Auvergne; Blouſard & Cham
bart , de la Province de Breſſe.
Les Sieurs d'Auvergne le cadet, Pe
quet, Girard , de Franche-Comté ; Gi
rard, de Valenciennes; Blouſard, Greſ
ſet, Beaumont fils & Déchaux furent
ceux qu'on inſcrivit, à l'effet de tirer
le Prix , que le haſard mit le lende
A V R I L. 1764.
157
main dans les mains du Sieur Greſſet.
Quant aux Elèves qui ont été admis
au Concours public, les uns ſont étran
gers, & envoyés par différens Souve
rains., les autres ſont nationaux.
MM. les Elèves étrangers ont diſputé
entre eux un Prix particulier, conſiſtant
en un Dictionnaire Allemand - Fran
çois & François-Allemand, & dans les
Ouvrages ou Mémoires de l'Académie .
Royale de Chirurgie de France.
Ces Elèves ſont :
-
MM. Abilgaard, envoyé par S. M. le
Roi de Dannemark , Genick, Scheffer,
envoyés par S. M. le Roi de Pruſſe,
Hernquiſt, Lenborn ,
Falander, en
| voyés par S. M. le Roi de Suéde.
Si les uns & les autres de ces Elèves
honorent la ſource dans laquelle ils vien
nent puiſer des lumières, ils n'honorent
pas moins leurs Nations, par des progrès
rapides, & par le deſir ardent qu'ils ont
de juſtifier le choix que des Souverains
éclairés ont fait d'eux pour former en
ſuite des Etabliſſemens utiles , ſembla
bles à celui dont la France aura toujours
la gloire d'avoir jetté les premiers fon
demens.
-
Tous s'empreſſent également à répon
dre à ces vues. .
-
-
,;8 MERCURE DE FRANCE. ..
·
· M. Abilgaard a été couronné; mais,
ſans prétendre porter la moindre atteinte
à l honneur qu'il s'eſt acquis, la juſtice
due à ſes Concurrens oblige d'avouer
que ſi les uns & les autres avoient eu la
même matière à traiter, ils n'auroient
pas moins que lui remporté tous les
fuffrages.
-
M. Hernquiſt, malgré les difficultés
- d'une langue qui lui eſt étrangère, a
démontré de la manière la plus claire
& la plus méthodique, les muſcles des
yeux ; il a parlé de leurs uſages, en les
conſidérant ſous toutes les faces poſſi
bles ; & il a ajouté à ce qui a été dit &
écrit ſur le muſcle orbiculaire, parti
culier aux Quadrupèdes.
MM. Genick & Scheffer, ainſi que
· MM. Lenborn & Falander, n'ont pu
traiter des points ſuſceptibles de diſcuſ
ſions auſſi curieuſes ; mais on eût deſiré
· d'avoir un Prix à diſtribuer à chacun de
ces Concurrens : tous en auroient été
| dignes.
Les Elèves nationaux qui ont paru
enſuite au nombre de vingt-trois, ſont,
les Sieurs Chaber, Viervil, Faure l'aîné,
Thevenet , Danguin, Deſavenieres, de
la Ville & Généralité de Lyon ; Gay &
Bethoux , de la Province de Dauphiné ;
A V R E L. 1764.
159
Treich, de la Généralité d'Auvergne ;
Péan, Maréchal du Corps de la Gendar
merie, Petite, Danne, Parnet, de la
Province de Franche-Comté; Barjolin
& Dupin , de la Généralité de Limoges ;
Beauvais & Boulanger, de celle d'A-
miens; Brachet & Kambert, de la Pro
vince du Bugey ; Differnet, de celle de
Breſſe ;
Preſlier , de la Généralité de
Moulins ;
Kamerlet , de la Ville de
Nancy ; Bredin , de la Province de
Bourgogne.
-
-
Rien n'eſt plus glorieux pour la plu
part de ces Contendans , que l'embarras
dans lequel ont été les Juges éclairés qui
devoient décider du mérite de chacun
d'eux. Cet honneur, qui rejaillit infail
liblement ſur MM. les Démonſtrateurs
qui les ont inſtruits, s'accroît ſans doute
lorſque l'on voit à la tête de ce Tribunal
des Maîtres tels que MM Charmeton &
Flurant, de l'Académie Royale de Chi
· rurgie, Violet , Pomier, Champeaux ,
· &c. &c.
Ils ont cru devoir adjuger le Prix éga
lement aux Sieurs Chaberr, Péan Bre
din, Treich, Parnet, Dupin, Petite,
Beauvais, Danguin, Barjolin , Preſlier
& Danne. Le ſort a favoriſé le Sieur
Bredin, connu déja par ſes ſuccès dans
16o MERCURE DE FRANCE.
pluſieurs Concours, & par ſes travaux
utiles dans pluſieurs Provinces.
Le Sieur Brachet a eu le premier
Acceſſit; mais la nuance eſt ſi foible,
qu'à peine auroit-il dû être diſtingué des
alltICS.
-
-
· Le Sieur Faure l'aîné a obtenu le ſe
cond, les Sieur Gay & Bethoux le troi
ſiéme, le Sieur Deſavenieres & le Sieur
Vierville quatriéme, & le Sieur Theve
net, âgé de dix ans, le cinquiéme.
LE 21 Mars, les Elèves de l'Ecole
Royale Vétérinaire, toujours animés de
l'émulation la plus grande, en donnèrent
au Public de nouvelles marques,
La Séance fut honorée de la préſence de
M. l'Intendant de la Généralité, & d'un
nombre de Perſonnes de diſtinction. .
Les objets enviſagés dans le Concours,
ne furent pas moins intéreſſans que ceux
qui avoient été diſcutés dans l'Aſſem
blée du 3 du même mois. Il y fut queſ
tion des muſcles en général & des muſ
cles en particulier. On en obſerva les
· différences, les dénominations diverſes,
la figure, la direction, la ſituation, les
attaches, la force, la compoſition^iu
terne , & l'action méchanique, ſans ce
pendant tenter d'outre-paſſer les bornes
des connoiſſances humaines relative
ment à ce dernier point. D'une autre
part, les Elèves firent la démonſtration
de chaque muſcle ſéparément, ſur des
parties préparées à cet effet.
Cinquante d'entre eux s'étoient offerts
pour entrer en lice. L'impoſſibilité d'ad
mettre ce nombre de Contendans & de
G vj
-
156 MERCURE DE FRANCE.
les entendre tous dans une ſeule Séance,
détermina à en retrancher vingt-deux,
, qui ſubirent le 2o, c'eſt-à-dire, la veille
du jour de l'Aſſemblée dont nous ren
drons compte , un examen particulier.
Le réſultat fut d'adjuger un Prix à neuf
d'entre eux, & ce Prix fut tiré au ſort
le lendemain en préſence du Public.
Ces vingt-deux Elèves ſont les Sieurs
d'Auvergne le cadet, Girard, Thomas,
Greſſet, Beaumont fils, de la Province
de Franche-Comté ; Pequet , Noeq ,
Didné , Mouſſette , de la Généralité
d'Amiens ; Girard, de la Ville de Va
lenciennes ; Déchaux, de la Ville de
Lyon ; Chanu, de la Province de Bour
gogne; Mirot, de la Généralité de Li
moges ; Saunier, de la Province de
Dauphiné ; Puſenas, de la Généralité
de Moulins; Moret, de la Ville de Châ
lons-ſur-Saône ; Rouſſet & Guillet, de la
Province de Bugey ; Boudier, de la Gé
néralité d'Auvergne; Blouſard & Cham
bart , de la Province de Breſſe.
Les Sieurs d'Auvergne le cadet, Pe
quet, Girard , de Franche-Comté ; Gi
rard, de Valenciennes; Blouſard, Greſ
ſet, Beaumont fils & Déchaux furent
ceux qu'on inſcrivit, à l'effet de tirer
le Prix , que le haſard mit le lende
A V R I L. 1764.
157
main dans les mains du Sieur Greſſet.
Quant aux Elèves qui ont été admis
au Concours public, les uns ſont étran
gers, & envoyés par différens Souve
rains., les autres ſont nationaux.
MM. les Elèves étrangers ont diſputé
entre eux un Prix particulier, conſiſtant
en un Dictionnaire Allemand - Fran
çois & François-Allemand, & dans les
Ouvrages ou Mémoires de l'Académie .
Royale de Chirurgie de France.
Ces Elèves ſont :
-
MM. Abilgaard, envoyé par S. M. le
Roi de Dannemark , Genick, Scheffer,
envoyés par S. M. le Roi de Pruſſe,
Hernquiſt, Lenborn ,
Falander, en
| voyés par S. M. le Roi de Suéde.
Si les uns & les autres de ces Elèves
honorent la ſource dans laquelle ils vien
nent puiſer des lumières, ils n'honorent
pas moins leurs Nations, par des progrès
rapides, & par le deſir ardent qu'ils ont
de juſtifier le choix que des Souverains
éclairés ont fait d'eux pour former en
ſuite des Etabliſſemens utiles , ſembla
bles à celui dont la France aura toujours
la gloire d'avoir jetté les premiers fon
demens.
-
Tous s'empreſſent également à répon
dre à ces vues. .
-
-
,;8 MERCURE DE FRANCE. ..
·
· M. Abilgaard a été couronné; mais,
ſans prétendre porter la moindre atteinte
à l honneur qu'il s'eſt acquis, la juſtice
due à ſes Concurrens oblige d'avouer
que ſi les uns & les autres avoient eu la
même matière à traiter, ils n'auroient
pas moins que lui remporté tous les
fuffrages.
-
M. Hernquiſt, malgré les difficultés
- d'une langue qui lui eſt étrangère, a
démontré de la manière la plus claire
& la plus méthodique, les muſcles des
yeux ; il a parlé de leurs uſages, en les
conſidérant ſous toutes les faces poſſi
bles ; & il a ajouté à ce qui a été dit &
écrit ſur le muſcle orbiculaire, parti
culier aux Quadrupèdes.
MM. Genick & Scheffer, ainſi que
· MM. Lenborn & Falander, n'ont pu
traiter des points ſuſceptibles de diſcuſ
ſions auſſi curieuſes ; mais on eût deſiré
· d'avoir un Prix à diſtribuer à chacun de
ces Concurrens : tous en auroient été
| dignes.
Les Elèves nationaux qui ont paru
enſuite au nombre de vingt-trois, ſont,
les Sieurs Chaber, Viervil, Faure l'aîné,
Thevenet , Danguin, Deſavenieres, de
la Ville & Généralité de Lyon ; Gay &
Bethoux , de la Province de Dauphiné ;
A V R E L. 1764.
159
Treich, de la Généralité d'Auvergne ;
Péan, Maréchal du Corps de la Gendar
merie, Petite, Danne, Parnet, de la
Province de Franche-Comté; Barjolin
& Dupin , de la Généralité de Limoges ;
Beauvais & Boulanger, de celle d'A-
miens; Brachet & Kambert, de la Pro
vince du Bugey ; Differnet, de celle de
Breſſe ;
Preſlier , de la Généralité de
Moulins ;
Kamerlet , de la Ville de
Nancy ; Bredin , de la Province de
Bourgogne.
-
-
Rien n'eſt plus glorieux pour la plu
part de ces Contendans , que l'embarras
dans lequel ont été les Juges éclairés qui
devoient décider du mérite de chacun
d'eux. Cet honneur, qui rejaillit infail
liblement ſur MM. les Démonſtrateurs
qui les ont inſtruits, s'accroît ſans doute
lorſque l'on voit à la tête de ce Tribunal
des Maîtres tels que MM Charmeton &
Flurant, de l'Académie Royale de Chi
· rurgie, Violet , Pomier, Champeaux ,
· &c. &c.
Ils ont cru devoir adjuger le Prix éga
lement aux Sieurs Chaberr, Péan Bre
din, Treich, Parnet, Dupin, Petite,
Beauvais, Danguin, Barjolin , Preſlier
& Danne. Le ſort a favoriſé le Sieur
Bredin, connu déja par ſes ſuccès dans
16o MERCURE DE FRANCE.
pluſieurs Concours, & par ſes travaux
utiles dans pluſieurs Provinces.
Le Sieur Brachet a eu le premier
Acceſſit; mais la nuance eſt ſi foible,
qu'à peine auroit-il dû être diſtingué des
alltICS.
-
-
· Le Sieur Faure l'aîné a obtenu le ſe
cond, les Sieur Gay & Bethoux le troi
ſiéme, le Sieur Deſavenieres & le Sieur
Vierville quatriéme, & le Sieur Theve
net, âgé de dix ans, le cinquiéme.
Fermer
3
p. 160-161
BOTANIQUE.
Début :
LE Public est averti que les Jardins de Botanique du sieur Royer, Marchand [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BOTANIQUE.
BOTANIQUE.
LE Public est averti que les Jardins
de Botanique du sieur Royer, Marchand
Epicier-Droguiſte, grande rue du Fau
bourg S. Martin, &c, ſeront ouverts
le ſept du mois de Mai prochain. La
Nature ſeule y donnera à ceux qui vien
dront les fréquenter, des leçons & des
inſtructions pour apprendre à connoî
tre les Plantes ; & afin de mieux profi
rer du beau ſpectacle qu'elle préſente
en ce genre, on ira tous les Lundis,
comme les années précédentes , à la
| campagne, pour l'obſerver & la conſul
ter encore plus à ſon aiſe.
Quant aux drogues ſimples qui for
·
A V R I L. 1764.
161
ment une des grandes branches de ſon
commerce , telles que la Manne , la
Rhubarbe, le Quinquina , le Séné, les
Folicules de Séné , l'Ipécacuana , le
Rapontic, le Sucre, l'Oliban , le Gal
banum , &c, &c, &c. Il n'en parlera,
quand il fera voir ſon droguier, que les
lettres d'avis & de factures à la main, afin
- de prouver clairement dans quelles ré
gions ces diverſes ſubſtances naiſſent &
croiſſent, & par quelle voie elles arrivent
1C1.
Tel eſt le nouvel arrangement qu'il
a cru devoir prendre cette année ; il a
ſoin d'en rendre compte,par reſpect pour
le Public,& pour répondre à la confiance
dont il l'honore depuis longtemps. Ses
Jardins ſeront fermés le Mercredi & le
Samedi aux Etudians, ces deux jours
là étant deſtinés aux Dames comme ci
devant. Il montrera ſon droguier tous
les Vendredis, à moins qu'il ne ſoit
Fête.
LE Public est averti que les Jardins
de Botanique du sieur Royer, Marchand
Epicier-Droguiſte, grande rue du Fau
bourg S. Martin, &c, ſeront ouverts
le ſept du mois de Mai prochain. La
Nature ſeule y donnera à ceux qui vien
dront les fréquenter, des leçons & des
inſtructions pour apprendre à connoî
tre les Plantes ; & afin de mieux profi
rer du beau ſpectacle qu'elle préſente
en ce genre, on ira tous les Lundis,
comme les années précédentes , à la
| campagne, pour l'obſerver & la conſul
ter encore plus à ſon aiſe.
Quant aux drogues ſimples qui for
·
A V R I L. 1764.
161
ment une des grandes branches de ſon
commerce , telles que la Manne , la
Rhubarbe, le Quinquina , le Séné, les
Folicules de Séné , l'Ipécacuana , le
Rapontic, le Sucre, l'Oliban , le Gal
banum , &c, &c, &c. Il n'en parlera,
quand il fera voir ſon droguier, que les
lettres d'avis & de factures à la main, afin
- de prouver clairement dans quelles ré
gions ces diverſes ſubſtances naiſſent &
croiſſent, & par quelle voie elles arrivent
1C1.
Tel eſt le nouvel arrangement qu'il
a cru devoir prendre cette année ; il a
ſoin d'en rendre compte,par reſpect pour
le Public,& pour répondre à la confiance
dont il l'honore depuis longtemps. Ses
Jardins ſeront fermés le Mercredi & le
Samedi aux Etudians, ces deux jours
là étant deſtinés aux Dames comme ci
devant. Il montrera ſon droguier tous
les Vendredis, à moins qu'il ne ſoit
Fête.
Fermer