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1
p. 24-31
EXTRAIT De la Relation de ce qui s'est passé entre l'Armée du Grand Seigneur & celle du Czar, depuis le 18. Juillet jusqu'au 23. écrite par un Officier General de l'Armée Moscovite.
Début :
Le Czar ayant eu avis que le Grand Vizir estoir en marche [...]
Mots clefs :
Moscovites, Tsar, Turcs, Armée, Grand vizir
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT De la Relation de ce qui s'est passé entre l'Armée du Grand Seigneur & celle du Czar, depuis le 18. Juillet jusqu'au 23. écrite par un Officier General de l'Armée Moscovite.
EXTRAIT
De la Relation de ce qui s'cft
passé entre l'Armée du
Grand Seigneur & celle
du Czar, depuis le 18.
Juillet jusqu'au 23. écrire
par un Officier General
dcTArmee Mofcovitc.
Le Czarayant eu avis què leGrandVizirestoit en marche
pour l'aller attaquer, tint
Conseil de guerre dans lequel
plusieurs
plusieurs Generaux opinerent
qu'il étoittrès-important de
ne point s'éloigner du Niester
afin que l'arméefust toûjours.
à portée de tirer des vivres de
la Pologne par le moyen de
cette Riviere
, & que si on
alloit au devant des Turcs, il
pourroit arriver de grands inconveniens
de s'engager dans
un pays où l'onn'étoit pas
assuré de trouver desubsistance.
Cet avis ne fut pas suivi; on
marché vers la riviere de Prut
que l'on pajja, & aprés s'être
avancé jufcjuà la hauteur de
Falezin, le 18. Juillet
,
le
GenetaIjanuifutdétaché avec
la plus grande partie de la,
Cavalerie, & le refle de
l'armée le suivit. Maisayant
reconnu que les Turcs avoient
passé le Danube, £<r qu'ily
en avoit un gros Corpsqui
s'avançoit pour le coupet, en
informa le Czar qui envoya
le General Injberg avec un
autre détachement avec ordre
de rejoindre le gros de l'armée
qui s'avançoiten même-temps;
Cependant cette jonction nepût
se faire sans que le General
Fanus nefust inquietté, de ma-
-
niere qu'il futobligédeformer
un Corps quarré de toutesa
Cavalerie& defaire mettre
pied à terre aux Dragons qu'il
mit dans le centre avec les é..-
quipages, & marcha en cet
ordrependant que les Cosaques
& les ValaquesMoscovites
défiloientpar les hauteurs. Ce
furent eux qui souffrirent le
plus, les Tartares, (7 plus de
quarante mille Turcs les ayant
poursuivisainsique le General
Janus quine rejoignit le Czar
que le 19. à deux heures, après
avoirperdu beaucoup d'hommes
& de chevaux dans les continuelles
escarmouches. On tint
ensuite Conseildeguerre dans.
lequel ilfut resolu demarcher
toute la nuit pourse raprocher
du Prut, & de bruler tous les
Chariots les moins neceßaires,
ce quifutexecutéavant dese
mettre en marche. Onforma
plusieurs Corps quarrez de
toutel'armée, (7 onmittous
leséquipages ce bagages dans
le centre de chaque Corps les
quatre .cÇJJ!e'{.. étantborde% par
des chevaux defrise que des
soldatsportoientsur leurs épaules,
eton marcha en cet ordre,
Leto. à la pointe du jour,
- la Cavalerie du grand Vlfir,
quiavoitsuivi les Moscovites
pendant la nuit chargea leur
arrieregarde&lespoursuivit
jusqu'à lariviere de Prut, ote
ilsfirent halte.Les Turcss'arresterent
aussipour attendre leur
Infanterie &leur Artillerie
qqtrrtii a;rrivèrentaqVua>tre hrçu/rVç».s
aprèsmidy.Alors les, Turcs ifèrent
un grandfeu de canon qui
durlfyùfcjuàlanuitpendantla*
qùelielesMoscovitessecouvrirerlt
par de bons retranchemens.
Le21. dés legrandmatin,
les Turcs qui avoientpresque
enîïèrcrhènt inytfii leur
Camp, recommencerent leur
canonnade avec beancoup plus
tfQrdre çy defurie,ensorte que
les Moscovites perdirent beaucoup
de monde, ayant eu même
plusieurs Generaux tue^ ou
bljfz
,
entr'autres le General
Wittemant, tué; & les Generaux
Ostein,Brassey, Hallard,
avoient esté blejjc% la
veille. Ily eut ensuite une
suspension d'aemes, que le
grand Vtjir acorda sur une
lettre que le czar luy écrivit,
'& le 23. on apprit que la Paix
avoit esté concluë.
Lereste de la Relationest
conforme à ce qui a esté rapporté
dans celle qu'on a
donnée le mois dernier.
De la Relation de ce qui s'cft
passé entre l'Armée du
Grand Seigneur & celle
du Czar, depuis le 18.
Juillet jusqu'au 23. écrire
par un Officier General
dcTArmee Mofcovitc.
Le Czarayant eu avis què leGrandVizirestoit en marche
pour l'aller attaquer, tint
Conseil de guerre dans lequel
plusieurs
plusieurs Generaux opinerent
qu'il étoittrès-important de
ne point s'éloigner du Niester
afin que l'arméefust toûjours.
à portée de tirer des vivres de
la Pologne par le moyen de
cette Riviere
, & que si on
alloit au devant des Turcs, il
pourroit arriver de grands inconveniens
de s'engager dans
un pays où l'onn'étoit pas
assuré de trouver desubsistance.
Cet avis ne fut pas suivi; on
marché vers la riviere de Prut
que l'on pajja, & aprés s'être
avancé jufcjuà la hauteur de
Falezin, le 18. Juillet
,
le
GenetaIjanuifutdétaché avec
la plus grande partie de la,
Cavalerie, & le refle de
l'armée le suivit. Maisayant
reconnu que les Turcs avoient
passé le Danube, £<r qu'ily
en avoit un gros Corpsqui
s'avançoit pour le coupet, en
informa le Czar qui envoya
le General Injberg avec un
autre détachement avec ordre
de rejoindre le gros de l'armée
qui s'avançoiten même-temps;
Cependant cette jonction nepût
se faire sans que le General
Fanus nefust inquietté, de ma-
-
niere qu'il futobligédeformer
un Corps quarré de toutesa
Cavalerie& defaire mettre
pied à terre aux Dragons qu'il
mit dans le centre avec les é..-
quipages, & marcha en cet
ordrependant que les Cosaques
& les ValaquesMoscovites
défiloientpar les hauteurs. Ce
furent eux qui souffrirent le
plus, les Tartares, (7 plus de
quarante mille Turcs les ayant
poursuivisainsique le General
Janus quine rejoignit le Czar
que le 19. à deux heures, après
avoirperdu beaucoup d'hommes
& de chevaux dans les continuelles
escarmouches. On tint
ensuite Conseildeguerre dans.
lequel ilfut resolu demarcher
toute la nuit pourse raprocher
du Prut, & de bruler tous les
Chariots les moins neceßaires,
ce quifutexecutéavant dese
mettre en marche. Onforma
plusieurs Corps quarrez de
toutel'armée, (7 onmittous
leséquipages ce bagages dans
le centre de chaque Corps les
quatre .cÇJJ!e'{.. étantborde% par
des chevaux defrise que des
soldatsportoientsur leurs épaules,
eton marcha en cet ordre,
Leto. à la pointe du jour,
- la Cavalerie du grand Vlfir,
quiavoitsuivi les Moscovites
pendant la nuit chargea leur
arrieregarde&lespoursuivit
jusqu'à lariviere de Prut, ote
ilsfirent halte.Les Turcss'arresterent
aussipour attendre leur
Infanterie &leur Artillerie
qqtrrtii a;rrivèrentaqVua>tre hrçu/rVç».s
aprèsmidy.Alors les, Turcs ifèrent
un grandfeu de canon qui
durlfyùfcjuàlanuitpendantla*
qùelielesMoscovitessecouvrirerlt
par de bons retranchemens.
Le21. dés legrandmatin,
les Turcs qui avoientpresque
enîïèrcrhènt inytfii leur
Camp, recommencerent leur
canonnade avec beancoup plus
tfQrdre çy defurie,ensorte que
les Moscovites perdirent beaucoup
de monde, ayant eu même
plusieurs Generaux tue^ ou
bljfz
,
entr'autres le General
Wittemant, tué; & les Generaux
Ostein,Brassey, Hallard,
avoient esté blejjc% la
veille. Ily eut ensuite une
suspension d'aemes, que le
grand Vtjir acorda sur une
lettre que le czar luy écrivit,
'& le 23. on apprit que la Paix
avoit esté concluë.
Lereste de la Relationest
conforme à ce qui a esté rapporté
dans celle qu'on a
donnée le mois dernier.
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Résumé : EXTRAIT De la Relation de ce qui s'est passé entre l'Armée du Grand Seigneur & celle du Czar, depuis le 18. Juillet jusqu'au 23. écrite par un Officier General de l'Armée Moscovite.
Du 18 au 23 juillet, les armées ottomanes et russes s'affrontèrent. Informé de l'avancée du Grand Vizir, le Czar convoqua un conseil de guerre. Malgré des recommandations de rester près du Niester pour l'approvisionnement, l'armée russe marcha vers la rivière Prut et atteignit Falezin le 18 juillet. Les Turcs, ayant traversé le Danube, ouvrirent un feu de canon intense jusqu'au matin. Le 21 juillet, les Turcs intensifièrent leur canonnade, causant de lourdes pertes aux Russes, y compris la mort du général Wittemant et des blessures à plusieurs généraux. Une suspension des hostilités fut accordée après une lettre du Czar au Grand Vizir, et le 23 juillet, la conclusion de la paix fut annoncée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 31-44
« D'autres Lettres portent que le Czar avoit quitté son [...] »
Début :
D'autres Lettres portent que le Czar avoit quitté son [...]
Mots clefs :
Grand vizir, Moscovites, Traité de paix, Tsar, Roi de Suède, Prince, Seigneur, Tartares, Ambassadeur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « D'autres Lettres portent que le Czar avoit quitté son [...] »
D'autres Lettres portent
que le Czar avoit quitté son
Armée, &avoir passé à Carelsbade
en Boheme
,
où le
Prince de Mofcovic son fils
devoit l'aller joindre; que
le Grand Visir avoit ordonné
à Hassan Bacha, Gouverneur
de Romelie d'escorter
le Roy de Suede avec plus
de quarante mille hommes,
non-seulement jusqu'enPologne,
mais jusqu'en Pomcranie
en cas de besoin, &
cela sans compter un grand
nombre de Tartares
,
les
Troupes du Palatin de Kiovie,
& celles de Sa Majesté
Suedoise ; que ce Prince
estoit parti de Bender avec
cette puissante Escortes que
l'Ambassadeur de Hollande
avoit remontréau Kiaïa du
grand Vizir, que l'Armée
destinée à maintenir la neutralité
du Nord de l'Allemagne
s'y oppoferoit ainsi
que les Polonois, les Moscovites
& les Saxons; mais
que cet Officier luy avoit
répondu que l'on verroit
qui auroit la hardiesse de
disputer lepassage auxTroupes
Otomanes, & qu'en cas
de resistance,Hassan Bacha
avoit ordre ex prés de l'ouvrir
à force d'armes.
Par celles de Moscou du
3. on apprend qu'on y avoit
fait trois décharges de canon
en réjoüissance de la
conclusion de la Paix perpetuelle
avec les Turcs.
CellesdeWarsovie du
29. disent que le Czar estoit
arrivé le 19. à Zolkiew à
troislieuës de Limberg ;
qu'il devoit arriver à Warsovie
le 3 1. pour se rendre
en Prusse & en Pomeranie ;
que le Roy de Suede estoit
en chemin pour retourner
dans ses Etats
, prenant sa
route par la Hongrie, mais
que cette derniere nouvelle
meritoit confirmation.
Voici la Copie du traité
de Paix concl u entre les
Turcs & les Moscovites,
que l'on a reçuë à Vienne.
I.
Qu'Asaph serarenduaux
Turcs dans l'étatoùil estoit
lors que leCzar s'enestempare.
II.
Que Taignaron,Kamenk,
& les Forteresses nouvellement
con struites sur lariviere
de Saman serontrasées.
-l"
IlL
Que le Czar ne se meslera
en aucune maniere des Po-
.lonois ny CosaquesBarabais
& Potkili, & qu'il fortira
de leur Pays avectoutes
ses forces.
- IV.
Que les Marchands avec
leurs Marchandises pourront
venir sur les Frontieres
des Turcs, & que le
Czarne pourra avoir d'Ambassadeur
ny d'Envoyé à la
Porte.
V.
Que tous les Turcs faits
prisonniers par les Moscovites,
feront remis en liberté.
VI.
Que le Roy de Suede sera
renvoyé dans ses Etats li- vbrement & sans empêchement
de la part des Moscovites.
VII.
Que tout Acre d'hostilité
cessera de part & d'autre;
& que pour seureté de cc
Traité leCzar donnera pour
otages le Chancelier Schafsiros,
& le Prince Czeremetof;
moyennant quoy l'on
permettroit aux Moscovites
de se retirer dans leur
pays. Les Turcs leur 'ont
donné du pain pour onze
jours, & une Èscorte de
douze mille hommes pour
lesgarentir des insultesdes
Tartares.
VIII.
.,: Que le Czar n'aura aucuns!
Vaisseaux sur la Mer noirs
&qu'il payera auCham des
Tartares le tribut devingt
mille Ducats qu'illuypayoit
autrefois.
IX.
Que S. M. Czarienne livrera
aux Turcs lé Prince de
Moldavie.
Les mêmes Lettres de
Vienne disent que ce Traité
ayant esté envoyé à Constantinople
il avoir estératifié
par le Grand Seigneur le
4. Aoust
,
& renvoyé au
grand Visir; mais que sur
les remontrances du MiniC
tre de Suede à la Porte, l'on
avoit envoyé ordre au grand
Visird'entreren negociation
avec le Czar au sujet du Roy
de Suede avant d'échanger
laratification.
D'autres Lettres portent
que le grand Seigneur a nommé
des Commissaires pour
travailler à la Paix avec la Pologne
; que la Republique
doit envoyer des Députez
pour conferer avec eux;que
les Tarrares continuoient
leurs courses le long du
Niester, ne voulant point
estre compris dans le Traité
de Paix conclu par le grand
Visir.
Que le Czar refusoit de
l'executer, quant à la restitution
d'Asaph & à la démolition
de ses nouvelles
Foiteresses sur la Mernoire,
jusqu'à ce que le Roy de
Suede fust sorti des Etats
duGrand Seigneur, se plaignant
d'ailleurs que l'escorte
qu'onprétendoit donner
à Sa Majesté Suedoisealloit
beaucoup au-delà de ce
qu'on estoit convenu; voicy
ce que portent celles de
Wbarloyrie deii n..Septem- Les Tartares ont saccagé
un grand nombre de Villages
au- delàdu Bog
,
& emmerié
en esclavage tous les
Moscovites&les Cosaqnes
deleurpartiqu'ils y ont
trouvez,&continuënt leurs
hostilitez le long du Niester.
Une partie de I/Armec
Ottomaneestencore le
long du Prut,&le reste du
costé de Bender. Un Ambassadeur
du Grand Seigneur
est arrivé sur, les Frontieres
duRoyaume;il a envoyé demander
des Passeports pour
venir conferer avec quelques
Senateurs touchant le
renouvellement de la Trêve
concluëàCarlowitz&d'affermir
la Paix avec la Republique.
Cet Amb.uadcur
est accompagné de deux Députez;
l'un du Roy de Suede
,
& l'autre du Palatin de
Klovic. Ce dernier a fait publier
des Lettres circulaires
par lesquelles il declarc qu'il
travaille à faire sortir tous
les Moscovites de la Pologne,
à procurer une Paix
avantageuse à la Republique,&
entr'autreàluy faire
restituer toute l'Ukraine.
On doit nommer plusieurs
personnes distinguées, pour
aller conferer avec cet Ambassadeur
qui eflaussichargé
de s'informer du nombre
de Moscovites qui ont
repassé le Niester
,
& s'ils
avoient évacué la Pologne
suivant le Traité conclu
avec le Czar, & dont l'Armée
du Grand Seigneur attendoit
lexecution. Néanmoins
les Moscovites, ont
pris des Quartiers dans la
Volhinie. Le General Szeremetoff
a établi le sien à
à Ostrog ; le Prince Galiczen
à Dubno ; le General
Weisbach à Brody;le General
Bonne à Sokal sur le
Boug
,
Frontière du Palatinat
de BeIzJ & le General Baver
en Lithuanie. Toutes ces
parcicularitez donnent lieu
de croire qu'on n'a pas esté
bien informé des conditions
du Traité conclu entre
le Czar & le grand Vizir
, ou que si elles sont
telles qu'on l'a publié,
la Paix ne fera pas de longue
durée, à moins que le
grand Vizir n'oblige les
Moscovites à executer le
Traité.
que le Czar avoit quitté son
Armée, &avoir passé à Carelsbade
en Boheme
,
où le
Prince de Mofcovic son fils
devoit l'aller joindre; que
le Grand Visir avoit ordonné
à Hassan Bacha, Gouverneur
de Romelie d'escorter
le Roy de Suede avec plus
de quarante mille hommes,
non-seulement jusqu'enPologne,
mais jusqu'en Pomcranie
en cas de besoin, &
cela sans compter un grand
nombre de Tartares
,
les
Troupes du Palatin de Kiovie,
& celles de Sa Majesté
Suedoise ; que ce Prince
estoit parti de Bender avec
cette puissante Escortes que
l'Ambassadeur de Hollande
avoit remontréau Kiaïa du
grand Vizir, que l'Armée
destinée à maintenir la neutralité
du Nord de l'Allemagne
s'y oppoferoit ainsi
que les Polonois, les Moscovites
& les Saxons; mais
que cet Officier luy avoit
répondu que l'on verroit
qui auroit la hardiesse de
disputer lepassage auxTroupes
Otomanes, & qu'en cas
de resistance,Hassan Bacha
avoit ordre ex prés de l'ouvrir
à force d'armes.
Par celles de Moscou du
3. on apprend qu'on y avoit
fait trois décharges de canon
en réjoüissance de la
conclusion de la Paix perpetuelle
avec les Turcs.
CellesdeWarsovie du
29. disent que le Czar estoit
arrivé le 19. à Zolkiew à
troislieuës de Limberg ;
qu'il devoit arriver à Warsovie
le 3 1. pour se rendre
en Prusse & en Pomeranie ;
que le Roy de Suede estoit
en chemin pour retourner
dans ses Etats
, prenant sa
route par la Hongrie, mais
que cette derniere nouvelle
meritoit confirmation.
Voici la Copie du traité
de Paix concl u entre les
Turcs & les Moscovites,
que l'on a reçuë à Vienne.
I.
Qu'Asaph serarenduaux
Turcs dans l'étatoùil estoit
lors que leCzar s'enestempare.
II.
Que Taignaron,Kamenk,
& les Forteresses nouvellement
con struites sur lariviere
de Saman serontrasées.
-l"
IlL
Que le Czar ne se meslera
en aucune maniere des Po-
.lonois ny CosaquesBarabais
& Potkili, & qu'il fortira
de leur Pays avectoutes
ses forces.
- IV.
Que les Marchands avec
leurs Marchandises pourront
venir sur les Frontieres
des Turcs, & que le
Czarne pourra avoir d'Ambassadeur
ny d'Envoyé à la
Porte.
V.
Que tous les Turcs faits
prisonniers par les Moscovites,
feront remis en liberté.
VI.
Que le Roy de Suede sera
renvoyé dans ses Etats li- vbrement & sans empêchement
de la part des Moscovites.
VII.
Que tout Acre d'hostilité
cessera de part & d'autre;
& que pour seureté de cc
Traité leCzar donnera pour
otages le Chancelier Schafsiros,
& le Prince Czeremetof;
moyennant quoy l'on
permettroit aux Moscovites
de se retirer dans leur
pays. Les Turcs leur 'ont
donné du pain pour onze
jours, & une Èscorte de
douze mille hommes pour
lesgarentir des insultesdes
Tartares.
VIII.
.,: Que le Czar n'aura aucuns!
Vaisseaux sur la Mer noirs
&qu'il payera auCham des
Tartares le tribut devingt
mille Ducats qu'illuypayoit
autrefois.
IX.
Que S. M. Czarienne livrera
aux Turcs lé Prince de
Moldavie.
Les mêmes Lettres de
Vienne disent que ce Traité
ayant esté envoyé à Constantinople
il avoir estératifié
par le Grand Seigneur le
4. Aoust
,
& renvoyé au
grand Visir; mais que sur
les remontrances du MiniC
tre de Suede à la Porte, l'on
avoit envoyé ordre au grand
Visird'entreren negociation
avec le Czar au sujet du Roy
de Suede avant d'échanger
laratification.
D'autres Lettres portent
que le grand Seigneur a nommé
des Commissaires pour
travailler à la Paix avec la Pologne
; que la Republique
doit envoyer des Députez
pour conferer avec eux;que
les Tarrares continuoient
leurs courses le long du
Niester, ne voulant point
estre compris dans le Traité
de Paix conclu par le grand
Visir.
Que le Czar refusoit de
l'executer, quant à la restitution
d'Asaph & à la démolition
de ses nouvelles
Foiteresses sur la Mernoire,
jusqu'à ce que le Roy de
Suede fust sorti des Etats
duGrand Seigneur, se plaignant
d'ailleurs que l'escorte
qu'onprétendoit donner
à Sa Majesté Suedoisealloit
beaucoup au-delà de ce
qu'on estoit convenu; voicy
ce que portent celles de
Wbarloyrie deii n..Septem- Les Tartares ont saccagé
un grand nombre de Villages
au- delàdu Bog
,
& emmerié
en esclavage tous les
Moscovites&les Cosaqnes
deleurpartiqu'ils y ont
trouvez,&continuënt leurs
hostilitez le long du Niester.
Une partie de I/Armec
Ottomaneestencore le
long du Prut,&le reste du
costé de Bender. Un Ambassadeur
du Grand Seigneur
est arrivé sur, les Frontieres
duRoyaume;il a envoyé demander
des Passeports pour
venir conferer avec quelques
Senateurs touchant le
renouvellement de la Trêve
concluëàCarlowitz&d'affermir
la Paix avec la Republique.
Cet Amb.uadcur
est accompagné de deux Députez;
l'un du Roy de Suede
,
& l'autre du Palatin de
Klovic. Ce dernier a fait publier
des Lettres circulaires
par lesquelles il declarc qu'il
travaille à faire sortir tous
les Moscovites de la Pologne,
à procurer une Paix
avantageuse à la Republique,&
entr'autreàluy faire
restituer toute l'Ukraine.
On doit nommer plusieurs
personnes distinguées, pour
aller conferer avec cet Ambassadeur
qui eflaussichargé
de s'informer du nombre
de Moscovites qui ont
repassé le Niester
,
& s'ils
avoient évacué la Pologne
suivant le Traité conclu
avec le Czar, & dont l'Armée
du Grand Seigneur attendoit
lexecution. Néanmoins
les Moscovites, ont
pris des Quartiers dans la
Volhinie. Le General Szeremetoff
a établi le sien à
à Ostrog ; le Prince Galiczen
à Dubno ; le General
Weisbach à Brody;le General
Bonne à Sokal sur le
Boug
,
Frontière du Palatinat
de BeIzJ & le General Baver
en Lithuanie. Toutes ces
parcicularitez donnent lieu
de croire qu'on n'a pas esté
bien informé des conditions
du Traité conclu entre
le Czar & le grand Vizir
, ou que si elles sont
telles qu'on l'a publié,
la Paix ne fera pas de longue
durée, à moins que le
grand Vizir n'oblige les
Moscovites à executer le
Traité.
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Résumé : « D'autres Lettres portent que le Czar avoit quitté son [...] »
Le texte décrit plusieurs événements diplomatiques et militaires impliquant le Czar, le Grand Visir, le Roi de Suède et d'autres acteurs. Le Czar a quitté son armée pour se rendre à Carlsbad en Bohême afin de rejoindre son fils, le Prince de Moscovie. Le Grand Visir a ordonné à Hassan Bacha, Gouverneur de Romélie, d'escorter le Roi de Suède avec une armée de plus de quarante mille hommes, renforcée par des Tartares et des troupes polonaises et suédoises. Cette escorte doit accompagner le Roi de Suède jusqu'en Pologne et en Poméranie si nécessaire. L'ambassadeur de Hollande a informé le Kiaïa du Grand Vizir que cette escorte pourrait rencontrer des résistances, notamment de l'armée destinée à maintenir la neutralité du Nord de l'Allemagne. Hassan Bacha a reçu l'ordre d'ouvrir le passage par la force si besoin. Des lettres de Moscou rapportent des salves de canon célébrant la conclusion d'une paix perpétuelle avec les Turcs. À Varsovie, il est signalé que le Czar est arrivé à Zolkiew et doit se rendre en Prusse et en Poméranie, tandis que le Roi de Suède est en route pour retourner dans ses États via la Hongrie. Un traité de paix entre les Turcs et les Moscovites est présenté, incluant des clauses telles que la restitution d'Asaph, la démolition de nouvelles forteresses, la neutralité du Czar dans les affaires polonaises, la liberté des marchands, la libération des prisonniers turcs, le retour du Roi de Suède dans ses États, et la cessation des hostilités. Le Czar doit fournir des otages et payer un tribut aux Tartares. Le traité a été ratifié par le Grand Seigneur et renvoyé au Grand Visir, mais des négociations supplémentaires sont en cours concernant le Roi de Suède. Les Tartares continuent leurs raids le long du Niester, et le Czar refuse d'exécuter certaines parties du traité jusqu'à ce que le Roi de Suède quitte les États du Grand Seigneur. Un ambassadeur du Grand Seigneur est arrivé pour discuter du renouvellement de la trêve et de la paix avec la République, accompagné de députés du Roi de Suède et du Palatin de Kiovie. Les Moscovites ont pris des quartiers en Volhynie, malgré les conditions du traité, suggérant des incertitudes quant à la durabilité de la paix.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 45-48
EXTRAIT d'une Lettre de Vienne le 26. Septembre.
Début :
Le 21. il partit d'icy cinquante Caléches de poste, [...]
Mots clefs :
Impératrice, Vienne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre de Vienne le 26. Septembre.
EXTRAIT 1 d'une Lettre de Vienne le
16. Septembre.
Le i~. il partit d'icy cinquanteCaléches
de poste
chacune dequatrechevaux , qui
prirent la route du Tirol pour
estre partagées en differents
endroitssur la route de Milan
en cette ville3 pour le service
de l'Archiduc (7 desasuite.
Mr le Comte de PaarGeneral
des Postes des Payshereditaires
partit le lendemain pour aller
établirces relais, efutluivi
le 2 3. & le 24. par Mr le
Comte de Vratislau, & par
Mr le Comte de 'Uratyau
Vice-Chancellierde l'Empire.
Il est arrivé un Courier du
Roy Augustepour donner avis
à l'Impératrice Regente que le
Czar étoit arrivé à Carelsbade
en Boheme,&pour la
prier de trouver bon qu'il envoyastune
Garde de deux cens
hommes à ce Prince. L'Impératrice
répondit qu'elle ne pouvoit
pas permettre à des Troupes
étrangeres d'entrer dans les
Pays hereditaires;que le Czar
étoit en seureté à Carelsbade;
mais que neanmoins elle avoit
envoyé ordre au Commandant
dePrague de luy envoyer le
nombre de Troupes qu'ilsouhaiteroit
pour luy (er:Vir de Garde.
MrWitwortEnvoyé d'Angleterre
estparty pourse rendre auprés
de ce Prince; plusieurs autres
personnesde consideration
de cette ville
,
de la Cour de
Berlin, Cm de celle d'Hanover,
s'y font aussirenduës pour le
complimenter. On a étably icy
des Prieres de quarente heures
pour l'heureux retour de ïArchiducsur
ce qu'il amandéque
les Catalans ne vouloient pas
consentirquel'Archiduchesse
s'embarquastavecluy ; onparle
d'envoyeràsa place l'Archiducbejp
soeur aînée de ce Prince,
dés qu'ilsera arrivé.
16. Septembre.
Le i~. il partit d'icy cinquanteCaléches
de poste
chacune dequatrechevaux , qui
prirent la route du Tirol pour
estre partagées en differents
endroitssur la route de Milan
en cette ville3 pour le service
de l'Archiduc (7 desasuite.
Mr le Comte de PaarGeneral
des Postes des Payshereditaires
partit le lendemain pour aller
établirces relais, efutluivi
le 2 3. & le 24. par Mr le
Comte de Vratislau, & par
Mr le Comte de 'Uratyau
Vice-Chancellierde l'Empire.
Il est arrivé un Courier du
Roy Augustepour donner avis
à l'Impératrice Regente que le
Czar étoit arrivé à Carelsbade
en Boheme,&pour la
prier de trouver bon qu'il envoyastune
Garde de deux cens
hommes à ce Prince. L'Impératrice
répondit qu'elle ne pouvoit
pas permettre à des Troupes
étrangeres d'entrer dans les
Pays hereditaires;que le Czar
étoit en seureté à Carelsbade;
mais que neanmoins elle avoit
envoyé ordre au Commandant
dePrague de luy envoyer le
nombre de Troupes qu'ilsouhaiteroit
pour luy (er:Vir de Garde.
MrWitwortEnvoyé d'Angleterre
estparty pourse rendre auprés
de ce Prince; plusieurs autres
personnesde consideration
de cette ville
,
de la Cour de
Berlin, Cm de celle d'Hanover,
s'y font aussirenduës pour le
complimenter. On a étably icy
des Prieres de quarente heures
pour l'heureux retour de ïArchiducsur
ce qu'il amandéque
les Catalans ne vouloient pas
consentirquel'Archiduchesse
s'embarquastavecluy ; onparle
d'envoyeràsa place l'Archiducbejp
soeur aînée de ce Prince,
dés qu'ilsera arrivé.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre de Vienne le 26. Septembre.
Le 16 septembre, cinquante calèches de poste partirent de Vienne vers le Tyrol pour être réparties sur la route de Milan afin de servir l'Archiduc. Le Comte de Paar, Général des Postes des Pays héréditaires, partit le lendemain pour établir des relais, suivi les 23 et 24 septembre par les Comtes de Vratislau et d'Uratyau, Vice-Chancellier de l'Empire. Un courrier du Roi Auguste informa l'Impératrice Régente de l'arrivée du Czar à Carlsbad en Bohême et demanda la permission d'envoyer une garde de deux cents hommes. L'Impératrice refusa l'entrée de troupes étrangères mais ordonna au Commandant de Prague d'envoyer des troupes pour la garde du Czar. L'Envoyé d'Angleterre, Mr Witwort, ainsi que plusieurs personnalités de Vienne, Berlin et Hanovre, se rendirent auprès du Czar pour le complimenter. Des prières de quarante heures furent organisées pour le retour de l'Archiduc, qui avait mentionné que les Catalans refusaient l'embarquement de l'Archiduchesse. On envisagea d'envoyer à sa place l'Archiduc Léopold, sœur aînée de ce Prince, dès son arrivée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 48-58
« Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...] »
Début :
Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...]
Mots clefs :
Suédois, Artillerie, Roi du Danemark, Camp, Troupes
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texteReconnaissance textuelle : « Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...] »
Les Lettres deBerlin portent
que les Suedois ayant
assemblé des Troupes 6c
des Bastimens à Malmoé
,
pouraller tenter une descenre
dans l'ine de Zeeland, le
Comte du Guldenlew,
Commandant de la Flotte
Danoiiè,elloit allé lesattaquer
avec vingt Vaisseaux
de guerre; qu'il avoit pris
vingt-cinq
vingt-cinq de leurs BatHmens,
& fait échoüer plusieursautres,
ensuite dequoy
il avoit voulu bombarder
Malmoé ; mais sans avoir
pû y causer aucun dommage,
à cause du trop grand
éloignement; que le General
Lewendal qui marchoit
vers Bahus
, avoit reculé
pour seretrancher dans un
Poste avantageux, ayant eu
avis que le Comte de Steinbock
s'avançoit avec dix à
douze mille hommes pour
le combattre.
Celles de Pomeranie du
15.Septembre,disent que
les troupes Danoises, Saxones,&
Moscovitesn'avoiensts
encore rien entrepris sur
Stralzund, Weymar, &
rifls de Rugen;que le Roy
Auguste&leRoy de DannemarKavoientsouvent
des
Conferences, & que leurs
Troupes souffroient beaucoup
faute de subsistance
,
parce que les habitans de la
Campagne avoient retiré
leurs grains& leurs bestiaux
dans les Places fortes, ce
qui causoit une grande desertion
; que les Suedois
avoient brûlé les Fauxbourgs
de Stralzund ; que
le 12. ils estoient sortis de
laVille au nombre de cinq
cent Cavaliers ou Dragons,
& qu'ils enleverent plus de
cent chevaux, & plusieurs
Chariots chargez de fourage.
;
Que le17.avantle jour
la Garnison de Wismar sortit
avec de l'Artillerie & canonna
pendant plus de;deux*
heures le Camp des Danois
& la nuit du 18. au 19elle
sortir avec des Mortiers,
& bombarda le Camp de
maniere que les Danois furent
contraints de s'éloigner,
sans oser marcher aux
Suedois de crainte de tomber
dans quelqur,cnibufcade.
., Par lesLettres du n. on
a appris que laresolution
d'assieger cette Place avoit
elle changée dans une conferenceque
le Roy de Dannemark
avoit euë avec le
Roy Auguste, & quOBdévoit
entreprendre celuy de
Stralzund, parce que les
fortifications étoient moins
bonnes que celles de WiC.
mar ,& d'attaquer auparavant
l'Isle de Rugen, qui
n'est separée de la premiere
de ces Places que par un
petit bras de Mer; que néanmoins
on trouvoit de
grandes dificultez dans l'exccution
de ce projet, le
Camp retranché de devant
Stralzund ne pouvant estre
forcé sans avoir de grosse ,
Artillerie qui n'etoit point
encore arrivée acause des
mauvais chemins, & qu'il
n'y avoit plus de fourages
aux environs du Camp ,
inconvenient d'autant plus
considerable que la plus
part des Troupes Saxonnes
&CMaosvcovaitelslceonsrisitoeit e.n
Que cependant on devoit
attaquer cette place dés
que la grosse Artillerie seroit
arrivée; que pour cet effet le
Roy de Dannemark avoit
retiré l'Infanterie qui étoit
devant Wismar, à l'excption
de deux Bataillons, à
la Place de laquelle il avoit
envoyé la Cavallerie, afin
de continuer le blocus de
cette Place;qu'il avoit aussi
rapellé les Troupes qu'il
avoit mises dans les Villes
de Damgatten ; Rostok,
Demmin, Anclam, &
autres que les Suedois
avoient abandonnées acause
que ces Places ne sont pas
en état de soutenir un Siege:
que la Flotte Danoise, au
nombre de trente Vasseaux
de guerre s'etoitapprochée
de l'Mc de Rugen
,
afin
d'empecher les Suedois d'en
tirer aucunes commoditez.
Les lettres de Vienne du
12 Septembre portent que
la foudre étant tombée à
Weissembourg en Transylvanie
sur un Magasin à
poudre, lavoit fait fauter
avec deux autres où le feu
s'etoit communiqué,ce qui
avoir renversé une partie
des murailles de la Vi)ie &
prés de cent cinquante
Maisons.
Et par celles du 19. on
apprend que le Comte
Charles Maximilien de
Thurn, grand Maistre de la
Maison de L'imperatrice
Regente partit de cette Ville
pour aller en qualité de
Commissaire, asTiner à l'Election
d'un nouvel Evêque
d'Olmutz à la place du
Prince Charles de Lorrai.
ne, qui s'est démis de cet
Evesché, depuis qu'il a esté
revestu de la dignité d'Electeur
de Treves; que
l'Election a esté faite en
faveur du Comte de Schrottenbach
Doyen de la Cathedrale
de Faltzbourg, &
Chanoine d'Olmutz; que
le 14. il y eut une grande
reformeparmi les bas
Officiers du feu Empereur,
& particulierement de
Musiciens & de Chasseurs.
& qu'on retrancha encore.
un grand nombre de pensions,
m.e sme de cel les qui
ont ctte confirmées par
L'impératrice Regente; que
les Troupes qui fonr en
Transylvanie & qui avoient
c eu ordre de venir sur le
Rhin avoient reçu un contre
ordre, pour rester en ce
Pays là jusqu'àcequ'on cust
sçu qu'elles seroientles suites
du Traité de Paixcouclu
encre les Turcs & les
Moscovices.
que les Suedois ayant
assemblé des Troupes 6c
des Bastimens à Malmoé
,
pouraller tenter une descenre
dans l'ine de Zeeland, le
Comte du Guldenlew,
Commandant de la Flotte
Danoiiè,elloit allé lesattaquer
avec vingt Vaisseaux
de guerre; qu'il avoit pris
vingt-cinq
vingt-cinq de leurs BatHmens,
& fait échoüer plusieursautres,
ensuite dequoy
il avoit voulu bombarder
Malmoé ; mais sans avoir
pû y causer aucun dommage,
à cause du trop grand
éloignement; que le General
Lewendal qui marchoit
vers Bahus
, avoit reculé
pour seretrancher dans un
Poste avantageux, ayant eu
avis que le Comte de Steinbock
s'avançoit avec dix à
douze mille hommes pour
le combattre.
Celles de Pomeranie du
15.Septembre,disent que
les troupes Danoises, Saxones,&
Moscovitesn'avoiensts
encore rien entrepris sur
Stralzund, Weymar, &
rifls de Rugen;que le Roy
Auguste&leRoy de DannemarKavoientsouvent
des
Conferences, & que leurs
Troupes souffroient beaucoup
faute de subsistance
,
parce que les habitans de la
Campagne avoient retiré
leurs grains& leurs bestiaux
dans les Places fortes, ce
qui causoit une grande desertion
; que les Suedois
avoient brûlé les Fauxbourgs
de Stralzund ; que
le 12. ils estoient sortis de
laVille au nombre de cinq
cent Cavaliers ou Dragons,
& qu'ils enleverent plus de
cent chevaux, & plusieurs
Chariots chargez de fourage.
;
Que le17.avantle jour
la Garnison de Wismar sortit
avec de l'Artillerie & canonna
pendant plus de;deux*
heures le Camp des Danois
& la nuit du 18. au 19elle
sortir avec des Mortiers,
& bombarda le Camp de
maniere que les Danois furent
contraints de s'éloigner,
sans oser marcher aux
Suedois de crainte de tomber
dans quelqur,cnibufcade.
., Par lesLettres du n. on
a appris que laresolution
d'assieger cette Place avoit
elle changée dans une conferenceque
le Roy de Dannemark
avoit euë avec le
Roy Auguste, & quOBdévoit
entreprendre celuy de
Stralzund, parce que les
fortifications étoient moins
bonnes que celles de WiC.
mar ,& d'attaquer auparavant
l'Isle de Rugen, qui
n'est separée de la premiere
de ces Places que par un
petit bras de Mer; que néanmoins
on trouvoit de
grandes dificultez dans l'exccution
de ce projet, le
Camp retranché de devant
Stralzund ne pouvant estre
forcé sans avoir de grosse ,
Artillerie qui n'etoit point
encore arrivée acause des
mauvais chemins, & qu'il
n'y avoit plus de fourages
aux environs du Camp ,
inconvenient d'autant plus
considerable que la plus
part des Troupes Saxonnes
&CMaosvcovaitelslceonsrisitoeit e.n
Que cependant on devoit
attaquer cette place dés
que la grosse Artillerie seroit
arrivée; que pour cet effet le
Roy de Dannemark avoit
retiré l'Infanterie qui étoit
devant Wismar, à l'excption
de deux Bataillons, à
la Place de laquelle il avoit
envoyé la Cavallerie, afin
de continuer le blocus de
cette Place;qu'il avoit aussi
rapellé les Troupes qu'il
avoit mises dans les Villes
de Damgatten ; Rostok,
Demmin, Anclam, &
autres que les Suedois
avoient abandonnées acause
que ces Places ne sont pas
en état de soutenir un Siege:
que la Flotte Danoise, au
nombre de trente Vasseaux
de guerre s'etoitapprochée
de l'Mc de Rugen
,
afin
d'empecher les Suedois d'en
tirer aucunes commoditez.
Les lettres de Vienne du
12 Septembre portent que
la foudre étant tombée à
Weissembourg en Transylvanie
sur un Magasin à
poudre, lavoit fait fauter
avec deux autres où le feu
s'etoit communiqué,ce qui
avoir renversé une partie
des murailles de la Vi)ie &
prés de cent cinquante
Maisons.
Et par celles du 19. on
apprend que le Comte
Charles Maximilien de
Thurn, grand Maistre de la
Maison de L'imperatrice
Regente partit de cette Ville
pour aller en qualité de
Commissaire, asTiner à l'Election
d'un nouvel Evêque
d'Olmutz à la place du
Prince Charles de Lorrai.
ne, qui s'est démis de cet
Evesché, depuis qu'il a esté
revestu de la dignité d'Electeur
de Treves; que
l'Election a esté faite en
faveur du Comte de Schrottenbach
Doyen de la Cathedrale
de Faltzbourg, &
Chanoine d'Olmutz; que
le 14. il y eut une grande
reformeparmi les bas
Officiers du feu Empereur,
& particulierement de
Musiciens & de Chasseurs.
& qu'on retrancha encore.
un grand nombre de pensions,
m.e sme de cel les qui
ont ctte confirmées par
L'impératrice Regente; que
les Troupes qui fonr en
Transylvanie & qui avoient
c eu ordre de venir sur le
Rhin avoient reçu un contre
ordre, pour rester en ce
Pays là jusqu'àcequ'on cust
sçu qu'elles seroientles suites
du Traité de Paixcouclu
encre les Turcs & les
Moscovices.
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Résumé : « Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...] »
Les Lettres de Berlin rapportent que les Suédois ont rassemblé des troupes et des bâtiments à Malmoë pour une descente sur l'île de Zeeland. Le Comte du Guldenlew, commandant de la flotte danoise, a attaqué avec vingt vaisseaux de guerre, capturant vingt-cinq bâtiments suédois et en détruisant plusieurs autres. Il a ensuite tenté de bombarder Malmoë sans succès en raison de l'éloignement. Le général Lewendal, marchant vers Bahus, a reculé pour se retrancher après avoir appris l'avancée du Comte de Steinbock avec dix à douze mille hommes. Les lettres de Pomeranie du 15 septembre indiquent que les troupes danoises, saxonnes et moscovites n'avaient pas encore agi contre Stralzund, Weimar et les îles de Rügen. Les rois Auguste et de Danemark tenaient des conférences, mais leurs troupes souffraient de la faim car les habitants avaient retiré leurs grains et bestiaux dans les places fortes, causant une grande désertion. Les Suédois avaient brûlé les faubourgs de Stralzund et, le 12 septembre, cinq cents cavaliers avaient enlevé plus de cent chevaux et plusieurs chariots de fourrage. Le 17 septembre, la garnison de Wismar avait canonné le camp des Danois pendant plus de deux heures. La nuit du 18 au 19, elle avait bombardé le camp avec des mortiers, forçant les Danois à se retirer. Les lettres du 19 septembre rapportent que la résolution d'assiéger Wismar avait changé lors d'une conférence entre les rois de Danemark et Auguste. Ils décidèrent d'attaquer Stralzund en raison de ses fortifications moins robustes et de prendre l'île de Rügen. Cependant, l'exécution du projet était difficile en raison de l'absence de grosse artillerie et de fourrage. Le roi de Danemark avait retiré l'infanterie de Wismar, à l'exception de deux bataillons, et rappelé les troupes des villes abandonnées par les Suédois. La flotte danoise, composée de trente vaisseaux de guerre, s'était approchée de l'île de Rügen pour empêcher les Suédois d'en tirer profit. Les lettres de Vienne du 12 septembre mentionnent qu'une foudre à Weissembourg en Transylvanie avait détruit un magasin à poudre, causant la destruction de près de cent cinquante maisons. Le 19 septembre, il est rapporté que le Comte Charles Maximilien de Thurn, grand maître de la Maison de l'impératrice régente, était parti pour l'élection d'un nouvel évêque d'Olmutz. L'élection a été faite en faveur du Comte de Schrottenbach. Il y a eu une grande réforme parmi les bas officiers de l'ancien empereur, avec la suppression de nombreuses pensions. Les troupes destinées à la Transylvanie ont reçu l'ordre de rester jusqu'à ce que les suites du traité de paix entre les Turcs et les Moscovites soient connues.
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5
p. 59-60
EXTRAIT d'une Lettre du Camp de Salmbach en Alsace, du 1r. Octobre.
Début :
Nous ocupons toûjours le même Camp & les Ennemis occupent [...]
Mots clefs :
Camp, Troupes, Alsace
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre du Camp de Salmbach en Alsace, du 1r. Octobre.
EXTRAIT
d'une Lettre du Camp de
Salmbach en Alsace,
du 1r.Oétobrc.
Nous ocuponstoûjourslemême
Camp(y lesEnnemis occupentaussi
encore le leur ; mais
avec celte différence, que nous
subsistons fort commodement;
Cg- (\uenujlrej4rmée tfi en
AUssi bon état qu'elle étoit à
l'ouverture de la Campagne,
(*7* que celle des Ennemis
soufre beaucoup, particulierement
la Cavalerie, faute de
Fourage. Le PrinceEugene
à écrit aux Cercles Voisins,que
s'ils ne faisoient fournir des
Fourages secs, ils ne pouroit
empêcher les Troupes de fourager
à leur gré, & cjuil ne
repondroitpasdesdesordresque
cettelicence cauferott. LA
mortalité regne dans leur
Armée parmi les Troupes, Çp*
parmi les chevaux. Il estparti
un détachement de la nostrepour
aller sur la Saar ou Mr de
Quadt Lieutenant General
assemble un Camp volant.
d'une Lettre du Camp de
Salmbach en Alsace,
du 1r.Oétobrc.
Nous ocuponstoûjourslemême
Camp(y lesEnnemis occupentaussi
encore le leur ; mais
avec celte différence, que nous
subsistons fort commodement;
Cg- (\uenujlrej4rmée tfi en
AUssi bon état qu'elle étoit à
l'ouverture de la Campagne,
(*7* que celle des Ennemis
soufre beaucoup, particulierement
la Cavalerie, faute de
Fourage. Le PrinceEugene
à écrit aux Cercles Voisins,que
s'ils ne faisoient fournir des
Fourages secs, ils ne pouroit
empêcher les Troupes de fourager
à leur gré, & cjuil ne
repondroitpasdesdesordresque
cettelicence cauferott. LA
mortalité regne dans leur
Armée parmi les Troupes, Çp*
parmi les chevaux. Il estparti
un détachement de la nostrepour
aller sur la Saar ou Mr de
Quadt Lieutenant General
assemble un Camp volant.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre du Camp de Salmbach en Alsace, du 1r. Octobre.
Le 1er octobre, une lettre du camp de Salmbach décrit une situation militaire favorable pour l'armée des auteurs, bien approvisionnée. L'armée ennemie, en revanche, manque de fourrage, affectant sa cavalerie. Le Prince Eugène demande des fourrages secs aux cercles voisins pour éviter des désordres. La mortalité est élevée chez l'ennemi, tant parmi les troupes que les chevaux. Un détachement est envoyé sur la Saar, où Monsieur de Quadt rassemble un camp volant.
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