Résultats : 3 texte(s)
Détail
Liste
1
p. 1-5
Au camp devant Venasque le 18. Septembre.
Début :
Mr le Marquis d'Arpajon ayant fait ouvrir la tranchée [...]
Mots clefs :
Venasque, Troupes, Hommes
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texteReconnaissance textuelle : Au camp devant Venasque le 18. Septembre.
Au Camp devant Venasque
le 18. Septembre.
Mr le Marquis d'jfrpajon
Ayant fait ouvrir la tranchée
la nuitdu 1 1. au 12. ellefut
pousséejusqu'à une hauteur où
l'on établit uue batterie le len-
JenJain, qui commença à tirer
le jour mesme,&qui continua,
le 14. & le
1 j. ensorte que
l'onfit une bréche large de cinq
toises. Neanmoins Mr le
Marquis d'Arpajon ne jugea
pas à propos que les troupes
entreprissent d) monter, parce
qu'outre quelle étoit trop escarpée,
ilyavoitderriere, un
retranchement formé de facqs
remplisde laine
,
soutenus par
des poutres devant&derriere
& dont celle de devant étoient
en pointe vis
-
à- vis de la
bréche. Cet inconvenient fit
prendre la resolution de tirer à
bouletsrouges dans le Chasteau,
afin Jj mettre le feu, ce qui
teûjfit dés lepremier coup qui
fut tiré: le boulet mit le feu à
la paille des Casernes qui se
communiqua incontinent à la
charpente & causa un fort
grand enbrazement qui fit
fendre le mur de la Cisterne.
Le Gouverneur fit aussi-tost
battre la Chamade & la Capitulation
fut, qu'ilseroitprisonnier
de guerre avec les
troupes reglées desagarnison,
montant à trois cens hommes,
fy les Miquelets à direction.}
parmi les trois cens hommes il
y enavoit cent du Regiment
de Showel dont cinquante
prirent parti dans les troupes
du Roy d'Espagne. Le reste,
parmi lesquels ily avoit dixhuitOfficiers,
dont deux étoient
Lieutenants Colonels
3
demanderent
à ejlre conduits en
France, cm le Gouverneur,
en Atragon. La prise de ce
Chasteau rfi tres-importante,
parce qu'elle nous ouvreune
communication libre avec la
Gascogne par le pays de
Comminge: c'estoit la principale
retraite des Miquelets
de ce costé là. Ils avoient lieu
de s'ycroire en seureté, car U
situation en est si avantageux
se
,
qu'untres-petit nombre
d'hommes qui ne manqueroient
ni devivres ni de Munitions.
pourroient y tenir fort longtemps
contre une puissante
armée.
le 18. Septembre.
Mr le Marquis d'jfrpajon
Ayant fait ouvrir la tranchée
la nuitdu 1 1. au 12. ellefut
pousséejusqu'à une hauteur où
l'on établit uue batterie le len-
JenJain, qui commença à tirer
le jour mesme,&qui continua,
le 14. & le
1 j. ensorte que
l'onfit une bréche large de cinq
toises. Neanmoins Mr le
Marquis d'Arpajon ne jugea
pas à propos que les troupes
entreprissent d) monter, parce
qu'outre quelle étoit trop escarpée,
ilyavoitderriere, un
retranchement formé de facqs
remplisde laine
,
soutenus par
des poutres devant&derriere
& dont celle de devant étoient
en pointe vis
-
à- vis de la
bréche. Cet inconvenient fit
prendre la resolution de tirer à
bouletsrouges dans le Chasteau,
afin Jj mettre le feu, ce qui
teûjfit dés lepremier coup qui
fut tiré: le boulet mit le feu à
la paille des Casernes qui se
communiqua incontinent à la
charpente & causa un fort
grand enbrazement qui fit
fendre le mur de la Cisterne.
Le Gouverneur fit aussi-tost
battre la Chamade & la Capitulation
fut, qu'ilseroitprisonnier
de guerre avec les
troupes reglées desagarnison,
montant à trois cens hommes,
fy les Miquelets à direction.}
parmi les trois cens hommes il
y enavoit cent du Regiment
de Showel dont cinquante
prirent parti dans les troupes
du Roy d'Espagne. Le reste,
parmi lesquels ily avoit dixhuitOfficiers,
dont deux étoient
Lieutenants Colonels
3
demanderent
à ejlre conduits en
France, cm le Gouverneur,
en Atragon. La prise de ce
Chasteau rfi tres-importante,
parce qu'elle nous ouvreune
communication libre avec la
Gascogne par le pays de
Comminge: c'estoit la principale
retraite des Miquelets
de ce costé là. Ils avoient lieu
de s'ycroire en seureté, car U
situation en est si avantageux
se
,
qu'untres-petit nombre
d'hommes qui ne manqueroient
ni devivres ni de Munitions.
pourroient y tenir fort longtemps
contre une puissante
armée.
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Résumé : Au camp devant Venasque le 18. Septembre.
Le 18 septembre, le Marquis d'Arpajon annonce la prise du château de Venasque. Les travaux de siège, initiés la nuit du 11 au 12 septembre, ont permis d'établir une batterie qui a ouvert une brèche de cinq toises les 14 et 15 septembre. Cependant, cette brèche était protégée par des fascines remplis de laine et soutenus par des poutres. Pour surmonter cet obstacle, des boulets rouges ont été utilisés pour incendier le château. Le premier boulet a mis le feu à la paille des casernes, endommageant le mur de la citerne. Le gouverneur a alors demandé la capitulation, devenant prisonnier de guerre avec 300 hommes, dont 100 du régiment de Showel. Parmi eux, 50 ont rejoint les troupes du roi d'Espagne, tandis que les autres, incluant 18 officiers et deux lieutenants-colonels, ont demandé à être conduits en France. La prise de ce château est stratégique car elle ouvre une communication libre avec la Gascogne via le pays de Comminge, principale retraite des Miquelets. La position du château permet à un petit nombre d'hommes de tenir longtemps contre une armée puissante.
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2
p. 5-13
« Les letres du 25. portent que Mr le Marquis de Folleville [...] »
Début :
Les letres du 25. portent que Mr le Marquis de Folleville [...]
Mots clefs :
Troupes, Ennemis, Marquis, Bataillon
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texteReconnaissance textuelle : « Les letres du 25. portent que Mr le Marquis de Folleville [...] »
Les letres du 25. portent
que Mr le Marquis de Folleville
qui avoit apporté la
confirmation de la prise de
ce Chasteau,loüoitbeaucoup
Mr de Matamoros,
Capitaine d'Artillerie, à
l'industrie duquel on devoit
la reduction de ce poste important;
que le Prince de
Santo-Buono, cy-devant
Ambassadeur d'Espagne à
Venise
,
avoir eu la Viceroyauté
du Perou, pour le
recompenser de ses services
& de la fidélité qu'il a toujours
gardée à son legitime
Souverain, nonobstant les
grands biens qu'il possedoit
au Royaume de Naples, &
qui ont esté confisquez.
Celles du Camp de Calaf
du 19.disent que le 16.
Mr de Vendosme partit de
Cervera avec les troupes
Espagnoles pour aller camper
à Tarosa &: ocuper le
poste de Calaf;que le même
jour les troupes Françoises
qui étoient à Agramunt,
commandées par Monsieur
le Marquis de Guerchy
arriverent à une lieuë du
Camp; que le lendemain
17. Mr de Vendosme fie
partir tous les Dragons à la
pointe du jour & qu'il les
suivit vers les sept heures
avec la Cavalerie; que Mr
le Chevalier de Croix qui
les commandoit, étant arrivé
aux hauteurs de Saint
Martin, envoya avertir ce
Prince que l'Armée ennemie
paroissoit sortir des défilezde
Capons; qu'il partit
incontinent pour l'aller joindre
après avoir envoyé ordre
à Mr le Marquis de Laver
qui étoit à la teste de la
colonne de l'Infanterie Espagnole
,
d'avancer en
grande diligence, & à la
Cavaler ie de marcher demesme.
Mais que dés que
les ennemis s'aperceurent
que l'on marchoit à eux, ils
reculerent,& après avoir
passe leruisseau de Pratz del
Rey, ils mirent leur droite
au Bourgdu même nom,
qui efl; fermé de bonnes murailles
, &, leur gauche au
Moulin de Montferrat,entouré
aussi d'une muraille
fort épaisse
, & le gros de
leur Armée de l'autre côtéde
la haureur.
Que Monsieur de Vendosme
mit la droite de la
sienne sur la hauteur du
Moulin,& la gauche sur cek
le de Prats del Rey. Qu'il fie
ensuitedresser des Batteries
qui incommoderent beaucoup
les Ennemis, & fit
avancer les Troupes pour
chasser ceux qui bordoient
le ruisseau
,
& dont plus de
cinq cens furent tuez; que
le 18. les ennemis tenrerent
de s'emparer du ruisseau;
que pour cet effet ils firent
avancer quatre Bataillons
Anglois contre deux Compagnies
des Gardes Walones
qui le gardoient,&qui
tinrent ferme, jusqu'à ce
que Monsieur de Vendosme
ayant fait marcher la
Brigade entiere, les ennemis
furent obligez de se retirer
en desordre après avoir
perdu plusde cent hommes;
que lesennemis estoient fore
- incommodez sur les - bau..
teurs qu'ils occupoient,
n'ayant point d'Artillerie
pouropposer à celle de
Monsieur de Vendosme
, la difficulté des Montagnes
ne leur permettant pas d'y
en conduire, & parce que
Monsieur de Vendosme occupant
le poste de Calafoù
il a établisonQuartier,ils
ne peuvent plus tirer des
Montagnes les provisions
qu'ils en tiroient.
Les Lettres deCadizconfirment
que la charge des
quatorze Navires Anglois
& Hollandois qui y ont
esté conduits par six Armateurs
François,est estimée
plus de trois millions;
que ces Prises ont elle faites
prés de l'embouchuredu
Tage sur une Flotte de
cinquante - deux Vaisseaux ,»
& que les autres s'estant
écartez avoient donné à
la Coste
,
où ils estoient
pétis avec leurs Charges;
qu'il y en avoit plusieurs
chargez de bled
, qui est à
un prix excessifen Portugal;
& que le bruit qui avoit
couru que toutes les Troupes
Angloises qui sont dans
ce Royaume passoient en
Catalogne ,ne s estoit pas
trouvé veritable, n'y ayant
eu que deux Bataillons fort
foibles qui s'estoientembarquez
pour aller remplacer
les Troupes de la Garniton
de Gibraltar qui avoient
deferté.
que Mr le Marquis de Folleville
qui avoit apporté la
confirmation de la prise de
ce Chasteau,loüoitbeaucoup
Mr de Matamoros,
Capitaine d'Artillerie, à
l'industrie duquel on devoit
la reduction de ce poste important;
que le Prince de
Santo-Buono, cy-devant
Ambassadeur d'Espagne à
Venise
,
avoir eu la Viceroyauté
du Perou, pour le
recompenser de ses services
& de la fidélité qu'il a toujours
gardée à son legitime
Souverain, nonobstant les
grands biens qu'il possedoit
au Royaume de Naples, &
qui ont esté confisquez.
Celles du Camp de Calaf
du 19.disent que le 16.
Mr de Vendosme partit de
Cervera avec les troupes
Espagnoles pour aller camper
à Tarosa &: ocuper le
poste de Calaf;que le même
jour les troupes Françoises
qui étoient à Agramunt,
commandées par Monsieur
le Marquis de Guerchy
arriverent à une lieuë du
Camp; que le lendemain
17. Mr de Vendosme fie
partir tous les Dragons à la
pointe du jour & qu'il les
suivit vers les sept heures
avec la Cavalerie; que Mr
le Chevalier de Croix qui
les commandoit, étant arrivé
aux hauteurs de Saint
Martin, envoya avertir ce
Prince que l'Armée ennemie
paroissoit sortir des défilezde
Capons; qu'il partit
incontinent pour l'aller joindre
après avoir envoyé ordre
à Mr le Marquis de Laver
qui étoit à la teste de la
colonne de l'Infanterie Espagnole
,
d'avancer en
grande diligence, & à la
Cavaler ie de marcher demesme.
Mais que dés que
les ennemis s'aperceurent
que l'on marchoit à eux, ils
reculerent,& après avoir
passe leruisseau de Pratz del
Rey, ils mirent leur droite
au Bourgdu même nom,
qui efl; fermé de bonnes murailles
, &, leur gauche au
Moulin de Montferrat,entouré
aussi d'une muraille
fort épaisse
, & le gros de
leur Armée de l'autre côtéde
la haureur.
Que Monsieur de Vendosme
mit la droite de la
sienne sur la hauteur du
Moulin,& la gauche sur cek
le de Prats del Rey. Qu'il fie
ensuitedresser des Batteries
qui incommoderent beaucoup
les Ennemis, & fit
avancer les Troupes pour
chasser ceux qui bordoient
le ruisseau
,
& dont plus de
cinq cens furent tuez; que
le 18. les ennemis tenrerent
de s'emparer du ruisseau;
que pour cet effet ils firent
avancer quatre Bataillons
Anglois contre deux Compagnies
des Gardes Walones
qui le gardoient,&qui
tinrent ferme, jusqu'à ce
que Monsieur de Vendosme
ayant fait marcher la
Brigade entiere, les ennemis
furent obligez de se retirer
en desordre après avoir
perdu plusde cent hommes;
que lesennemis estoient fore
- incommodez sur les - bau..
teurs qu'ils occupoient,
n'ayant point d'Artillerie
pouropposer à celle de
Monsieur de Vendosme
, la difficulté des Montagnes
ne leur permettant pas d'y
en conduire, & parce que
Monsieur de Vendosme occupant
le poste de Calafoù
il a établisonQuartier,ils
ne peuvent plus tirer des
Montagnes les provisions
qu'ils en tiroient.
Les Lettres deCadizconfirment
que la charge des
quatorze Navires Anglois
& Hollandois qui y ont
esté conduits par six Armateurs
François,est estimée
plus de trois millions;
que ces Prises ont elle faites
prés de l'embouchuredu
Tage sur une Flotte de
cinquante - deux Vaisseaux ,»
& que les autres s'estant
écartez avoient donné à
la Coste
,
où ils estoient
pétis avec leurs Charges;
qu'il y en avoit plusieurs
chargez de bled
, qui est à
un prix excessifen Portugal;
& que le bruit qui avoit
couru que toutes les Troupes
Angloises qui sont dans
ce Royaume passoient en
Catalogne ,ne s estoit pas
trouvé veritable, n'y ayant
eu que deux Bataillons fort
foibles qui s'estoientembarquez
pour aller remplacer
les Troupes de la Garniton
de Gibraltar qui avoient
deferté.
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Résumé : « Les letres du 25. portent que Mr le Marquis de Folleville [...] »
Les lettres du 25 mentionnent la prise d'un château par le Marquis de Folleville, qui a salué le rôle crucial du Capitaine d'Artillerie Monsieur de Matamoros. Le Prince de Santo-Buono, ancien Ambassadeur d'Espagne à Venise, a été nommé Vice-roi du Pérou pour sa fidélité à son souverain, malgré la confiscation de ses biens au Royaume de Naples. Les lettres du camp de Calaf, datées du 19, rapportent que Monsieur de Vendosme a quitté Cervera avec les troupes espagnoles pour camper à Tarosa et occuper le poste de Calaf. Les troupes françaises, commandées par le Marquis de Guerchy, se sont approchées du camp. Le 17, Monsieur de Vendosme a envoyé les Dragons à l'aube, suivis par la cavalerie. Les ennemis, apercevant l'avancée des troupes, se sont retirés après avoir traversé le ruisseau de Pratz del Rey. Monsieur de Vendosme a positionné ses troupes sur les hauteurs et a dressé des batteries, tuant plus de cinq cents ennemis. Le 18, les ennemis ont tenté de reprendre le ruisseau mais ont été repoussés après avoir perdu plus de cent hommes. Les lettres de Cadix confirment la capture de quatorze navires anglo-hollandais par des armateurs français, estimée à plus de trois millions, près de l'embouchure du Tage. Plusieurs navires étaient chargés de blé. Contrairement aux rumeurs, seules deux faibles bataillons anglais se sont embarqués pour Gibraltar, et non pour la Catalogne.
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3
p. 14-23
TRADUCTION de la Lettre écrite par l'Archiduc à la Dépude Catalogne
Début :
LE ROY. Illustres, Venerables, Excellens, Nobles, Magnifiques, & nos Amez [...]
Mots clefs :
Ennemis, Allemagne, Épouse, Consolation, Catalogne, Barcelone, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TRADUCTION de la Lettre écrite par l'Archiduc à la Dépude Catalogne
TRADUCTION
- de la Lettre écrite par
l'Archiduc à la Dépude
Catalogne.
LE ROY.
lllustres, Venerables,
Excellens,Nobles, Magnifiques,
& nos Amez
&tres-fidelles Députez,
& Auditeurs des Comtes
de la Généralité de cette
Principautéde Catalogne.
La prompte & imprévue
mort de l'Empereur
Joseph, mon Frere, qui a
laisséle Trône Impérial
vaccant, mefitd'abord
penser que mapresence
estoit necessaire en Allemagne
pour my opposer
aux pernicieuxdesseins
des Ennemis qui ne manquerontpas
dans cettefatale
conjonctured'essayer
à troubler le repos de mes
Royaumes&Pays hereditaires
, & à brouiller
toute £si Umagies mais
la considération du chagrin
que vous auroitcause
mon absence, m'afait
sùsPendreJufèJues icycette
juste & convenable rsolution.
Cependantcomme
ma presence (JI absolument
necessaire dans mes
Domaines & Etats hereaitairespouryétablirla
seureté; & principalement
poury travaillerau
bien de nostresainte Religion
, & en particulier
pour vousyprepareravec
toute la diligence possible
~desTroupes&desfubfî*
des pour la deffense de
cette tres-fidellePricipauté,
&pourfinir cetteguerre
; considerations qui ont
obligé les Princesd'Allemagne
de solliciter mon
départ pour prévenir les
grands préjudices que
pourroient causer les pernicieux
desseins des Ennemis.
Tout cela ma déterminé
à passer pour un
peu de temps in Allemagne
; & quoy qu'ilfust
tres-convenable pour moy
& pour tous mes bons
vassauxdenemepoint
separer de la Reine mon
Epouse, je veux pourtant
vous donner la plus
grande marque de cet
amour que vous avez
mérité de moy par vôtre
confiance en vous laissant
& confiant à votreifdélité
ce que j'ayde plus
cher&de plusprécieux ;
cette separation mesera
tres-sensible, mais elle cft
aducieparlapenséeque
je travaille par la à votre
plus grande consolation.
C'estsurl'experience
quej'ay eue de vdtrejidelitéqueje
mefonde dans
laresolution quejeprens ;
le glorieuxsacrifice que
vous m'avez fait dans
les temps les plusfâcheux
me rassure donc, ~& me
fait esperer que dans toutes
les occasions presenteront,
vous donnerez
tous lessecours neceJJairtJ.
à la Reine mon Epouse
,
ce quiseul est capable de
me consolerpendant mon
absence qui ne sera pas
~longue,&durantlaquelle
je vous affurc que je
feray les derniers efforts
pourfinir une guerre qui
vous afflige ~tant,&pour
vous délivrerpar laforce
des Armes detout ce que
vous avezsouffert avec
tant de constance de la
partde mes Ennemis.Je
Vous recommandede nouveau
leprecieuxgage que
je vouslaisse. Et comme
vous trouverezvôtre consolation
en elle ,
elle trou- -
vera aussi lasienne dans
votre constante fidelité.
Vous devez cela à l'amour
paternel que fay
pour vous , & dont je
vais travailler à vous
donner encore deplus
grandes marques parla
réduction entiere de la
MonarchIe d'EJpagne>.
ce qui relèveraextrêmementlelustre
delaNation
Catalanne&quoy
que Mrs les Presidents
ayent merité d'entendre
de ma bouche ces expressions
de matendresse.,&
qu'ils vous les ayent redites
enparticulier,j'ay
crû devoirencorevous les
repeterafin de vous faire
mieux connoistrecombien
est grande ma tendresse
pour vous, &pour vous
engager par là à continuer
la vostre pour le
service de la Reine mon
Epouse
, & à pourvoir
parvotresecours&votre
application à tous les bc-
Joms indispensables dans -
les conjonctures presentes
pour le biendecettePrincipauté,
en attendant que
je revienne moy - même
vous y animerpourvôtre
plusgrande consolation.
De Barcelone le 6. Sept. 1 711.
MOY LE ROY.
Don Raymond de Villanéc
dePerlas.
- de la Lettre écrite par
l'Archiduc à la Dépude
Catalogne.
LE ROY.
lllustres, Venerables,
Excellens,Nobles, Magnifiques,
& nos Amez
&tres-fidelles Députez,
& Auditeurs des Comtes
de la Généralité de cette
Principautéde Catalogne.
La prompte & imprévue
mort de l'Empereur
Joseph, mon Frere, qui a
laisséle Trône Impérial
vaccant, mefitd'abord
penser que mapresence
estoit necessaire en Allemagne
pour my opposer
aux pernicieuxdesseins
des Ennemis qui ne manquerontpas
dans cettefatale
conjonctured'essayer
à troubler le repos de mes
Royaumes&Pays hereditaires
, & à brouiller
toute £si Umagies mais
la considération du chagrin
que vous auroitcause
mon absence, m'afait
sùsPendreJufèJues icycette
juste & convenable rsolution.
Cependantcomme
ma presence (JI absolument
necessaire dans mes
Domaines & Etats hereaitairespouryétablirla
seureté; & principalement
poury travaillerau
bien de nostresainte Religion
, & en particulier
pour vousyprepareravec
toute la diligence possible
~desTroupes&desfubfî*
des pour la deffense de
cette tres-fidellePricipauté,
&pourfinir cetteguerre
; considerations qui ont
obligé les Princesd'Allemagne
de solliciter mon
départ pour prévenir les
grands préjudices que
pourroient causer les pernicieux
desseins des Ennemis.
Tout cela ma déterminé
à passer pour un
peu de temps in Allemagne
; & quoy qu'ilfust
tres-convenable pour moy
& pour tous mes bons
vassauxdenemepoint
separer de la Reine mon
Epouse, je veux pourtant
vous donner la plus
grande marque de cet
amour que vous avez
mérité de moy par vôtre
confiance en vous laissant
& confiant à votreifdélité
ce que j'ayde plus
cher&de plusprécieux ;
cette separation mesera
tres-sensible, mais elle cft
aducieparlapenséeque
je travaille par la à votre
plus grande consolation.
C'estsurl'experience
quej'ay eue de vdtrejidelitéqueje
mefonde dans
laresolution quejeprens ;
le glorieuxsacrifice que
vous m'avez fait dans
les temps les plusfâcheux
me rassure donc, ~& me
fait esperer que dans toutes
les occasions presenteront,
vous donnerez
tous lessecours neceJJairtJ.
à la Reine mon Epouse
,
ce quiseul est capable de
me consolerpendant mon
absence qui ne sera pas
~longue,&durantlaquelle
je vous affurc que je
feray les derniers efforts
pourfinir une guerre qui
vous afflige ~tant,&pour
vous délivrerpar laforce
des Armes detout ce que
vous avezsouffert avec
tant de constance de la
partde mes Ennemis.Je
Vous recommandede nouveau
leprecieuxgage que
je vouslaisse. Et comme
vous trouverezvôtre consolation
en elle ,
elle trou- -
vera aussi lasienne dans
votre constante fidelité.
Vous devez cela à l'amour
paternel que fay
pour vous , & dont je
vais travailler à vous
donner encore deplus
grandes marques parla
réduction entiere de la
MonarchIe d'EJpagne>.
ce qui relèveraextrêmementlelustre
delaNation
Catalanne&quoy
que Mrs les Presidents
ayent merité d'entendre
de ma bouche ces expressions
de matendresse.,&
qu'ils vous les ayent redites
enparticulier,j'ay
crû devoirencorevous les
repeterafin de vous faire
mieux connoistrecombien
est grande ma tendresse
pour vous, &pour vous
engager par là à continuer
la vostre pour le
service de la Reine mon
Epouse
, & à pourvoir
parvotresecours&votre
application à tous les bc-
Joms indispensables dans -
les conjonctures presentes
pour le biendecettePrincipauté,
en attendant que
je revienne moy - même
vous y animerpourvôtre
plusgrande consolation.
De Barcelone le 6. Sept. 1 711.
MOY LE ROY.
Don Raymond de Villanéc
dePerlas.
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Résumé : TRADUCTION de la Lettre écrite par l'Archiduc à la Dépude Catalogne
Dans une lettre adressée à ses fidèles députés et auditeurs des comtes de la Généralité de la Principauté de Catalogne, un roi annonce la mort imprévue de son frère, l'Empereur Joseph, laissant le trône impérial vacant. Cette situation l'oblige à se rendre en Allemagne pour contrer les menaces des ennemis et protéger ses royaumes héréditaires. Le roi exprime son chagrin à l'idée de quitter la Catalogne et souligne la nécessité de sa présence en Allemagne pour assurer la sécurité et le bien de la religion. Il décide de partir pour un court moment, malgré la douleur de se séparer de la reine, son épouse. Il confie la défense de la Catalogne et la protection de la reine aux députés, en se fondant sur leur fidélité éprouvée. Le roi les encourage à soutenir la reine et à continuer à servir la Principauté avec constance et fidélité. Il promet de revenir rapidement et de mettre fin à la guerre qui afflige la Catalogne. Le roi réitère son amour paternel pour la nation catalane et son désir de la voir relevée par la réduction de la Monarchie d'Espagne. La lettre se termine par une expression de tendresse et un appel à la fidélité et au service de la reine et de la Principauté.
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